La ventilation
Un autre phénomène hydrodynamique ennuyeux pour les bateaux rapides est la “ventilation”.
A ne pas confondre avec la cavitation, ce phénomène est également lié à la dépression causée à la surface supérieure d’un foil, mais aussi à l’arrière de tout profil se déplaçant juste sous la surface de l’eau.
Si la dépression descend en dessous de la pression atmosphérique, l’air est “aspiré” vers le bas et cause un “trou dans l’eau”. Outre un sillage plus important, ce phénomène cause surtout une perte d’efficacité du foil, particulièrement désagréable autour du safran d’un gouvernail : le bateau ne peut plus être dirigé correctement.
Pour contrecarrer cet effet, les foils sont munis de “fences”, petites plaques horizontales destinées à limiter la zone de basse pression vers le haut.
Les bateaux à moteur sont également souvent dotés de plaques horizontales au dessus des hélices, baptisées à tort “plaques anti-cavitation”. En fait elles évitent la ventilation qui pourrait être causée par l’hélice.



11 octobre 2007 à 09:07
[...] Cette “simulation de l’écoulement à 52 noeuds” autour du foil au vent de l’Hydroptère est calculée par un code CFD “diphasique” (Fluent je présume?) qui simule à la fois l’eau et l’air. On voit que la dépression sur le dos du foil creuse la surface verte de l’eau, formant la cavité en bleu, marquées par les courbes de niveau noires. C’est donc une simulation de la ventilation. [...]
17 mai 2008 à 09:56
[...] l’absence totale de “fences” anti-ventilation (il y en avait 4 sur chacun des foils précédents) : ça revient à accepter qu’il y ait de [...]