Cavitation sur les Ailerons de (Wind) Surf
En faisant des rechwerches sur Andy Dovell, le papa des foils de WotRocket, je suis tombé sur cette page du site de Murray, Burns & Dovell montrant ‘un aileron de windsurf “H2″ lors d’un essai en tunnel de cavitation à l’Australian Maritime College (page mentionnant d’autres projets très intéressants par ailleurs) :

On voit que l’effet de cavitation commence à l’extrémité de l’aileron, comme pour les pales d’une hélice. Dommage que la vitesse ne soit pas mentionnée, ça donnerait une idée de la vitesse maximale d’une planche, à incidence nulle.



6 janvier 2008 à 07:09
bonjour cher docteur.
Le H2 de FCS est un aileron de surf et non pas de windsurf, désolé. Celui dont on voit est un aileron laterale donc avec un tres fort angle.
6 janvier 2008 à 09:29
Petite précision : il ne s’agit pas d’un aileron de windsurf mais de surf. La différence de forme est flagrante. Un aileron de windsurf est beaucoup plus élancé et moins arrondi (en tous cas pour la vitesse)
9 janvier 2008 à 04:09
oups, juste, et ça change tout.. ça ne m’a pas traversé l’esprit que les surfeurs pouvaient atteindre des vitesses assez élevées pour que la cavitation commence à être un problème. Mais d’après ce site, un train de vagues de période égale à 20 secondes se déplace à 30 noeuds en plein océan, donc un surfeur qui parcourt la vague “en travers” peut avoir une vitesse notablement supérieure.
Merci d’avoir relevé cette erreur, je corrige …
10 janvier 2008 à 03:44
Oui mais vu que le surfeur avance avec la vague, sa vitesse relative au sol est peut être un peu supérieure à celle de la vague, mais par rapport à l’eau il se traîne plutôt. Les surfeurs sont loin de déjauger comme une PAV, encore moins de caviter.
S’il y a plusieurs ailerons sur certains surf, c’est pour mieux accrocher dans le mélange eau/mousse dans lequel ils évoluent.
10 janvier 2008 à 10:48
Oui, l’argument de la mousse me parait intéressant. Par contre je ne suis pas d’accord sur la vitesse car l’eau ne se déplace pas à la vitesse de la vague avant qu’elle ne déferle 8et encore…
: un bouchon qui flotte sur l’eau se déplace vers une vague qui approche, puis revient à sa position de départ en décrivant un cercle, ou une ellipse si la profondeur n’est pas suffisante (voir plus bas)
Le surfeur sent d’ailleurs bien le courant de surface qui crée une aspiration contre laquelle il doit pas mal pagayer au départ. En surfant il y a donc un courant qui “remonte la pente” de la vague et augmente encore la vitesse du surf par rapport à l’eau dans la partie inférieure de la vague
Ca tombe bien, je m’intéresse aux vagues pour un autre sujet d’intérêt, et je suis tombé sur cette applet qui calcule ça vite fait. Prenons une belle vague de 5m et de période = 30 s dans 10 m d’eau : la vitesse horizontale du bouchon atteint 2.5 m/s soit 4.86 nœuds !
Cette vague a une longueur d’onde de près de 300m, elle se déplace donc à 10 m/s soit près de 20 nœuds. Donc ta vitesse par rapport à l’eau quand tu descends cette vague tout droit est quelque part entre 15 nœuds à la crête et 25 nœuds au creux (ou la pente de la vague ne te pousse plus, ok…
(J’aurais du m’obstiner à rester sur cette foutue planche à Bali, après m’être fait lessiver, trainer par la cheville, la gueule pleine de sable … le surf c’est cool, quand on sait.)