Tout d’abord une mise en garde, je ne qu’un simple passionné. Il faut donc faire attention à mes élucubrations !
Au siècle dernier, lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux foils, j’ai essayé de lister les avantages et inconvénients des deux principaux types de foils. Je rassemble sous le terme “foils en V” les foils aussi appelé à 45° (ou traversants) et les foils courbes (aussi appelés en cuillère). Sous l’appellation “foils en T”, l’ensemble des foils nécessitant un asservissement (régulation de l’incidence en temps réel). Il est bien entendu difficile de généraliser et illusoire de penser que chaque point sera valable pour l’ensemble des cas! Les avantages et inconvénients listés concernent surtout les engins ayant vocation à voler (hydroptères), même si j’évoque aussi dans cet article quelques foilers (engins “archimédiens”).
Bien évidemment, il ne s’agit que de mon point de vue et comme tout l’intérêt d’un blog est la possibilité d’échanger, échangeons…
I – Les foils en V
Bien qu’appelés foils de première génération, les foils en V ne sont pas dépassés. C’est simplement une solution apparue vers la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, soit environ ½ siècle avant les foils avec asservissement. D’ailleurs avant les foils en V, existaient les foils en échelle (superposition de plans). Les foils en V pourraient donc s’appeler foils de seconde génération et le foils en T foils de 3ème génération !? Non car la notion de génération est surtout attachée au fait que les foils de seconde génération nécessitent un asservissement (les foils en échelle fonctionnant comme les foils en V par diminution de la surface). Les foils courbes ou en cuillère, ont été pour la première fois utilisés par Marc Lombard en 1999 sur Banque Populaire II (même si d’après MVP-VLP, ce cabinet avait dans l’idée de mettre des foils courbes dès 1986 sur un formule 40). Ces foils différent surtout par le fait de ne pas être rectilignes et sont presque exclusivement présents sur les trimarans n’ayant pas vocation à décoller.
A – Quelques exemples
En V : Icarus des frères Grogono, Spitfire 12 de BDG Marine, Loisirs 3000 de M Gahagnon & JB Cunin (premières évolutions), l‘Hydroptère de A Thébault, Vestas Sailrocket de Malcom Barnsley & Paul Larsen, Syz & Co de VPLP et du Team Syz & Co…
A noter sur ce dernier, la présence de volets de bord de fuite sur les foils avant. Volets qui seront, réglables en navigation. Ce qui, bien qu’étant une régulation, ne peut être considéré comme un asservissement. S’ils sont bien réglables “manuellement”, ils se rapprocheraient de ceux utilisés il y a bien longtemps sur Cotes d’Or II (1986).
En cuillère : trimarans Orma de M Lombard, VPLP, N Irens ; Banque Populaire V de VPLP, Enya 3 d’Olivier Schaller…
B – Foils en V
Développés aussi bien pour faire décoller un engin que pour soulager les flotteurs, ils sont utilisés sur des engins de vitesse et hauturiers. Pour les engins hauturiers n’ayant pas vocation à voler, c’est l’option foils en cuillère qui est dorénavant la plus choisie.
C – Foils en cuillère
Apparus sur les trimarans Orma de Marc Lombard, les foils courbes , ont de multiples avantages. Lorsqu’ils sont incorporés dans les flotteurs (ce qui est la majeure partie des cas), la sortie du foil se fait vers le fond du flotteur, et non pas sur le bordé (cas des foils en V rectilignes), ce qui permet de diminuer les risques de ventilation. Ils développent, par rapport aux foils “classiques”, une meilleure portance et une meilleure force antidérive pour une profondeur identique. Le puit de foil est plus verticale ce qui d’un point de vue structurelle, est plus facile à gérer.
Utilisé sur un engin ayant vocation à voler, il semble que cette solution ne soit pas parfaite. Ce type de foil se situe entre le foil en V et le foil en L, la base du foil se rapprochant de l’horizontale. Le rapport surface mouillée/enfoncement n’est pas linéaire, ce qui entraîne de fortes variations de surface mouillées donc des instabilités de portance. Olivier Schaller, qui est un lecteur assidu de Foilers, pourra sans doute nous donner son point de vue sur la question et me contredire si besoin !
D – Avantages des foils en V
- Les foils en V conservent en navigation le même angle d’incidence (par rapport à la plate forme). La régulation de la hauteur de vol se fait par une diminution de la surface (auto régulation), ce qui permet de se passer d’un système de régulation fragile et difficile à mettre en oeuvre. De même la stabilité latérale est le fruit de la dérive qui modifie l’incidence du foil au vent par rapport à celui sous le vent. Plus, bien entendu, de la différence de surface immergée des foils quand le bateau gîte.
- Pour la même surface efficace (par rapport à un foil en T), les foils en V sont plus long. De ce fait l’allongement (rapport long/largeur), est plus important ce qui améliore la finesse du foil.
- La mise en place d’un système de rétraction est plus facile à concevoir sur les foils en V.
E – Inconvénients des foils en V
- Les foils en V ont comme inconvénient d’être “traversants”. L’interface air/eau augmente les risques de ventilation. Ce qui oblige les concepteurs à avoir recours à des fences pour éviter que l’air ne descende le long du profil.
- La surface efficace correspond à la projection du foil sur le plan horizontal. Les foils en V, pour une même efficacité que des foils en T, doivent donc être plus longs.
- Du fait de leur plus grande longueur, les efforts sont plus importants (contre partie de l’allongement !).
- Une bonne partie du foil travail à faible profondeur : ils ont donc plus de chances d’être perturbés par les mouvements de l’eau en surface (vagues).
- Le foil ne travail pas à une profondeur constante. Il évolue donc dans un “milieu différent” entre la base et la partie proche de l’air, il y a donc risques d’instabilité.
- Les molécules d’eau exécutent une rotation dans les vagues, ce qui a tendance à modifier l’angle d’incidence réel du plan. Ce phénomène est plus important près de la surface, les foils en V sont donc plus sensibles à ce phénomène.
- Il n’y a pas de régulation de la portance en fonction de l’état de la mer comme cela peut exister sur certains systèmes de régulation (”palpeur en avant”). D’où une plus grande instabilité.
- De part leur portance liée à l’enfoncement, ils sont plus sensibles au moment de chavirement induit par les voiles. Problème d’autant plus difficile à résoudre si le gréement est prévu pour avoir une surface de voilure ajustable (multiplication des configurations).
II – Les foils en T et autres systèmes nécessitants un asservissement
Apparu environ 50 ans après les foils en V, les foils avec asservissement sont dû au génie de l’anglais Christopher Hook. C. Hook travailla dès 1945 à la résolution des problèmes de ventilation en développant des foils asservis sur des engins à moteur (Hydrofin avec hélice aérienne puis Icarus avec hors bord). C’est au départ à partir d’une structure en T inversé que les systèmes d’asservissement ont été mis au point. Ensuite, plusieurs formes de plans porteurs ont été développées sur le même principe : T, Y, L, U, O…
A – Quelques exemples
En T : Force 8 des frères Pattison ; Windrider, Scat, Eifo… de Sam Bradfield ; Stress Boat de Christophe Chenot, Moth à foils, PK de “l’aut. con” de F Monsonnec, Le Foilboard PAV de G Delerm, Calliope de G Chapman, Tétrafoil de C Tisserand (pionnier des foils sur un voilier en France !)…
En Y : Foilers de Sylvestre Langevin comme Meccarillos, Avenir … ; Promocéan F40 de Marc Lombard, Sebago 60 pieds d’Adrian Thomson, planche à voile de Rich Miller.
En L : Trifoiler de Greg Ketterman ; Kiteboatspeed sur la base d’un Trifoiler ; Sylphe de Tadeg Normand ; Loisirs 3000 de M Gahagnon & JB Cunin (dernières évolutions).
En U : Brest Nautic de M Gahagnon
En O : O Paf des frères Durand
B – Les foils en T
Dans la famille des foils nécessitants un asservissement, le foil T est de part sa “simplicité” le modèle le plus répandu.
C – Les foils en L
Variante des foils en T, les foils en L, surtout développés par Greg Ketterman (TF20, TF2, Avocets, Longshots, Trifoiler), permettent de supprimer la jonction jambe de force/foil et donc de la traînée. Toutefois, ils sont aussi plus difficiles à réaliser et on peut imaginer qu’en l’absence d’intersection jambe de force/plan porteur, ils sont plus exposés à la ventilation.
D – Les foils en Y, U et O
Les foils en Y, surtout utilisés sur des engins n’ayant pas vocation à décoller (à l’exception de la planche à foils de Rich Miller). Ils permettent de travailler à une profondeur plus importante ce qui limite les problèmes de ventilation.
Les foils en U, que je n’ai “vu” que sur l’engin Brest Nautic, ont une surface mouillée plus importante (2 jambes de force) mais ont l’avantage de ne pas avoir de “nœud” de liaison (comme les foils en L), tout en ayant une plus grande solidité.
Les foils en O ont, sauf erreur, seulement été utilisés par les frères Durand. Ils permettent, d’après leurs concepteurs, d’obtenir un foil très solide, donc pouvant être très fin tout en étant “facilement” réalisable.
E – Avantages des foils en T
- Un foil en T, fonctionne à la même profondeur sur toute la longueur du profil (moins vrai pour foil en U, Y et O).
- Il travail théoriquement à une profondeur assez importante (fonction de la longueur de la jambe de force et de la hauteur de décollage).
- Son plan porteur n’a pas de zone traversante (air/eau). Il y a donc moins de risques de ventilation pour la partie portante (moins vrai pour U et O).
- Du fait de sa profondeur, le plan porteur est moins soumis aux perturbations dues aux vagues et à la rotation des molécules d’eau.
- Le foil est moins long, donc plus résistant (attention à la flexion des foils en L !).
- Pour le foil en T, l’architecture même du système est plus solide, sa portance étant transmise verticalement par l’intermédiaire de la jambe de force.
- Si le système de mesure de la hauteur de vol se trouve en avant des foils, une régulation en fonction de l’état de la mer peut exister.
F – Inconvénients des foils en T
- Obligation d’avoir un système de régulation de l’incidence du plan.
- Les systèmes de régulation sont fragiles et difficiles à concevoir : il faut faire léger et solide, créer un système capable de s’adapter à des conditions différentes (mer et vitesse), doser avec finesse la modification de portance…
- Le mouvement du plan porteur peut générer des décrochages. Une “filtration” des mouvements est donc nécessaire. Exemple sur le Trifoiler : souplesse des baguettes de liaison palpeur/flotteurs et système d’amortisseurs situé entre le flotteur et le gréement.
- Il n’est pas très évident de mettre en place un système de rétraction sur ce type de foils (sauf pour U).
- Sur les foils en T et en Y, la présence d’un «nœud de liaison» entre la jambe de force et le ou les plans porteurs (Y), occasionne une perte de surface portante sur l’extrados et surtout de la traînée (d’où la mise en place par certains concepteurs de bulbes à la liaison).
G – Les systèmes de régulation de l’incidence du plan porteur
Différents systèmes possibles :
- Par mouvement complet du plan et de la jambe de force (Trifoiler).
- Avec mouvement du plan porteur seulement. Dans ce cas, celui-ci est articulé en bas de la jambe de force. (Force 8, Calliope, Tétrafoil).
- Par le mouvement d’un volet fixé sur le bord de fuite (”flap”) et qui cabre artificiellement le profil (Windrider, Moth)
La régulation peut se faire grâce à :
- Des capteurs et à des vérins (engins à moteur, Boeing Jetfoil …)
- Un palpeur en avant des foils (Trifoiler, Force 8 )
- Un palpeur ou « traînard » en arrière du foil (Windrider, Moth)
III – Alors, quelle « lettre » pour quel programme ?
Petite photographie des engins qui labourent la surface au 21ème siècle.
- Engins hauturiers : l’Hydroptère, foils en V ; trimarans de 60 pieds et autres géants non conçus pour voler, foils en V (courbes) ; Spitfire 12, foils en V ; Scat, foils en T. Scat ne mesure “que 12m” et ses performances en haute mer sont sûrement moins convaincantes que celles de l’Hydroptère. Il est vrai que le programme et l’investissement n’est pas le même non plus.
- Engins de loisirs : Windrider & Moth, foils en T ; Trifoiler, foils en L. De nombreux engins de “loisirs ” avec foils en V griffent aussi la planète (Inox marine …) mais pour ce programme en terme de quantité ce sont les foils en T qui sont les plus nombreux.
- Engins de vitesse : l’Hydroptère, foil en V ; Vestas Sailrocket, foils en V (même si le but du foil, pour cette engin, n’est pas le décollage mais une accroche au plan d’eau). A part Kiteboatspeed qui dispose de foils en L (engin réalisé sur la base d’un Trifoiler et propulsé par une aile de kite), les engins les plus pointus du moment utilisent des foils en V.
Que faut il en déduire ? Pour la haute mer et la vitesse, le “V ” l’emporte, pour les loisirs, le “T” est le plus approprié ? A voir car avec des moyens économiques et techniques du niveau de ceux de l’Hydroptère par exemple, je serais curieux de savoir ce qu’un engin basé sur l’architecture développée par Greg Ketterman serait capable de faire (43.55 nœuds en 1992 à Tarifa).
Alors, foils en V ou foils en T ?
Peut être que l’un d’entre vous travail secrètement sur les foils en X …?












12 novembre 2008 à 22:34 |
Bonjour,
Je vois que vous parler du bateau Brest Nautic, et surtout des foils en U.
J’ai choisi ce type de foils pour plusieurs raisons :
- Les deux foils sont identiques babord = tribord, donc 1 seul moule,
- il y a deux dérives (plans verticaux) sur chaque foil donc moins de risques de ventilation, en cas de ventilation sur un plan de dérive les conséquences sont minimes (pas de fences).
- l’élancement considéré du foil est > à 5, pour le calcul de la portance ce n’est pas du tout négligeable, il n’y a plus de problème de bout d’aile et de vortex.
- en ce qui concerne la résistance, le fait d’avoir 2 encastrements réduits l’échantillonnage du profil, le foils est construit en monolitique UD verre-époxy, la corde du profil est de 16 cm pour une épaisseur maxi de 15 mm et un poids de 7 kg.
Je peux vous faire parvenir un DVD de ce bateau filmé en 1993 lorqu’il navigue avec un vent de plus de 30 noeuds. (adresse postable)
12 novembre 2008 à 22:44 |
Bonjour Maurice,
Une nouvelle fois merci de participer à Foilers.
Je n’ai pas trop détaillé chaque type de foil (l’article est déjà assez long), merci d’avoir fait le complément pour les foils en U. Je dois avouer que ce type de foil est très très intéressant et qu’il a vraiment de nombreux intérêts. Si j’avais la possibilité de réaliser un nouveau canot, je me demande si je n’opterai pas pour un foil en U qui a les intérêts du foil en L sans les inconvénients (flexion …).
C’est avec plus que du plaisir que je recevrai votre DVD, à l’adresse suivante :
Frédéric Monsonnec 3 impasse Rémy Belleau 56600 Lanester.
Bien entendu, en échange, je vous enverrai un DVD vierge et je me chargerai d’envoyer une copie Suisse chez mon ami Philippe !
D’avance merci
Merci aussi si vous avez d’autres commentaires à faire sur cet article en espérant ne pas avoir mis trop de bêtises !).
Fred
13 novembre 2008 à 01:47 |
En effet les foils en U ont bien des avantages , sauf celui de la regulation automatique d’elevation de l’engin !!! Ils doivent etre asservi donc ??!!
Suis tres interaissé a voir les Video of course MERCI d’avance a TOUS … A +
13 novembre 2008 à 12:51 |
Bonjour Fred,
Chapeau pour cet article particulièrement synthétique et complet.
Au cas où il y aurait un problème avec ce site, je fais vite un copier/coller.
Pas grand chose à rajouter à mon avis. Je me permets néanmoins d’insister sur le fait que les foils “en cuillère” sont bien des foils totalement immergés qui s’apparentent plus aux foils en T, U …
En ce qui concerne la comparaison entre foils traversants et foils totalement immergés, j’avais trouvé il y a un peu plus d’un an, un message d’un certain Scott Smith sur l’IHS que j’avais traduit.
La traduction est là :
http://gerard.delerm.free.fr/divers/Conception%20des%20foils.doc
Malheureusement, je n’arrive pas à retrouver l’original sur le site de l’IHS.
Encore Bravo et à bientôt,
Gérard
13 novembre 2008 à 13:13 |
Heureux de te retrouver sur ce blog “mon GG” !
Merci pour les compliments (!) et surtout pour tes commentaires.
Merci aussi pour cette traduction (pourquoi je dessinais des bateaux au lieu de bosser en cours ?).
Très intéressant. D’ailleurs, il parle d’un élément que je n’ai pas développé, c’est la possibilité de passer un incidence négative pour réguler l’assiette avec des foils asservis…
Fred
13 novembre 2008 à 20:42 |
Bonjour,
Un petit complément d’information à propos de ce que j’ai écrit hier.
Le foil en U a 2 autres avantages non négligeables :
- le premier, un nombre de Reynolds plus faible qu’un foil en L du fait de sa petite corde, on repousse en théorie le régime turbulent à des vitesses plus élevées.
- Le deuxième, un angle d’incidence variable le long de la corde de la partie foils : L’angle d’incidence maxi se trouve au milieu du foil et va en diminuant au fur et à mesure que l’on se rapproche des parties verticales.
A cette jonction il n’y a jamais d’incidence. Ce qui veut dire que près de la surface il n’y a pas de portance et donc pas de ventilation. La portance se fait au plus profond sur la partie horizontale offrant une poussée verticale maximale (but recherché).
Dans le cas du foil en L avec un rayon de liaison, entre la partie verticale et horizontale, relativement faible, les dépressions du foil (dérive et extrados foil) sous le vent viennent s’additionner, ce qui favorise la ventilation.
A propos, ce genre de foils est obligatoirement asservi, j’envisage sur mon prochain bateau un asservissement soit par palpeur soit au pied sur le palonnier de direction.
Je vous fais parvenir sur le DVD quelques vidéos du tornado à foils de mon collègue Francois LYS sur lequel j’ai navigué cet été.
14 novembre 2008 à 00:27 |
D’avance merci Maurice.
Avec en bonus des images d’Inox marine, pff…
Fred
14 novembre 2008 à 09:09 |
Maurice,
Ma réponse d’hier soir était un peu rapide. Merci pour ce nouveau complément d’info.
C’est vrai que cette architecture permet de réaliser pour la “même” rigidité, un foil plus fin et plus étroit. Intéressant aussi l’intérêt pour la ventilation. Le foil en L est intéressant mais je me demande s’il n’est pas à grande vitesse victime de ce que l’on appel l’effet de flutter. Effet que l’on voit très bien sur le lien ci-dessous (vidéos) et qui ne doit pas exister sur un foil en U !
http://www.avat.fr/blog/2007/09/pour-ceux-qui-ne-connaissent-pas-voici.html
Fred
15 novembre 2008 à 13:53 |
Pour des foils on “O”, aussi JJ Deboichet en a experimenté avec, pour des aileron de Formula windsurfing (avec une “tube” a l’extremité du lame), mais sans grand succes jusque ici.
16 novembre 2008 à 01:28 |
Merci “Wouter D” pour cette info.
Je n’ai pas trouvé de photos de ce type d’ailerons sur le net (en tapant “JJ Deboichet). Ce “tube” devait avoir l’effet d’un foil ?
16 novembre 2008 à 22:26 |
je pense plutôt que les O en bout d’aileron étaient pour réduire les phénomène de vortex voir le site http://www.minix.fr/
17 novembre 2008 à 09:04 |
Tu as raison “Gyls”, pour l’utilisation du “tube” en bout d’aileron.
C’est pour cela que je souhaitait voir une photo.
C’était pour estimer les dimensions et la potentiel portance développée.
C’était sûrement, pour obtenir le même effet qu’un winglet (delta ou withcomb) ou comme une plaque d’extrémité ou enfin un bulbe.
De toute façon, si ce tube était immergé, la question est vite résolue.
Puisque théoriquement, la résultante de l’ensemble des forces de portance développée par ce tube devait se trouver à son centre.
Donc il n’y avait pas de portance verticale.
Dans la pratique avec la dérive, le fléchissement de l’aileron, la présence de la fixation à l’aileron … c’était sûrement moins vrai. Mais je ne suis pas un pro !
Fred
17 novembre 2008 à 21:41 |
bonsoir,
Je veux vous parler d’un phénomène que très peu de gens connaissent.
Il s’agit du pompage des foils fixes dans de la grande houle.
Il y a quelques années, lorsque le bateau loisirs 3000 était encore équipé de foils en V , nous avions navigué en mer d’Iroise par houle de plus de 4 m , la distance entre les bosses était de plus de 50 m. Nous naviguions à plus de 20 Noeuds face à la houle d’ouest par vent de nord.
Le bateau s’est mis à monter et descendre très rapidement au ryhtme de la houle. Lorsqu’une vague arrive le bateau monte du fait de l’augmentation de la surface mouillée puis redescent dans le trou suivant, au bout de quelques vagues il se retrouve très rapidement déphasé par rapport à la houle si bien que le bateau descend dans la vague et remonte quand elle est passée.
A chaque vague on recoit une superbe poussée sous les fesses. Il devient indispensable de s’attacher car on décolle du trampoline et à chaque fois on recule un peu plus risquant de se retrouver à l’eau derrière le bateau.
Sur les foils asservis nous n’avons pas tout à fait le même problème, car le bateau colle d’avantage au profil de la houle, le problème réside dans le fait que les foils tirent le bateau vers le bas lorsque les foils passent en incidence négative sur l’arrière de la vague, celui ci descent plus vite que la gravité et donc plus vite que l’équipage, d’où l’obligation de s’attacher aussi.
à+
17 novembre 2008 à 21:59 |
Tout d’abord bonjour à tous!
Je suis l’histoire de foilers depuis plusieurs mois sans avoir eu l’occasion d’y laisser un message, mais cet article récapitulatif me semblait une occasion de vous donner cette référence, que je n’ai pas vue dans la biblio de foilers, et qui me semble précieuse:
http://puceduciel.free.fr/IMG/doc/Des_Hydrofoils_a_la_portee_de_tous.doc
et du coup, pour se dépayser un peu, je vous offre aussi un article plus exotique sur un avion à foils…
http://pagesperso-orange.fr/alain.vassel/pegna.htm
18 novembre 2008 à 11:22 |
Merci Satya,
Tu as raison, je n’ai pas fait le lien avec la page de Claude Tisserand alors que je fais référence à son dernier engin (foils en T) : “Tétrafoil de C Tisserand (pionnier des foils sur un voilier en France !)”.
C’est en effet un document très très intéressant que j’avais eu la chance de lire en avant première lors de sa nouvelle édition il y a 1 an ou 2. Claude est un pionnier méconnu. Il a fait voler en France, de nombreux bateaux bien avant la maquette d’Eric Tabarly (76). Et ensuite de très beaux ULM. Sa dernière réalisation que l’on peut voir sur mon site page “Quelques engins” est très intéressante (Tétrafoil).
Autre pionnier qu’il ne faut pas oublier : Roland Tiercelin.
Merci pour avoir réparé cet oubli.
Très intéressant aussi cette page sur l’hydravion à foils.
Page que j’avais déjà trouvé puisque mon site était en lien sur la page suivante du même auteur !!!
http://pagesperso-orange.fr/alain.vassel/piaggio.htm
Bravo Satya, belle culture hydrofoilesque, à bientôt sur “Foilers”.
Fred
18 novembre 2008 à 12:32 |
Je reviens sur le message de Maurice sur le « pompage ».
Cela démontre la difficulté de la mise au point de la régulation.
Qu’elle soit théoriquement automatique sur des foils en V, et l’exemple de Maurice montre qu’il y a des trous ou qu’elle soit “mécanique” avec des foils asservis.
Il n’y a que quelqu’un comme Maurice qui a navigué sur des structures en “V “et “T” pour connaître ces détails ! Détails a rajouter aux éléments complémentaires déjà collectés.
Maurice, as-tu tenu un cahier avec tes heures de vols ? Tu dois être un de ceux qui a le plus volé en France !
Fred
27 novembre 2008 à 15:29 |
bonjour,
je suis novice sur le sujet. c’est pourquoi je m’adresse à ce qui me semble être un éminent spécialiste sur la question des foils.
est-ce qu’à votre avis des profils de foils spécifiques peuvent être mis au point pour dépasser des vitesses de 50-60 noeuds?
Si oui, existe-t-il une vitesse limite théorique que ne peut dépasser un foil compte tenu des connaissances scientifiques sur le sujet et des applications pratiques existantes?
Christophe
27 novembre 2008 à 21:08 |
@christophe:
bienvenue sur foilers!
le phénomène physique qui empêche les foils de fonctionner au dessus de 50 noeuds est la “cavitation”, que j’ai abordé dans cet article et dans plusieurs d’autres ensuite.
Dépasser cette vitesse est assez proche du franchissement du mur du son dans l’air: les ailes supersoniques ont un profil très différent des ailes d’avions “lents”. Dans l’eau, il faut des profils “supercavitants”, que l’on sait faire (utilisés dans les bateaux hydrofoils à moteur et dans des torpilles qui atteignent 200 noeuds sous l’eau entre autres) mais qui conviennent mal à basse vitesse…
pour un voilier, je dirais que le problème clé est de trouver une configuration de foils assurant une portance élevée à basse vitesse pour décoller, puis de passer à d’autres foils lorsqu’on approche de la limite de cavitation.
De plus, un bateau se déplace sur l’interface eau/air, et ceci induit des forces variables dues aux vagues, aux rafales de vent etc qui rendent le problème beaucoup plus complexe que celui d’un avion franchissant le mur du son.
Je vous encourage à parcourir les articles sur les sujets “Physique, Cavitation et Supercavitation”, accessibles par le nuage de “sujets” en haut à droite.
Et n’hésitez pas à demander plus d’infos si vous le souhaitez, ce blog est là pour ça et outre les auteurs, les lecteurs peuvent aussi vous répondre.
12 décembre 2008 à 19:30 |
Bonjour à tous,
Je suis l’inventeur du dispositif Minix qui a été référencé par gyls29 le 16 Novembre 2008 dans ce blog. Si vous avez des questions, pas de problème!
15 décembre 2008 à 07:47 |
Bonjour Hugues,
Merci beaucoup pour ce message. J’ai trop rapidement visité votre site, je vais devoir trouver un peu de temps pour y retourner. Votre invention m’a l’air très très intéressante. Votre site regorge d’info. elles aussi intéressantes. Je ne l’avais pas trouvé lorsque je me suis intéressé aux dispositifs d’extrémité d’aile il y a quelques années (pour en mettre sur mes foils en T). Parmi les article que je comptais faire, j’avais à l’idée d’en faire un sur les dispositifs d’extrémité mais en n’abordant pas avec précision les performances (car j’en suis bien incapable !). Avez-vous eu l’occasion de faire des essais sur une aile sous marine… ?
Fred
21 décembre 2008 à 20:37 |
Bonjour Fred,
Merci de votre réponse. Effectivement, j’ai eu l’occasion de faire des essais mais les résultats sont différents selon les profils utilisés.
Pour avoir des résultats précis il suffit de faire des essais avec les foils adéquats.
Hugues.