Interprétation No.52 des règles de la classe AC72

Suite à l’intervention de Rb1 (Erwan), des éléments ont été rajoutés en bas d’article… !

Pour poursuivre nos discussions sur l’America’s Cup (voir America’s Cup, « Ya quelqu’un qui m’a dit ») et surtout sur les systèmes de réglage des foils, voici un document que m’a transmis mon ami Daniel Charles. C’est tout simplement le compte rendu de l’étude par le «Measurement Committee» du système de réglage des foils d’Oracle (ah Daniel où vas-tu chercher tout cela ?) ! J’ai essayé de traduire ce document, mais je ne suis pas un habitué de l’exercice (merci à G. Delerm pour son aide)…

En plus de nous éclairer sur le fonctionnement du réglage des foils d’Oracle, c’est un rappel d’une partie des règles de la classe. Surtout, cela nous montre comment le comité analyse et répond aux questions posées.

Pour faciliter la lecture, j’ai noté les réponses du comité sous les questions posées (elles sont dans une partie distincte dans le document officiel). J’ai aussi traduit les légendes du dessin, en cliquant sur le schéma, vous obtiendrez une version de plus grandes dimensions.

Maintenant, entre nous !

Reste à situer la place de «Little Herbie» sur ce schéma. Théoriquement, il doit être aux alentours de la boite de commande, mais normalement sans autres liens que le regard du pilote de foil sur les instructions données par «Little Herbie», son cerveau et ses membres supérieurs ou inférieurs !

Enfin, théoriquement ! Les mauvaises langues, vicieux, visionnaires… ont peut être déjà sauté le pas et imaginé que «Little Herbie» pouvait être connecté à un système d’aide au pilotage. Outil permettant de délivrer un signal sonore, visuel ou sensoriel, pour aider l’homme en charge des réglages à réaliser sa tache. Puisque le team Oracle a intelligemment pioché dans les appareils développés pour les plus lourds que l’air (quoi de plus normal !), pourquoi ne serait-il pas passé à l’étape supérieure ? Soit, l’utilisation des développements réalisés, par exemple par le NSBRI (National Space Biomedical Research Institute), pour les pilotes d’engins spatiaux mais aussi les pilotes d’hélicoptères d’intervention ou ceux des petits avions en cours de formation. Outil aussi développé par l’EPFLVibro-Tactile Interface for Enhancing Piloting Abilities during Long Term Flight et qui se base par l’intégration de vibreurs dans les vêtements des pilotes !

Mais dans ce cas, il y aurait un lien physique qui n’existe pas lorsque seul le regard du pilote réalise l’interface. Et cela irait, pour moi, à l’encontre du point (e), « …Tout système d’acquisition de données, capteurs associés ou électronique doivent être physiquement séparés et complètement isolés de toute opération électrique mentionnée au point (i)…


 

Comité de Mesure

Interprétation No.52  des règles de la classe AC72

version  1.1: le 22 Février, 2011


Règle de référence

19. PUISSANCE MANUELLE ET STOCKAGE D’ENERGIE

19.1 Seule la puissance manuel le (la force exercée par l’équipage) ou l’effet d’un contact direct avec le vent et /ou de l’eau doit être utilisée pour l’ajustement du gréement, de la voilure, des voiles souples, des safrans et dérives.

L’utilisation de l’énergie stockée et la puissance non manuelle est interdite, à l’exception :

(a) pour les petits ressorts, élastiques ou tendeurs élastique, et dispositifs similaires;

(b) accumulateurs basse pression hydrauliques ou à gaz de moins de 6 bar qui fournissent une contre-pression à un système hydraulique pour éviter la cavitation, mais ne réalisant pas «  d’effort » par eux mêmes (NdT : le terme « cavitation » ne doit pas ici qualifier le phénomène pouvant apparaitre sur les appendices du bateau);

(c) batteries de pompes électriques de cale, à condition que la capacité totale de toutes les pompes ne soit pas supérieure à 200 l/ min, et

(d) batteries pour l’instrumentation, systèmes de communication entre les équipiers et les équipements vidéo et audio « ACRM »

(e) pour le fonctionnement électrique des

  • (i) valves hydrauliques. Ces opérations doivent seulement servir à transmettre l’énergie pour positionner la valve;
  • (ii) embrayages des systèmes de winchs. Les vannes et les embrayages cités ci-dessus en (i) et (ii), doivent être disponibles sur le marché et les concurrents pourront les avoir obtenus pour une utilisation approuvée par le comité de Jauge. Les actions citées ci-dessus en (i) et (ii) ne doivent avoir aucune autre origine que des commandes manuelles. Tout système d’acquisition de données, capteurs associés ou électronique doivent être physiquement séparés et complètement isolés de toute opération électrique mentionnée au point (i) et (ii) à l’exception de l’alimentation en tension. La saisie manuelle peut verrouiller la valve(s) ou embrayage(s), faire fonctionner de multiples vannes ou embrayages, et/ou transmettre des positions variables. Vannes et embrayages peuvent être exploités à partir de plusieurs entrées manuelles. Ces systèmes peuvent être câblés directement entre les entrées manuelles et doivent être câblés entre les entrées manuelles et la vanne(s) ou l’embrayage(s). Le câblage doit être clairement identifiable. L’énergie électrique utilisée pour cela que doit être stockée dans des batteries ou des petits condensateurs.
Schéma Pl-49 Interprétation No.52  des règles de la classe AC72 – version française

Schéma Pl-49 Interprétation No.52 des règles de la classe AC72 – version française

Questions :

Le comité d’évaluation a interprété l’arrangement hydraulique montré dans PI_49 comme conforme à la règle de classe 19.2, sous réserve de l’approbation de la vanne par le comité de mesure. Ci-dessous une reproduction du schéma de PI_49. Il semble y avoir un composant (non marqué dans le schéma initial) que nous avons appelé «composant X» qui relie le point Y (l’extrémité mobile de l’actionneur linéaire).

(1) Est-ce que le composant X fait partie de la vanne ?

Réponse : non

(2) Si la réponse à la question 1 est oui, la vanne complète, y compris le composant X, doit être disponible dans le commerce en tant qu’un élément pouvant recevoir l’approbation du comité d’évaluation ?

Réponse : non applicable

(3) Si la réponse à la question 1 est non, la commande électrique de la vanne permet elle de réaliser une action sur un élément qui n’est pas une vanne hydraulique ou un embrayage dans un système de winch ?

Réponse : Le fonctionnement électrique est autorisé pour fournir l’information d’entrée de la position de la vanne ou de l’embrayage. Dans cet exemple, l’énergie stockée dans cette opération est réputé conforme à la règle 19.2 (a).

(4) En supposant que le composant X est un système de ressort qui peut faire varier la longueur entre l’actionneur linéaire et l’élément nommé vanne « Hawe » puis , si la pompe ne tourne pas , ou la pression hydraulique fournie au vérin à double effet est insuffisante pour surmonter la charge , ne va pas t’ elle pas bouger par rapport à la partie statique du montage (Ndt, ou : par rapport à la terre). Lorsque la partie pivotante est fixe et le piston "a" sur la valve « Hawe » est enfoncée à fond, un ordre pour déplacer la pièce en «Y» plus loin vers la droite n’aura aucun effet sur la position de la valve, mais va changer l’extension de composants X. Dans ce cas l’utilisation d’un tel système satisfait à l’exigence de la Règle 19.2 (e) (i) qui dit que «Ces opérations doivent seulement fournir des entrée sur la position de la vanne»?

Réponse : oui

(5) Est-il permis à l’actionneur de réaliser un travail sans changement de position de la vanne ?

Réponse : l’actionneur fournit seulement des données pour la position de la vanne. Dans cet exemple, l’énergie stockée dans cette opération est réputé conforme à la règle 19.2 (a)

Cette interprétation est émise conformément à l’article 3 des règles de classe des AC72 version 1.1 du 22 Février 2011.

Nick Nicholson,

Président, pour le Comité de Jauge

27th Août 2013

Rajouté le 13/10/13

Si vous avez lu cette traduction, vous vous posez sûrement les questions suivantes : « en quoi consite cet élément X & se pourrait-il que cet élément soit « Little Herbie » ? ». Lors de la mise en place de cet article je n’avais pas suffisamment d’éléments pour aller dans ce sens, même si ce point m’intriguait (et il intriguait le comité !). J’ai donc orienté mes divagations vers d’autres idées (voir première partie). Erwan a trouvé un document où des passionnés évoquent « Little Herbie », un système installé pour la première fois sur le prototype XB-47 de Boeing. Il faut dire que le XB 47 souffrait de problèmes de « stabilité ». Erwan a bien entendu émis l’hypothèse que « X » était « Little Herbie ». Sur la page proposée par Erwan, figure le nom de deux des concepteurs du petit « Herbie ». J’ai donc réalisé de nouvelles recherches et j’ai trouvé le brevet US2672307 A, qui a pour sujet : « Airplane yaw damper ». Brevet déposé par Jr William H. Cook, Calvin E. Pfafman, George S. Schairer pour Boeing le 16 mars 1954 !

Au cours de ces « recherches », je suis aussi tombé sur un document récapitulant les différentes étapes du développement des systèmes de contrôle de la stabilité des avions. Dans la liste de ceux qui ont travaillés sur ce sujet, il y avait Robert R. Gilruth (c’était une de ses premières études à la NACA qui deviendra la NASA). R. R. Gilruth n’est autre que le concepteur de Catafoil, le « premier voilier volant » mes aussi le père de la conquête spatiale américaine !

Extrait du brevet US2672307 A

Extrait du brevet US2672307 A

Voici quelques extraits du texte du brevet US 2672307 A :

…Le mécanisme est particulièrement approprié pour être incorporé dans un contrôle d’une gouverne de direction comprenant un actionneur de puissance, tel qu’un dispositif de piston-cylindre hydraulique, qui est commandé par le pilote. La commande de la présente invention peut être superposée à la commande d’un actionneur hydraulique, par exemple, en agissant sur allongement ou le raccourcissement de la tringlerie de commande

…Le dispositif de détection 3 peut incorporer un mécanisme appelé gyroscope, qui détecte la vitesse angulaire de lacet et est conçu pour développer un signal électrique proportionnel à la vitesse de lacet de l’avion…

Et maintenant :

Je suppose que comme moi vous vous demandez si le fameux équipier supplémentaire, mister « Herbie », avait sa place à bord. Est-ce que le comité s’est fait rouler dans la farine ? Je ne maîtrise pas assez les règles de jauge, et la science de l’interprétation de cette jauge, pour avoir une position bien claire ! Mais une fois de plus (voir précédent article), je pense que la jauge doit être revue pour tenir compte de la mise en place de tels outils…

Rajouté le 16/10/13

Voici peut être une photo d’un "Little Herbie", l’actionneur utilisé dans la tige de réglage du gouvernail du Boeing XB-47 !

Actuator utilisé pour le Boeing XB-47  - The Aeronautical Sciences 1950

Actuator utilisé pour le Boeing XB-47 – The Aeronautical Sciences 1950

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33 réponses à Interprétation No.52 des règles de la classe AC72

  1. Daniel CHARLES dit :

    Est-ce que quelqu’un a remarqué si un ou deux des équipiers de Oracle portait des GoogleGlass ou similaire? Ce serait l’interface la plus commode.
    Daniel Charles

  2. Poseidius dit :

    Hors-sujet AC72
    Le feedback de Franck Cammas sur le Class-C: «Le vol permet d’un coup un énorme gain en vitesse»

    http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/petite-coupe-de-l-america-falmouth-franck-cammas-le-vol-c-est-une-vraie-marche/deliaPreview=1/

    Pour illustrer le tout une petite galerie photo de la Little Cup: " I beleive, I can Fly" by © ma pomme: https://www.facebook.com/nicolas.felixFr/media_set?set=a.10152187429803943.1073741825.797923942&type=3

    Beaucoup de news aussi sur la Class-C sur le Blog de David aka ABC-Class : http://www.abcclass.fr/

    Nicolas

  3. rb1 dit :

    « …Tout système d’acquisition de données, capteurs associés ou électronique doivent être physiquement séparés et complètement isolés de toute opération électrique mentionnée au point (i)…

    il me semble que cette partie du règlement fait plus référence à l’absence d’interaction entre l’électronique embarqué et les commendes APRES les équipiers
    l’équipier doit pousser des boutons, l’électronique ne doit pas intervenir entre les boutons et les vannes
    mais je ne pense pas qu’il soit interdit d’y avoir une interaction physique entre l’électronique et l’équipage
    personnellement je n’y voit pas de problème, sauf si l’électronique pousse la main qui appuierait sur le bouton sans pouvoir y résister, tant que c’est une information et que l’humain prend la décision d’effectuer la commande ou non (même s’il suit aveuglément les conseils)

    l’élément X semble d’écrit comme mécanique
    j’ai pas encore été voir la version originale, mais ils parlent de ressort sans avoir vu la bête
    maintenant que les rumeurs de gyroscope ont été répandus, ce schéma semble facile à interpréter
    l’équipier commande l’inclinaison du foil par rapport à l’horizontale (position de l’élément Y)
    un gyroscope mécanique est intégré mécaniquement entre la commande et la vanne pour donner la référence horizontale (élément X)
    tout changement d’inclinaison du cata entraine la modification de longueur de l’élément X et l’entrée en action de l’hydraulique sans intervention de l’équipier (tant qu’il y a de la pression, donc des gars qui mouline)

    une partie des questions me semble bien orienté :
    (4) En supposant que le composant X est un système de ressort qui peut faire varier la longueur entre l’actionneur linéaire et l’élément marqué comme vanne « Hawe » puis , si la pompe ne tourne pas, ou la pression hydraulique fournie au vérin à double effet est insuffisant pour surmonter la charge , la partie pivotante ne sera pas en mouvement par rapport à la terre.
    prendre comme référence la terre autorise l’utilisation d’un gyroscope moyen (selon la terminologie que j’ai employé dans le sujet précédent) qui force la position du foil par rapport à la terre et non par rapport au cata
    pareil la question (5) parle bien de l’actionneur (qui semble être la partie électrique qui commande Y) et pas de l’ensemble Y+X, donc ils ne demandent pas si X peut fournir un travail (agir sur le foil) sans actionner la vanne
    donc encore un gyroscope moyen qui maintient le foil avec son inclinaison choisie par rapport à l’horizontale me semble compatible avec ces question réponses (et très économe en hydraulique et effort de l’équipage), mais à mon avis très limite et nécessite les bonnes questions pour ne pas trop titiller l’adversaire
    un gyroscope petit qui n’agit que sur la commande (et nécessite donc des équipiers aux moulins) me semble déjà limite dans l’esprit mais correspondre aux écris de la jauge (qui interdit l’intervention de l’électronique, pas de la mécanique) et une belle avancée en terme de performance face à une gestion complètement humaine (même assisté par Little Herbie)

    erwan

    • Bonjour Erwan,

      J’avoue que je me suis aussi posé des questions sur l’élément X, c’est évident ! Maintenant est ce que c’est lui "Little Herbie", je n’en sais rien ! J’ai préféré laissé les lecteurs donner leur avis !
      Depuis ta réponse, j’ai modifié le texte (cette nuit) par rapport aux corrections proposées par Gérard. Là où je faisais référence à la terre, j’ai maintenant mis "la partie statique du montage". Est ce que c’est une erreur d’avoir modifié cette zone ? Voici la phrase en anglais : "…the Pivoting Part will not be moving relative to ground."
      Et oui !!

      On en reparle !
      Fred

    • rb1 dit :

      dans tous les instruments de mesures dans le nautisme "ground" fait référence à la terre en effet (ground wind, COG …)
      donc ta première version me semble plus proche de l’interprétation littérale (et judiciaire) qui peut être faite de la question
      mais la deuxième traduction semble pourtant plus logique

      j’ai retrouvé les traces de Little Herbie

      http://www.wings900.com/vb/1-1-civil-aviation/53877-dutch-roll-2.html#post389418

      il a été développé pour aider le pilotage d’un avion qui soufrait de ‘Dutch roll" en anglais, "roulis Hollandais" en français (les joie de la linguistique)
      pas bien compris les détails

      http://en.wikipedia.org/wiki/Dutch_roll

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Roulis_hollandais

      et Little Herbie est un système mécanique qui agit sur les commande directement sans passer par le pilote, il peut donc être cet élément X et semble consister en gros en un gyroscope sans doute un peu amélioré
      il doit donc bien agir sur la vanne et nécessité de la pression dans l’hydraulique, pas comme une de mes interprétations un peu extravagante

      la présence d’une aide au pilotage très poussée donnant les réglages à effectuer via googleglass, tablette, bouton vibrant, diode … doit donc être indépendante de ce Little Herbie et bien antérieure
      en effet avant la construction des cata Oracle avait annoncé travailler sur un système d’acquisition de donnée dans l’aile pour des réglages optimum calculé ou pré-calculé
      des capteur de pression ou de vent via ultrason en différentes parties de l’aile pouvant donner des informations difficilement visibles pas le régleur via les pennons
      les ingénieurs ou l’informatique embarquée pouvant compiler ces donnés pour en déduire les réglages optimum
      les mêmes astuces peuvent aussi aider à l’utilisation des foil où pour le coup ne voir vraiment pas ce qui ce passe

      erwan

      • Erwan,

        Déjà, je trouve très embêtant que tes messages aient besoin d’être tous validés avant d’apparaître sur le blog ! Je n’ai pas découvert l’origine de ce bug bien gênant…

        Merci d’avoir trouvé des traces de « Little Herbie », je n’avais rien trouvé ou presque et je souhaitais mettre cet article rapidement en place. Et comme j’étais en plus en déplacement… bref tu as compensé ce manque…

        D’après ce qui est noté dans le lien que tu as proposé, il est en effet possible de se demander si le composant X n’est pas Little Herbie ! Puisque le système a bien pour but de réguler sans action du pilote !

        Je vais donc compléter cet article, merci à toi.
        A suivre…

        Fred

        • rb1 dit :

          mince, désolé de te donner du boulot en plus
          si ça vient de ce reproduire, un de mes 3 précédents messages a été tapé sur tablette
          ceci à peut-être provoqué un problème de validation (le passage depuis le même compte d’un appareil à un autre)
          il me suffit alors de n’utiliser qu’un outils pour résoudre le problème
          si ça date de plus vieux c’est plus problématique
          je vais quand même pas réduire mes contributions non ?

          Little Herbie j’ai eu du mal aussi, on retombe sur les articles liés à l’AC
          il faut rajouter boeing pour commencer à trouver des choses intéressantes et encore
          mieux :
          Stability Augmentation Systems
          tient un vieux brevet sur un SAS mécanique https://www.google.com/patents/US3534930 (j’ai regardé que le dessin)

          erwan

          • Erwan,
            Pas plus de travail, c’est juste pour toi. Peut être que tu te demandes pourquoi ton message n’apparait pas.
            C’était, je pense, avant ton passage à la tablette !
            Pour Herbie, ne va pas trop vite ! Laisse moi au moins le temps de mettre en place mon complément ;-)
            Peut être ce soir…
            Amicalement
            Fred

  4. Bonjour à tous,

    Je crois me souvenir que c’est Frédéric Monsonnec qui disait dans un message précédent que les rédacteurs de la jauge EC72 manquaient d’expertise en ce qui concerne les grands catamarans.

    Personnellement, je rajoute qu’il manque de bases scientifiques, en particulier en physique.
    Ne serait-ce que dans ce paragraphe 19, on s’aperçoit que les notions de PUISSANCE, ÉNERGIE, TRAVAIL et FORCE sont utilisées à tord et sans discernement , ce qui me parait un peu léger, même si tout le monde comprend à peu près de quoi il s’agit.

    Qu’en pensez-vous ?

    GG

    • Bonjour Gérard,
      Je pensais répondre qu’il fallait avant tout vérifier si ce n’était pas ma traduction qui était mauvaise. C’était avant de voir que le message était de toi ! Comme tu as vérifié ma trad. et donc lu le doc. d’origine, je n’ai rien à dire sur ce point !
      J’avoue que c’est très gênant de porter un jugement sur des personnes de "très haut niveau" alors que nous ne sommes censé être que de petites fourmis passionnées… Mais c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous pouvons avoir des doutes sur les travaux de certains archi. J’ai deux ou trois idées en tête mais je les garde pour moi, on est pas là pour débiner…
      Fred

  5. Bonjour Fred,

    Je reconnais que mon message manque de modestie mais il est des moments où il faut savoir dire "le Roi est nu" comme dans le conte d’Andersen. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Habits_neufs_de_l%27empereur )

    Ce genre de chose s’est déjà produit dans d’autres disciplines comme la Formule 1 lorsque les experts rédacteurs des règles, pour limiter la consommation des moteurs, avaient limité la quantité d’énergie embarquée (dans ce cas l’essence) à X litres alors que la quantité de combustible s’exprime en Kg en non en litres.
    Demandez donc à un pilote d’avion ou au conducteur d’un four en quoi il exprime la consommation de son engin.

    Du coup, les ingénieurs motoristes avaient vite fait de refroidir le carburant pour en embarquer sensiblement plus.

    à plus,

    GG

    • Salut GG,
      Très intéressante remarque, comme quoi…
      Pour info, je ne parlais qu’en mon nom, je ne disais pas que tu manquais de modestie !
      J’ai peut être trouvé une photo du mioche : le petit Herbie, en tout cas celui monté sur la gouverne du XB47 !!
      Voir dans l’article.
      A+
      Fred

  6. Salut à tous! Ça fait longtemps que je n’ai pas posté, mais c’est uniquement par manque de temps! C’est passionnant de voir comment vous avez réussi, par simple culture industrielle et analyse de rumeurs, arriver aussi près de la réalité!

    Car depuis quelques jours, pas mal d’infos circulent et on a maintenant tout pour comprendre exactement le mécanisme et les enjeux de ce fameux "Race Winer", comme l’appellent les amerloques, alias "Component X". Alors déjà pour compléter le manque de modestie, il faut savoir que dans cette affaire, c’est un ingé Français formé en France, Dimitri Despierres, qui nous a pondu ce système, qui est en fait une simplification d’un principe très utilisé en aéronautique, le "mechanical feedback".

    Le principe est super simple, mais pour bien le comprendre il faut être conscient qu’il ne s’agit pas d’une amélioration de ce qui se faisait chez le concurrent, mais bien d’un schéma de design entièrement différent!

    D’abord il faut revenir à ce qui est commun aux deux équipes: le foil est bougé à l’aide d’un vérin hydraulique double effet, lui même commandé par une valve hydraulique 4.3 (4 entrées/sorties 3 positions) dont vous trouverez un magnifique aperçu ici: http://www.youtube.com/watch?v=vY_bguSNgSc
    Le principe est super simple, le levier que vous voyez dans la vidéo permet de déplacer le "tiroir" (symbolisé par les trois cases du bas), dans chacune des 3 positions: neutre au centre, haut et bas pour celles du côté. En déplaçant le levier, on fait partir la pression dans un des côtés ou l’autre du piston, entrainement son déplacement.

    C’est là que les deux équipes sont parti sur deux visions très différentes. ETNZ sur la première qui semble aussi la plus logique, et qui est massivement utilisée partout (grues, pelles, engins industriels, portes…). ETNZ utilisait des électrovalves, ce qui revient exactement à la vidéo plus haut, sauf que le levier que l’on voit bien est actionné par un électroaimant lui-même actionné par l’équipage par l’intermédiaire de boutons. Aussi, leurs commandes étaient du type "haut", "bas" (Respectivement à l’angle d’attaque). Toute la difficulté est qu’il y a des effets retard, des effets de compressibilité de l’huile, et que le foil bouge plus ou moins vite suivant la pression disponible, à savoir la vitesse à laquelle moulinent les équipiers.

    C’est ici qu’en juin à peu près, les americains se sont demandé s’il n’était pas possible d’implémenter une solution de type "mécanichal feedback". Le principe est simple mais il faut un peu mouliner pour le comprendre parfaitement: au lieu d’utiliser la force d’un électroaimant pour déplacer le tiroir que l’on voit, utiliser LE FOIL LUI MÊME! C’est une rétroaction mécanique: le piston actionne le foil qui commande mécaniquement le piston… Vous me pardonnerez la comparaison mais c’est exactement comme ça que fonctionne la chasse d’eau quand elle se remplit: la petite bouée, quand elle tombe, ouvre un robinet, le niveau d’eau monte, et actionne lui même la petite bouée qui finit par fermer le robinet! Dans l’état, on se dit qu’un tel mécanisme, s’il est parfaitement adapté à la chasse d’eau qui doit se remplir automatiquement, toujours au même niveau, cela parait difficilement réalisable pour un foil qui doit être constamment ajusté! Oui mais imaginez qu’on puisse modifier l’angle que forme la bouée avec le robinet? On aurait inventé la chasse d’eau réglable. C’est exactement ce qu’on fait Oracle: le foil est contrôlé par un vérin lui-même contrôlé par le foil, mais la position fixe du foil (analogue du niveau d’eau dans la chasse d’eau) est réglable à l’aide d’un tout petit système de rien du tout qui ajuste la longueur entre un point fixe sur la coque et le foil (c’est le fameux component X).

    Quels sont les avantages d’un tel système? Ils sont immenses (et on l’a bien vu en pratique). Le premier est qu’au lieu de réfléchir comme "plus haut", "moins haut", les américains réfléchissaient comme "plus d’angle d’attaque", "moins d’angle d’attaque". La différence est de taille parce que le système est très très stable et ils pouvaient, quel que soit l’état de l’hydraulique être certains que le foil irait à une position donnée. Ceci leur a permis un ajustement très fin et presque mathématique de leurs réglages. La rétrocation mécanique permet de réaliser une espèce d’intégrateur, ce qui permet de filtrer tous les écarts du système et ne se concentrer que sur la position que l’on veut donner au foil.

    Le système est-il bien dans la jauge (indépendamment de la décision du commity)? La question mérite d’être posée, mais je pense que oui. Avant d’avoir toutes les infos et en voyant les différentes rumeurs (Little Herby etc…) je pensais que non et j’avais du mal à accepter la victoire des américains, mais à bien relire l’ensemble des règles, tout me paraît parfaitement légal: le génie a été de transférer la difficulté pour l’équipage de régler un foil à une fréquence dépassant ses capacités de décisions. C’est tout simplement le foil qui se règle lui même. Le système est purement mécanique, l’ensemble des décisions de réglage sont prises par l’équipage (qui décide de l’angle d’attaque, et laisse le foil se gérer lui-même mécaniquement une fois la décision prise). C’est simple, c’est élégant. C’est beau parce que ça m’est pas un fratas d’électronique acouplée à des moteurs au diesel…

    Je ne vois pas au nom de quoi un tel système aurait pu être refusé. Je pense que les américains doivent une fière chandelle aux français du design team sur ce coup là (et sur tant d’autres…). Je pense que le méchanical feedback va devenir très standard (peut-être même dans les ailes), de même qu’il est devenu quasiment systématique dans l’aéronautique (mais dans des formes beaucoup plus complexes).

    Ces infos me réconcilient avec la cup, je craignais qu’elle ait été gagnée sur un coup foireux de détournement de jauge et de réglages électroniques! Bravo Oracle, j’espère que beaucoup de gens comprendront le "component X" et rendront (mentalement) à Oracle ce qui lui appartient de plein droit: La fameuse Aiguière d’argent!

    • J’oubliais de citer V&V dont l’article sur ce sujet m’a aiguillé pour partir à la pêche aux infos… Merci V&V!

    • rb1 dit :

      je suis pas tout a fait d’accord avec toi
      tu décris très bien le système Y et la fixation de la vanne sur le foil
      on peut faire la même chose en positionnant des capteurs de position du foil pour arrêter le vérin quand le foil est à la position choisit, mais c’est plus compliqué et hors jauge (because interdiction d’influence des capteurs et de l’électronique sur les actions sur les voiles et appendices)
      mais pas le système X, s’il est bien du type Little Herbie, est un système de régulation, certes mécanique, mais automatique de la commande de position du foil

      le système Y tout seul (avec la vanne fixée sur le foil) permet une commande de l’incidence du foil par rapport au cata (plus précise qu’une commande classique)
      le système Y+X permet une commande de l’incidence du foil par rapport à l’horizontale

      l’action de X sur la commande du vérin pourrait paraitre en infraction avec la règle si elle n’était pas écrite spécifiquement pour des éléments électrique :
      "
      Les actions citées ci-dessus en (i) et (ii) ne doivent avoir aucune autre origine que des commandes manuelles. Tout système d’acquisition de données, capteurs associés ou électronique doivent être physiquement séparés et complètement isolés de toute opération électrique mentionnée au point (i) et (ii) à l’exception de l’alimentation en tension.
      "

      l’élément X qui semble faire intervenir un gyroscope pourrait être comparé à un palpeur ou un régulateur d’allure
      un capteur mécanique qui commande le vérin
      et la règle ne me semble pas très bien définit pour savoir si c’est autorisé ou non
      et les questions posées ne supposent même pas ce genre de possibilités et par conséquent semblent peu pertinente pour valider ou non l’action d’un Little Herbie par rapport à la jauge

      erwan

  7. Bonjour A de Ruff et Rb1,
    Je vais essayer de trouver un moment calme pour rassembler mes neurones et essayer d’assimiler tout cela !
    Juste une remarque, peut être que toutes ces élucubrations ne sont que des fantasmes et qu’il n’y a pas de Little Herbie !
    Si c’est le cas, je pense qu’il est de toute façon intéressant de réfléchir, imaginer, échafauder…
    A très bientôt
    Fred

  8. Exact Fred, y’a pas de little Herbie! C’est du pur fantasme! RB1 je suis totalement d’accord avec toi sur tous tes points, c’est juste que tu n’as pas l’info principale que j’aurais du souligner:

    Le composant X initial était une biellette à ressort
    Le composant X final grace auquel les américains ont gagné est une simple biellette! Il n’y a donc que ton cas "Y", X étant un élément permettant la rétroaction mécanique et la commande en agissant sur sa longueur mais rien d’autre! Pas de gyroscope, pas de palpeur infra-rouge, pas de commande automatisée, juste deux boutons "haut" "bas" pour régler cran par cran l’AOA des foils

    • Salut à tous,

      Juste une petite question concernant la transmission hydraulique d’une position donnée.

      Plus généralement.
      Sur un bateau à moteur Hors Bord, comment fonctionne la transmission hydraulique de la barre à roue au moteur ? (sans autre énergie, d’ailleurs, que celle du barreur)
      Il s’agit, semble-t-il, d’un système assez précis et existant dans le commerce.

      à plus,

      GG

      • rb1 dit :

        un circuit hydraulique en prise directe en général je crois
        rapporté au réglage d’un foil ça voudrait dire que le régleur donne les instructions aux winchers, mais un tour de moulin en trop entraine un réglage différent du foil, pas de boutons poussoir

        peut-être certains ont un système de type direction assisté ?
        dans ce cas le fait de tourner le volant entraine la commande du circuit hydraulique
        le circuit hydraulique est mis en pression via le moteur
        sur une voiture c’est beaucoup plus dure de tourner le volant moteur à l’arrêt (les freins aussi sont assistés, impossible de freiner moteur coupé)
        dans le cas des foils le régleur presse les boutons et les winchers ce charge de mettre de la pression dans le système (quitte à en mettre trop, vu qu’elle ne doit pas être stocké)

        erwan

    • rb1 dit :

      esprit d’escalier qu’ils appellent ça

      en soirée je me suis mis à y penser que ce X était peut-être qu’un ressort après tout
      du coup plus rien à redire niveau respect de la règle
      mais j’ai quand même du mal à croire à une grosse différence de performance entre ce système de commande et un autre pour ETNZ (un peu peaufiné)
      et comme il y a eu grosse amélioration des perf (surtout au près et aux virements) forcément on cherche une solution miracle
      le miracle vient peut-être du réglage de l’aile alors ?

      pas lu l’article, je vais me le procurer
      un petit visu tout flou :

      http://www.voilesetvoiliers.com/popup/media_id=31245/

      erwan

      • Erwan,
        Je l’ai, mais bien entendu, impossible de le scanner et de le mettre en ligne.
        Si j’avais le temps, je pourrai refaire un dessin, si….
        Fred

      • rb1 dit :

        vu

        ils l’ont enfin reçu à la médiathèque
        les articles sont intéressant je vais me l’acheter pour bien tout relire
        finalement le miracle viendrait plus de l’aile (ne plus faire attention aux alarmes et utiliser toute sa puissance) et du choix de privilégier la vitesse au près
        plus le travail de fond et le réglage du safran pour chaque régate (comme le changement de foc pour chaque régate alors qu’ETNZ changeait moins souvent)
        bravo les gars
        et ils ont bien maitrisé le vole malgré peu de moyens du coup (quand beaucoup pensaient cela impossible de contrôler avec cette jauge)
        ils ont bien essayé 2 foils différents, mais les naviguant n’ont pas validé
        il faut dire c’était avec un vieux foil (vu qu’ils ont utilisé les 10 réglementaire) et ça impose de s’habituer à des réglages différents sur chaque bord

        erwan

      • rb1 dit :

        en parlant d’article journaux sur les foils
        y’en a un qu’on a oublié
        ce mois-ci (novembre) dans "bateaux" un dossier sur les stars du cinéma
        pages 37-38 on découvre quelques infos sur la star du petit baigneur : le triplane
        en fait dans le film la version sans foil (WA565, ou quelque chose de ce goût)
        je n’ai pas retrouvé beaucoup de références sur ce site (même s’il en fait référence sur un article sur Tiercelin) alors j’ai rapidement glané 2-3 trucs :

        http://presse.defunes.free.fr/presse/babette/index.htm

        http://home.nordnet.fr/anastasiya.petit/html/rubrique-p/cine-p/pages/t-connus/le-petit-baigneur/pblx-01.htm

        http://asvaurien.fr/media/kunena/attachments/88/wassmer_triplane_brochure.pdf

        http://asvaurien.fr/le-forum/21-le-bar-de-la-marine/24936-le-petit-baigneur

        dans le courrier des lecteurs de Voile Magazine (2008 avec une référence à un article de VM n°138) l’histoire dite par la fille de Roland Tiercelin semble un peu différente de celle de Bateaux n°666 (bateau à foil auquel on aurait retiré les foils ou série dérivé sans foils)

        erwan

        • Bonjour Erwan,
          J’ai vu !
          J’ai d’ailleurs été contacté par les auteurs il y a quelques mois et je leur ai donné mes info. sur le sujet.
          Le blog devait être cité mais il ne l’a pas été !
          J’ai eu le rédac. chef de Bateaux au tél depuis, c’est un oubli..
          Mes info. sur les bateaux de Tiercelein ne sont pas encore assez volumineuses à mon goût.
          Mais je suis en contact avec les enfants de Roland Tiercelin.
          J’espère trouver un peu de temps pour les rencontrer…
          Je connais aussi le dernier propriétaire de Trimama le grand trimaran à foils de R. Tiercelin.
          Roland Tiercelin fait partie des pionniers français méconnus, comme Claude Tisserand.
          Oups, je crois que je vais embarquer pour le merveilleux pays de l’autre coté de la manche.
          Je ferme la cession et le PC.
          A+
          Fred

    • Merci Jacob,

      Cet article règle définitivement le problème que nous nous posions.
      LE COMPOSANT X N’EXISTE PAS (sinon sous la forme d’un simple ressort.)
      Certains d’entre nous l’avaient déjà supputé.
      Le montage n’est donc pas autre chose qu’un système d’amplification électro/hydraulique commandé manuellement.
      Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi utiliser ce système compliqué alors qu’il suffisait (à mon avis) d’un distributeur hydraulique manuel comme on en trouve sur les pelleteuses.

      exemple :

      http://www.hynedi.com/PBSCProduct.asp?ItmID=725358

      Bonne soirée à tous,

      GG

      • Bon, ben Jacob a été plus vite que moi, j’avais aussi trouvé le doc !
        Fred

      • Hé non justement! Ici c’est le foil lui-même qui actionne le levier "manuel" que tu proposes! Il y a une rétroaction mécanique, comme je l’explique plus haut, ce qui est complètement différent d’un système ouvert manuel!

        Certes, le "component X", autrement dit un ressort, a été retiré par les américains, ce qui n’enlève pas l’essentiel: leur système de contrôle du foil est totalement différent puisque la commande hydraulique du foil est actionnée par le foil lui-même, par le biais d’une pièce essentielle dans le dispositif: la bielette à longueur variable contrôlée par un servo-moteur.

        + Les néozélandais contrôlaient leurs vérins comme sur une pelleteuse, commande manuelle ouverte.
        + Les américains contrôlaient la longueur de leur bielette de rétroaction et laissaient l’hydraulique du foil "se régler tout seul" de façon rapide et précise.

        Le génie des américains est dans cette bielette, pas dans le ressort qui était complètement superflu (la preuve). Même si les néoZ avaient donné leur protest à temps ils auraient perdu (et je pense qu’il le savaient et on décidé de brouiller les cartes).

        http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9troaction

        • Bonsoir A de Ruff’,

          Je vois bien la différence entre les deux systèmes mais je pensais que le système ouvert permettait aussi un mouvement rapide et précis (à condition d’avoir un indicateur de position du foil bien visible).

          à plus,

          GG

          • Il faudrait faire l’étude exacte, mais en automatique ce qu’on apprend c’est qu’en introduisant une rétroaction, on améliore la précision au détriment de la rapidité et de la stabilité.

            Visiblement la précision était un élément déterminant ici. La vitesse, de toutes façons on l’avait pas, puisque la commande devait être manuelle! La stabilité il faut juste faire attention à ce que le système soit bien dimensionné.

            De plus il faut imaginer à quel point les perturbations étaient énormes! Certes avec un bon indicateur la boucle ouverte permet de mettre le foil au bon endroit, mais à la moindre perturbations le système part dans le décor!

            J’essaye de me renseigner dans cette optique

  9. A de Ruff’ a dit :

    "De plus il faut imaginer à quel point les perturbations étaient énormes! Certes avec un bon indicateur la boucle ouverte permet de mettre le foil au bon endroit, mais à la moindre perturbations le système part dans le décor!"

    Je pense que tu as raison. Ça, C’est un argument qui me parait plus convaincant.

    Bonne soirée,

    GG

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