Ce qu’il ne fallait pas louper au Nautic 2013!

Et comme il y avait des choses à ne pas louper, j’en ai loupées ! Et oui, occupé à préparer une AG,  puis par cette AG et des "rendez-vous"… je n’ai pas eu le temps d’aller voir Groupama C !! Et sans aucun doute d’autres engins… J’ai tout de même eu le plaisir de rapidement rencontrer Raphaël Censier, le pro du Class A, à foils sur le stand de Sail Innovation.

Qui a de belles photos ?

Hydros

Le site Hydros

Hydros au Nautic

Hydros au Nautic

Foil d'Hydros

Foil

Fragile...

Fragile…

Difficile à visualiser mais l'axe est carré.

Difficile à visualiser mais l’axe est "rectangulaire".


Flying Phantom

Le site Sail Innovation

Sailing Innovation au Nautic

Sailing Innovation au Nautic

Le réglage de l'incidence

Le réglage de l’incidence

Flyink Flying Phamtom

Foil

Le safran

Le safran

Détail du safran (non elliptique)

Détail du safran (non elliptique)

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16 réponses à Ce qu’il ne fallait pas louper au Nautic 2013!

  1. gurval dit :

    J’attendais avec impatience cet article, merci. Pourtant j’ai l’impression que celui de l’année dernière, sur ce même salon, était plus varié; non que je critique ta pugnacité de journalistique mais je me demandait si c’était justement le reflet d’une édition plus "sage" en innovation.
    Il y avait un prix sur le joujou orange et noir?

  2. Salut! Merci pour ces infos et photos! Je me permets d’apporter quelques précisions!

    Le joujou orange et noir, 25-26k. D’ailleurs il est rouge, c’est un effet d’éclairage intérieur. Sur le flying phantom, je sais que plusieurs ont été vendus pendant le salon, mais je n’ai pas d’idée des dates de livraison. On devrait pouvoir avoir les premières images et retours d’expérience avant l’été. C’est quand même pas donné pour un proto malheureusement hors classe (1m de plus en largeur qu’un F18 donc complètement hors circuit). D’un point de vue technique j’ai essayé d’avoir plus d’infos mais les mecs du stand n’étaient vraiment pas disposés… (J’ai pas la tête d’un acheteur potentiel, ça doit être ça sic…). Je sais juste par une source extérieure que les foils qui étaient montés sur le bateau en expo n’avaient jamais (ou quasiment jamais) vu l’eau… Donc bon faut pas trop tirer de conclusions hâtives sur les différents choix de design (angles, profils…). J’espère que ce bateau ne souffrira pas d’un effet 49er où un certain nombre d’amateurs fortunés s’en offriront un avant de le revendre, s’apercevant que au niveau technique c’est pas si simple à gérer que ça… Les mecs d’Hydros m’ont dit qu’un classe C était certainement plus simple que le flying phantom pour vous dire…

    Chez Groupama, y’avait personne le soir du lancement. Simplement le bateau, exposé, splendide, avec des belles images défilant sur un écran devant. Ce que je retiens de ce bateau c’est sa qualité de finition juste incroyable. Autant le classe C Hyros (j’en parlerai plus bas) donnait un vrai rendu de proto technologique à l’extrême, autant le Groupama classe C on dirait plus une pièce unique d’orfèvre… Pas un seul détail n’a été laissé au hasard, tout est parfaitement propre, poncé, peint dans les bonnes couleurs du sponsor. Rien ne dépasse, absolument TOUT est profilé (pour le près) impressionnant.

    Le joujou tout noir, de chez Hydros, est passionnant. J’ai eu le droit à un tour du propriétaire pendant 2h par le Design Team Manager (merci Stephane si vous nous lisez!). Comme je disais plus haut il donne l’impression d’un pur proto. Une vraie machine à innover et incrémenter, et, comme me l’a raconté Stéphane, c’est ce qui les a tué.

    + Coques: les coques sont en TPT, elles ont été conçues pour permettre un fonctionnement équilibré entre bonnes performances en archimédien et bonnes performances sur les foils. En effet elles ont été dessinées avant la Coupe, et très en amont de l’ICCC donc rien n’était encore sûr sur les choix de la team. Le groupama a été dessiné bien après, et les coques ont été optimisées pour minimiser la résistance aérienne et faciliter le décollage. Chez hydros le fond de coque est plat, chez Cammas il est plus en "V" pour diminuer la surface mouillée dès les premiers cm décollés. (Premier facteur expliquant la légère supériorité de Groupama)

    + Foils: les foils d’Hydros sont beaucoup plus efficaces mais au prix de réglages plus difficiles. Pour les optimiser Hydros les a fait en deux parties reliées par une pièce métalique dont on peut changer l’angle (d’où la cassure au rendu "fragile" sur la photo).

    + Traînée et profil: c’est ce qui a tué Hydros sur les phases de près: Groupama était sur-optimisé pour le près. À 20 noeuds plus le vent apparent dans le mauvais sens, ça fait mal à chaque truc moins optimisé… Là encore, Cammas a bénéficié d’être arrivé plus tard dans la bataille: il savait qu’on pouvait porter sur foils au près, il savait ce qui allait être pénalisant, et surtout il n’avait rien à perdre! C’est pour ça que dans de multiples domaines, son bateau était le fruit d’un choix définitif qui pouvait devenir gagnant ou non, contrairement à Hydros chez qui les Classe C ont été créés comme des plateformes évolutives jusqu’à la finale!

    + Canting mast: selon Stéphane, c’est plus un effet marketing. Le gain d’avoir 7 degrés d’angle dans l’aile est toujours bon à prendre mais ce n’est pas ce qui a fait la grosse différence.

    + Aile rigide: le matériau transparent est issu d’une usine d’emballage de pizzas Sodébo (bon à savoir…). Le twist des ailes joue uniquement sur la composante élastique du carbone, il n’y a pas de volets, mais uniquement un arthur en bas, un arthur en haut qui travaillent différemment (voire en opposition).

    + Future participation: Hydros n’est pas sûr de pouvoir dessiner un nouveau classe C pour 2015, par contre il organise la future édition (www.littlecup.org) et souhaite vivement que ses deux bateaux naviguent à cette occasion (revente?). Je suis juste un peu déçu qu’ils n’aient pas fait seulement un bateau cette année en gardant le budget pour en refaire un autre, monstre de guerre pour la prochaine… Cammas participera en 2015 avec un nouveau Classe C Groupama.

    • Un grand merci A de Ruff’

      Voilà, ça c’est Nickel !
      Je n’ai que le temps de faire des photos pas le temps de m’arrêter et A de Ruff’ fait le gros du travail, il discute, il compile, il analyse, bref il fait le boulot : LUI !
      Ton commentaire confirme ce que j’ai pu entendre (C. Février par exemple).

      Gurval, pourquoi un article si peu étoffé ?
      Arrivée à 10h30 sur le salon, une personne à voir chez Bateaux, juste le temps de prendre des photos et réunion de 12h00 à 16h30 hors du salon, ensuite préparation d’une salle au Nautic pour une AG à 17h00, fin d’AG 19h00, il n’y a plus personne !!!

      J’espère récupérer quelques photos de Groupama pour qu’au moins au niveau image tous les bateaux "intéressants" soient représentés.

      A+
      Fred

    • humusymb dit :

      Je trouve que les explications du team Hydros, sur la supériorité du bateau de groupama, font bien mauvaise perdante et ils nous prennent pour des jambons.
      Précision je n’ai strictement aucun lien, de près ou de loin, avec le team groupama.

      "la légère supériorité de Groupama (sous-entendu celle du bateau)"
      "légère" vraiment? Alors Hydros n’est pas très tendre avec ses navigants…

      "Groupama était sur-optimisé pour le près"
      Pourquoi ce "SUR-" qui sous entend que Groupama n’étaient pas dans le vrai? Etait t’il trop optimisé pour le près ? D’évidence, non.
      Et d’ailleurs, ce ne serait t’il pas leurs bateaux à Hydros qui aurait été sur-optimisé pour le portant, ou sous-optimisé pour le près ?…

      "Là encore, Cammas a bénéficié d’être arrivé plus tard dans la bataille"
      lol…
      Des participants qui s’engageraient en retard à une america’s cup seraient ravi d’apprendre qu’une telle chose est possible…
      Puis aussi, groupama a surement du bénéficier d’avoir construit qu’un seul bateau…

      "Traînée et profil: … Là encore, Cammas a bénéficié d’être arrivé plus tard dans la bataille: il SAVAIT qu’on pouvait porter sur foils au près, il savait ce qui allait être pénalisant"
      En quoi groupama pouvait t’il avoir des certitudes à ce niveau et Hydros non, et cela même si pour Hydros cela devait se faire des mois avant (les règles de la physique sont toujours les mêmes, en plus la jauge du Class C est tout sauf nouvelle et Hydros avait plusieurs class C, donc avait des moyens très efficace de comparer).
      Puis foiler au près ou pas, l’importance de diminuer la trainé ne passe pas du tout au rien…
      Pourquoi eux qui on commencé leur recherche et développement avant n’ont pas compris cela? Et pourquoi n’ont t’il pas pu corriger le tir? (d’autant plus avec leur 2 bateaux particulièrement évolutif)

      Hydros laisse t’il entendre que le fait que Groupama soit arrivé après eux (faut qu’en même relativiser, même si groupama à commencé après ils se sont investie pour cette compétition depuis un petit moment… mais eux on peut être bien mieux géré leur temps…), leur aurait permit d’être sûr que foiler au près serait le bon choix, grâce au développement des AC72 ?
      Comme on peut le discerner là :
      "En effet elles (les coques) ont été dessinées avant la Coupe … Le groupama a été dessiné bien après"
      Déjà le "avant la coupe" est vague … les bateaux de la coupe ne sont pas arrivé du jour au lendemain le jour de la première régate, en particulier pour la forme des coques qui a été décidé très très en amont. En plus pendant les régates la manière de naviguer à bien varié.
      Et surtout, surtout, les AC72 ne sont pas des Class C… L’équation de la pertinence du vole au près est bien différente, c’est tout sauf évident que le bon choix pour l’un est aussi le bon choix pour l’autre. De plus au moment du choix de groupama, la problématique de foiler au près en AC72 n’était pas bien plus clair que bien des mois avant. (au passage, du faite de leur rapport poids/puissance, il me semble qu’avec un Class C foiler au près est spontanément une option à explorer de manière très sérieuse…?)
      Pourquoi avec les moyens pour construire 2 bateaux, Hydros n’en a t’il pas construit un second au dernier moment pour s’assurer de faire les meilleurs choix possible ?

      "… et surtout il (groupama) n’avait rien à perdre!"
      ??? Je ne comprends absolument pas ce qu’il veulent dire par là chez Hydros?

      "bateau était le fruit d’un choix définitif qui pouvait devenir gagnant ou non"
      Pour Hydros, un coup Groupama SAVAIT (grâce aux autres, c’est-à-dire aux teams des AC72 (donc construisant des bateaux à partir d’une jauge toute nouvelle, , et surtout une jauge, à cette échelle, fort différente des class C (en plus c’est elle la jauge ancienne)), Groupama profitant de leur travail avant que toute confrontation sérieuse de ces tout nouveau bateau n’ait eu lieu), et un coup Groupama y est allé au hasard (et ils ont été chanceux)…
      Je crois rêver…

      "contrairement à Hydros chez qui les Classe C ont été créés comme des plateformes évolutives"
      Que dire… La moindre cohérence m’échappe là…

      Les explications d’Hydros sur la supériorité du bateau de groupama ne tiennent pas, ou plutôt sont présenté de manière biaisé, de manière injustement bien peu flatteuse pour groupama et minimise la responsabilité direct de leur team. (bref rien de nouveau, de la com d’école, "on y était presque, etc. l’autre est un gros chanceux, profiteur, etc." pour l’analyse (en particulier critique) on repassera).
      De mon point de vue, la réalité c’est qu’ils ont bien mal organisé, managé, leur recherche et développement (alors que le team groupama sur ce point essentiel a été très bon).
      Cet aspect dans ce type de projet est tout à fait primordial. (je trouve que cela n’est pas assez mis en avant et c’est là une bonne occasion de le faire avec cet exemple frappant).

  3. gurval dit :

    Salut fred.
    Ne te formalise pas j’ai du mal m’exprimé. quand je disait moins variè c’était pour savoir ton sentiment sur ce nautique. Chaque année j’attend comme un lion en cage de voir les nouveautées du salon mais cette année j’ai l’impression qu’il n y en a pas beaucoup.

    • Non non j’avais bien compris, pas de problème ! C’est juste qu’il y avait peut être plus à voir que ce que j’ai eu le temps de voir, c’est tout !
      Mais au final, il y a de moins en moins de choses à voir et d’exposant, c’est la crise mon pauvre monsieur…
      Fred

  4. Je trouve ça bizarre que vous soyiez aussi négatifs justement l’année où le foil fait une irruption brutale au Nautic! Certes c’est la crise, mais 2013 c’est aussi l’année du foil! Entre la little cup, l’America’s Cup, le flying phantom…

    Jusque là, à part le mirabaux LX en 2011 qui n’est pas vraiment un bateau flottant, il n’y avait pas encore eu de foiler au nautic à ma connaissance?

    • A de Ruff’
      Tu n’as pas tort, c’est juste l’absence de certains stands, la diminution d’autres et le fait de n’avoir pas vu grand chose qui me font dire cela. Question foil c’était pas mal ! Par le passé, il y a eu la planche AFS one, le proto de 1976, des Moth à foils, Mirabaux, le Rave, le Trifoiler… Mais pas deux class C et un engin de "loisirs".
      Bon WE
      Fred

  5. André dit :

    Bonjour,
    Pas vu lors du nautic, mais de l’autre côté de la planète, l’un des favoris de la Sydney Hobart est lui aussi passé en version foil…
    Quand en plus le propriétaire et le Chalenger of Record de la prochaine Cup, C’est sans doute du sérieux…
    Bonjour,
    Pas vu lors du nautic, mais de l’autre côté de la planette,
    https://pbs.twimg.com/media/BbmDe67CcAAEv9W.jpg:large
    Bon vent,
    André

    • Bonjour André,

      Si je peux me permettre, je crois qu’il ne s’agit pas de foils à proprement parler.

      Ce serait plutôt des dérives associées à une quille pendulaire comme on en voit beaucoup sur les monocoques de course actuels.

      Bonne journée (ou nuit si vous êtes de l’autre coté)

      GG

  6. André dit :

    Bonjour Gérard,
    Non non, je suis de ce côté mais regarde attentivement ce qui se passe dans ces coins là. Souvenir, souvenir…
    Pour revenir au sujet, je pense pour ma part, qu’il s’agit de plans porteur utilisés uniquement au portant.
    Les « Sudistes » font la comparaison avec les couteaux suisses lorsque l’on regarde les dessous de la « dame »
    Voir sur :
    http://rolexsydneyhobart.com/news/2013/pre-race/boatsontv-vision-from-wild-oats-xi-coming-out-of-the-water/
    Bon vent,
    André

  7. André dit :

    Le site de la course Sydney Hobart précise:
    "Like the other small foils, the stabiliser is retractable, sitting in a sheath across the interior of the hull. It is only when Wild Oats XI gets above 20 knots downwind that the stabiliser will be put into play on one side or the other, depending whether she is on port or starboard gybe."
    Sur:http://rolexsydneyhobart.com/news/2013/pre-race/rolex-sydney-hobart-wild-oats-xi-gets-a-lift/
    Bon vent
    André

    • rb1 dit :

      c’est le DSS (dynamique stabilite system)
      il y a déjà une version mini (en test dans une revue nautique de novembre, qui n’a pas couru) qui n’est pas très convaincante
      et 2 versions grand dériveur (un 28 pieds et un 30 pieds il me semble) qui eux semble très bien marcher
      leur problème est de devoir rentrer dans des jauges qui limitent la largeur
      dans leur forme actuelle ça n’est efficace que par faible gite mais bien pratique en rentrant dans la coque
      hors jauge et avec quelques modifs c’est le système qui me semble permettre au mono de redevenir compétitif face au multi
      les dernier IMOCA utilisent leur dérive en mode foil aussi (dérive incliné dans l’autre sens / aux premières dérive, quand on rajoute la gite ça donne pas loin de 45° au foil/dérive, mais sous la coque donc ça soulève mais ça n’augmente pas le couple de redressement)

      la dérive très à l’avant c’est un plan en canard (parfois c’est un safran)
      très bon pour la stabilité de route
      très efficace du fait de son orientation (comme les quille à trim un peu oubliée)
      mais ça pause des soucis dans les vagues, avec les mouvement du bateaux les résultats précédant ont tous échouer à ma connaissance
      mais ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu de tentatives
      avec des bateaux modernes, plus stables voir perce-vague ça peut être une belle option

      une devinette, un mini avec un foil d’Oracle ça fait quoi ?
      c’est que j’ai été surpris en voyant les vitesse moyennes qu’atteignent aujourd’hui ces engins

  8. Bonsoir André,

    Désolé, je n’avais pas vu les plans horizontaux. Il semblerait qu’il y ait aussi un plan symétrique vertical à l’avant. (s’il est orientable comme un safran, j’ai déjà vu le brevet d’un système semblable).

    En effet, avec 7 plans hydrodynamiques (en comptant la quille et le safran) c’est un véritable couteau suisse.

    à plus,

    GG

  9. André dit :

    Bonjour,
    Dans la catégorie "Ce qu’il ne fallait pas louper": l’article fort bien rédigé "1913-2013, les cent ans du voilier volant" d’un certain "Fred" dans la revue bateau de janvier 2014. ;)
    Félicitations à l’auteur.
    Bon vent et joyeuses fêtes de fin d’année
    André

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