trouvé sur le blog Foilborne du Moth-iste anglais Adam May :
Une jolie photo de son safran en pleine ventilation (cliquez dessus pour l’agrandir). On voit assez nettement que le “trou dans l’eau” se prolonge jusqu’au bas du safran, et on devine de grosses poches d’air au dessusdu foil. Comme Adam le dit, pas évident de faire cette photo d’une main en gardant le contrôle du Moth de l’autre dans ces conditions …
Une autre idée assez sympa, c’est de monter une caméra au bout d’un tangon, ce qui lui permet de s’auto-filmer tout en changeant l’angle de prise de vue.
Un autre phénomène hydrodynamique ennuyeux pour les bateaux rapides est la “ventilation”.
A ne pas confondre avec la cavitation, ce phénomène est également lié à la dépression causée à la surface supérieure d’un foil, mais aussi à l’arrière de tout profil se déplaçant juste sous la surface de l’eau.
Si la dépression descend en dessous de la pression atmosphérique, l’air est “aspiré” vers le bas et cause un “trou dans l’eau”. Outre un sillage plus important, ce phénomène cause surtout une perte d’efficacité du foil, particulièrement désagréable autour du safran d’un gouvernail : le bateau ne peut plus être dirigé correctement.
Pour contrecarrer cet effet, les foils sont munis de “fences”, petites plaques horizontales destinées à limiter la zone de basse pression vers le haut.
Les bateaux à moteur sont également souvent dotés de plaques horizontales au dessus des hélices, baptisées à tort “plaques anti-cavitation”. En fait elles évitent la ventilation qui pourrait être causée par l’hélice.