Ptites news 33

21 juillet 2014

Voilà une mini Ptites News d’été !
Un grand merci à ceux qui m’ont transmis des info. sans eux la page serait blanche ou presque.

A – Voile

Trifoiler
Roulements de tambour SVP, François Lys qui volait déjà depuis plusieurs années en Tornado à foils puis en Mystère est l’heureux propriétaire d’un Trifoiler venu tout droit des states. Voici des images de Maurice Gahagnon, excusez du peu !

 

F2 = 1/2ρ x V² SC2
Il y a déjà plusieurs semaines que nous échangeons avec Philippe et que j’ai la chance de découvrir les photos de son hydrofoil. Cela fait plaisir de voir que certains, comme Gurval ou Armand…., se lance encore dans la réalisation d’un engin volant. J’ai rencontré Philippe il y a quelques jours, de nouveaux essais sont prévus dans une zone de «sécurité» (et vaseuse !) avant des essais en mer…

F2 = 1/2ρ x V² SC2  de Phil  De Braeckelaer - photo PDB 01-06-14

F2 = 1/2ρ x V² SC2 de Phil De Braeckelaer – photo PDB 01-06-14

TFV
J’aurai voulu y être comme sûrement d’autres lecteurs, la Foiling Week s’est déroulée du 08 au 10 juillet sur le Lac de Garde. D’intéressantes vidéos sur le site. Et aussi de belles images ici.

Première sortie du Fodiator
Armand est dans l’ensemble satisfait du bateau. Le montage est rapide, la mise à l’eau facile… le reste sur son site : moi j’aime (la rotation du banc par exemple) !

Sailrocket
Merci GG, pendant que je fais autre chose que fouiner foil, GG fait l’intérim et me signal du lourd. Un certain Paul Larsen prépare un nouveau SAILROCKET III !

Raphael Censier
On parle de Raphael Censier même en Russie !

Flying Phantom
Info qui sent un peu la moisissure (vu la date de parution), Philippe Presti, entraineur d’Oracle, veut utiliser le Flying Phantom pour préparer la Cup

Semaine de vitesse de Brest nouvelle version !
J’évoquais cette info. dans la dernière Ptites News, voici la suite.

Ouest France 17-06-14

Ouest France 17-06-14

Stéphane Rousson
Pour ceux qui ne connaitraient pas le projet de Stéphane, une visite sur son site s’impose. En « 2 mots » : ballon + chien de mer…

RC
Je ne me lasse pas de ces images de modèles réduits à foils

Croisière rapide
Sur l’excellent blog Proafile, des dessins d’un projet de cata de croisière à foils signé Paul Bieker.

Kite
Tout est dans le titre (de la vidéo pas dans la chanson), I believe I can fly The best of Kitefoil ! Le top du kite à foil…

Forum
Ca cause foils sur Les foilz . com, quoi de plus normal

B – Moteur

Solar1 Monte-Carlo Cup
Mi juillet à eu lieu à Monaco la Solar1 Monte-Carlo Cup, la première course de bateaux propulsés uniquement à l’énergie solaire. 25 équipages avaient fait le déplacement, la plupart depuis des universités du nord de l’Europe et des Etats-Unis. En Open Class, la plus innovante avec une seule restriction, la longueur limitée à 8 mètres : doublé hollandais. Les Russes du Team Beluga Powered by Synergy remportent l’épreuve en V20, bateaux à foils. Pour en savoir plus, Yachting Magazine

BD Solar1 2014 @Franck Terlin.jpg

BD Solar1 2014 @Franck Terlin.jpg

A palpeur
Un bateau à moteur assez original avec un mono palpeur trainé à l’avant et semble t’il un monofoil assez reculé. Le site officiel. D’autres images ici

Intrados
Je reprends une nouvelle fois une info de GG laissée sur Portance 1/3 : « Quand on vous dit que l’intrados n’a qu’une importance limitée dans le phénomène de portance … Voyez ce que DASSAULT fait de ses intrados de Rafale :-)

C – Sans foil

Dingue !
Merci Daniel pour ce lien, des images de vol de Pélican comme si vous étiez assis au bout de son bec !

Surf en Skimboard
De belles images de Fred Compagnon qui surfe de belles vagues en skimboard avec départ depuis un SUP !

Eric Barone
OK cela n’a rien à voir avec l’eau, quoiqu’à cette vitesse la glace doit fondre. Un vidéo pour le plaisir et pour l’auteur du film qui se reconnaitra et pour son compère le grand marcheur… Surtout pour le plaisir de voir les exploits de EB.

Bonnes grillades !


Ptites news 32

20 mars 2014

Et oui, revoilà la « Ptites news » de Foilers ! Un peu de tout sur les foils. Si vous avez des informations, sites… à proposer, la partie commentaire elle là pour ça…

A voile

Bases de vitesse

A – Weymouth

La semaine de Weymouth aura lieu du 12 mai au 16, à suivre… Voici justement des images de cette base dans les années 80 !

B – Brest

Voici un article trouvé dernièrement dans le Télégramme, le renouveau de la base de Brest …. ?

Le Télégramme 04-03-14

Le Télégramme 04-03-14

Kotuku

Jolie petite bête à foils made in NZ. Même si ce n’est pas le même type de foils, j’ai l’impression de voir bnaviguer mon canot (PK).

Efficacité

Echo 36 Histoire sous le vent - photo P Pigrée 2014

Echo 36 Histoire sous le vent – photo P Pigrée 2014

Philippe Pigrée, propriétaire d’un Echo 36, avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger lors de la mise en place de foils sur son bateau, m’a envoyé un lien vers une vidéo très intéressante. Pendant une virée entre la Guyane et la Martinique, le foil tribord de « Histoire sous le vent » s’est retrouvé coincé par un morceau de filet. Lors des virements de bord Philippe a pu constater une nette dégradation du comportement du flotteur dépourvu de foil

Bassin

Emmanuel Roche, membre de l’AYRS m’a fait suivre un lien qu’il a reçu via John Perry de l’AYRS. Cette video fait suite à une visite du “ Marine Building at University of Plymouth”. Impressionnant matériel qui fait rêver…

Design

Pour la « beauté » du trait plus que pour la faisabilité ! Les foils inspirent les designers : Miroslav Dorotcin.

Trifoiler

Je ne me lasse pas d’admirer le vol d’un Trifoiler et maintenant que je sais qu’il y en a un qui va bientôt arriver pas très loin de chez moi… C’est un peu long car le début de la vidéo montre la fin du montage de l’engin.

Rich Miller

Voici une vidéo d’un essai de la planche à foils de Rich Miller.  Sans oublier celle-ci.

F16 Australien à foils

F16 à foils, un seul foil centrale et deux foil arrière (sauf erreur) ! Quid de la régulation ???

Hobie Tiger à foil

Très belles images de ce Super Foiling Tiger.

F20 à foils

En vol par 4 nœuds de vent ! Bateau déjà présenté dans la Ptites news 30, voici sa page Facebook.

Saildrone LLC

Voici une très intéressante vidéo proposée par Nicolas Felix sur son Blog Scoop It. La « balade » d’un drone à voile.

A moteur

Le Kometa breton

Suite au précédent article « De Stettin à St Nazaire à bord d’un Kolkhida », André (Margodenn) m’a fait suivre cette belle photo d’un Meteor ou Kometa (modèles proches). Ce bateau faisait la liaison Brest /Ouessant dans les années 70. Llongtemps stocké dans le cimetière à bateau de Landévennec au fond de la rade de Brest, il a depuis été démoli (ici d’autres photos)…

Kometa "breton" - photo Margodenn

Kometa "breton" – photo Margodenn

Wood

Ce n’est pas du high tech, voici des vidéos de la fabrication de foils en bois réalisés pour équiper une prame à moteur puis la navigation de l’engin sur un canal.

Wet & wild

Jet ski quadrifoil à moteur électrique dont le bord d’attaque des foils comporte des "tubercules" comme celles présentes sur les nageoires des baleines (forme aussi testée sur des éoliennes).

Torqeedo cruise

Un jet ski à foils et électrique !

Water bike

A voir pour le départ de ce vélo à foils sans flotteur.

Bras d’Or R-103

De très belles images de ce projet d’engin à foils Canadien du milieu des années 50.

Autre chose

Makani power

La  société Makani power développée entre autre par Don Montague vient d’être achetée par Google. Elle a développé un concept très novateur d’éolienne volantes et déplaçables. A voir !

Hangar rat

Rien à voir avec les foils quoi que, il y a bien des ailes, voici un lien vers un site (en anglais) sur un Hangar rat, avion ultraléger à faire voler sous abri !

Konstruktor DIY Kit

Ou comment construire soit même son reflex argentique !

Modèle réduit

Ok, c’est un mono mais les images de cette réduction de Volvo Ocean 65 dans les vagues sont impressionnantes…


De Stettin à St Nazaire à bord d’un Kolkhida

5 février 2014

Il y a 5 ans, touché par la destruction d’un hydrofoil Russe de type Kolkida, j’avais essayé de retracer la fin de ce navire dans l’article «Triste fin». Il y a quelques semaines, Jean Paul Jannin, le commandant qui a réalisé le dernier voyage de cet engin volant, m’a contacté et m’a transmis le compte rendu de ce dernière navigation (je ne tiens pas compte du transfert St Nazaire/Lorient). Le texte de Jean Paul retrace ce dernier voyage fort épique et permet d’apporter des éclaircissements à mon article de 2009. Il reste que ce bateau aurait très bien pu connaitre un autre sort que sa destruction à l’engin de chantier…

De Stettin à St Nazaire

Par Jean Paul Jannin

Le dernier voyage du Delfin 1 – F Monsonnec 02-2014

Le dernier voyage du Delfin 1 – F Monsonnec 02-2014

Stettin / Kiel

Au mois de mai 2004, un ami d’Ajaccio m’appelle pour me dire qu’il y a un bateau à transférer de Pologne à Ajaccio. Très intéressant comme manip ! Nous prenons contact avec le propriétaire. Il a acheté, en Pologne, une vedette en aluminium du type hydroptère, le Delfin 1. La vedette de trente quatre mètres de longueur est motorisée avec deux fois mille quatre cents chevaux et peut embarquer cent vingt passagers. Une fois déjaugée, elle atteint les quarante deux nœuds. C’est un modèle soviétique du type Kolkhida  prévu pour aller sur les fleuves et dans des mers fermées dont les vagues ne dépassent pas deux mètres de hauteur. L’idée est d’amener cette vedette en Tunisie pour faire la liaison entre Hammamet et Sousse où se trouve un énorme parc d’attraction. La liaison par hydroptère est beaucoup plus rapide que par autobus compte tenu de l’encombrement de la route.

Le collègue et moi partons pour Berlin où nous attend le propriétaire. Ensuite en voiture jusqu’à Stettin. Le Delfin1 est sur cale hors de l’eau. Le Bureau Veritas ayant exigé une inspection de coque à sec. Heureusement, car il s’avère qu’il y a la ligne d’arbre tribord à changer. En inspectant soigneusement les ailerons arrière, en titane, supportant les deux arbres d’hélice et le gouvernail central, il me semble qu’il y a quelque chose de pas net. En effet, en s’éloignant un peu, on s’aperçoit que la partie horizontale tribord de l’aileron est plus épaisse que la partie bâbord. En inspectant de plus près et en prenant des mesures, il me semble que cet aileron a pris un sacré coup dans la figure ! Il y a même des traces de soudure sur la partie supérieure. Une fois la ligne d’arbre remontée, les hélices mises en place, il se trouve que l’espace entre le moyeu de l’hélice et le palier est plus grand à tribord qu’à bâbord. Cela prouve que l’ensemble de l’aileron est légèrement tordu vers l’avant. Je vais voir le directeur du chantier  entretenant le bateau et lui demande, très discrètement, si, par le plus grand des hasards, il n’aurait pas eu vent d’un accident à grande vitesse. Tout aussi discrètement, il me tend la photocopie d’un rapport d’avarie. Lors d’une traversée Pologne/Suède, ils se sont payés un filet à quarante nœuds. Le choc a été d’une telle violence que le moteur tribord a calé net et que la ligne d’arbre a reculé. Ils ont eu aussi une voie d’eau, par le presse-étoupe de ligne d’arbre, une fois la coque rentrée dans l’eau. Ils sont rentrés à Stettin sur une patte en pompant en permanence dans la cale machine. Heureusement que les soviétiques construisaient leurs navires costauds. Un engin comme celui-là construit en France, son arrière n’aurait pas tenu et il serait toujours au fond de la baltique.

Hydrofoil type Kolkhida en Grèce - by ft011291@PLANET

Hydrofoil type Kolkhida en Grèce – by ft011291@PLANET

 Nous sommes quatre d’équipage à bord, mon collègue et moi comme capitaines, un mécanicien polonais et un français. Si la coque est solide, le reste, en particulier tout ce qui est électrique, est un foutoir monumental. Le groupe électrogène a un mal fou à démarrer car sa pompe de circulation d’eau de refroidissement n’est pas tout à fait étanche et il faut l’amorcer avec du liquide vaisselle ! La puissance des moteurs est telle qu’il faut laisser en permanence la porte étanche de la machine ouverte pour qu’il y ait suffisamment d’air pour la combustion. On règle la puissance des moteurs en fonction de la température des turbocompresseurs qui ne doit pas, normalement, dépasser 550°. Les températures d’échappement sont largement supérieures à 450° et il faut refroidir, en permanence, les deux cheminées d’échappement par un système de tubes en cuivre, dans lesquels circule de l’eau de mer, qui entourent les tuyaux. Les moteurs sont des BMW excellents normalement, mais manifestement, pas très bien entretenus. Nous demandons des analyses d’huile et il s’avère qu’il y a une usure anormale des chemises de cylindres et des paliers. A chaque démarrage, nous envoyons une quantité phénoménale de calamine dans l’air autour du bateau. A croire que nous marchons au charbon. Le conditionnement d’air ne fonctionne plus. Si ce bateau arrive jusqu’en Tunisie, je ne sais pas si les passagers apprécieront d’être coincés dans leur siège et sans climatisation !

Le Bureau Veritas nous donne sa bénédiction et nous nous préparons à partir. Les seules restrictions sont : pas de vagues de plus de deux mètres de hauteur maximum et interdiction de navigation de nuit. Surprise de dernière heure, le capitaine polonais et son chef machine devant nous accompagner jusqu’à Kiel nous disent qu’ils débarqueront à Świnoujście (ex Swinemünde),  se trouvant à l’embouchure de l’Oder, avec les russes du Bureau Veritas. Ils nous disent qu’ils ont des problèmes et ne peuvent nous accompagner, mais qu’ils nous mettront le bateau en main pendant la descente de l’Oder vers la mer. Je ne suis pas d’accord, car ce type de bateau ne se met pas en main en cinq minutes. Nous sommes sur une fusée et il faudrait presque un brevet de pilote d’avion pour commander ce truc ! J’insiste auprès du propriétaire mais celui-ci nous répond que mon collègue et moi sommes excellents et que ça va aller. Dans le lac entre Stettin et Swinemünde, nous poussons la bête et la faisons sortir de l’eau. Puis, nous rentrons dans l’eau. En effet, à grande vitesse, la coque sort totalement de l’eau et le navire glisse sur ses ailerons. C’est ce qui permet d’atteindre une grande vitesse avec une consommation de carburant relativement modique. Par contre, nous ne pouvons naviguer qu’avec des vagues inférieures à deux mètres de hauteur au maximum. Sinon, il faut se résoudre à rentrer la coque dans l’eau et ne pas pouvoir dépasser quinze nœuds. La procédure de décollage, si j’ose m’exprimer ainsi, est simple. Face à la vague, on pousse les moteurs à fond, on ne touche surtout pas à la barre de direction et on espère que la coque va monter sur ses ailerons. Si au bout d’une minute la coque n’est pas sortie, il faut couper les gaz. Dès la sortie de l’eau, il faut manœuvrer très délicatement car, à 42 nœuds, pas question de donner un coup de barre intempestif. D’ailleurs, la commande de barre est en deux parties. Une barre normale pour les basses vitesses, et, pour les grandes vitesses, un grand volant de camion avec une démultiplication telle qu’il faut donner au moins quatre tours pour obtenir deux degrés de barre.

Kolkhida en coupe - DR

Kolkhida en coupe – DR

Pendant l’essai, le mécanicien français, qui ne s’attendait pas au choc, glisse sur une marche et se foule une cheville. Mauvais début de croisière. Nous débarquons tous nos passagers à Swinemünde et pas plus rassuré que cela, nous mettons le cap vers Kiel. Notre mécanicien est inapte au quart, le mécanicien polonais surveille ses moteurs, nous sommes seuls, le collègue et moi, à la passerelle. La mer est maniable, mais il y a quand même, de temps en temps, des creux un peu plus marqués mais que nous estimons inférieurs aux deux mètres. Nous nous enhardissons et poussons la machine. Le bateau décolle, je pilote en tenant un œil sur le compas et un autre sur les vagues. Nous nous apercevons que le gyrocompas n’est pas stable. Nous aurons donc des problèmes de tenue de cap en manche. Je ne fais pas attention à une vague qui arrive car je surveille mon cap. Et c’est la catastrophe. Le nez plonge dans la vague, je coupe les moteurs, mais c’est trop tard. A 40 nœuds, nous pénétrons dans la vague qui nous submerge. Deux vitres sur trois éclatent mais restent en place. C’est du verre blindé, il s’est fragmenté mais est resté dans le châssis. Heureusement pour nous. Par contre, l’aileron supérieur bâbord supportant deux radeaux de sauvetage a été arraché de la coque et les deux radeaux sont gonflés non loin de nous. L’aileron pend vers le bas, encore retenu par un morceau d’aluminium. Nous prévenons les gardes-côtes allemands de Rostock de ce qui nous est arrivé, leur signalons qu’il y a deux radeaux de sauvetage gonflés dans le nord du Cap Arkona, mais qu’il n’y a personne à bord. Nous faisons route vers Kiel et voyons arriver deux navires des garde-côtes qui viennent récupérer les radeaux. Ils nous demandent si nous désirons les reprendre.  Ont-ils une école maritime à Rostock ? Leur réponse étant affirmative, je leur dis que je fais cadeau des radeaux à l’école pour l’instruction des élèves. Congratulations réciproques, bon souhait de bonne route, ils repartent et nous aussi. Sauf que pour nous, la galère commence. En effet, ne connaissant pas l’ampleur des dégâts, je n’ose accélérer, et c’est à une vitesse de dix nœuds que nous transitons vers Kiel. Oui, mais, à cette vitesse, tout surchauffe dans la machine, alors de temps en temps il faut accélérer, mais le bruit que fait l’aileron tapant contre la coque, me fait réduire assez rapidement. Nous aurions dû arriver à Kiel vers 16 h, nous y sommes arrivés le lendemain matin vers 7h. Le propriétaire ainsi qu’un des actionnaires de la société étaient sur le quai. Nous examinons les dégâts. Il faut changer deux vitres de la passerelle et ressouder l’aileron bâbord. Un chantier du port peut, immédiatement nous changer les deux vitres, mais ne peut souder de l’aluminium. Pour cela, il faut emprunter le canal et s’arrêter au milieu dans un chantier spécialisé pour l’aluminium. En attendant, nous amarrons l’aileron ce qui nous permettra de monter en allure. Pendant la réparation des vitres, je grappille quelques heures de sommeil. Réparation terminée, nous allons au quai pétrole refaire un plein. Ensuite, entrée dans le canal. Surprise, une fois dans le sas, le pilote me prévient qu’il faut aller régler les droits de passage. J’y vais avec un chèque de la boîte. Refus de la tour de contrôle. Pas de chèque. Je suis obligé de régler avec ma carte bancaire personnelle. Enfin, nous sommes autorisés à continuer.

Le pilote nous fait accoster au chantier de Frühnebel qui va nous réparer notre aileron. Bien, le patron est là et nous emmène dans un hôtel où nous pourrons, enfin, nous laver (quoique étant ancien sous-marinier cela ne me gène pas outre mesure !), mais surtout se ravitailler et dormir. Concernant le ravitaillement, je me rends compte que les poches des chefs sont surtout remplies d’oursins ! Il n’empêche que je me fous de leur opinion et que je demande mon whisky vespéral en regardant, d’un air patelin, leurs tronches longues d’une aune.

 

Kiel / Cuxhaven

Le  lendemain matin, l’aileron est à poste. Le pilote embarque et me demande à quelle vitesse je peux aller. Je lui dis 42 nœuds. Avec un air gourmand, il me dit que nous allons arriver dans un espace très large et que, si je pouvais, éventuellement, lui faire une démonstration, cela ne lui déplairait pas. Pas de problème. Nous sommes en queue de convoi, arrivés à l’endroit prévu, je bourre les moteurs, nous décollons, atteignons les 36 nœuds, mais il n’y a pas assez d’espace et je coupe. Le pilote est bluffé et ravi. A la relève, au milieu du canal, il en parle à son collègue qui me dit qu’il y a un endroit assez large et que, si je voulais bien lui faire une démonstration, il m’en serait reconnaissant. On a beau avoir gagné la dernière guerre, faire plaisir à un ancien ennemi est gratifiant ! Nous sortons du canal et entrons dans l’Elbe. Nous devons faire escale à Cuxhaven. Je monte à 42 nœuds jusqu’à l’entrée du port. La capitainerie, voyant le type de navire, préfère nous rentrer dans le bassin à flot. Une fois amarré, l’associé de la compagnie que nous avons à bord depuis Kiel et que nous aurons, hélas, encore longtemps, va chercher un hôtel. Pendant ce temps, la douane se manifeste et vient à bord. Gestapo, Papier, Kontrol et tout ça ! Non je plaisante. Les douaniers contrôlent mes papiers. S’assurent que la partie sous douane n’a pas été ouverte et nous souhaitent un bon séjour au port. J’aimerais qu’il en soit de même en France. Nous allons dîner. L’associé et l’équipage (dont nous avions débarqué le mécanicien français à Kiel à cause de sa foulure) vont à l’hôtel. Je rentre à bord dormir sur une banquette. Je n’aime pas laisser mon bateau tout seul. J’ai apprécié l’escale à Cuxhaven. Très jolie ville, accueillante, mais toujours sous la menace des hautes eaux comme Venise. Sauf qu’ici, on voit des portes étanches dans les rues. C’est tout de même impressionnant.

Intérieur du Delfin 1 lors de sa mise en vente – photo DR

Intérieur du Delfin 1 lors de sa mise en vente – photo DR

Cuxhaven / Dunkerque

Lendemain matin appareillage. Ouverture du sas, nous sortons pour gagner la mer du nord. Direction la Hollande. Pas très facile de naviguer à cette vitesse en essayant de ne pas sortir des rails, tout en essayant de ne pas avoir de problème quand nous franchissons une vague de sillage. Une fois suffit pour les vitres, d’autant que les nouvelles ne sont pas blindées ! Nous dérivons et avons un avion de patrouille maritime hollandais qui nous survole et nous colle un PV parce que nous sommes sortis du rail. Bon, tant pis pour moi. En fin d’après-midi, nous stoppons pour compléter notre carburant, avec les deux réservoirs supplémentaires, façon avion de chasse, que nous avions embarqués en Pologne. Le seul problème est que nous avions prévu de faire escale en hollande. Avec le PV, il valait mieux continuer vers la France. Hélas, je n’ai qu’une carte générale de la zone car au départ de Pologne, nous n’aurions pas du nous arrêter à Dunkerque. Je tente le coup. Me glisse entre les bancs de sable, et nous entrons en catimini dans le port à flot de Dunkerque ouest. Nous n’avons pas fini de nous amarrer que des vigiles nous tombent dessus. Plan Vigipirate et toutes ces sortes de choses, contrevenants, terroristes, etc. Je montre les papiers, explique que nous sommes quasiment en rade de carburant et que nous aimerions bien dormir. Les gars sont compréhensifs et nous laissent à notre poste.

Le lendemain matin, il faut partir vers le port pour refaire du gazole car nous sommes, réellement, en fond de cuve. J’accoste au quai pêche pour demander du gazole. Le responsable me répond qu’il ne peut me délivrer du gazole car je suis bâtiment de commerce. Je suis étonné et lui fais remarquer qu’en Méditerranée les petits bâtiments de commerce peuvent se ravitailler dans n’importe quel port. Réponse, nous avons des ordres de la douane. Bien, nous devons nous plier aux lois françaises. Je fais remarquer la chose à mon collègue, qui râlait beaucoup quand nous étions à Stettin, et qui attendait avec impatience d’entrer dans les eaux françaises, afin d’avoir moins de tracas, et lui demande quel est son sentiment actuel. Ce n’est pas la peine d’ergoter, je me présente à la douane avec tous les papiers du bateau. Certificat de francisation établi par l’ambassade de France à Varsovie, permis de navigation établi par les affaires maritimes d’Ajaccio ainsi que le rôle d’équipage, dédouanement du navire établi par les douanes d’Ajaccio, immatriculation provisoire au registre des navires de commerce français, acte de propriété transcrit par l’ambassade de France à Varsovie. Rien n’y fait. Le douanier de service estime qu’une ambassade de France n’est pas habilitée à dire si un bateau est français ou pas et qu’il considère le certificat de francisation pas tout à fait comme un faux, mais pas loin. Bon, j’ai besoin de mon carburant donc je la ferme. La station des pêcheurs me dit   de voir avec le port de commerce. Bien, je le contacte, j’ai une personne qui me demande de combien j’ai besoin. Quand je lui dis qu’il me faut huit tonnes elle me répond qu’elle est désolée mais la livraison minimum est de trente tonnes. Je remercie et annonce que je me débrouillerai autrement. Une rafale de coups de téléphone avec la Corse. Un retour sur Paris. Un appel d’une secrétaire d’une compagnie pétrolière, avec qui nous travaillons d’habitude, me dit tel jour à telle heure, un camion devant livrer le gazole au port de pêche de Dunkerque, s’arrêtera d’abord chez vous pour vous donner huit tonnes de fuel. Mais rapidement et, surtout, que personne ne le sache. Tôt le matin le camion est là. Nous embarquons nos dix mille litres de gazole et appareillons.

Dans l’écluse Tristram le courant me plaque contre la paroi et mon aileron tribord s’accroche au mur. Le temps de faire stopper le sassage, l’aileron se soulève et se dessoude par en dessous. Nous décollons de la paroi et sommes projetés contre la porte extérieure. Un inspecteur du port vient contrôler l’état de la porte. Il n’y a pas de dégâts. Nous avons une brèche en dessous de l’aileron et la vitre du compartiment avant tribord cassée. Nous retournons à quai. Par chance, il y a un chantier de construction, spécialiste de l’aluminium, à côté du port. Devis établi et accepté, la réparation commence. Nous faisons remplacer aussi la vitre. Quatre jours après, nous sommes parés. Nous avions décidé d’abord, de faire escale à Cherbourg. Compte tenu des retards accumulés, je décide de faire route directe sur Brest.

Dunkerque  / Brest

Appareillage prévu à 6h du matin. Il y a un brouillard à couper au couteau. Nous nous déplaçons au radar dans le port. Je me trompe d’écluse et, croyant être dans la Tristram, j’annonce à la vigie que je suis prêt à être sassé. La vigie m’annonce, en rigolant, que je suis dans la Charles de Gaulle, mais qu’il va me sasser quand même. Nous embouquons le chenal de sortie à toute petite vitesse. Visibilité inférieure à cinquante mètres. La vigie nous signale que nous allons croiser un cargo, je me tiens le plus près possible des bouées latérales pour lui laisser la place. Mais avec mon tirant d’eau de trois mètres cinquante et mes foils qui débordent sous la coque, j’ai peur d’accrocher quelque chose. Enfin le cargo nous croise. Je reviens au milieu du chenal et sors vers la Mer du Nord. Je suis en sueur, j’ai l’estomac noué, en bref, une trouille monumentale de m’échouer. Au bout d’une heure, le temps s’éclaircit enfin. Nous prenons le rail descendant en Manche et pouvons monter en allure. Le temps est superbe et la mer très calme. Il n’y a même pas de houle. Nous tournons à quarante nœuds. La seule difficulté est le franchissement des vagues de sillage des navires que nous doublons. Nous mettons le cap sur l’entrée du chenal du Four. Je demande au Cross Corsen l’autorisation de transiter par les chenaux intérieurs. Il ne m’autorise que le Four et le Fromveur avec une vitesse inférieure à quinze nœuds. Je n’ai pas la carte détaillée de la zone, mais les souvenirs du cours de chef de quart sont toujours vivaces. Je descends le chenal du Four puis tourne à droite pour prendre le Fromveur. Après le phare de Kéréon, un large virage à gauche en direction du phare des Pierres Noires. Je suis remonté en allure et file maintenant trente nœuds. Passé les Pierres Noires, direction le goulet de Brest. J’appelle la vigie du Portzic et lui demande s’il existe une limitation de vitesse dans le goulet et en rade. Réponse : pas à notre connaissance. Au poil, j’entre en rade à trente nœuds jusqu’au port du Moulin Blanc où nous nous accostons pour la nuit. Le lendemain matin, il faut faire du carburant. Il nous reste un peu moins de cinq cents litres en soute.

Nous accostons à la station. Compte tenu des problèmes de ravitaillement à Dunkerque, je demande au gérant de m’accompagner chez les douaniers. Ces derniers sont étonnés et me disent que mes papiers sont parfaitement en règle et qu’ils ne comprennent pas l’attitude de leurs collègues dunkerquois. Nous faisons le plein. Embarquons de quoi manger et boire et direction Saint Nazaire.

Kolkhida en Grèce - by Petros Psarras

Kolkhida en Grèce – by Petros Psarras

Brest / St Nazaire

Le Cross Corsen m’ayant interdit de passer par le Raz de Sein, je suis obligé de faire le grand tour par Armen. Bah, le temps reste au beau fixe avec un magnifique soleil. Dés la sortie du goulet, nous réglons à quarante nœuds. Nous virons à Armen, passons Penmarch, puis cap sur Belle Ile. Au large de Belle Ile, le sémaphore du Talut demande au navire croisant à quarante nœuds cap au sud-est de s’identifier. Nous le faisons volontiers.

A l’entrée de l’estuaire de la Loire, nous devons fortement ralentir car il y a beaucoup de filets de pêche. Nous remontons l’estuaire et nous accostons dans l’avant port de Saint Nazaire pour attendre la marée, permettant d’ouvrir l’écluse d’accès aux bassins de Saint Nazaire et de Penhoët. Nous entrons dans l’écluse. La porte extérieure se ferme. L’intérieur s’ouvre, le pont se soulève pour nous laisser passer. Nous défilons devant la base sous-marine en direction du pont tournant, séparant les deux bassins, et nous accostons au quai du Dolmen. Je vais me renseigner pour le ravitaillement en carburant. La station service des pêcheurs se contente simplement de faire une photocopie de l’acte de francisation pour pouvoir me délivrer le carburant.

Kolkhida en Grèce - by Petros Psarras

Kolkhida en Grèce – by Petros Psarras

 St Nazaire / St Nazaire

Le plein de carburant fait, nous nous préparons à partir vers Gijón en Espagne. Appareillage à la fraiche, descente de la Loire, le stationnaire des pilotes s’inquiète un peu de savoir qui nous sommes. Enfin dehors, et direction sud ouest vers l’Espagne. Le temps est plus que maniable, nous sommes à une allure raisonnable pour la consommation, soit trente cinq nœuds, les températures moteurs, turbo et échappement sont dans la bonne fourchette. Nous sommes résolument optimistes, quand je vois mon chef machine monter sur le pont, sans me prévenir, et tourner autour de la cheminée bâbord. Je pousse une gueulante car se promener sur une surface arrondie, sans gilet de sauvetage ni ceinture de sécurité, relève du suicide pur et simple ! Le chef vient me rendre compte que nous avons un problème de refroidissement sur la cheminée bâbord. Un des circuits est percé et l’eau coule dans la cale. Nous ne pouvons maintenir le rythme de ce moteur sans avoir le risque d’un feu de cheminée. Nous prenons la décision de retourner à Saint Nazaire. Nous revenons donc dans l’avant port pour attendre l’ouverture de l’écluse. Au moment de partir, le moteur tribord refuse tout démarrage. J’entre dans l’écluse uniquement sur le moteur bâbord et, surtout, sans prévenir la capitainerie de mon problème, car, je ne tiens pas à payer un remorqueur d’assistance. Nous nous remettons à quai.

Investigation de la panne. Nous virons le moteur à la main. Il tourne puis se bloque. Nous repartons en sens inverse, il tourne puis se bloque à nouveau au même niveau. Nous essayons un lancement normal à l’air et la bourrique, telle l’âne moyen, se bloque encore au même endroit. Après étude des différents rapports en notre possession, nous en déduisons que ce moteur a déjà eu une avarie de ce type, suite au problème en baltique avec le filet dans l’hélice. Les analyses d’huile effectuées en Pologne indiquaient d’ailleurs, qu’il y avait un problème d’usure sur ce moteur. Bien, le bateau étant bloqué à Saint Nazaire pour une durée indéterminée, mon collègue et moi décidons de rentrer en Corse. Le chantier BMW marine prend en charge le problème. Deux semaines après, je reviens à Saint Nazaire pour récupérer des affaires personnelles restées sur Delfin1. Le moteur est à l’atelier. On me présente le résultat des expertises. La bielle du cylindre n°1 est vrillée, le bas du piston est mangé comme par un dragon, les bielles des cylindres 2 et 3 sont, à peu près, dans le même état, mais moins accentué. Il s’avère que le cylindre 1 est celui qui a cassé lors de l’accident en baltique. Le moteur ayant une faiblesse à ce niveau, les températures d’échappement ayant dépassé la normale, l’avarie est arrivé. Si nous avions maintenu notre route le moteur aurait, peut-être tenu le coup, mais, il nous aurait, très certainement, lâché dès que nous l’aurions stoppé. Il vaut mieux que cela ce soit fait dans un port français. Nous avons donc deux avaries, indépendantes l’une de l’autre. Refroidissement de la cheminé bâbord à refaire, moteur tribord à refaire. L’associé que nous avons à bord râle tant et plus, car il a, d’après ses dires, investi toutes ses économies dans ce projet. Je lui fais remarquer que dans le milieu maritime, il y a aussi des margoulins. Pour vendre un bateau pourri, tout est bon ! Ensuite, quand on ne connaît rien dans le domaine maritime, on n’essaye pas de devenir armateur, surtout quand on n’en a pas les moyens. Si les armateurs avaient fait un simple tour d’horizon sur internet, ils se seraient rendus compte qu’il y avait quelques bateaux de ce type à vendre en Méditerranée, et à un prix nettement inférieur à ce qu’ils ont payés. Les bateaux d’occasions sont aux bateaux neufs, ce que les voitures d’occasions sont aux voitures neuves. Ce n’est pas le tout de regarder la peinture et l’aspect général extérieur, il faut plonger dans les cales, sous les bâtis moteurs, planter un couteau dans un coque en bois, vérifier qu’il n’y a pas d’osmose sur un bateau en plastique, que les mises à la masse sont bien équilibrées sur un bateau en aluminium, sinon, baisés !

Sur ce, Delfin1 est immobilisé au port. La remise en état du moteur va coûter très cher, environ trois cent mille francs au minimum. Il n’y a plus de raisons de conserver un équipage. Nous rentrons chez nous, la compagnie nous règle notre salaire et au revoir.

Delfin 1 avant sa destruction Lorient – F Monsonnec 13-08-2006

Delfin 1 à Lorient avant sa destruction – F Monsonnec 13-08-2006

Lorient

Par F. Monsonnec

Les « obscures raisons » qui ont abouti à la destruction de ce bateau sont résumées dans mon article « Triste fin ». Huit ans après je ne comprends toujours pas… D’après Jean Paul, qui a pris un réel plaisir à commander cette bête, le bateau n’était pas à la hauteur des attentes et du prix demandé. Mais c’était alors pour faire la liaison entre Hammamet/Sousse. Quand il a été détruit, les propriétaires avaient changés et même si le projet de restaurant pour lequel il avait été acheté n’était pas réalisable, je pense que ce bateau aurait très bien pu trouver une autre destination. Toujours pour voler ou comme certains anciens spécimens, pour servir de maison flottante…

A qui confie-t-on le transfert d’un Kolkhida ?

Né en 1944 à Ajaccio, Jean Paul Jannin  est entré à 15 ans à l’Ecole des mousses de la Marine Nationale. Après 30 années dans la marine dont une bonne partie sur les sous-marins, il a quitté la « Royale » avec le grade de capitaine de corvette. Il a ensuite été formateur pour la Marine Marchande, commandé des vedettes de promenade et des yachts de grande plaisance en Méditerranée. Il a navigué comme maître d’équipage sur les NGV de la Corsica Ferries, commandé un cargo au Bénin et un bâtiment de débarquement au Gabon. Il a été conseillé technique maritime du Directeur Général de la Douane de Cote d’Ivoire. A Fort de France il a rempli la fonction de capitaine d’armement d’une compagnie de vedettes. Sa carrière s’est achevée comme capitaine d’une vedette hydrographique au service du centre spatial guyanais. Bref, on comprend à la lecture de ce «CV» qu’on lui ait confié le rapatriement d’un hydrofoil…  Jean Paul Jannin prépare en ce moment la réédition de son livre qui sera disponible courant avril.

Les tribulations d’un marin corse en Bretagne et autres lieux exotiques

Les tribulations d’un marin corse en Bretagne et autres lieux exotiques

D’autres engins du même type en vente

Ships for sale

Hydrofoils available 4 sale

Mahart


Ptites News 31

22 septembre 2013

La dernière Ptites News date du mois de mai, la N°30 (et le dernier article de juillet !)! L’opus 31 mériterait d’être débaptisé car il sort du frigo ! Et pas d’un réfrigérateur familial mais de la chambre froide d’un abattoir ! Pas très fraiches les news mais l’essentiel de ce format est aussi de servir de vitrine et de mettre en avant des liens glanés lors de mes errances ou de celles des lecteurs.

1 – A voile

Le coin des amis de Foilers

Gurval !

Bravo à monsieur et madame Lego d’avoir déposé le petit Gurval sur notre belle planète. Bien que vu les idées de Gurval je pense qu’il a envie de quitter la planète sur un des engins délirants qu’il a imaginés à partir des précédents « délires pas si délirants » de GG Delerm. Ah, il y a du fondu ! Voir aussi les premiers essais en vidéo sur son blog.

Dafoilboard par Gurval Légo – 09/2013

Dafoilboard par Gurval Légo – 09/2013

François Lys, Maurice Gahagnon

Cela fait un moment que j’échange avec François qui depuis quelques années monte sur ses cata. une paire de foils réalisée par Maurice Gahagon (Loisirs 3000). J’avais un petit stock de photos et de vidéos, François a eu la bonne idée de mettre une page en ligne, peut être pour vous aider à sauter le pas ? A ne pas louper en bas de page des photos des engins de Maurice… Je reprends aussi deux des vidéos que Maurice à placées sous le précédent article…

Armand

J’ai honte d’avoir autant tardé à remettre en avant le travail d’Armand dont je présentais le bateau dans la « PN 30 ». Et bien,  il a navigué en juin ! Et Armand a fait beaucoup d’autres choses depuis !


A voile toujours

América’s Cup

22/09/13 : ETNZ 8 / Oracle 3 (mais 5 victoires). Nous ne sommes pas loin de l’épilogue. Le gagnant sera-t-il, ou est-il, votre favori ? Rappel : Site officiel.

Certains ont appréciés cette cup à 100%, d’autres ne n’ont pas été complètement emballés, enfin certains n’ont pas appréciés du tout !

Quid du format de la prochaine ? Mon ami DC, a eu l’occasion de parler avec des pointures, lors de son passage à San Fransicso. Elles doutaient du fait que la prochaine cup allait se courir sur des AC72, des bateaux chers, dangereux et qu’un faible nombre d’équipes peuvent réaliser. Daniel aussi d’ailleurs, et il n’a pas vraiment besoin de l’avis de « pointures » pour le penser. Daniel est celui qui a permis aux Américains de prouver devant le tribunal qu’ils avaient le droit de courir en catamaran lors de la « Cup 1988 ». Voir si besoin Radical ou Blue Arrow. Christian Février (surnommé le pape des multicoques) partage le même avis. Idem pour le regretté Dick Newick (grand archi. américain surnommé le sorcier de Martha’s Vineyard) avec qui j’en discutais en mai dernier. Bref, beaucoup pensent qu’il aurait même été préférable de courir avec des AC45 ! Le prix augmente plus vite que l’échelle, et les emmerdes aussi, ainsi que les dangers… Des avis ?

Voici pour ceux qui ne font pas partie des déçus et qui veulent poursuivre sur le sujet un lien : une interview sur la cup de Pete Melvin de Morrelli & Melvin qui a participé à la rédaction de la jauge…

Après la "big", la "Little América’s Cup"

C’est maintenant : du 23 au 29 septembre à Falmouth ! J’espère que la couverture média sera à la hauteur, car le plateau est très alléchant : 8 bateaux, 7 pays…

Les teams :

Voici quelques liens pour rêver devant les beaux catamarans de la "LAC" et découvrir, si vous en aviez besoin, les équipes inscrites :

Kite Scooter !!!

Beau, beau, beau… D’autres vidéos du même auteur, , et des photos, ici.

Mirabaud

Mirabaud LX navigue depuis mai avec un nouveau flotteur et des foils de grande envergure.

L’Hydroptère

Nous n’en avons pas parlé sur Foilers, ni sous forme d’article, ni lors de nos commérages en dessous des articles, mais l’Hydroptère renonce une nouvelle fois au record du pacifique. La bête est « bloquée » aux states… Course au large l’annonçait en aout ainsi que le Figaro.fr

L’Hydroptère, suite

Tension entre A. Thébault et des journalistes de l’Equipe.fr

Flying Phantom 2

En image et en vol et à Lorient !

Foiling F20C

Pour les "facebookeurs" voici un projet de cata à foil avec des photos de la réalisation des foils

A donf même sans foil

Un tri RC mini 40 + une Go pro et un peu de vent. Belles images, beau montage…

2 – A moteur

Dangereux

En Russie un hydroptère à moteur percuté une péniche faisant 4 morts et 46 blessés

Cher !

J’aime bien les foils mais heureusement que je ne suis pas collectionneur ! Car si je n’avais pas pu résister à l’appel de cette réduction du bateau avec lequel James bond s’échappe dans Dr NO, je serais propriétaire d’un machin en plastique mais j’aurais perdu un paquet de dollars ! On peut trouver un lien vers un extrait ici.

Bizarre !

Voici le message que m’a envoyé mon ami Daniel : va à http://www.youtube.com/watch?v=VOoTPHKvFHM. Sautes à 1h36 minutes et 37 secondes et regardes ensuite. Intéressant hydrofoil conçut par Matveev. Enjoy !

3 – Et puis aussi

Pas de foil, pas d’aile et cela n’aime même pas l’eau !

Amis curieux de technologie, voici un kit pour réaliser sa propre imprimante 3D mais pour tout de même 1000 $.

E Scow

Gordon Baker, le concepteur de Monitor était un amateur de E Scow, ce serait d’ailleurs à bord d’un E Scow, qu’il aurait eu l’idée d’utiliser des foils. Voici une vidéo d’une compétition récente aux Etats Unis.


Ptites news 30

16 mai 2013

Voici une petite "Ptites News", dont la partie inférieure pourra servir de « forum » aux lecteurs qui souhaitent laisser des news, liens…

Cup

Artemis chavire

Si vous ne saviez pas encore, triste nouvelle puisque le double champion  olympique anglais Andrew Simpson est décédé lors de cet accident, voici quelques liens pour en savoir plus :

Comité d’experts

Suite à ce dramatique incident un comité doit étudier le bon déroulement des futures régates, à lire sur Adonnante.com

Des mystères de la régulation dévoilés ?

Voici un très intéressant article avec pas mal de photos, qui m’a été signalé par mon ami Daniel C.

Les ailes

Pas très récent mais cela complète bien le sujet ci-dessus, voici un beau comparatif des ailes des AC72

Rappel

Pour vous rafraichir les idées sur la Cup qui commence bientôt :

  • La Louis Vuitton Cup va se dérouler du 4 juillet au 1er septembre
  • La 34e America’s Cup  aura lieu du 7 au 22 septembre à San Francisco
  • Le site de l’América’s Cup

A voile toujours

MOD 70 à foils ?

Que faire lorsqu’il est difficile de trouver de gros budget et que le programme des MOD 70 n’est pas folichon ? On réfléchi à la mise en place de « gros foils » sur les MOD en visant la prochaine Route du Rhum (hip) !

Radio

Notre bon Dr Goulu m’a signalé cette émission de la Radio RTS. Très intéressant reportage audio sur les projets de Class A à foils Suisse… Vous pouvez, comme moi, podcaster l’émission pour l’écouter plus tard…

Armand

Dernière news toute chaude, je viens de recevoir des photos du bateau d’Armand Torre qui est près à être testé. Il n’a pas encore de foil mais c’est prévu… J’avais présenté une photo de son bateau en cours de réalisation dans la Ptites news 29 et Armand a posté sur Foilers l’article Bird Kite. Ca c’est de la bonne nouvelle… bientôt, je l’espère, des photos et vidéos sur l’eau… Et le plus important, l’adresse du blog d’Armand, Innov’Kiteboat !!

Tri à foils et gréement de Kite de A Torre – photo Torre 05-2012

Tri à foils et gréement de Kite de A Torre – photo Torre 05-2012

Naoka

J’ai rencontré le concepteur de ce bel engin lors du dernier Nautic à Paris, je n’avais pas encore eu l’occasion de mettre son site et surtout son projet en avant. Voilà, c’est fait. A suivre…

Naoka au Nautic 12-2012

Naoka au Nautic 12-2012

Onesails

Onesails, performante comme une aile, facile comme une voile… ?

A moteur

Hydro Contest

Extrait du site Hydros : « Hydros lance en septembre 2013 un concours destiné à tous les étudiants en formation scientifique! Le défi à relever est celui de construire le bateau le plus rapide et le moins gourmand en énergie. Pour ce faire, Hydros met à la disposition des étudiants un kit de départ pour la construction d’un bateau à moteur doté de foils qui pourra être optimisé ou utilisé pour concevoir une nouvelle embarcation. La propulsion sera électrique, la quantité d’énergie à disposition sera imposée pour parcourir une certaine distance et le classement sera fait en fonction du temps de parcours… »

Propulsion humaine

Japon

Voici un site Japonais présentant des engins à propulsions musculaire mais pas seulement. En Japonais et la traduction par Google. La mise à jour date un peu mai sil y a des projets que nous n’avons pas l’habitude de voir.

Et vous, vous avez des news ?


Ptites news 29

13 mars 2013

Enfin un nouvel article (!), voici la première « Ptites news » de 2013 !

A voile

AC 72

Daniel Charles m’a envoyé un lien sur Sail World pour voir une vidéo d’une course d’entraînement entre les NZ et Prada.

Je ne vais pas essayer de passer pour plus intelligent que je ne le suis en m’attribuant les commentaires de mon ami Daniel ! Les voici :

« …Très curieux on dirait que les foils empêchent les bateau d’enfourner : lors d’une accélération, ils enfournent et ce sont les foils qui sortent l’étrave de l’eau… »

« … Il est clair que le réglage de l’assiette verticale est aussi crucial que l’assiette longitudinale… »

Et mes commentaires : on en a rêvé, il l’on fait, des canots de 72 pieds qui volent en « groupe ». Impressionnant de dos, ces monstres qui se dandinent sur leurs foils comme de vulgaires 2M RC !

En plus des sites officiels, les news sont à suivre sur Sail word sur Catsailing  news et pourquoi pas aussi sur Sailing anarchy, Sailing news XS racing

Foils courbes

Mon ami architecte Philippe Rivière, m’a signalé le fait que dans l’article « Foils en V foils en T », l’invention des foils courbes était attribuée à Marc Lombard (voir la page foil courbe du site de M. Lombard). Il semble que des précisions doivent être apportées, même s’il ne fait aucun doute que c’est sur les bateaux du cabinet Lombard que cette configuration a démontré de manière flagrante ses avantages.

Déjà Philippe m’a fait suivre un document qui date de 1984 où John Shulttleworth parle de son projet de 40’ à foil courbes.

Mais sur Internet, j’ai trouvé des informations stipulant que Derek Kelsall aurait, au début des années 80, travaillé sur des foils courbes… J’ai donc contacté Derek qui m’a confirmé ce point, il a réalisé vers la fin des années 70, des moules de foils courbes. Il m’a aussi confirmé que John Shulttleworth à travaillé chez lui. Philippe m’a aussi confirmé l’information qui a été précisée : de 1974 à 1976. D’où la possible origine de l’utilisation de foils courbes par J Shulttleworth. Derek Kelsall a entre autre placé ce type de foils sur un engin appelé Bites and Pieces. Bateau réalisé à partir de morceaux de Tornado et testé à Brest en 1980 ainsi que sur un autre nommé Tuiga II.

Mais ce serait oublier l’inventivité de Bernard Smith qui dès 1972 proposait d’utiliser des foils courbes dans son brevet 3 631 828. Idée aussi reprise par ce « diable » de Didier Costes pour la réalisation des foils de l’Exoplane puis de ses Chiens de mer…

Bref, l’article Foils en V, foils en T mérite d’être corrigé et l’histoire des foils courbes est maintenant un peu plus claire !

Projet 40’ foils courbes  J. Shulttleworth – Multihull International june 1984

Projet 40’ foils courbes J. Shulttleworth – Multihull International june 1984

Armand

Armand Torre, qui  a présenté son concept de Bird Kite sur Foilers, a démarré la construction d’un trimaran à foils à gréement de Kite. Armand me tient régulièrement au courant de l’avancée de ses travaux, voici une première photo, à suivre sur Foilers…

Projet de tri à foils et gréement de Kite  de A Torre – photo  Torre 03-2012

Projet de tri à foils et gréement de Kite de A Torre – photo Torre 03-2012

Minifoiler 3X

Un de mes amis des Golden Oldies Multihulls, m’a signalé que l’équipe du Minifoiler 3X a prévu de navigueren mer prochainement. J’ai contacté Yves Potin du team Minifoiler qui m’a informé que l’équipe souhaitait trouver du vent plus régulier que celui d’Hourtin. Le canot navigue maintenant régulièrement à plus de 20 noeuds. Yves a allongé les coques de près d’un mètre à l’avant et changé les voiles (27m²  au TT). Maintenant le bateau décolle dès 8 noeuds de vent… Nous attendons avec impatience de nouvelles images…

Les précédents articles sur Le Minifoiler sur Foilers :

Minifoiler 3X à Hourtin juin 2012 - photo via Yves Potin

Minifoiler 3X à Hourtin juin 2012 – photo via Yves Potin

AUS

Voici ICI belle photo (info. transmise par D Charles) de l’ancien trimaran de 60 pieds Banque Populaire qui à trouvé un nouveau port d’attache en Australie. Photo parue dans Sail- world.

Dared

A suivre sur le blog de Gurval, les travaux avancent sur la future version de l’engin. Les Designer de l’ESTIA planchent sur le projet

Classe A

Pas la peine de fouiller des pages en anglais publiées aux USA, en NZ ou Australie, ça bouge aussi en France. Raphael Censier, dont j’ai déjà parlé dans le Ptites News 27 commence à voler avec son Class A… On parle même de lui sur Catsailing news !

Classe C

Décidément, Olivier Schaller faisait bien de mettre en avant le travail de Martin Fisher dans la dernière « Ptites news » (la 28). Voici la dernière génération de foil de M Fischer avec Frank Cammas à la barre (merci Olivier) !

Olivier toujours

Olivier a prit un abonnement dans les Ptites news ! Voilà de belle photos de ses safran/foil réalisés par Olivier à partir de son travail avec Martin Fischer (ce n’est plus Foilers mais le blog de Martin Fischer et d’ Olivier Schaller !).

Voici ses commentaires :

« … L’idée du L est de Martin Fischer et je peux te confirmer que ca marche bien, je les pratique depuis presque 2 mois et c’est de la balle !!!! Hier j’ai navigué dans de la brise avec GPS et on plafonne a 21 noeuds en soulagent juste le flotteur, avec encore beaucoup d’appréhension pour pousser + fort … Il y a presque 10 ans avec 1 cata que je connaissais par coeur et 10ans de moins en insouciance ,  j’arrivais a 22.7 en archimédien (juste pour te donner 1 idée de la relativité !!!!!!)… »

Safran/foil en L Olivier Schaller

Safran/foil en L Olivier Schaller

Jessica

Et pour ceux qui suivent les articles de Foilers, Olivier m’a informé que Jessica Rabit, tri de 40’, présenté dans la PN N° 28, a dépassé les 33 nœuds et 17-18 nds au près dans la brise a 44° du vent réel, les réglages s’affinent !!!

P28

Marc m’a transmis un lien ou figure une belle photo du P28 en volet avec son gréement épais : ICI !

L’Hydroptère

Chevaux…

Des « nouvelles » de l’Hydroptère, qui datent tout de même du 18 janvier 2013

Le team à 3 « chevaux de bataille »  (!) comme l’explique ci-dessous un extrait d’un de leur communiqué de presse. Du pain sur la planche, des projets de très grande envergure.

A court terme, l’Hydroptère doit récolter un maximum d’expérience sur le Pacifique et aura pour mission de démontrer dans les faits que les voiliers peuvent voler au large. La tentative de record de la Transpacifique reste programmée pour cet été et sera suivie d’une campagne de relations publiques à San Francisco. « C’est impressionnant comme ce bateau continue de faire rêver, cette technologie fascine toujours autant. l’Hydroptère est le seul bateau capable de naviguer au large et d’emmener des invités à près de 50 noeuds de vitesse » rappelle Yves Parlier, navigateur.

A moyen terme, l’écurie souhaite réaliser un prototype de vitesse pure, inspiré des récents travaux de Vestas Sailrocket. « La frontière du supersonique à la voile a été franchie grâce à Paul Larsen, il n’y a plus de frein. Désormais ce sont les 80 noeuds de moyenne qu’il faut viser » explique Alain Thébault.

A plus long terme enfin, l’Hydroptère 2, un trimaran qui fera la synthèse des performances de l’Hydroptère et de celles des meilleurs maxi-multicoques classiques, aura pour objectif de franchir l’Atlantique en trois jours et de dépasser la barre des mille milles nautiques avalés en 24 heures.

« Nous avons acquis une expérience considérable dans le domaine des foils et de la haute vitesse. Avec ces trois défis, nous avons de quoi alimenter un programme ambitieux sur 5 ans. La technologie et l’esprit pionnier seront comme toujours au centre. Nous profitons de cet hiver pour mixer les compétences, varier les sources de conseils et nous travaillons avec assiduité à l’élaboration d’une feuille de route globale. L’objectif est de décrocher d’ici le printemps une première série de soutiens pour viabiliser le dispositif » explique Alain Thébault.

Livre

Un nouveau livre, qui doit paraître chez Arthaud, est en préparation.

« … Cette édition de prestige (192 pages, 200 illustrations, format 30×30 avec cahier central dépliable) aura pour vocation de célébrer une aventure et un bateau d’exception. Parution en français et en anglais prévue pour cet automne. Une version allemande est également à l’étude… »

Foils 60 pieds Orma

Au cours d’une recherche sur Youtube, je suis tombé sur cette video où l’on voit bien le 60 pieds Banque populaire à Douarnenez (défi petit navire) : les foils ont de l’effet ! Idem avec Groupama  (1 mn 40)

Catafoil

Voici le blog de Florent Haddad qui est en train d’adapter des foils régulés électroniquement sur un Hobie cat FX One.

Broomstick

J’avais évoqué ce bateau lors du Jeu N°8, voila une vidéo

  • Discussions sur ce bateau sur Boatdesign.net, navigation sans flotteurs.
  • Sur l’IHS, pages sur ce bateau : ICI
  • D’autres documents son disponibles sur le net, dont un très intéressant doc Word.

Pod

Projet d’engin à foils un peu capilotracté…

A moteur

Elec

Bel engin à foils électrique réalisé par des étudiants de l’université de Delft (Pays Bas). J’ai trouvé une vidéo de ses premiers essais avec foils.

O. Tietjens

A cela ne nous rajeuni pas, voici des essais d’Oscar Tietjens en 1942 !

Sous marin à foils !

En bas de cette page dédiée aux petits bateaux de guette vous trouverez le schéma d’un projet de submersible de 65 t à hydrofoils, donc pour décoller lorsqu’il n’est pas en immersion ! Voir en bas de page.

Pour le plaisir

Tri de rêve (même si un peu rustique)

Ah, mon rêve, un petit canot, même sans foil, que l’on peut lancer en quelques minutes pour se faire plaisir. Des bras qui se déplient et se replient plus que facilement, idem pour le gréement…

Modélisme

Du pays du soleil levant

Si comme moi vous le lisez pas le Japonais, au moins vous pourrez regarder les images.

J’aime beaucoup ce type de « bidouillage », ceux qui disposent d’images de leurs essais du même genre, je suis preneur (je me souviens de l’intéressante maquette de Gurval, voir Dared).


Ptites news 27

6 octobre 2012

Revoilà une « Ptites news », mélange de nouvelles plus ou moins fraiches et d’un listing de liens vers des sites, vidéos… sur des engins avec ou sans foil, avec ou sans voile…!

Pour les accro. du AC 72, puisqu’en ce moment c’est eux qui font le reuz (le buzz en Breton), je vous conseil le site Sail-world

A voile

AC 72

Nous avons longuement échangé sur la régulation des foils de l’AC72 Néo zed, voici un document qui parle d’inclinaison possible de la dérive d’avant en arrière pour contrôler l’assiette du bateau…

Mais surtout, voici un lien envoyé par « RB1 » suite à l’article «Ca vole». l’AC72 Américain vole aussi…(avec une intéressante vidéo).

Un grand multi avec des foils en T en 2014 ?

D’après un article de Ouest-France consacré à Louis Burton (engagé dans le prochain Vendée Globe), Louis aimerait faire la Route du Rhum 2014 sur un grand catamaran à foils en T… Louis Burton fait partie du team Voilavion. Même si ce team rêve de passer à la vitesse ou taille supérieure(voir article sur le Team Voilavion sur Foilers) , il faut leur laisser du temps, ce n’est pour le moment qu’un projet…

L’Hydroptère

En raison de l’absence de fenêtre météo favorable, l’Hydroptère DCNS repousse sa tentative de record à la saison prochaine (printemps prochain). Cela va permettre à l’équipe d’ingénieurs de DCNS de poursuivre la mise au point du système d’asservissement de l’assiette du bateau.

Voici des nouvelles de l’Hydroptère maxi trouvées sur le blog de Voile Magazine. L’architecture de la version proposée se rapproche très fortement des trimarans standards. Trop peut être ? Images aussi trouvée dans L’équipe (supplément "Le journal du yachting juillet 2012")

IDroptère par VPLP 2012

Foil IDroptère par VPLP 2012

Attention, les "anciens" vous pouvez sortir vos sonotones quoique, c’est plutôt vos lunettes et c’est pourquoi j’écris gros. LES FOILS ME FONT PENSER A CEUX INSTALLES TEMPORAIREMENT SUR LE TRIMARAN ROYALE, DANS LES ANNEES…OULA… ET CES FOILS ETAIENT DEJA EQUIPES D’AMORTISSEURS OLEO-PNEUMATIQUES ! ET OUI MONSIEUR ! ETRANGE NON ? Pour la petite histoire, avant d’avoir été piqué par un moustique infesté par le virus du foil, je suis monté sur ces foils qui trainaient sur un parking de La Trinité sur Mer dans les années 80, mon dieu…

Foil du trimaran Royale – photo DR Voiles et voiliers

 

Classe A

Voici un site intéressant, celui de Raphaël Censier, jeune passionné de construction composite et de Classe A, son bateau « full carbon » à d’ailleurs de beaux foils courbes. Et Raphaël à placé « Foilers » en lien, quoi de plus normal donc de mettre son site en avant. Raphaël propose des tutoriaux composites, c’est une belle démarche. Raphaël, à quand l’engin à foils pas seulement pour grappiller en vitesse mais pour voler ?

Réalisation d’un foil pour Kite

Images intéressantes de la réalisation amateur d’un foil pour kite, trouvées sur le blog de « Migtan ». J’ai contacté « Migtan » pour savoir si la bête fonctionnait, mais il n’a jamais vraiment eu le temps de vérifier si l’engin était opérationnel…

Laird

J’avais déjà trouvé une vidéo de Laird Hamilton faisant du surf à foil derrière l’hydroptère, Daniel Charles m’en a signalé une nouvelle de meilleure qualité.

White dragon

Ce bateau à déjà été présenté lors d’une Ptites news la 12+1, le voici en vidéo. Pour plus d’info : site et page Facebook

Epicemar

Je l’avais photographié sur l’Aven (Bretagne) et présenté dans le Ptites news 25, j’ai eu l’occasion de faire un barbecue sur un bateau mouillé à Port Manech, à quelques mètres et de parler avec son propriétaire. Bel engin équipé de "Bruce foils) pour ceux qui aiment les praos.

Prao Epicemar – photo F Monsonnec 09-2012

 

C Fly ou Daddy Long Legs

Présenté lui aussi  lors de la Ptites news 12+1 mais aussi en vidéo sur la N°24, voici une nouvelle vidéo de 2011. Je ne pense pas avoir déjà proposé un lien vers le site de l’équipe, c’est fait.

VPH

Nij Atao

Loïc Dussud et Bernard Sterviniou avaient eu la gentillesse de nous présenter leur bateau dans un article sur Foilers (Nij Atao genèse et objectifs), voici une petite vidéo que je viens de trouver sur Youtube.

Voa Brasil

Beau VPH à foils Brésilien et qui avance très très bien…

Foils à moteur

Historique

Voici une vidéo mise en place par Ray Vellinga, les images sont assez exceptionnelles ! Si vous voulez en voir plus sur les engins à moteur de cette époque, voici le site de Ray.

Modélisme

Thunderstreak 

Alors là ! J’avais vu une photo de cette bestiole sur le site de l’IHS, mais j’ai été impressionné par la vidéo de cet étonnant jouet le « Thunderstreak Hydro foil» qui date de 1967 (le Thunderstreak étant le nom d’un avion lancé au milieu des années 50) !

Peix Volador

Le bon Dr Goulu en a déjà parlé mais tout le monde n’a peut être pas eu l’occasion de visiter la page d’Emilio Vidal sur ces Peix Volador. Je me souviens avoir conversé avec lui il y plus de 10 ans lorsqu’il bossait (déjà) sur un projet de trimaran à gréement type Kite.

Sans foils mais plus qu’intéressant !

Photo

Le Dr m’a envoyé cette superbe photo, je ne sais pas qui la prise, mais c’est vrai qu’elle mérite le « détour »…

Kite – photo droits réservés

Ekranoplans

Ah, les Ekranoplans, engins que nous avons déjà abordés sur Foilers. J’ai trouvé cette intéressante vidéo sur le fameux Caspian Monster…

Et je ne résiste pas au plaisir de mettre un lien vers ce site recommandé par Denis Chardoz.

Et voici un « petit modèle » (je pense qu’il ne faut pas être victime du mal de mer…)


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