Ah ces designers !

19 avril 2008

Un des articles de ce blog les plus consultés depuis ses débuts, c’est celui concernant eXplorius, un concept de monocoque à foil d’Arnold Freidling, très esthétique mais dont on ne sait pas trop comment il tient debout :

Dans le même genre, voici un concept de Guillermo Sureda-Burgos :

Trouvé aussi cette peinture d’auteur inconnu :

Tout aussi délire, voire plus, mais réalisable au point d’exister, la Rinspeed Splash !

En 2004 elle a même traversé la Manche :

En passant, vous avez vu le pavillon ? Rinspeed, c’est une boite suisse! On fait des montres, des chocolats, des comptes en banque, mais aussi des folies à foils ;-)

A propos de design, comme vous le voyez j’ai changé le look du blog. Ce “thème” est un peu mieux traduit et a quelques bugs de moins que le précédent. En plus je peux mettre une image d’entête. C’est mieux, non ?


Hydrofoil et téléphone

16 février 2008

Tombé par hasard sur cette page donnant une info étonnante : en 1919, l’homme le plus rapide sur l’eau était Alexander Graham Bell. Oui, l’inventeur du téléphone !

Dès 1911, ce passionné a mis au point successivement 4 bateaux motorisés dotés d’hydrofoils. Le 9 septembre 1919, son “HD-4″ propulsés par deux moteurs d’avion atteignait 114 km/h (61 noeuds), plus du double des vapeurs les plus rapides de l’époque.


Supercavitation militaire

4 janvier 2008

Les premiers intéressés à aller vite dans l’eau sont, comme souvent, les militaires. Comme indiqué dans “le mur des 50 noeuds“, le destroyer français “le Terrible” détient toujours le record de vitesse des bateaux à déplacement avec 44.9 noeuds depuis 1935. Il est probable que son hélice tournait alors dans une grosse poche de cavitation, phénomène que tous les navires et qui plus est les sous-marins ont tenté d’éviter à tout prix par la suite.

Autour de 1999, il est apparu publiquement que les russes disposaient de torpilles capables d’atteindre 200 noeuds, soit 370 km/h sous l’eau (!!!), les Shkval. Ces torpilles propulsées par fusée tirent parti de la cavitation en créant une grosse bulle autour d’elles, réduisant énormément la friction avec l’eau: c’est le principe de la supercavitation.

Le contact de l’engin avec l’eau se limite à un petit cône à la pointe de la torpille (voir photo ci-dessous), et aux extrémités des ailerons qui “surfent” à la surface de la bulle.

Juste derrière le disque (ou cône, peut-être démonté sur la photo…) qui crée volontairement une poche de cavitation (de quasi vide) sur le nez de la torpille, on voit les tuyères par lesquelles du gaz est injecté pour “gonfler la bulle” et éviter ainsi qu’elle ne se referme sur le corps de la torpille.

A noter que plusieurs sources indiquent que le sous-marin Kursk qui a sombré en 2000 effectuait un test du Shkval, voire un tir de démonstration destiné à la vente de l’engin. Certains prétendent même qu’un ou deux sous-marins US étaient dans les parages pour observer ceci, voire interférer dangereusement. Mais ceci ne nous regarde pas, d’autant qu’il existe désormais un équivalent européen du Shkval : la “Barracuda” de Diehl BGT

sources: