Et le mile !

13 novembre 2009

Après le record sur 500 m, l’Hydroptère vient de s’offrir le 12 novembre le record sur 1 mile avec une vitesse de 50,17 noeuds ! Record qui, comme d’habitude, doit être validé par le WSSRC.

A noter le nouveau mécène Suisse, Audemars Piguet qui jusqu’à présent, en plus de sponsoring en voiture, cricket, golf…, aide l’équipage du “Décision 35“, Lady cat.

L’objectif de 2009 est atteint : records de vitesse absolu. Si les objectifs restent les mêmes que ceux définis jusqu’à présent,  reste à se tourner vers les records hauturier…  Avec la même monture ?

Nous avons quelque fois évoqué sur ce blog les règles du WSSRC, je vous recopie ci-dessous le passage relatif à ce record dans le Rules book de l’ISF/WSSRC (merci Christian, concil menber du WSSRC) :

The course of one nautical mile :

Rules for the course of one nautical mile shall be identical to the 500 metres rules except that 500 metres shall be substituted by 1852 metres. There will be no divisions or classes and all attemps will be considered as Private Events.

Ci-dessous, très belle photo de Guilain Grenier pendant cette campagne de vitesse

hydro Pleine vitesse - Photo Guilain Grenier

l'Hydroptère - photo Guilain Grenier 2009


La fin d’une histoire… le début d’une nouvelle aventure !

31 octobre 2009

Paul Larsen “jette l’éponge”, il met un terme à sa recherche de vitesse avec Vestas Sailrocket.

Je n’aime pas trop le fait de reprendre des informations d’un autre site, mais pourquoi priver les lecteurs de cette information ? Nous suivons depuis longtemps l’histoire de ce team, dont la communication devrait être prise en exemple par d’autres projets, cette belle aventure mérite bien un dernier “papier”.

Vous trouverez sur le Yachtpals, l’original de cet article dont je reproduis le texte ci-dessous.

D’autres informations prochainement, sur le blog de Paul et le site officiel.

Merci à Guy pour ce scoop (les lecteurs de “Foilers !” sont sur le qui-vive).

Article du site Yachtpals du 29 octobre 2009

sailrocket-team

Le team Sailrocket – site Yachtpals (DR)

Well, it looks like it’s over. Today was officially the last day of our record attempt. the wind wasn’t forecast to blow… and it didn’t. Soon we will be packing up VESTAS Sailrocket for the last time on the lawns of the Walvis Bay Yacht Club. Yesterday I felt pretty choked up at the end of our last run. We topped 50 knots for two of yesterdays three runs despite average winds of only 22 and 23 knots on each. The boat was in brilliant form. As easy to sail as any other well developed boat. No evil vices, no tricks… just easy, fast sailing. Very few boats could just go and bang out 50 knots as easily as this boat can, run after run. I feel that we have finally refined her to the point where we could put any decent, thrill seeking sailor in that boat and send them down the course on their 50 knot way.

I savoured every moment of the day. When it was over, I felt that I could have just sat out there on speed-spot with Helena and the boat alone for hours thinking of the journey that had just ended. I walked back to the cockpit in the twilight and thanked Helena for sticking with me and my crazy dreams all this way. Then we lowered the rig and brought her back across the lagoon for the last time.

It seems that we have been hitting some sort of speed limiter around 52 knots (60mph). Time and time again we have hit this peak speed. We have tried sailing in different conditions and using different settings. I have modified the fences on the foils and polished the surfaces  until they are mirror like. So, something is not right. Even in gusts to 27 knots we never hit the mid-high 50 peaks necessery to drag up a 50+ average over 500 meters. The foil is obviously still working though as the boat sails beautifully… but she seems reluctant to go faster. No doubt we could work through this problem. If we had one more shot then I would chop off about 25% from the rudder and remove 50% of the fence area. We only need to find another 2 knots…less in fact! Unfortunately this would require a whole nother world record period with the time and expense that goes with it. It’s a big comittment. If it was our only option… then that is what I would do. But it’s not. That same resource can go into the real future of the project. As a team we will discuss this. We know we can go faster… I also know that Hydroptere, Maquarie Innovations and the kitesurfers can go faster. The kiters are set to tear up Luderitz lagoon in the coming weeks and I’m sure they have fire in their eyes.

This morning was terrible. The reality of the situation is beginning to sink in. We didn’t make it to the summit. We achieved a hell of a lot… but the final chapter hurts like a mother. Oh well, get over it and move on. My appetite to succeed in this field has not been satisfied… in fact, my hunger grows.

I would like to thank all of you who have followed or endeavour. You have all supported us in one way or the other. I even like the criticism’s. It keeps it real and usually just serves to motivate me more. I read all the comments posted relating to our project and consider them all.

VESTAS have been brilliant in their support. They insisted from the start that they will stand shoulder to shoulder with us and have stayed true to their word. I couldn’t have hoped for a better title sponsor.

The journey, the passion, the thrills and spills… they have all been real. I hope it has come across that way.

So this marks the end for this current boat. A boat that will oneday be remembered as a true pioneering breakthrough. I will put her away in cotton wool with full documentation of her settings and configuration. She deserves respect. Malcolm designed a wonderful craft that managed to make it to the end  of a very tough learning process for we humans. Both myself and the boat carry the scars from that struggle. I’m proud of them all.

But… one end also marks a new beginning. Some of you have been quite perceptive actually. We will announce more within the week.

yep… the hunger remains alright.

Thanks again to you all.

Cheers, Paul and the team.


Nouveau crash de Sailrocket

7 octobre 2009

Merci à Guy* pour cette news.

Sailrocket vient une nouvelle fois de jouer la “fille de l’air”! Paul Larsen semble s’en être sortie, “sans bobo” ou presque, une nouvelle fois.

Plus d’informations sur le site yachtpals.com ou j’ai été récupérer la photo ci-dessous.

Que va faire le team qui laissait entendre que c’était peut être la dernière période d’essais de ce bateau ? L’engin a sûrement souffert,.

A suivre sur le site Sairocket et sur le blog de Paul Larsen

Crash de 2008

Crash de décembre 2008 - photo site Yachtpals.com (DR)

* Guy Capra : http://www.alomphega.com


Record à 51 noeuds pour l’Hydroptère!

4 septembre 2009

Le site de l’Hydroptère vient d’annoncer avoir atteint “plus de 51 noeuds sur 500 mètres” à Hyères aujourd’hui*, en présence d’un commissaire du WSSRC.

Hydroptère 51

Photo ©Gilles Martin-Raget

Avec l’homologation par le WSSRC, Alain Thébault et son équipe sont désormais les voileux les plus rapides du monde. Des voileux avec un  bateau qui flotte même quand il est arrêté, et qui marche aussi bâbord amures, tribord amures, au près, au largue, et sur lequel on peut déboucher du champagne et inviter des copains sans qu’il coule. Bravo !

Merci à facebook et à Thierry Seray pour l’info, plus efficaces que le flux RSS de l’Hydroptère qu’on attend toujours…

(* j’ai pas pu résister ;-) )

Communiqué de presse:

l’Hydroptère détenteur du record absolu de vitesse à la voile !

l’Hydroptère est devenu le voilier le plus rapide de la planète sur 500 mètres, avec une vitesse moyenne de 51,36 nœuds, hier en fin de journée en rade d’Hyères.

l’Hydroptère détrône ainsi le kitesurfer Alex Caizergues qui avait porté ce record à 50,57 nœuds en Namibie l’an dernier.

Alain Thébault et son équipage ont également pulvérisé le record de vitesse sur un mille nautique, le portant de 43,09 nœuds à 48,72 nœuds.

Ces deux records mondiaux témoignent de la fiabilité et de la performance du trimaran volant et récompensent le travail et l’implication du « Pack Hydroptérien ».


Rétrospective “Foilers!”…

12 août 2009

Petit temps cet été, l’engin de vitesse “Foilers !” avance à 2 noeuds, ses foils accrochent les algues et les méduses qui traînent à la surface ! Beaucoup de lecteurs sont en vacances les doigts de pieds en éventail, les auteurs le sont aussi ou ils sont surchargés de travail. Enfin, dernier point, l’actualité est “pauvre”…

Pourquoi ne pas en profiter pour fouiller dans les étagères de “Foilers !” ? Au 3ème étage, nous allons peut être tomber sur un ancien article, qui comme un vieux bouquin, mérite d’être relu ? Je propose donc aux irréductibles lecteurs de “Foilers !”, à ceux qui travaillent encore ou à nouveau, aux égarés de la toile, de faire un petit retour en arrière sur les articles de ce blog. Peut être que vous êtes passé à côté d’une perle (!), peut être aurez-vous de nouvelles remarques à faire… C’est aussi un excellent moyen de mettre en avant le formidable travail réalisé par le Dr Goulu depuis juin 2006.

Pour ceux qui ont du mal à rechercher un article dans “les nuages  de mots clés”, voici aussi une sorte de sommaire non exhaustif.

Bonne lecture ou re lecture, à bientôt pour des articles inédits…

NB : lorsqu’un sujet comporte plusieurs articles, ceux-ci ont été classés du plus ancien au plus récent

1 – Technique

2 – Engins ou familles d’engins

18 pieds à foils

Alinghy V

Banque Populaire

Blue Arrow

Calliope

Cayak à foils

Dared

Défi

Enya 3

Force 8

Happy Feet

Kite

Kite Boat Speed

L’Hydroptère

MacQuarie Innovation

Maquette à foils d’Eric Tabarly

Mini foiler et Mini foiler 3X

Mirabaud LX

Moth à foils

Objectif 100

Off Yer Rocker

O Paf

P.A.V.

SailRocket

Scat

Surf à foils

Swedish Speed-Sailing

Sylphe

Syz & Co

Techniques Avancées

Tétrafoiler

Trifoiler

Véliplanes

Windrider Rave

Wotrocket.com


Nouveau record sur mer !

27 mars 2009

Après le sable, l’eau (voir le très intéressant article de notre bon Dr. sur Greenbird) !

Macquarie Innovation aurait battu la nuit dernière le record du monde de vitesse détenu par un “bateau” avec un run à 50,43 nœuds  (et une  pointe à 54,23 nœuds) !!

Record qui demande à être validé par le WSSRC. Il pourrait être réduit à 50,08 nœuds afin de tenir compte d’un courant lié à la marée.

Ce record, si il est validé, est encore un peu en dessous du record toute catégorie détenu par Alex Caizergues avec 50,57 nœuds. Toutefois, Macquarie deviendrait le premier “voilier” à passer 50 nœuds sur 500m. Il bat par la même occasion son propre record de 48,14 nœuds réalisé, comme ce nouveau run, à Sandy Point (janvier 09).

Ci-dessous, superbe photo de Steb Fisher :

Macquarie Innovation - photo Steb Fisher

Macquarie Innovation - photo Steb Fisher


Nouveau record sur terre

27 mars 2009

Greenbird, piloté par Richard Jenkins a atteint hier 202.9 km/h (126.1 mph, soit 109.6 noeuds) et battu le record de vitesse à la voile sur terre détenu depuis 1999 par Iron Duck.

Greenbird devient ainsi l’engin à voile le plus rapide toutes catégories. Il semblerait en effet que le record sur glace à 230km/h de 1938 soit suspect car les engins les plus modernes n’ont atteint “que” 135 km/h (84 mph, 73 noeuds) sur glace. Greenbird a tenté de battre ce record cet hiver, et va encore s’y attaquer

Leur blog donne plus d’infos sur les conditions du record et permet de se tenir au courant des prochaines tentatives.


Divers d’hiver

19 février 2009

Quelques nouvelles en vrac :

  1. j’ai (enfin) mis à jour la page des records en y ajoutant le graphique illustrant la progression des records dans les différentes classes remplaçant l’ancien
  2. ceci m’a fait penser à une petite chose peu connue : savez-vous comment Yellow Pages Endeavor (YPE) a fait pour décrocher 3 records de vitesse dans les 3 classes B, C et D en quelques jours d’octobre 1993 ? L’engin avait une voile rigide d’environ 21m2, proche de la limite supérieure de la classe B : record. En ajoutant un petit plan de 2 ou 3 m2 en dessous du tripode, au raz de l’eau donc peu efficace, l’engin passe en classe C : re-record. Ensuite on ajoute une petite rallonge de 4 ou 5m2 en haut de la voile pour atteindre 28m2, le minimum de la classe D et re-re-record, bien que plus lent car il faut faire attention de ne rien casser. Or Macquarie Innovation, le successeur de YPE, utilise pratiquement la même astuce : il vient de battre le record en classe C, mais les records en classe B et D sont à sa portée, il suffit de quelques jours de bonnes conditions météo…
  3. Plus de nouvelles de WotRocket depuis le 20 novembre, où l’équipe avait annoncé la reconstruction du bateau et son retour pour 2009. En attendant, on peut admirer de chouettes photos réalisées par Christophe Launay, dont certaines sont instructives :
wotrocket

Encore un site flashy mais peu pratique. Pour voir les photos il faut cliquer sur "Yachting" puis sur "WotRocket", puis sur une photo...


O Paf et autres tripodes des frères Durand

15 février 2009

Les tripodes développés par les frères Durand sont des engins peu connus et qui pourtant méritent largement un article sur Foilers. Comme ils sont peu connus, il n’existe pas beaucoup d’informations à leur sujet. Heureusement la revue Bateaux a en 1990 réalisé un bel article qui m’a permis de trouver un peu de matière. Loïck Durand, qui a déjà visité les pages de Foilers, pourra si besoin corriger les possibles erreurs présentes dans cet article.

Des engins particuliers à plus d’un titre.

Tripodes mais avec une structure en triangle et non en Y, gréements particuliers, appendices inédits, les tripodes des frères Durand étaient et son toujours des OFNI de la vitesse. Gilles et Loïck Durand ont développés plusieurs canots basés sur la même architecture. Mais c’est sous le nom de O PAF dans les années 90 que la formule a marqué les mémoires de ceux qui traînaient à Brest, Weymouth ou au Saintes Maries.

Les pilotes et concepteurs

Gilles et Loïck Durand ne sont pas de simples amateurs bricoleurs. Loïck ingénieur arts et métiers et Gilles physicien avaient (et ont toujours), de sérieuses compétences qui leur ont permis de développer une série d’engins innovants et performants. A commencer vers la fin des années 80 par la création de Danto Rogeat. Danto Rogeat fut suivi par O Paf (aussi nommé Diatrace Ludotel) et O Paf 2. O Paf étant l’anagramme de  “Foil Asservi en Profondeur en forme de O” !

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

Les moteurs

Danto Rogeat fut, sauf erreur, le premier des tripodes développés par les frères Durand (1988). Il était déjà équipé d’un cerf volant de 14 m² situé à très faible distance de la plateforme qui était déjà équipée de foils (plateforme de 60 kg).

C’est sur O Paf que les frères Durand vont passer à la vitesse supérieure dans le maniement des cerfs volants. Fixé à l’aplomb du centre antidérive, le gréement d’O Paf permettait, en plus d’économiser le poids d’un mat, de n’induire aucune force de chavirement.

Autre intérêt de ce gréement, il permettait de naviguer sans faire de rappel et de supporter des surfaces de voile importantes (jusqu’à 28 m²). La force vélique à composante verticale diminuait aussi le travail demandé aux foils.

Les cerfs volants utilisés avaient une surface comprise entre 7 et 27 m² et pesaient de 2 à 7 kg. Réalisés en toile à spi ils n’étaient pas munis d’armature et ressemblaient à ceux utilisés en vol libre (mais s’orientaient eux même en incidence).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo via Loïck Durand 12-2008

Autres intérêts de ce gréement, le fait de travailler à une altitude “élevée” (vent plus fort et plus stable) ainsi que l’utilisation d’un profil épais. Le lancement de grands cerfs volants depuis un pneumatique n’était pas simple. La distance plateforme/aile était réduite afin de diminuer les embardées de l’ailes (environ 8-10m).

Un des désavantages du système semblait être les difficultés rencontrées pour virer de bord (empannage) et pour ralentir ! Le freinage fut amélioré par l’adoption d’un système de freinage par basculement des foils.

Vers 1992, le gréement cerf volant fit place à deux voiles de planche. Solution plus maniable et facile à gérer. Les concepteurs d’O Paf furent peut être impressionnés par les performances et la maniabilité de Longshot qui était un bel exemple de ce qu’un engin gréé avec un double gréement à wishbone pouvait faire.

Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992
Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992

La structure

La plateforme triangulaire d’O Paf faisait 4m de côté. Chacun des angles du triangle recevait un flotteur monté sur un axe horizontal situé au niveau du centre de carène. Chaque flotteur était muni d’un foil asservi. Amélioré d’année en année la structure de la version optimisée  et  réalisée en carbone ne pesait que 75 kg !

Dans les premières versions ou étapes, le pilotage seul ou en double, se faisait depuis le trampoline tendu entre les poutres. Ce système fut remplacé par une nacelle suspendue équipée de sièges dans lesquels le ou les pilotes étaient attachés.

O Paf - Bateaux N° 385 - juin 1990
O Paf – Bateaux N° 385 – juin 1990

Les foils

En forme de “O” et réalisés en carbone, ils étaient asservis en profondeur grâce aux palpeurs fixés à l’extrémité des flotteurs. Les foils assuraient, en plus de la sustentation, le rôle de surface antidérive. Ils permettaient, en passant en incidence négative, de ne pas renouveler la figure réalisée par le légendaire “Jacob’s Ladder” (tornado tiré par 15 cerfs volants lancés depuis la terre) : un décollage à plus de 9m dans une survente !

La forme en “O” permettait, d’après ses inventeurs, une réalisation simple. La forme de base avait été obtenue sur un moule en plâtre. Les foils étaient ensuite usinés sur un tour. Leur forme très résistante rendait possible la réalisation de foils solides et fins : 9 mm. Ceux-ci étaient calés à une incidence de 15° (par rapport à l’angle d’incidence neutre).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
O Paf Saintes Maries 1990 – Photo via Loïck Durand 12-2008

Les performances

Meilleurs chronos, après avoir passé 19.24 nœuds à West Kirby et 23.34 à Brest, O Paf réalisa un run à 27.57 nœuds en 1990 aux Saintes Maries de la Mer. Ce record battu sous le nom de Diatrace Ludotel, fut un temps celui de la classe C (jusqu’à 27.80 m²).

O paf 2 - Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon
O paf 2 – Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon

Et après ?

Après O Paf 2, Gilles Durand a travaillé sur un autre projet très ambitieux nommé “Thémistocle” (foils, bras/aile jouant le rôle de surface portante, gréement biplan incliné, poids extrêmement faible). Projet qui resta malheureusement, et sauf erreur de ma part, qu’a l’état de maquette.

Comment de pas terminer par ce superbe clin d’œil que m’a fait suivre Loïck il y a quelques mois (utilisation actuelle de ses cerfs volants !) ?

Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
Photo transmise via Loïck Durand 12-2008

Complément d’info. J+1

Mon ami Jean François Daron, ancien “speeder”, vient de m’apporter un peu de matière (pour les lecteurs réguliers, il m’avait déjà aidé à la rédaction de l’article sur Objectif 100).

J’indique dans la partie “Les moteurs“, que l’aile était lancée depuis un Zodiac. Cela générait une assistance lourde pour l’envoi de la voile, voir sa récupération (une ou deux personnes en permanence sur l’eau). Jean François se souvient en avoir discuté avec un des frères Durand. De fait, ils avaient modifié leur système d’envoi de la voile afin d’être plus autonome. Ils avaient installés sur la plateforme un mat “canne à pêche” réalisé avec des mats de planche. Le but était de soulager l’aile au départ, de pouvoir la hisser jusqu’à ce que le vent la gonfle et qu’elle se sustente elle même. C’était un “starter”.
Si les souvenirs de Jean François sont exacts (et je pense que oui !), après une phase de mise au point, à Brest 90 cela fonctionnait assez bien.

Jean François m’a fait suivre 2 photos prises pour Epsilon, son bateau. Au second plan on peut voir O-Paf en train de hisser son aile et même naviguer. Vous remarquerez sur ces photos le mat de lancement de l’aile.

Merci Jeff pour ce complément d’info. (texte et photos).

Epsilon, en second plan O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron avec en second plan O Paf début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron, au second plan à gauche, O Paf en début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90


Macquarie reprend son bien avec 48,14 noeuds !

6 janvier 2009

L’année 2009 commence sur les chapeaux de roues puisque le record du monde de vitesse en voilier, détenu depuis le 01/12/08 par l’Hydroptère, en classe D avec 46.88 n, vient d’être battu par le tripode australien Macquarie Innovation. L’Hydroptère n’aura donc détenu le record que pendant environ 1 mois. Ce record obtenu en classe C le 19/12/08, vient d’être homologué le 06/01/09 après que le WSSRC ait tenu compte des 0,46 noeuds de courant présent sur le spot de Sandy point (état de Victoria, sud de l’Australie, 160 km de Melbourne).  Lors de ce run,  Macquarie avait été chronométré à 48.57 noeuds.

Le team australien a obtenu cette vitesse avec seulement 17 nœuds de vent et attend un vent de 20/22 nœuds pour dépasser les 50 nœuds. On peut faire confiance à ce team, qui est un des plus anciens teams de vitesse, pour être patient. Lindsay Cunningham (le magicien des ailes rigides) et sa fidèle équipe 100% “Aussie” ont déjà battu de nombreux records avec leurs engins : Yellow Pages Endeavour (YPE détruit dans un run à plus de 50 nœuds) puis Extrême 50 devenu Macquarie Innovation. Ce team, auparavant spécialisé dans la conception et le pilotage de catamarans de la Petite Coupe de l’América (triple vainqueur), a en 1993 été détenteur du record toute catégories avec YPE : 46,52 nœuds (en utilisant la partie avant de la voile du classe C “Victoria 150″ datant de 1985 !).

Comme soulignait notre bon docteur dans son article “Une année de Foilie ! “, “…L’Hydroptère est un grand trimaran capable d’emmener un équipage complet sous toutes les allures… “. Macquarie Innovation, lui, ne navigue que sur un bord et ne transporte que 2 passagers (un pilote Simon McKeon et un régleur Tim Daddo). Toutefois, cet engin détient  aussi le record de transformation du vent en vitesse sur l’eau. Le run de 1993 avait été réalisé par 18 nœuds de vent ce qui à l’époque représentait un ratio de 2,58. Le nouveau ratio est de 2,83 soit presque 3 !!  En terme de “transformation”, l’Hydroptère tourne entre 1,3 et 1,6 …
Mais il faut bien avoué qu’il a fallu plus de 15 ans aux australiens pour gagner presque 2 noeuds ! Gageons que ce n’est pas fini, à suivre…

Yellow Pages Endeavour Mulicoques magazine N° 51 février mars 1994

YPE - Mulicoques magazine N° 51 février-mars 1994

Extrême 50 – Multicoque magazine N° 57 mars 1995

Extrême 50 – Multicoque magazine N° 57 mars 1995

//www.macquarie.com.au/speedsailing/background.htm

Macquarie Innovation - site Internet Macquarie 2008