Rétrospective “Foilers!”…

12 août 2009

Petit temps cet été, l’engin de vitesse “Foilers !” avance à 2 noeuds, ses foils accrochent les algues et les méduses qui traînent à la surface ! Beaucoup de lecteurs sont en vacances les doigts de pieds en éventail, les auteurs le sont aussi ou ils sont surchargés de travail. Enfin, dernier point, l’actualité est “pauvre”…

Pourquoi ne pas en profiter pour fouiller dans les étagères de “Foilers !” ? Au 3ème étage, nous allons peut être tomber sur un ancien article, qui comme un vieux bouquin, mérite d’être relu ? Je propose donc aux irréductibles lecteurs de “Foilers !”, à ceux qui travaillent encore ou à nouveau, aux égarés de la toile, de faire un petit retour en arrière sur les articles de ce blog. Peut être que vous êtes passé à côté d’une perle (!), peut être aurez-vous de nouvelles remarques à faire… C’est aussi un excellent moyen de mettre en avant le formidable travail réalisé par le Dr Goulu depuis juin 2006.

Pour ceux qui ont du mal à rechercher un article dans “les nuages  de mots clés”, voici aussi une sorte de sommaire non exhaustif.

Bonne lecture ou re lecture, à bientôt pour des articles inédits…

NB : lorsqu’un sujet comporte plusieurs articles, ceux-ci ont été classés du plus ancien au plus récent

1 – Technique

2 – Engins ou familles d’engins

18 pieds à foils

Alinghy V

Banque Populaire

Blue Arrow

Calliope

Cayak à foils

Dared

Défi

Enya 3

Force 8

Happy Feet

Kite

Kite Boat Speed

L’Hydroptère

MacQuarie Innovation

Maquette à foils d’Eric Tabarly

Mini foiler et Mini foiler 3X

Mirabaud LX

Moth à foils

Objectif 100

Off Yer Rocker

O Paf

P.A.V.

SailRocket

Scat

Surf à foils

Swedish Speed-Sailing

Sylphe

Syz & Co

Techniques Avancées

Tétrafoiler

Trifoiler

Véliplanes

Windrider Rave

Wotrocket.com


O Paf et autres tripodes des frères Durand

15 février 2009

Les tripodes développés par les frères Durand sont des engins peu connus et qui pourtant méritent largement un article sur Foilers. Comme ils sont peu connus, il n’existe pas beaucoup d’informations à leur sujet. Heureusement la revue Bateaux a en 1990 réalisé un bel article qui m’a permis de trouver un peu de matière. Loïck Durand, qui a déjà visité les pages de Foilers, pourra si besoin corriger les possibles erreurs présentes dans cet article.

Des engins particuliers à plus d’un titre.

Tripodes mais avec une structure en triangle et non en Y, gréements particuliers, appendices inédits, les tripodes des frères Durand étaient et son toujours des OFNI de la vitesse. Gilles et Loïck Durand ont développés plusieurs canots basés sur la même architecture. Mais c’est sous le nom de O PAF dans les années 90 que la formule a marqué les mémoires de ceux qui traînaient à Brest, Weymouth ou au Saintes Maries.

Les pilotes et concepteurs

Gilles et Loïck Durand ne sont pas de simples amateurs bricoleurs. Loïck ingénieur arts et métiers et Gilles physicien avaient (et ont toujours), de sérieuses compétences qui leur ont permis de développer une série d’engins innovants et performants. A commencer vers la fin des années 80 par la création de Danto Rogeat. Danto Rogeat fut suivi par O Paf (aussi nommé Diatrace Ludotel) et O Paf 2. O Paf étant l’anagramme de  “Foil Asservi en Profondeur en forme de O” !

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

Les moteurs

Danto Rogeat fut, sauf erreur, le premier des tripodes développés par les frères Durand (1988). Il était déjà équipé d’un cerf volant de 14 m² situé à très faible distance de la plateforme qui était déjà équipée de foils (plateforme de 60 kg).

C’est sur O Paf que les frères Durand vont passer à la vitesse supérieure dans le maniement des cerfs volants. Fixé à l’aplomb du centre antidérive, le gréement d’O Paf permettait, en plus d’économiser le poids d’un mat, de n’induire aucune force de chavirement.

Autre intérêt de ce gréement, il permettait de naviguer sans faire de rappel et de supporter des surfaces de voile importantes (jusqu’à 28 m²). La force vélique à composante verticale diminuait aussi le travail demandé aux foils.

Les cerfs volants utilisés avaient une surface comprise entre 7 et 27 m² et pesaient de 2 à 7 kg. Réalisés en toile à spi ils n’étaient pas munis d’armature et ressemblaient à ceux utilisés en vol libre (mais s’orientaient eux même en incidence).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo via Loïck Durand 12-2008

Autres intérêts de ce gréement, le fait de travailler à une altitude “élevée” (vent plus fort et plus stable) ainsi que l’utilisation d’un profil épais. Le lancement de grands cerfs volants depuis un pneumatique n’était pas simple. La distance plateforme/aile était réduite afin de diminuer les embardées de l’ailes (environ 8-10m).

Un des désavantages du système semblait être les difficultés rencontrées pour virer de bord (empannage) et pour ralentir ! Le freinage fut amélioré par l’adoption d’un système de freinage par basculement des foils.

Vers 1992, le gréement cerf volant fit place à deux voiles de planche. Solution plus maniable et facile à gérer. Les concepteurs d’O Paf furent peut être impressionnés par les performances et la maniabilité de Longshot qui était un bel exemple de ce qu’un engin gréé avec un double gréement à wishbone pouvait faire.

Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992
Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992

La structure

La plateforme triangulaire d’O Paf faisait 4m de côté. Chacun des angles du triangle recevait un flotteur monté sur un axe horizontal situé au niveau du centre de carène. Chaque flotteur était muni d’un foil asservi. Amélioré d’année en année la structure de la version optimisée  et  réalisée en carbone ne pesait que 75 kg !

Dans les premières versions ou étapes, le pilotage seul ou en double, se faisait depuis le trampoline tendu entre les poutres. Ce système fut remplacé par une nacelle suspendue équipée de sièges dans lesquels le ou les pilotes étaient attachés.

O Paf - Bateaux N° 385 - juin 1990
O Paf – Bateaux N° 385 – juin 1990

Les foils

En forme de “O” et réalisés en carbone, ils étaient asservis en profondeur grâce aux palpeurs fixés à l’extrémité des flotteurs. Les foils assuraient, en plus de la sustentation, le rôle de surface antidérive. Ils permettaient, en passant en incidence négative, de ne pas renouveler la figure réalisée par le légendaire “Jacob’s Ladder” (tornado tiré par 15 cerfs volants lancés depuis la terre) : un décollage à plus de 9m dans une survente !

La forme en “O” permettait, d’après ses inventeurs, une réalisation simple. La forme de base avait été obtenue sur un moule en plâtre. Les foils étaient ensuite usinés sur un tour. Leur forme très résistante rendait possible la réalisation de foils solides et fins : 9 mm. Ceux-ci étaient calés à une incidence de 15° (par rapport à l’angle d’incidence neutre).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
O Paf Saintes Maries 1990 – Photo via Loïck Durand 12-2008

Les performances

Meilleurs chronos, après avoir passé 19.24 nœuds à West Kirby et 23.34 à Brest, O Paf réalisa un run à 27.57 nœuds en 1990 aux Saintes Maries de la Mer. Ce record battu sous le nom de Diatrace Ludotel, fut un temps celui de la classe C (jusqu’à 27.80 m²).

O paf 2 - Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon
O paf 2 – Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon

Et après ?

Après O Paf 2, Gilles Durand a travaillé sur un autre projet très ambitieux nommé “Thémistocle” (foils, bras/aile jouant le rôle de surface portante, gréement biplan incliné, poids extrêmement faible). Projet qui resta malheureusement, et sauf erreur de ma part, qu’a l’état de maquette.

Comment de pas terminer par ce superbe clin d’œil que m’a fait suivre Loïck il y a quelques mois (utilisation actuelle de ses cerfs volants !) ?

Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
Photo transmise via Loïck Durand 12-2008

Complément d’info. J+1

Mon ami Jean François Daron, ancien “speeder”, vient de m’apporter un peu de matière (pour les lecteurs réguliers, il m’avait déjà aidé à la rédaction de l’article sur Objectif 100).

J’indique dans la partie “Les moteurs“, que l’aile était lancée depuis un Zodiac. Cela générait une assistance lourde pour l’envoi de la voile, voir sa récupération (une ou deux personnes en permanence sur l’eau). Jean François se souvient en avoir discuté avec un des frères Durand. De fait, ils avaient modifié leur système d’envoi de la voile afin d’être plus autonome. Ils avaient installés sur la plateforme un mat “canne à pêche” réalisé avec des mats de planche. Le but était de soulager l’aile au départ, de pouvoir la hisser jusqu’à ce que le vent la gonfle et qu’elle se sustente elle même. C’était un “starter”.
Si les souvenirs de Jean François sont exacts (et je pense que oui !), après une phase de mise au point, à Brest 90 cela fonctionnait assez bien.

Jean François m’a fait suivre 2 photos prises pour Epsilon, son bateau. Au second plan on peut voir O-Paf en train de hisser son aile et même naviguer. Vous remarquerez sur ces photos le mat de lancement de l’aile.

Merci Jeff pour ce complément d’info. (texte et photos).

Epsilon, en second plan O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron avec en second plan O Paf début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron, au second plan à gauche, O Paf en début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90


Des records homologués, d’autres toujours pas

8 novembre 2008

le WSSRC a homologué hier les deux nouveaux records de l’Hydroptère obtenus le 29 octobre :

  • 46.15 noeuds sur 500 m
  • 43.09 noeuds sur 1 mille

Bravo à “Alain Thébault and a crew of 10″. 11 personnes sur le bateau, kite dit mieux ?

A propos, ça fait maintenant plus d’un mois que 3 kiteurs ont dépassé 50 noeuds au Luderitz Speed Challenge, et aucun de ces runs n’a encore été validé (ni invalidé d’ailleurs) par le WSSRC :

  1. Alex Caizergues à 50.57
  2. Robert Douglas 50.54 (mais son record à 49.84 quelques jours avant est homologué)
  3. Sebastien Cattellan 50.52

Même Sjoukje Brendenkamp, la première femme chronométrée au dessus de 45 noeuds, n’a pas encore eu droit à l’inscription de son record…

je cherchais une jolie photo pour cet article... voici donc le belle Sjoukje

La ravissante Sjoukje à 0 noeuds. Mais elle fait aussi du 45.

Y’aurait-il encore de l’eau dans le gaz entre les kiteboarders et le WSSRC ? Ou une réticence à accepter les progrès rapides des cerfs-volants ? Il semblerait en tout cas que le WSSRC ait de la peine à écrire le nombre “50″ pour la première fois…


Cattelan à 50.1 noeuds à Luderitz (?)

19 septembre 2008

Le point d’interrogation, c’est parce que le record doit être validé par le WSSRC. Mais Sebastien Cattelan a été chronométré au dessus de 50 noeuds sur 500m à la voile. A la voile de kite. C’était il y a quelques heures au Luderitz Speed Challenge en Namibie.

C’est le premier, mais il ne sera peut être pas le seul longtemps, parce que l’évènement va durer encore près d’un mois sur l’un des meilleurs spots du monde pour la vitesse en kitesurf et en windsurf et que quelques autres riders connus de nos lecteurs sont dans son sillage …

Avec les progrès stupéfiants des kites ces dernières années, ce n’est pas vraiment une surprise mais ça reste un exploit stupéfiant  : 92.6 km/h sur l’eau, sans moteur !


Scooter + Kite = Nereus

6 juin 2008

Vous ferez peut-être un jour du kite assis sur Nereus, un scooter de plage tracté par un kite conçu par Mathias Koelher. Le kite est piloté au guidon et les pieds commandent les ailerons des foils pour créer le rappel et déclancher sauts et plongeons.

D’après les photos disponibles sur le site (cliquer sur la 2ème image/icône à partir de la gauche pour y accéder) il semblerait même qu’un proto ait été construit. Un volontaire pour tester la bête ?

source : “Nereus ou le scooter Kite Surf” sur w3sh magazine


Antoine Albeau et l’Hydroptère

4 avril 2008

myfreesport.fr publie un chouette article “Autant en Emporte le vent” avec interview d’Antoine Albeau, nouveau recordman de vitesse à la (planche à) voile, Alain Thébault, skipper de l’Hydroptère sans oublier Alex Caizergues en kite.

Tous trois commentent la course aux 50 noeuds de façon très sportive. Que le meilleur gagne !


de nouvelles de Kiteboatspeed

25 février 2008

kiteboat st anne 180208 152Suite à des commentaires sur le premier article consacré à Kiteboatspeed, j’ai reçu des nouvelles fraiches de ce team par e-mail, plus une photo et une vidéo de leur récente navigation à Sainte-Anne, dans 16 noeuds de vent et une mer pas très plate.

Voici ce que me disent Christophe Martin (Skipper Aile et R&D), Christophe Ballois (Skipper Bateau et R&D) et Stéphane Ballois (Logistique et Communication)

Notre volonté est de créer un Kiteboat ultra performant capable d’obtenir des qualités de navigation et de vitesse équivalentes à un trimaran classique dans un premier temps puis de monter en puissance progressivement pour à terme les dépasser.

Notre base de réflexion au niveau du trimaran est le Longshot (proto trimaran à deux gréements). Il est exact que nous avons utilisé certaines pièces de TF 22, mais ce n’est qu’une partie du bateau. La coque entre autre n’en est pas une, et ce sont les différentes modifications et les autres éléments qui font qu’aujourd’hui le Kiteboatspeed navigue.

Certains intervenants sont vraisemblablement sceptiques sur les performances d’un tel bateau, certains disaient aussi qu’il n’était pas possible de faire naviguer un kiteboat sur foil. Le Kiteboatspeed 1 a déjà des performances extrêmement impressionnantes. Nous ne souhaitons pas communiquer pour le moment sur les performances exactes du trimaran.

Vous pouvez avoir un aperçu de ses capacités sur la dernière vidéo mise en ligne cette semaine sur youtube où le trimaran va vite dans une mer formée et un vent faible :

Cela donne une idée des performances que nous pouvons atteindre sur un plan d’eau plat et avec du vent fort.

La barrière des 50 nœuds n’est pas si simple à dépasser mais c’est un challenge qui nous correspond.

La performance et le développement ont un prix et nous sommes en cours de négociation avec des partenaires afin de créer un bateau capable de se battre contre des concepts tel que Macquarie Innovation ou l’Hydroptère.

Record ! 50.1 noeuds sur 500m (? inofficiel)

29 janvier 2008

D’après cette page sur GPS-Kitesurfing.com Tilmann Heinig a dépassé hier (28 janvier) les 50 noeuds sur 500m en kitesurf. Et 55 noeuds en pointe, soit 102 km/h par la même occasion !

La vitesse est mesurée par GPS embarqué, mais pas assez précise pour être homologuée par le WSSRC. Selon ce post sur le blog rekord.tv (en allemand) du témoin qui a filmé la scène, Tilmann est déjà très content que son relevé GPS ait été accepté par GPS-kitesurfing. Voilà qui amène de l’eau au moulin de la discussion sur la mesure des records en kitesurf.

Merci à WouterD pour cette nouvelle.


Records, kitesurfs et mesures

19 janvier 2008

Un intéressant échange de mails avec Manu Taub (46.98 noeuds en kite l’an passé) a achevé de me convaincre de rafraichir la page des records en y intégrant de plein droit les kitesurfs. J’avais commencé par lui demander pourquoi le WSSRC distingue une catégorie “kite” au lieu d’intégrer les kitesurfs aux classes définies par la surface de la voilure, d’autant que :

manu Taub Luderitz 2Voici en substance ce que m’avait répondu Manu :

Lorsque le kite de vitesse est apparu, le WSSRC ne savait pas comment mesurer les ailes (surface à plat /surface projetée, les ratios, etc, etc…). De plus, parfois nous utilisons plus de 10m2, et les fabricants ne communiquaient pas tous de la même façon, certains trichaient même sur les tailles annonçant des 9m alors qu’elles en faisait 10 !

Nous avons alors decidé avec le WSSRC de créer une catégorie kitesailing, ce qui nous permettait en plus de pouvoir plus facilement communiquer sur nos perfs et nos records qui auraient été invisibles en catégorie – de 10 m2. En marge de ça, l’ISAF dont le WSSRC fait partie, a commencé a s’intéresser à nous mais de façon prudente ! (en outre en France c’est la fédération de vol libre et non de voile qui nous gère, ce qui n’arrangeait rien …) Bref, L’ISAF validait la categorie kite mais decretait en même temps que nous ne pouvions pas concourir pour le record absolu !? Discours paradoxal, politique et de plus british (!!!), on a laissé comme ça, sûrs que le cas échéant il y aurait modification.

manu Taub Luderitz 46.98 2

Bingo, récemment lors de leur session de novembre au Portugal et à la suite de la performance de Sjoukje, l’ISAF a officiellement modifié ses textes afin d’y inclure le kite , ce qui nous ouvrirait en plus à terme sur des formats race l’accès à l’olympisme …(why not) Voilà l’histoire, le kitesailing est une catégorie a part, maintenant qualifiée toute catégorie, … mais ça n’a pas été simple !!

Sur sa lancée, Manu soulève un autre point intéressant relatif au(x) système(s) de chronométrage et qui fait débat ces temps sur les spots:

Le WSSRC valide le chrono par GPS différentiel comme l’utilise l’Hydroptère, MacQuarie et les bateaux qui en ont les moyens. Du coup ils ne courent pas sur un parcours imposé comme les windsurf et les kiters ou autres qui utilisent un système de chrono fixe (sur la plage ou au bord d’un canal, ndlr). Ils naviguent où bon leurs semble et recupèrent ensuite le meilleur 500m ou le meilleur mile. Ce n’est pas du tout le même jeu !

Par exemple dans mon cas, je fais un run officiel à 46,98kts sur un parcours fixe, ma trace GPS me donne un meilleur 500m (bien sur pas exactement sur le parcours officiel) à 49,7kts, disons grosso modo qu’avec un GPS différentiel et la correction, je peux imaginer tout de même être dans les 49 noeuds et probablement recordman du monde … ( bien sur on pourrait mieux placer le parcours, ce qui sera fait, mais tout de même ! )

La problématique est subtile car tous les points de vue sont justifiés. En effet, pourquoi reprocher aux bateaux d’utiliser un système de chrono apparemment juste et validé par le WWSRC, sous prétexte que d’autres type de supports ne peuvent pas l’utiliser, essentiellement car sa miniaturisation n’est encore pas assez importante.

Effectivement, ce qui m’empêche d’utiliser ce type de GPS aujourd’hui ce n’est pas son budget (à moi de le trouver) mais sa taille, le transporter sur le dos n’est pas une option ( trop de poids, d’encombrements, de risque de blessure accru en cas de chute à 54 kts comme à 12 et de dégâts de ce matériel très couteux)

Je dois préciser qu’en terme de technicité de navigation, c’est un art que de poser son run pile poil sur le parcours et de n’avoir de cesse de l’améliorer, c’est un paramètre important et contraignant de la perf.

A ce jour le WSSRC ne se mouille pas, et les avis en son sein sont partagés. Mais la réalité, c’est que bien que cela se justifie, tous les formats de course aujourd’hui dans la chasse au 50kts ne sont pas identiques, alors que semble-t-il le WSSRC doit être garant de cela. (…) La notion principale ne devrait elle pas être que toutes les performances puissent être comparable pour qu’une puisse être déclarée meilleure ?

Les systèmes de chrono doivent ils être choisis uniquement en fonction de leur précision ou bien aussi en fonction de leur accessibilité à tous, a fortiori dans la mesure où ils influent sur la performance elle même ?

Luderitz

Merci beaucoup à Manu pour ce point de vue qui va certainement susciter des commentaires, et pour les photos qui vont avec.


Les kites à un noeud du record absolu !

12 octobre 2007

La cadence à laquelle les kiteboarders ont amélioré leurs records est stupéfiante. Le record a été battu pour la 3ème fois en 1 mois par Alex Caizergues qui a atteint officiellement 47.77 noeuds lors du Luderitz Speed Challenge en Namibie!

 

Sur ce film, on voit un peu mieux le spot en question, qui ressemble un peu au canal des Saintes Maries de la Mer ou Finian Maynard a atteint 1 noeud de plus sur sa planche en 2005. Sauf que la profondeur de l’eau en Namibie n’est que de 10 cm environ…

Bravo à Tendance Bleue toujours aussi bien informé et merci à Tribord Amure pour les fleurs. Ici en Suisse on est moins rapides, mais on réfléchit beaucoup, on monte des équipes et on  travaille en profondeur. On colle tout ça avec un petit peu d’argent, et en général ça donne de bons résultats … Oracle : keep cool ;-)