Nouveau crash de Sailrocket

7 octobre 2009

Merci à Guy* pour cette news.

Sailrocket vient une nouvelle fois de jouer la “fille de l’air”! Paul Larsen semble s’en être sortie, “sans bobo” ou presque, une nouvelle fois.

Plus d’informations sur le site yachtpals.com ou j’ai été récupérer la photo ci-dessous.

Que va faire le team qui laissait entendre que c’était peut être la dernière période d’essais de ce bateau ? L’engin a sûrement souffert,.

A suivre sur le site Sairocket et sur le blog de Paul Larsen

Crash de 2008

Crash de décembre 2008 - photo site Yachtpals.com (DR)

* Guy Capra : http://www.alomphega.com


Crash le vendredi 13

18 mars 2009

Après son record en classe B en décembre suivi d’une envolée spectaculaire, Vestas Sailrocket a été réparé et amélioré en vue d’une nouvelle campagne de records. Mais vendredi 13, Paul Larsen s’est retrouvé à l’hopital après un crash en plein run, à 47 noeuds. Le prao est plus fortement endommagé que son pilote, qui ne souffre heureusement que de coupures et contusions.

Si j’ai bien compris son récit, c’est la rupture d’une pièce qui a entrainé une dislocation catastrophique de la structure. En attendant un film de l’événement, voici une photo de ce qu’on souhaite à cette équipe décidément très dynamique : que Sailrocket file à nouveau très vite très vite.


SailRocket repart à l’assaut

19 février 2009

Le 3 décembre 2008, Vestas SailRocket a ravi à Yellow Pages  son record en classe B datant de 15 ans, en atteignant 47.36 noeuds.  L’exploit fut suivi d’une pirouette mémorable dont on pouvait craindre qu’elle retarde considérablement le projet. Mais Paul Larsen vient de l’annoncer : tout est réparé et fin prêt en Namibie pour une nouvelle campagne de records!

Visant désormais 51 noeuds, l’équipe de SailRocket a conçu un nouveau foil incliné qu’ils appellent “courbe” par opposition au précédent qui avait des bords d’attaque et de fuite rectilignes. Une fois n’est pas coutume, il y a même plusieurs photos de l’objet sur lequel tout repose :

SailRocket sera prêt à naviguer dès demain, d’abord pour quelques règlages, puis pour tenter de reprendre à MacQuarie Innovation le titre de voilier le plus rapide du monde (48.14 noeuds) , voire mieux !


Sail… Rocket !

7 décembre 2008

Sailrocket  a atteint 47.35 noeuds sur 500m le 3 décembre, avec une pointe à 51.76 !  Ce record a été soumis au WSSRC, et s’il était validé,  Sailrocket ravirait à l’Hydroptère le titre de “voilier” le plus rapide du monde.

Après et puisque les conditions de vent (22 noeuds) et de mer étaient idéales, Paul Larsen et son équipe ont tenté un run de plus. Et là, Sailrocket s’est effectivement transformé en fusée, décolant et effectuant une cabriole spectaculaire :

Heureusement, Paul s’en sort indemne et l’engin est réparable.

Sur son blog, Paul Larsen explique ce qui est arrivé. Traduction

Au premier run, j’avais l’aile bordée (“sheeted in”) vers l’intérieur de 15 à 18° (incidence je pense…). Au second run, je l’ai mise à l’angle optimal de 10°. Le vent était plus fort d’un noeud environ, la moyenne autour de 23 noeuds… donc des rafales de 25. Nous avions démonté les capteurs de vent B+G pour les tentatives de record, donc je ne peux qu’imaginer que c’est une rafale de ce genre qui a  fait accélérer VESTAS SAILROCKET si fort jusqu’au point de surcharg. Peut-être aurais-je du être plus prudent, mais après la stabilité et le contrôle du run précédent et des navigations dans des conditions pires, j’ai simplement pensé que ce n’était pas le moment de se retenir. C’est une tentative de record absolu de vitesse à la voile, après tout. Finalement, c’est sans doute une combinaison d’effets dus aux nouvelles hautes vitesses et du vent apparent élevé qui va avec. VESTAS SAILROCKET aurait transformé cette brise de 23 noeuds en du 50+ noeuds apparent arrivant à environ 26 degrés.

Le plus  important est de comprendre et d’empêcher ceci d’arriver à nouveau.

Malcolm travaille dur là dessus avec l’aide de tout le team. Nous voulons “amortir” (dampen) tout le bateau un peu et approcher à nouveau ces vitesses du point de vue de la sécurité. Nous allons donner quelques degrés au foil pour qu’il plaque la surface planante avant plus fort et “stand the rig up so it is pulling up less” (pas compris…) Nous avons déjà commencé à évoluer dans cette direction et vous pouvez voir que le flotteur sous le vent ne vole plus aussi haut que sur certaisn runs précédents. Nous pensons aussi que le foil principal pourrait fléchir plus que ce que nous pensions et que nous devrions en tenir compte du point de vue de la sécurité. Nous allons aussi voir pour ajouter des systèmes “anti décollage” sur la poutre. Pour ce qui me concerne, je vais être un peu plus prudent avec ma façon agressive de border. Le volet principal n’a même pas été utilisé lors du run de l’envol. Quand il l’est, il contribue a garder le nez en bas.

A part ça, Paul est toujours aussi fair-play, et l’Hydroptère aussi:

C’était vraiment sympa de recevoir un (message de soutien) de la part de l’équipe de l’Hydroptere. C’est fantastique d’avoir un bateau si “hot” comme concurrent. Nous voulons tous deux desespérément être numéro 1, mais je crois que nous apprécions tous deux les efforts de l’autre équipe et leur présence. A la fin nous leur avons envoyé toutes nos données GPS pour voir s’ils obtiennent les mêmes résultats que nous avec leur programme (?). Et ils ont obtenu les mêmes. Et même si nous sommes devant maintenant, je ne pense en aucun cas que nous y resterons longtemps tant je suis sur qu’ils ont faim de retrouver leur titre de “voilier le plus rapide du monde”

Le premier run, la joie de Paul Larsen, puis le looping de Sail Rocket sont visibles sur cette video :


Sailrocket monte en puissance

4 novembre 2008

Les australiens de Namibie ont atteint 44.29 noeuds sur 500m dans 22 noeuds de vent.

Comme le raconte Paul Larsen et comme on le voit sur la video ci-dessus, les problèmes de direction de l’engin sont de l’histoire ancienne et Vestas Sailrocket se laisse désormais manoeuvrer bien gentiment. Remarquez comme le flotteur sous le vent se lève, transformant le prao en mono(coque)

Mais où sont les essuie-glaces ?

source: Sailing Anarchy (merci à Fred pour l’info)


Objectif 100 : complexité ou simplicité ?

17 septembre 2008

Objectif 100 lancé à la fin des années 80, n’est pas sans rappeler SailRocket. Mais un SailRocket qui aurait été prévu, comme les “Fliptackers” de Bernard Smith, pour être réversible en faisant pivoter son gréement incliné autour de sa coque centrale. Bien que SailRocket puisse aussi être classé, d’après la terminologie de B. Smith, comme un “monomaran” qui n’aurait pas été prévu pour être amphidrome ! Bref, une fois de plus, l’histoire se renouvelle. Et heureusement que quelques “allumés” ne s’arrêtent pas aux déconvenues rencontrées par les pionniers de la vitesse.

Objectif 100 - Multicoque Magazine N°25 oct-nov 1989

Objectif 100 - Multicoque Magazine N°25 oct-nov 1989

La genèse et la suite !

L’idée à l’origine d’Objectif 100 est née, bien avant le réel lancement de ce projet, d’une démarche architecturale développée par Jean Marie Finot. Il faut attendre 1986 et la rencontre de 3 hommes : JM Finot, le navigateur Lionel Péan et enfin celle du directeur de la communication de Rhône Poulenc, pour que le projet se concrétise. Les objectifs de l’équipe d’Objectif 100, étaient résumés dans le nom du projet : battre le record de vitesse à la voile alors de l’ordre de 72 km/h (39 nœuds) et dépasser les 100 km/h sur l’eau. Baptisé par Patrick Baudry en avril 1987, (pour les moins de 30 ans ;-) , P Baudry est un astronaute qui a volé en 1985 sur Discovery), ce projet a eu le droit à un lancement en “fanfare”. Ce lancement n’est pas sans rappeler un projet de 2008 à qui je souhaite plus de réussite qu’à objectif 100… Malheureusement, après 2 ans de collaboration, Rhône Poulenc jette l’éponge et Lionel Péan s’en retourne vers ses projets de course au large. Ces changements obligent le cabinet Finot à reprendre seul cet important projet et la mise au point de la version 2 (construite en 1990) puis celle d’un Mini Objectif 100 réalisé en 1993 (long de 6 m)…

L’idée

L’idée de départ pourrait se résumer ainsi : deux ailes, une aérienne, l’autre marine. Les autres éléments n’ayant pour but que la maîtrise des ailes. Cette idée Bernard Smith l’a aussi développée dès 1982. Mais il faut avouer que Jean Marie Finot a imaginé un engin plus simple esthétiquement, épuré même, mais bien plus complexe techniquement ! Les lecteurs assidus de Foilers auront une pensée pour l’Aile d’eau de Luc Armant. Aile d’eau, qui va encore plus loin dans le concept “deux ailes” (et que l’on aimerait voir en vraie grandeur…). Dans cette approche, on peut aussi citer le Monofoil de Jon Howes, The swedish speed sailing challenge, et Dared. Même si pour ces derniers, l’aile marine vient contrecarrer la force de sustentation de l’aile aérienne ce qui n’était pas le cas sur Objectif 100. Pour Objectif 100, la simplification à l’extrême de la structure permettait, entre autre, un gain aérodynamique. Le gréement incliné, avec son centre de voilure écarté latéralement du centre de gravitée, permettait, en plus de la force de sustentation, de diminuer le couple de chavirage.

Technologie

Objectif 100 était équipé de 10 organes mobiles (aile, foils …). Chaque organe pouvait avoir un influence, non seulement sur son objectif premier (propulsion pour l’aile par exemple), mais aussi sur d’autres paramètres : équilibre longitudinal et latéral, vol, direction… L’équipe architecturale avait prit le parti de gérer ces interactions, par l’intermédiaire de 3 éléments ou groupes d’éléments :

  • 30 instruments de mesure (vitesse, force et direction du vent, pression, position de chaque élément…)
  • un ordinateur central
  • une centrale hydraulique, des servovalves, des vérins ultra puissants.

Le “cerveau central” devait être capable de traiter/assembler de multiples informations à grande vitesse (instruments et ordres du pilote), puis de les dispatcher vers des servovalves pour enfin arriver aux 11 vérins (relevage et rotation mat : 3 ; aile : 4 ; foils/gouvernail : 2). Le pilote avait pour mission le contrôle général de l’engin et devait décider des principales options. Il était aidé pour se faire par les informations visibles sur un écran et collectées via les différents instruments  et. A l’aide de joysticks, sa main gauche devait piloter l’orientation des foils. Sa main droite la vitesse (avant/arrière) et la direction (gauche/droite) !

De très nombreux laboratoires et centres de recherches ont travaillés sur ce projet : Groupe Finot, INERN, Aérospatiale, JP3, CRAIN, Elmeco, Brochier, Hexcel Genin, CEAT ENSICA, UTC, Ecole navale…

Cockpit proto 1 - Multicoque Magazine N°17 mai-juin 1988

Cockpit proto 1 - Multicoque Magazine N°17 mai-juin 1988

La partie aérienne

Le pied de mat était articulé selon deux axes (longitudinal et latéral), afin de conserver la coque à plat quelque soit l’amure du bateau et pour mettre l’aile en position repos (descente du mat contre la coque centrale puis “pliage” de l’aile). L’aile était constitué de 4 éléments rigides ce qui permettait de “simuler” une sorte de vrillage pour tenir compte de la différence de vitesse du vent en fonction de la hauteur et de gérer la force sustentatrice et donc participer à la maîtrise de la hauteur de vol.

La partie marine

L’engin devait s’appuyer sur 3 foils, 1 à l’avant de la coque centrale et 2 en bout d’aile. Les foils en bout d’aile avaient été conçus pour être pilotés en inclinaison et en incidence. Le safran, dépourvu de foil, était situé en arrière de la coque centrale. Cette absence de plan porteur sur le safran peut s’expliquer par le fait que le gréement développait une importante force sustentatrice qui devait permettre de faire décoller la coque centrale.

Construction et dimensions (proto 1)

A grand renfort de carbone, la coque et l’habillage du mat avaient été réalisés chez CDK. Le mat chez Maréchal. L’aile chez Maréchal et Quéré. Les foils chez Rhône Poulenc et CLYPT.

  • Long : 10 m
  • Surface de voile : 14.4 m² (12 x 1.2 m)
  • Largeur coque : 80 cm
  • Long mat : 5.6 m
  • Poids : 258 kg

Coque 55 kg, aile 80 kg, mât  kg, hydraulique 46 kg, poste pilotage  12 kg, ordi 13 kg, ailes immergées 12 kg, batterue 12 kg

Navigation

Le déploiement du gréement, qui au repos était ramassé contre la coque, demandait à une organisation spéciale et l’aide d’un zodiac d’assistance. La cinématique de navigation avait été longuement étudiée. Au début du projet, la partie basse de l’aile devait servir de flotteurs. Le volet au contact de l’eau aurait été orienté dans l’axe du bateau, les autres volets étant eux orientés pour créer de la vitesse. Une fois en appui sur le foil, et la partie basse hors de l’eau, celle-ci aurait  été inclinée, comme ses voisines, pour créer de la force propulsive. Peut être que cette solution ne fonctionnait que sur le papier, puisque pour les essais un petit flotteur avait été rajouté. Pour que l’engin puisse virer de bord, le gréement devait passer au-dessus le flotteur. Cette manœuvre dangereuse, devait se faire en braquant différemment les volets inférieurs et supérieurs. Lors du passage de l’aile au dessus du flotteur, l’incidence des différents volets devait être inversée pour ralentir la descente de l’aile. Les premiers essais sur l’eau se son déroulés en décembre 1988 à l’école navale de Brest. Le bateau prit ensuite la direction d’Hyères début 89 où, malgré un vent faible, l’équipe réussira à faire passer la vitesse de 4 à 20 nœuds. La mise au point d’un tel engin était bien entendu très difficile. L’engin aurait toutefois au cours d’essais, dépassé par 2 fois la vitesse de 30 nœuds avec Lionel Péan aux commandes (35.3 nœuds).

Cinématique du virement de bord - Multicoque Magazine N°25 oct-nov 1989

Cinématique du virement de bord - Multicoque Magazine N°25 oct-nov 1989

Anecdote

Par Jeff Daron constructeur et pilote du catamaran de vitesse Epsilon

En 1991, Objectif 100 était présent à la semaine de vitesse de Brest. Année qui fut marqué par une absence chronique du vent. Les journalistes voulant faire leur travail, il leur fallait trouver de la “matière”. Objectif 100 étant très esthétique et assez spectaculaire (même à l’arrêt !), les journalistes voulais obtenir des images de l’engin sur l’eau. Mais comme le bateau se traînait à 2 ou 3 noeuds, ils ont décidés de remorquer le canot. Tous les concurrents présents sur l’eau, on vu l’engin, tracté par un gros zodiac, à fond, sur une mer super lisse (il y avait 5 noeuds de vent !). Objectif 100 était escorté par les vedettes des caméramans et photographes. La plupart des concurrents, étaient hébergés dans un centre qui surplombe le port du moulin blanc. Il y avait une télévision et à l’heure des informations régionales, un bon nombre de concurrents étaient présents devant l’écran pour visionner les images du jour. Il y avait une sacré ambiance et ce soir là qu’ont ils vu, un reportage complet sur objectif 100, images à terre et en mer, prises l’après midi même…. Ca sifflait à tout rompre dans la salle, ça gueulait même !!! Un canot qui n’avait même pas fait un run faisait la une de l’actualité alors que tout le monde avait passé sa journée à essayer de faire des runs à guetter la moindre risée…

Objectif 100, semaine de vitesse de Brest 1991 – Multicoque Magazine N°35 juin –juil 1991

Semaine de vitesse de Brest 1991: Objectif 100, Groupama d'Armor, Exoplane (Monomaran de Didier Costes) – Multicoque Magazine N°35 juin –juil 1991

Les « résultats »

Sur le papier l’engin était superbe, les idées séduisantes et l’équipe paraissait avoir tous les atouts en main : concept novateur et matière grise, le nerf de la guerre et enfin un pilote doué et renommé. Un planning sur plusieurs années avait été défini avec : période de recherche, construction d’un premier proto, apprentissage, réalisation de la version 2 puis enfin 3 et 4 ! Alors pourquoi cet échec ? Seuls les protagonistes pourraient proposer leur vérité. On peut juste citer et imaginer quelques pistes de réponses :

  • Retrait du partenaire principal et du pilote
  • Problèmes de “marinisation” de certaines pièces
  • Retard de livraison  (vérins, prototype N°2)
  • Conditions météo (vagues, vent trop faible ou trop fort)
  • Difficultés de mise au point du système central (capteurs, chaîne de mesure)

Le concept était peut être un peu trop en avance sur son temps et surtout pour la mise au point de l’asservissement nécessaire à la maîtrise du gréement et des foils (capteurs, informatiques, hydraulique). De même, il est certain que ce type de projet (comme celui de l’Hydroptère) ne peut se concevoir que sur un temps relativement long. Il aurait donc fallu le soutient d’un sponsor, non pas sur 2 ans, mais sur le triple ou plutôt le quadruple. De plus, pour ce type de projet, il me semble qu’il faut avoir une politique de communication qui tienne compte des possibles lenteurs et échecs ! Démarrer avec une communication trop optimiste, c’est le risque de donner du grain à moudre aux septiques dès les premiers ennuis. On peut aussi se demander s’il est vraiment envisageable de confier au couple pilote/ordinateur le traitement d’informations que l’être humain seul peut déjà difficilement maîtriser. Car à part lorsque l’engin fait «corps» avec le pilote (surf à foils par exemple), il me semble difficilement possible à un être humain de traiter les informations relatives à la hauteur de vol et aux réactions nécessaires à son maintient. Soit nous restons dans le purement mécanique, comme l’a si bien fait Greg Ketterman, soit il faut passer à de l’entièrement automatisé. Et cette dernière option ne semble pas très facile à mettre au point sur un engin mû par le vent. De plus, avec un tel système, sommes nous toujours dans le domaine de la propulsion éolienne ? 20 ans après la naissance d’Objectif 100, nous avons multiplié sa vitesse maxi par 1,5 en ne comptant que sur des organes “mécaniques” ou humains (le pilote d’une planche à voile) et c’est plutôt positif !

Et puis, comment Objectif 100 ne pouvait il pas s’attirer le mauvais œil en utilisant une unité de terrien comme nom de baptême ? Bon d’accord Objectif 53.99 nœuds ce n’est pas terrible. Peut être fallait il se contenter d’Objectif 50 ?     ;-)

//www.finot.com/

"O 100" en navigation – Site http://www.finot.com/

Epilogue

Qu’est il devenu ? Il semble qu’après avoir été exposé au conservatoire national de plaisance de Bordeaux (qui a fermé ses portes), le proto 1 ait fait l’objet d’une vente aux enchères en juin 1998 à Fontainebleau. Une des ailes a été photographiée par mon ami Jean François Daron près de Saint Malo en avril 2006 ! Il doit rester au fond d’un chantier, d’un garage, un bout d’aile ou une coque d’un des 3 prototypes siglé “RP.

Comme toujours, rectifications, commentaires bienvenus !

Aile Objectif 100 – Photo JF Daron 10-04-2006

Aile Objectif 100 – Photo JF Daron 10-04-2006


Vestas SAILROCKET – De retour en Namibie pour tenter le record

14 août 2008

Le projet VESTAS SAILROCKET est de retour sur l’incroyable base de vitesse de Walvis Bay pour reprendre son programme de navigation. L’objectif reste le même : battre le record du monde de vitesse pure à la voile. Avec une arrivée prévue le 14 août en Namibie, l’équipe espère naviguer dans les dix jours. Ils prévoient d’être en Namibie pour environ trois mois avec l’objectif d’une première tentative de record ratifiée par le WSSRC au cours de cette période.

Paul devant l'engin

Paul Larsen (pilote / chef de projet)- “Les vents saisonniers ont déjà commencé à souffler à travers l’étonnante plage. Aucun autre projet de vitesse à la voile dans le monde n’a jamais eu un accès aussi régulier à des conditions favorables pour battre le record du monde.

Les vitesses supérieures à 40 noeuds sont maintenant monnaie courante. Alors que notre vitesse maximale est à ce jour de «seulement» 44 nœuds, nous savons où la vitesse supplémentaire se cache et nous pensons savoir comment l’atteindre. Tout se résume au contrôle. Nous pensons avoir solutionné beaucoup de grandes questions et maintenant nous en sommes aux petits détails.

Lors de notre dernière session de quatre mois en Namibie, nous avons validé un grand nombre de points. Nous avons réussi à accomplir 29 essais et à définir de façon fiable les éléments permettant une campagne à des vitesses plus élevées : faire voler le pod sous le vent au-dessus de l’eau, bien gérer la transition vers le système de direction à haute vitesse et améliorer l’aile.

Run 53

Une petite défaillance structurale sur notre 50ème essai a provoqué une réaction en chaîne qui a conduit à un important revers. VESTAS SAILROCKET est passé de 35 nœuds vent de travers,à face au vent et arrêté en quatre secondes! Nous acceptons maintenant que ces incidents arrivent dans ce domaine difficile des 50 nœuds. Malgré le bras de liaison rompu et l’aile endommagée, nous avons réparé VESTAS SAILROCKET… et nous sommes retournés naviguer dans un voilier amélioré deux semaines plus tard. Lors de notre 53e essai, nous avons réalisé notre meilleur ratio vitesse du navire/vitesse du vent avec une navigation à plus de 2,3 fois la vitesse du vent..

Une fois que nous aurons testé les nouveaux systèmes et configuré VESTAS SAILROCKET en conséquence, nous ferons un planning précis en ce qui concerne une tentative de record. Rien n’améliore la motivation aussi bien que la concurrence. Nous pensons qu’il est temps de confronter notre projet à l’épreuve de la montre. Cela servira à concentrer nos efforts et priorités afin de battre un record du monde. La date exacte de cette tentative sera déterminée par le succès des premiers essais. “

Des mises à jour régulières des progrès sont effectués sur le blog de www.vestassailrocket.com


Wot Rocket pique du nez

13 août 2008

Voici la première photo montrant (avec une loupe) un foil de WotRocket :

stirling_WR

Elle a été prise après le chavirage de l’engin hier. Sean Langman et son nouvel équipier Joe De Jock ont perdu le contrôle du prao de carbone alors qu’ils accéléraient dans 20 noeuds de vent, à une vitesse estimée à 30 noeuds.

La casse est importante et met un terme à la campagne de tentative de record lancée par cette ambitieuse équipe il y a quelques mois.

Il est vraisemblable que Wot Rocket sera non seulement réparé mais modifié car il a déjà piqué du nez lors de son premier envol le 23 juillet et semble difficile à piloter, du moins à “basse” vitesse.

source : WotRocket et WindSurfJournal


20 ans avant Wot Rocket, “DEFI”, prao à foils et voile épaisse…

21 juillet 2008

Les années 2000 ont vu l’apparition de nouveaux prétendants au record de vitesse à la voile.

Parmi ces nouveaux venus, Wot Rocket, qui exploite la solution prao, m’a rappelé un engin du siècle dernier !

Un engin qui a fait les beaux jours de la défunte semaine de vitesse de Brest.

Je ne sais pas ce que Wot Rocket, sera capable de faire…en tout cas il y a plus de 20 ans «Défi», (qui s’appelait au départ EDF-GDF puis VVT), avait déjà tous les éléments qui caractérisent Wot Rocket : voile épaisse, nacelle fermée, bras caréné, foils…

C’était même avant la naissance du tripode Australien Yellow Pages Endeavour (1991), grand frère de Macquarie Innovations.Voiles & Voiliers N°195 mai 1987

Voiles & Voiliers N°195 mai 1987

Voiles & Voiliers N°195 mai 1987

Voiles & Voiliers N°195 mai 1987

Voiles & Voiliers N°195 mai 1987

Démarré en décembre 1983 et terminé 1986 «Défi» a été conçu par Paul Lucas, Bernard Sterninou, Jean Pierre Desgardin et Serge Pennec. Superbement bien construit par la section composites du Lycée technique Kerichen de Brest, Défi avait lors de son lancement les caractéristiques suivantes : longueur 11 m, largeur 10m, surface voile épaisse 26m², poids 280 kg.

En comparaison Wot Rocket a les «mensurations» suivantes (un bateau c’est féminin en anglais !) : longueur 9m, largeur 6.5m, poids 450 kg.

Alors Wot Rocket très lourd ou Défi trop léger ? L’avenir nous le dira peut être …

Avec sa coque centrale, mariage de la poutre et de deux flotteurs, Défi pourrait se classer dans la catégorie des tripodes (ce qui ruine complètement ma comparaison Défi – Wot Rocket !).

Comme beaucoup d’engins, Défi connaîtra son lot d’avaries et de modifications.

La voilure épaisse fit place à un mat aile associé à une voile conventionnelle, sûrement plus facile à maîtriser : difficile lors des accélérations, de voire le fasseyement d’une voile épaisse !

Modification de la nacelle qui devint moins futuriste mais qui permettait au pilote de mieux voir le plan d’eau : essuie-glaces prévus sur Wot Rocket ?

La partie immergée de cette nacelle prit la forme des carènes d’hydravions afin, je suppose, de rendre les atterrissages moins violents : en 2007 l’Hydroptère fit de même en changeant ses flotteurs.

Multicoque magazine N°41 juin/juillet 1992

Multicoque magazine N°41 juin/juillet 1992

Défi a participé à de nombreuses semaines de vitesses mais a toujours été handicapé par son architecture qui l’empêchait de revenir au point de départ pas ses propres moyens (idem pour Wot Rocket, Sailrocket…). Ceci limitait le nombre de runs, la maîtrise du canot et les chances de faire de bons résultats. Défi n’était pas non plus favorisé par le plan d’eau souvent agité de Brest. Sans oublier les soucis mécanique (casse bras, gréement).

Je perds la trace de bel oiseau en 1992.

Si Défi n’a pas laissé son empreinte en terme de vitesse sur 500m (capable de très belle accélération, il finissait rarement ses runs au même rythme), il a marqué par son esthétique futuriste les accros de vitesse des années 80/90 !


Trop de vent pour WotRocket

1 juillet 2008

Ce matin en Australie, alors que WotRocket était fin prêt pour son premier vol, le vent a forci à plus de 30 noeuds en formant un clapot qui a forcé Sean Langman à “mettre à la cape” puis à renoncer à la sortie. L’équipe est prête à remettre ça dès que le vent retombera autour de 25 noeuds, maintenant que le WSSRC a pris note de sa tentative de record pour tout le mois de juillet.

La photo est belle, n’est-ce pas ? les moutons sur les crêtes, Sydney en arrière-plan et WotRocket seul pour affronter force 7. Oui, bon, si on exclut ce frimeur de kite, là dans son coin … ;-)