Hydroptère et recherche

28 mars 2009

Retrouvé cette petite vidéo réalisée par l’EPFL en 2008 sur les recherches liées à l’Hydroptère :

Les images en tunnel de cavitation sont spectaculaires, et rares. J’aime aussi bien le système de mesure du niveau de l’eau sur le foil (on pouvait vraiment pas faire plus simple ?)

A noter que l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne a d’autres partenariat de ce type avec Alinghi et Solar Impulse notamment


Chandeleur avant l’heure ?

22 décembre 2008

Faut il créer une seconde chandeleur spéciale engin de vitesse ? Une première pour les crêpes en février et une seconde pour les engins de vitesse en décembre ? Après Sailrocket, voilà que l’Hydroptère vient de terminer l’année en beauté !

Je n’ai malheureusement pas plus d’informations que celle que vous avez déjà sûrement entendues ou lues. Mais cette nouvelle fera l’objet, je suppose, de nombreux commentaires (certains sont déjà présents sur l’article “l’Hydroptère vise les 100 km/h“).

Les bras semblent intacts, le mat lui semble cassé et ressortir à travers l’espace constitué par les deux poutres du bras tribord. Si c’est la cas, et il serait étonnant vu la vitesse et la profondeur que le mat soit en état, il reste bien à l’équipe de l’Hydroptère l’ancien mat. Mais celui-ci est plus épais et est surtout plus long (voir photo en bas d’article, prise lors de l’embarquement du bateau à Lorient).

Pour ceux qui auraient eu une panne généralisée (PC, TV, Radio…), voici ce que l’on peu lire sur le très bon site Adonnante.com :

L’Hydroptère vient d’enregistrer une pointe de vitesse à 61 nœuds ce matin. Le trimaran volant est ainsi le premier voilier à atteindre cette vitesse extraordinaire.

Les conditions de vent étaient très musclées devant la plage Napoléon de Port-Saint-Louis-du-Rhône, la base de vitesse de l’Hydroptère homologuée par le WSSRC, avec 35-38 nœuds de vent établis et des rafales à plus de 45 nœuds.

Dans ces conditions, le trimaran s’est élancé à pleine vitesse pour le premier run de la journée. Profitant du vent soutenu, la vitesse a progressivement augmenté : 50, 55 puis 61 nœuds en pointe !

La risée, qui a provoqué cette accélération, était très puissante et a entraîné le chavirage de l’Hydroptère.

Alain Thébault et son équipage préparent actuellement le remorquage du trimaran, qui va être ramené au mouillage à Fos sur Mer avant d’être mis au sec.

L’équipage s’en sort avec de légères blessures mais surtout ravis de cette pointe de vitesse, qui vient confirmer le potentiel du bateau. Ils ont hâte de pouvoir reprendre les tentatives et stabiliser ces vitesses.

Quelques photos :

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Mats Hydroptère, embarquement Lorient, photo FM 05-10-08

Mats Hydroptère, embarquement Lorient, photo FM 05-10-08


l’Hydroptère vise les 100 km/h

1 décembre 2008

L’Hydroptère annonce que le WSSRC a validé son record à 46.88 noeuds sur 500m obtenu le 13 novembre. C’est un peu moins que les 47 noeuds annoncés par Tendance Bleue, mais c’est assez pour enfin battre les 46.52 noeuds atteints il y a 15 ans (!) par Yellow Pages et devenir le voilier le plus rapide du monde.

Le communiqué de presse reproduit ci-dessous ne laisse aucun doute : Thébault et son équipe visent toujours le record de vitesse absolue, et le placent désormais à 100 km/h, 54 noeuds !

En prime avec leur communiqué de presse, Foilers! a reçu ces 3 belles photos que vous pourrez agrandir en cliquant dessus et transformer éventuellement en beau fond d’écran :

Le nouveau record de l’Hydroptère homologué par le WSSRC,

46,88 nœuds sur 500 mètres (en catégorie D).

l’Hydroptère améliore ainsi son record et devient le voilier le plus rapide de la planète sur 500 mètres et un mille nautique.

Le WSSRC, organisme britannique décisionnaire en matière de records, vient d’homologuer la dernière performance de l’Hydroptère.

Le 13 novembre dernier, en entraînement sur la base de vitesse de Port-Saint-Louis-du-Rhône, Alain Thébault et son équipage ont profité des conditions météo favorables pour améliorer leur chrono et établir un nouveau record sur 500 mètres.

Ce nouveau record homologué, l’Hydroptère détrône le prototype de vitesse australien Yellow Pages et son record à 46,52 nœuds de moyenne et devient ainsi le voilier le plus rapide de la planète.

Après une ouverture progressive du domaine de vol, les navigations de l’automne auront permis de franchir une étape décisive :

Premier voilier à passer « le mur du vent », les 50 nœuds à la voile, l’Hydroptère améliore également son record de vitesse sur un mille nautique soit 43,09 nœuds de moyenne sur la distance.

Désireux de gravir progressivement les marches qui les conduiront vers le record de vitesse absolue, Alain Thébault et son équipage tutoient désormais le chiffre impressionnant de 100 km/h à la voile (54 nœuds) avec une pointe de vitesse à 53,69 nœuds.

l’Hydroptère stabilise donc aujourd’hui des vitesses extrêmement élevées : deux fois celles imaginées par Alain et son parrain Eric Tabarly lors du lancement de leur rêve commun. Les mesures enregistrées lors des dernières tentatives ont révélé des moyennes de plus de 52 nœuds sur 100 mètres.

Les performances de l’Hydroptère démontrent sa fiabilité mais aussi son potentiel à passer à court terme les 100km/h et décrocher le record de vitesse absolue à la voile cet hiver. Une nouvelle période de tentatives de 28 jours vient d’être accordée par le WSSRC, Alain Thébault et son équipage ont donc jusqu’au 22 décembre pour établir de nouveaux records en 2008, période qui sera, si nécessaire, reconduite en 2009.


Des records homologués, d’autres toujours pas

8 novembre 2008

le WSSRC a homologué hier les deux nouveaux records de l’Hydroptère obtenus le 29 octobre :

  • 46.15 noeuds sur 500 m
  • 43.09 noeuds sur 1 mille

Bravo à “Alain Thébault and a crew of 10″. 11 personnes sur le bateau, kite dit mieux ?

A propos, ça fait maintenant plus d’un mois que 3 kiteurs ont dépassé 50 noeuds au Luderitz Speed Challenge, et aucun de ces runs n’a encore été validé (ni invalidé d’ailleurs) par le WSSRC :

  1. Alex Caizergues à 50.57
  2. Robert Douglas 50.54 (mais son record à 49.84 quelques jours avant est homologué)
  3. Sebastien Cattellan 50.52

Même Sjoukje Brendenkamp, la première femme chronométrée au dessus de 45 noeuds, n’a pas encore eu droit à l’inscription de son record…

je cherchais une jolie photo pour cet article... voici donc le belle Sjoukje

La ravissante Sjoukje à 0 noeuds. Mais elle fait aussi du 45.

Y’aurait-il encore de l’eau dans le gaz entre les kiteboarders et le WSSRC ? Ou une réticence à accepter les progrès rapides des cerfs-volants ? Il semblerait en tout cas que le WSSRC ait de la peine à écrire le nombre “50″ pour la première fois…


Le bateau qui vole sur NouvoL

10 octobre 2008

Nouvo, c’est l’émission des nouvelles tendances de la Télévision Suisse Romande, et ils viennent de réaliser ce très beau reportage sur l’Hydroptère, dont on a même le droit de reprendre la vidéo sur les blogs, alors la voici :

Plein de belles images intéressantes, de fleurs pour l’EPFL et à la fin … les premières images de l’Hydroptère.ch !


Pointe à 52 noeuds pour l’Hydroptère

4 octobre 2008

Le site de l’Hydroptère vient d’annoncer qu’ à Fos sur Mer, Alain Thébault et son équipage ont atteint une pointe de vitesse à 52 noeuds dans des conditions de vent très musclées, avec des rafales à plus de 40 noeuds.

l’Hydroptère est ainsi le premier voilier à passer en pointe le mur du vent, les 50 noeuds.

Si Eole voulait bien souffler de manière plus régulière, les runs seraient plus stables et peut-être susceptibles de taquiner Cattelan et ses copains…

L’Hydroptère à pleine vitesse, et à haute résolution (2126 × 1417) si vous cliquez dessus.

À l’assaut du mur mythique des 50 nœuds

4 octobre 2008

Si vous découvrez ce blog et que vous souhaitez un résumé de la situation actuelle, lisez cet excellent article de synthèse paru hier dans Le Figaro. Gérard Nicaud y rapelle l’histoire de l’Hydroptère et la vision de son skipper Alain Thébault, puis il entre dans le vif du sujet : la compétition acharnée entre kitesurfs, windusurfs et bateaux pour être le premier à franchir des 50 nœuds sur 500 mètres, soit 92,6 kilomètres/heure.

À la barre de L'Hydroptère , fruit de vingt ans de travail, Alain Thébault espère franchir la "barre mythique" avant la fin du mois. (Gérard Julien / AFP)

La technique de ces différents types d’embarcations est au point, tout le monde s’attend à ce que le record tombe très prochainement. Reste qu’il faut des conditions de mer et de vent idéales. Sera-ce d’abord le mistral du sud de la France ou le thermique du désert de Namibie ? Suspense …


Le petit hydroptère d’E.T.

31 juillet 2008

Non non, George Lucas n’avait pas prévu de faire voler E.T. l’extraterrestre à bord d’un hydroptère (enfin je ne le pense pas).

E. T. c’est aussi le grand Eric Tabarly qui, d’une certaine manière, était un extraterrestre ! Les photos du bel hybride que pilota Eric Tabarly en 1976, ont du faire naitre des vocations de pilotes d’engins à foils (au moins une !).

Photo Bernard Deguy 1976

Photo Bernard Deguy 1976

La genèse

L’idée d’utiliser des hydrofoils, Eric Tabarly, l’avait déjà fin 1971. Il souhaitait développer un foiler pour améliorer la stabilité d’un trimaran de course tout en diminuant la trainée (il avait croisé Williwaw le premier foiler océanique en 1969 aux USA). En 1975, il rencontre Alain de Bergh et Claude Picard ingénieurs chez Dassault. Le duo, qui va s’intéresser au projet d’Eric Tabarly, va se transformer en trio avec l’arrivée de l’aérodynamicien Pierre Perrier. Puis en quatuor avec le professeur Tsen du CEAT ENSMA de Poitiers. C’est Alain de Bergh qui, après plusieurs semaines de recherches, propose d’étudier la possibilité de faire voler l’engin. En 1975 des essais en soufflerie sont réalisés, des foils sont testés à l’école nationale supérieur de mécanique aéronautique de Poitiers (ENSMA) et une maquette sur un plan d’eau (tractée par une canne à pêche !)…

En 1976, au retour du Triangle Atlantique qu’il vient de gagner avec Pen Duick VI, Eric Tabarly rencontre Jean Garnault professeur à l’IUT Génie civil de La Rochelle. Jean Garnault lui propose de construire la maquette navigante de son projet. Cette maquette devait permettre de valider les idées d’Eric et des ingénieurs de Dassault. Idées qui, à l’époque, faisaient sourire certains. La maquette devait surtout permettre d’observer le comportement d’un hydroptère à voile en navigation. En Angleterre et en France, d’autres engins de ce type existaient déjà comme ceux de Claude Tisserand (Véliplanes) ou de Roland Tiercelin (Trimama, Triplane …), mais l’engin réalisé par Jean Garnault allait permettre de valider les premières esquisses du projet.

Réalisation

La bête fut construite à partir de la coque centrale d’un Tornado, de son gréement, d’un profil de mat pour le bras de liaison, de flotteurs en contre plaqué stratifié et de foils à priori eux aussi en CP stratifié. Le safran était équipé d’un empennage en V dont l’incidence était réglable en tournant la barre sur elle-même (rotation d’un pas de vis, puis d’une crémaillère fixée en tête de safran).

Pour augmenter la surface du pont, une plaque de contre plaqué avait été rajoutée sur la coque centrale. Sur chaque côté de cette plaque, étaient fixés 2 répétiteurs (girouette, anémomètre …). Cette plate forme rendait le canot légèrement plus «confortable» mais les pieds du barreur se trouvaient tout de même au même niveau que ses fesses. La barre se trouvait dans le dos du pilote, ce qui ne devait pas permettre un pilotage en finesse.

Sur la coque de Tornado, à l’emplacement de la poutre arrière, un petit profilé dépassant de chaque coté avait été boulonné. Il permettait de fixer une pantoire pour l’écoute de GV. De même à l’avant, une mini poutre servait de point de fixation à la poulie d’écoute de foc.

Voiles & voiliers N°448 juin 08

Voiles & voiliers N°448 juin 08

Caractéristiques :

  • Longueur : 6.09 m
  • Largeur : 7m
  • Poids : 160 kg environ, 230 avec le pilote
  • Surface de voilure : GV 16,87 m² ; Foc 5,20 m²
  • Longueur des foils : 2 m

Navigations

Assemblé au port des Minimes (arrivé démonté sur une remorque tractée par une DS), l’engin a volé dés sa première sortie, au près serré, par 10/15 nœuds de vent. Il semble que le premier vol n’est pas été réalisé par Eric Tabarly mais par quelqu’un de l’équipe de La rochelle…

Eric Tabarly, qui avait ancré Pen Duick VI à la Rochelle pour l’occasion, fut enchanté par le comportement tout en douceur de l’engin. Décollage et atterrissage en souplesse, passage dans le clapot et le sillage de bateaux à moteur sans soucis. De temps en temps, une jambe de force crochait l’eau mais rien de dramatique. L’envol avait lieu dès 10 nœuds, la vitesse max. atteinte lors de ces essais fut de 15 noeuds.

Hors Série Voile magazine « Tabarly » 1996

Hors Série Voile magazine « Tabarly » 1996

La suite

En 1976, malgré ces navigations encourageantes (durant tout l’été), en l’absence de sponsor, le projet piétine. Autre point négatif, pour réaliser un trimaran de 18 m, l’extrapolation à l’échelle 1 des résultats obtenus à partir de la maquette impliquait un poids maxi de 6,2 tonnes et des foils de 6m de long. Les matériaux de l’époque ne permettaient pas de construire un engin de ce poids et des foils de cette dimension (nous étions aux balbutiements de l’utilisation du carbone). Il a donc fallu se « contenter » de réaliser un foiler en aluminium : Paul Ricard. Mais l’idée de faire voler un hydroptère n’a jamais quitté Eric Tabarly…

Bien des années plus tard, en 1985 Alain Thébault rencontra Alain de Bergh pour lui présenter ses croquis puis Eric Tabarly. Lorsque Alain Thébault, avec l’aide d’Eric Tabarly, a souhaité relancer le projet d’hydroptère, il a voulu réutiliser cette maquette pour refaire des essais. Malheureusement, il semble qu’Eric Tabarly avait oublié de remercier Jean Garnault et l’équipe de l’IUT de La Rochelle pour leur travail (dixit A Thébault, Pilote d’un rêve Flammarion 2005). Alain Thébault essuya donc un refus, et réalisa une nouvelle maquette sur laquelle il navigua de 1987 à 1992. La suite, nous la connaissons…

Sauf erreur, la maquette de 76 après être restée plus de 20 ans remisée, serait maintenant la propriété d’une personne du team d’un tri ORMA. Je rêve d’admirer ce canot de près. Si il existe toujours, il mérite sa place dans un musée ou encore mieux sur l’eau !

Complément d’informations ou rectifications bienvenues !!

Bateaux N°594 nov 07

Bateaux N°594 nov 07

Fred


l’Hydroptère attend le Mistral

27 juin 2008

Pour un record de vitesse à la voile, il faut un bateau à la pointe de la technologie, un équipage bien entraîné qui en veut, un plan d’eau le plus plat possible, et du vent. Il n’y a que ce dernier ingrédient qui manque à l’Hydroptère pour s’attaquer aux 50 noeuds sur le spot de Port-Saint-Louis-du-Rhône

L’endroit est bien alimenté en bonne eau douce du Lac (;-) ), mais il faudrait que le Mistral made in France se mette au boulot aussi. En attendant, l’Hydroptère est au Vieux-Port de Marseille et l’équipe peaufine le bateau pour la prochaine fenêtre météo. Dans le communiqué figurant sur Hydroptère.com on mentionne que “l’équipe électronique calibre les instruments de mesures des winchs“. Quelqu’un sait de quoi il s’agit ? Ils ont des capteurs de force ?

Vous trouverez le site de l’Hydroptère quelques magnifiques photos, dont une de Martin Raget prise d’un peu loin, la qualité web n’est pas terrible, mais je la trouve géniale :

La combinaison hydrodynamique + aérodynamique = Hydroptère représentée par trois véhicules, c’est vraiment top. Il faudrait en faire des posters !


PAS d’ennuis techniques pour l’Hydroptère…

4 juin 2008

Après avoir repris trop vite une “info” parue dans Var-Matin , j’ai reçu la mise au point suivante d’Alain Thébault :

Vos informations sont erronées (…) Notre check up à l’issue des trois premières nav était prévu et nous serons comme prévu à Port Saint Louis du Rhône le 15 juin, en présence du WSSRC dont le représentant arrive ce jour là.

Ravi par cette nouvelle, j’ai retiré l’article incriminé et je présente mes excuses ainsi que tous mes voeux de succès à l’équipe de l’Hydroptère.