La fin d’une histoire… le début d’une nouvelle aventure !

31 octobre 2009

Paul Larsen “jette l’éponge”, il met un terme à sa recherche de vitesse avec Vestas Sailrocket.

Je n’aime pas trop le fait de reprendre des informations d’un autre site, mais pourquoi priver les lecteurs de cette information ? Nous suivons depuis longtemps l’histoire de ce team, dont la communication devrait être prise en exemple par d’autres projets, cette belle aventure mérite bien un dernier “papier”.

Vous trouverez sur le Yachtpals, l’original de cet article dont je reproduis le texte ci-dessous.

D’autres informations prochainement, sur le blog de Paul et le site officiel.

Merci à Guy pour ce scoop (les lecteurs de “Foilers !” sont sur le qui-vive).

Article du site Yachtpals du 29 octobre 2009

sailrocket-team

Le team Sailrocket – site Yachtpals (DR)

Well, it looks like it’s over. Today was officially the last day of our record attempt. the wind wasn’t forecast to blow… and it didn’t. Soon we will be packing up VESTAS Sailrocket for the last time on the lawns of the Walvis Bay Yacht Club. Yesterday I felt pretty choked up at the end of our last run. We topped 50 knots for two of yesterdays three runs despite average winds of only 22 and 23 knots on each. The boat was in brilliant form. As easy to sail as any other well developed boat. No evil vices, no tricks… just easy, fast sailing. Very few boats could just go and bang out 50 knots as easily as this boat can, run after run. I feel that we have finally refined her to the point where we could put any decent, thrill seeking sailor in that boat and send them down the course on their 50 knot way.

I savoured every moment of the day. When it was over, I felt that I could have just sat out there on speed-spot with Helena and the boat alone for hours thinking of the journey that had just ended. I walked back to the cockpit in the twilight and thanked Helena for sticking with me and my crazy dreams all this way. Then we lowered the rig and brought her back across the lagoon for the last time.

It seems that we have been hitting some sort of speed limiter around 52 knots (60mph). Time and time again we have hit this peak speed. We have tried sailing in different conditions and using different settings. I have modified the fences on the foils and polished the surfaces  until they are mirror like. So, something is not right. Even in gusts to 27 knots we never hit the mid-high 50 peaks necessery to drag up a 50+ average over 500 meters. The foil is obviously still working though as the boat sails beautifully… but she seems reluctant to go faster. No doubt we could work through this problem. If we had one more shot then I would chop off about 25% from the rudder and remove 50% of the fence area. We only need to find another 2 knots…less in fact! Unfortunately this would require a whole nother world record period with the time and expense that goes with it. It’s a big comittment. If it was our only option… then that is what I would do. But it’s not. That same resource can go into the real future of the project. As a team we will discuss this. We know we can go faster… I also know that Hydroptere, Maquarie Innovations and the kitesurfers can go faster. The kiters are set to tear up Luderitz lagoon in the coming weeks and I’m sure they have fire in their eyes.

This morning was terrible. The reality of the situation is beginning to sink in. We didn’t make it to the summit. We achieved a hell of a lot… but the final chapter hurts like a mother. Oh well, get over it and move on. My appetite to succeed in this field has not been satisfied… in fact, my hunger grows.

I would like to thank all of you who have followed or endeavour. You have all supported us in one way or the other. I even like the criticism’s. It keeps it real and usually just serves to motivate me more. I read all the comments posted relating to our project and consider them all.

VESTAS have been brilliant in their support. They insisted from the start that they will stand shoulder to shoulder with us and have stayed true to their word. I couldn’t have hoped for a better title sponsor.

The journey, the passion, the thrills and spills… they have all been real. I hope it has come across that way.

So this marks the end for this current boat. A boat that will oneday be remembered as a true pioneering breakthrough. I will put her away in cotton wool with full documentation of her settings and configuration. She deserves respect. Malcolm designed a wonderful craft that managed to make it to the end  of a very tough learning process for we humans. Both myself and the boat carry the scars from that struggle. I’m proud of them all.

But… one end also marks a new beginning. Some of you have been quite perceptive actually. We will announce more within the week.

yep… the hunger remains alright.

Thanks again to you all.

Cheers, Paul and the team.


Nouveau crash de Sailrocket

7 octobre 2009

Merci à Guy* pour cette news.

Sailrocket vient une nouvelle fois de jouer la “fille de l’air”! Paul Larsen semble s’en être sortie, “sans bobo” ou presque, une nouvelle fois.

Plus d’informations sur le site yachtpals.com ou j’ai été récupérer la photo ci-dessous.

Que va faire le team qui laissait entendre que c’était peut être la dernière période d’essais de ce bateau ? L’engin a sûrement souffert,.

A suivre sur le site Sairocket et sur le blog de Paul Larsen

Crash de 2008

Crash de décembre 2008 - photo site Yachtpals.com (DR)

* Guy Capra : http://www.alomphega.com


Sail… Rocket !

7 décembre 2008

Sailrocket  a atteint 47.35 noeuds sur 500m le 3 décembre, avec une pointe à 51.76 !  Ce record a été soumis au WSSRC, et s’il était validé,  Sailrocket ravirait à l’Hydroptère le titre de “voilier” le plus rapide du monde.

Après et puisque les conditions de vent (22 noeuds) et de mer étaient idéales, Paul Larsen et son équipe ont tenté un run de plus. Et là, Sailrocket s’est effectivement transformé en fusée, décolant et effectuant une cabriole spectaculaire :

Heureusement, Paul s’en sort indemne et l’engin est réparable.

Sur son blog, Paul Larsen explique ce qui est arrivé. Traduction

Au premier run, j’avais l’aile bordée (“sheeted in”) vers l’intérieur de 15 à 18° (incidence je pense…). Au second run, je l’ai mise à l’angle optimal de 10°. Le vent était plus fort d’un noeud environ, la moyenne autour de 23 noeuds… donc des rafales de 25. Nous avions démonté les capteurs de vent B+G pour les tentatives de record, donc je ne peux qu’imaginer que c’est une rafale de ce genre qui a  fait accélérer VESTAS SAILROCKET si fort jusqu’au point de surcharg. Peut-être aurais-je du être plus prudent, mais après la stabilité et le contrôle du run précédent et des navigations dans des conditions pires, j’ai simplement pensé que ce n’était pas le moment de se retenir. C’est une tentative de record absolu de vitesse à la voile, après tout. Finalement, c’est sans doute une combinaison d’effets dus aux nouvelles hautes vitesses et du vent apparent élevé qui va avec. VESTAS SAILROCKET aurait transformé cette brise de 23 noeuds en du 50+ noeuds apparent arrivant à environ 26 degrés.

Le plus  important est de comprendre et d’empêcher ceci d’arriver à nouveau.

Malcolm travaille dur là dessus avec l’aide de tout le team. Nous voulons “amortir” (dampen) tout le bateau un peu et approcher à nouveau ces vitesses du point de vue de la sécurité. Nous allons donner quelques degrés au foil pour qu’il plaque la surface planante avant plus fort et “stand the rig up so it is pulling up less” (pas compris…) Nous avons déjà commencé à évoluer dans cette direction et vous pouvez voir que le flotteur sous le vent ne vole plus aussi haut que sur certaisn runs précédents. Nous pensons aussi que le foil principal pourrait fléchir plus que ce que nous pensions et que nous devrions en tenir compte du point de vue de la sécurité. Nous allons aussi voir pour ajouter des systèmes “anti décollage” sur la poutre. Pour ce qui me concerne, je vais être un peu plus prudent avec ma façon agressive de border. Le volet principal n’a même pas été utilisé lors du run de l’envol. Quand il l’est, il contribue a garder le nez en bas.

A part ça, Paul est toujours aussi fair-play, et l’Hydroptère aussi:

C’était vraiment sympa de recevoir un (message de soutien) de la part de l’équipe de l’Hydroptere. C’est fantastique d’avoir un bateau si “hot” comme concurrent. Nous voulons tous deux desespérément être numéro 1, mais je crois que nous apprécions tous deux les efforts de l’autre équipe et leur présence. A la fin nous leur avons envoyé toutes nos données GPS pour voir s’ils obtiennent les mêmes résultats que nous avec leur programme (?). Et ils ont obtenu les mêmes. Et même si nous sommes devant maintenant, je ne pense en aucun cas que nous y resterons longtemps tant je suis sur qu’ils ont faim de retrouver leur titre de “voilier le plus rapide du monde”

Le premier run, la joie de Paul Larsen, puis le looping de Sail Rocket sont visibles sur cette video :


Sailrocket monte en puissance

4 novembre 2008

Les australiens de Namibie ont atteint 44.29 noeuds sur 500m dans 22 noeuds de vent.

Comme le raconte Paul Larsen et comme on le voit sur la video ci-dessus, les problèmes de direction de l’engin sont de l’histoire ancienne et Vestas Sailrocket se laisse désormais manoeuvrer bien gentiment. Remarquez comme le flotteur sous le vent se lève, transformant le prao en mono(coque)

Mais où sont les essuie-glaces ?

source: Sailing Anarchy (merci à Fred pour l’info)


Vestas SAILROCKET – De retour en Namibie pour tenter le record

14 août 2008

Le projet VESTAS SAILROCKET est de retour sur l’incroyable base de vitesse de Walvis Bay pour reprendre son programme de navigation. L’objectif reste le même : battre le record du monde de vitesse pure à la voile. Avec une arrivée prévue le 14 août en Namibie, l’équipe espère naviguer dans les dix jours. Ils prévoient d’être en Namibie pour environ trois mois avec l’objectif d’une première tentative de record ratifiée par le WSSRC au cours de cette période.

Paul devant l'engin

Paul Larsen (pilote / chef de projet)- “Les vents saisonniers ont déjà commencé à souffler à travers l’étonnante plage. Aucun autre projet de vitesse à la voile dans le monde n’a jamais eu un accès aussi régulier à des conditions favorables pour battre le record du monde.

Les vitesses supérieures à 40 noeuds sont maintenant monnaie courante. Alors que notre vitesse maximale est à ce jour de «seulement» 44 nœuds, nous savons où la vitesse supplémentaire se cache et nous pensons savoir comment l’atteindre. Tout se résume au contrôle. Nous pensons avoir solutionné beaucoup de grandes questions et maintenant nous en sommes aux petits détails.

Lors de notre dernière session de quatre mois en Namibie, nous avons validé un grand nombre de points. Nous avons réussi à accomplir 29 essais et à définir de façon fiable les éléments permettant une campagne à des vitesses plus élevées : faire voler le pod sous le vent au-dessus de l’eau, bien gérer la transition vers le système de direction à haute vitesse et améliorer l’aile.

Run 53

Une petite défaillance structurale sur notre 50ème essai a provoqué une réaction en chaîne qui a conduit à un important revers. VESTAS SAILROCKET est passé de 35 nœuds vent de travers,à face au vent et arrêté en quatre secondes! Nous acceptons maintenant que ces incidents arrivent dans ce domaine difficile des 50 nœuds. Malgré le bras de liaison rompu et l’aile endommagée, nous avons réparé VESTAS SAILROCKET… et nous sommes retournés naviguer dans un voilier amélioré deux semaines plus tard. Lors de notre 53e essai, nous avons réalisé notre meilleur ratio vitesse du navire/vitesse du vent avec une navigation à plus de 2,3 fois la vitesse du vent..

Une fois que nous aurons testé les nouveaux systèmes et configuré VESTAS SAILROCKET en conséquence, nous ferons un planning précis en ce qui concerne une tentative de record. Rien n’améliore la motivation aussi bien que la concurrence. Nous pensons qu’il est temps de confronter notre projet à l’épreuve de la montre. Cela servira à concentrer nos efforts et priorités afin de battre un record du monde. La date exacte de cette tentative sera déterminée par le succès des premiers essais. “

Des mises à jour régulières des progrès sont effectués sur le blog de www.vestassailrocket.com


Sailrocket Vestas dans le club des 40 noeuds

25 mai 2008

Bonnes nouvelles pour SailRocket, le team australo-anglais de Namibie. D’abord, ils ont enfin un sponsor principal, le grand fabricant d’éoliennes Vestas.

Ensuite, ils ont réussi à dépasser 40 noeuds dans 2 runs successifs aujourd’hui, dans environ 20 noeuds de vent et sans prendre de risques, selon Paul Larsen.

Paul pensait pouvoir aller plus vite mais a rencontré des problèmes d’équilibre du bateau à haute vitesse avec le fameux système de “skeg”, qui est expliqué au bas de cette page. La commande du système a apparemment posé aussi quelques difficultés à Paul, mais il est convaincu que SailRocket atteindra 45 noeuds “facilement” une fois que ces points seront améliorés.

Une fois de plus, la sportivité de Paul est remarquable : à la fin de son post il écrit : “Un des principaux prétendants aux 50 noeuds, l’Hydroptère, est de retour dans l’eau et prêt à naviguer. Elle a un look fantastique (NDLR sic, j’adore l’usage anglo-saxon du féminin pour les bateaux), et je suis impatient de voir ce qui va résulter de sa nouvelle configuration. Bien sur nous voulons la battre sur l’eau et nous faisons tout pour y arriver. Je suis honnêtement heureux qu’ils soient de retour et aussi affamés qu’avant d’aller encore plus vite. Cette compétition est saine.

Bravo Paul, tous nos voeux de succès vous accompagnent !


SailRocket veut (aussi) du vent

19 avril 2008

Selon leur analyse récente, Sailrocket pourrait atteindre les 50 noeuds si:

  • ils trouvent un truc pour relever leur safran “basse vitesse” pour ne conserver que ce qu’ils appellent le “skeg” à haute vitesse. Ca éclaire (un peu) la fameuse photo du tableau arrière de l’engin. Selon leurs mesures résumées dans le graphique ci-dessous, ceci leur permet de gagner 5 noeuds. Mais puisqu’ils ont réussi à faire des runs avec le “skeg” seul, où est le problème ???

  • Comme pour MacQuarie et les autres, il faut du vent. Au moins 21 noeuds pour espérer flirter avec les 50 noeuds si on en croit l’extrapolation des mesures (qui me semble d’une linéarité optimiste…)
  • Or les forces n’augmentent pas linéairement avec la vitesse, mais de façon quadratique : à 50 noeuds, les forces sont 55% plus élevées qu’à 40. Or la résistance mécanique de Sailrocket n’a pas encore vraiment été éprouvée au dessus de 40 noeuds…

Pour mettre un peu de couleur, voici une photo de Walwis Bay en Namibie, le spot de Sailrocket. En cliquant dessus, vous verrez où c’est.


SailRocket paré pour sa 3ème saison

5 mars 2008

SailRocket a rejoint sa base de Walvis Bay en Namibie. Vous pouvez suivre leur actualité sur la page de news de leur site, dont je viens de remarquer que c’est en fait un blog , ce qui m’a permis d’ajouter leur flux RSS aux “News des Teams“.

Pour mémoire, SailRocket est un prao à voile inclinée qui rappelle les concepts de Bernard Smith, comme le reconnait volontiers Paul Larsen dans ce post.  SailRocket a atteint 42.1 noeuds l’an passé. Ca déménage:

SailRocket a été le premier projet a mentionner explicitement l’utilisation d’un foil supercavitant, mais je ne suis pas sur qu’il soit réellement utilisé sur l’engin actuel. Pour l’instant j’en suis à essayer de décrypter cette photo :

Quelqu’un y comprend quelque chose ?


Des News de Sailrocket

12 octobre 2007

Namibie… Namibie … mais bien sur ! Sailrocket est installé là bas ! Et leur page de news est abondante en ce mois d’octobre, ils sont visiblement en campagne mais n’ont pu se lancer en raison du vent, idéal pour les kites mais trop fort pour eux.

Paul Larsen est admiratif devant les records des kiteboarders. D’après lui, leur spot est pourtant “far from ideal” et il partage l’avis qu’avec un meilleur spot ils auraient dépassé les 50 noeuds. Il répond aussi à une question que je n’avais pas osé poser ouvertement en disant que les kites n’utilisent pas trop l’effet de fronde en fin de parcours…

Son post du 5 est techniquement intéressant. Il explique que les kites s’appuient sur la haute pression (dynamique) qui se crée sous la planche, un peu comme un foil supercavitant. Il doit connaitre le sujet puisque Sailrocket est jusqu’ici le seul projet de voilier a avoir explicitement prévu l’utilisation d’un tel foil, dont on voit la simulation ici.

Il poursuit en notant la ressemblance des performances entre kiteboarders et windsurfers dans les même conditions de vent, et note que Sailrocket, avec sa voile inclinée, combine les avantages des deux engins : voile rigide et faible couple de chavirage. Mais pour l’instant il faut bien le reconnaitre : les projets de “petits” voiliers asymétriques comme SailRocket ou MacQuarie stagnent alors que les “engins de plage” affirment leur supériorité dans l’eau calme, et l’Hydroptère dans la “vraie mer”.


SailRocket

12 mars 2007

SailRocket est un prétendant anglais au record de vitesse à la voile.

Leur engin est un “asymétrique”, reconnaissable à sa voile inclinée

Le DailySail vient d’annoncer dans cet article que l’équipe de SailRocket s’installe en Namibie et bénéficie de nouveaux sponsors. Apparement ils ont aussi modifié la partie mouillée de leur engin. Prochaine tentative de record en vue ?


Sur la photo ci-dessus, outre deux membres de l’équipe souriants, on voit leur engin asymétrique et on distingue des foils qui semblent placés trop près de la surface. Il doit d’agir de plans permettant le décollage de l’engin, alors que les foils haute vitesse sont probablement invisibles dans le sable.

Cette configuration est différente de celle présentée sur cette page de leur site, ou en cliquant sur la dérive on apprend qu’il s’agit d’un plan incliné d’environ 30° par rapport à la verticale, et d’autre part sur la page de leur site consacrée à la recherche, on trouve une simulation de foil travaillant en cavitation :