La Semaine Affoilante – Port Fréjus 2018, le debrief

Quelle édition ! Comme un bel engin à foils difficile à mettre au point, au fil des années le concept décolle de plus en plus haut. Cette 4ème édition est bien plus fidèle à l’état d’esprit souhaité : convivialité, échanges… C’est le fruit d’une rencontre, l’équipe de Port Fréjus a compris le concept et l’a même sublimé  !

La vidéo officielle Horue Movie pour bien commencer.

Valère de Horue Movie en action

La SEM Port Fréjus a mis les moyens pour cette première édition sous le soleil méditerranéen. Superbe organisation avec de nombreux bénévoles (merci à eux), fléchage des accès, parkings, zones de mise à l’eau délimitées, cale, digue permettant aux spectateurs d’assister aux runs et parcours…

Les différentes zones
La plage, zone de départ des kitefoils
Le Village depuis la plage

Et pour bien démarrer, super accueil des exposants et navigants avec la remise du package LSA. Lunette de soleil, plan, instructions de course, T shirt et chasuble pour les coureurs, clé des sanitaires, tickets repas… Tentes pour les exposants et l’organisation, écran géant (images des exposants et celles filmées par Horue Movie), buvette, DJ… Et la fête n’aurait pas été la même sans l’infatigable et facétieux commentateur : François Colussi…. Bref, le grand jeu ! La plage de Port Fréjus avait un petit quelque chose des Antilles, le relief de la cote, les palmiers, la mer étincelante… Non décidément ce transfert est réussi.

François célèbre l’équipe de France à sa façon
Une des interviews de Christophe filmés par Boris
Breifing

Jeudi

Jeudi les exposants ont installé leurs stands dans une ambiance détendue. Pour ne pas en perdre une miette de la rencontre, dès le début de l’après-midi les premiers kitefoils se sont mis à l’eau et un premier temps de 32 secondes sur 500m a été réalisé par Axel Mazella. Quel plaisir pour le public de voir naviguer les engins au ras de la plage.

Kitefoil vu de la digue
One Fly durant un run

Le vent était un peu limite pour les windfoils et les engins mais les kitefoils ont fait le spectacle pendant 2h30. A 18h30 l’organisation, Glenn Fauchon et Philippe Manon de la SEM Port Fréjus, accompagnés du Team LSA, ont officiellement ouvert cette 4ème édition autour d’un apéritif de bienvenue.

Porte d’entrée des runs
François de bon matin
Un des apéros !

Vendredi

Après le petit déj. offert la SEM, les organisateurs étaient un peu stressés par le manque de vent.  Bertrand de Seair et l’équipe d’Horue en ont profité pour tester le surfoil tracté par le flying rib ! Que du bonheur. Il suffit de quelques minutes de nav. sur le même plan d’eau dans 2 « zod », un avec et le second sans foil, pour comprendre l’intérêt des plans porteurs si on veut naviguer vite et de manière stable. Philippe Caneri nous a une nouvelle fois démontré sa maestria…

Philippe Caneri derrière de Flyning rib de SEAir

Un des seuls à croire à la montée en puissance d’Eole était Glenn Fauchon, le directeur de la SEM, qui nous a prédit un doublement du vent. On ne sait pas quelle est sa technique divinatoire, (lecture dans des enrailles de poulpes ?) en tout cas le vent s’est en effet intensifié et Glenn à hérité du surnom de Glenn gourou… En milieu d’après-midi, les windfoils ont pu sortir ainsi que le Tricératops de « Phil de Brac ».

Windfoil en début de zone d’accélération
Phil de B a fait la route depuis les Hauts-de-France

Bertrand Castelnerac a présenté depuis la digue la société Seair (dont le Flying rib). La conférence était prévue depuis la tribune mais tous les riders étaient sur l’eau et les spectateurs avaient les yeux des tournés vers la mer. En fin de journée, nous nous sommes retrouvés pour une dégustation de rosé et une animation musicale.

François Lys et Théo Lhostis en phase de préparation d’un bungee foil test

Il faut croire que certains n’avaient pas encore eu leur quota d’heures de vols puisqu’une petite équipe s’est dirigée vers le cœur de la ville pour faire le spectacle au pied de bars et restaurants. Jérôme Coquillat, François Lys et  Théo Lhostis se sont essayés au « Bungee foil » ou « Catapult foil » sous les conseils du maitre Philippe Caneri et les yeux écarquillés du public (à certains moments hilare !).

Samedi

Samedi matin, l’organisation a lancé de nouveaux runs et l’après midi 3 parcours. Le vent était trop faible pour les windfoils mais quel spectacle que tous ces pro. du kitefoil sur un même parcours. A 17h30, un passionné de foil est monté sur scène pour présenter de « La folle histoire du foil » (rien que ça). Présentation suivie d’un film regroupant des extraits vidéo de 1950 à nos jours. C’est au début de cette présentation qu’est arrivé, en voisin, Jérémie Lagarrigue et son Trifoiler (l’ancien bateau de François Lys). La soirée s’est poursuivie par une « sardinade » en musique avec Marta et Geoffrey de Nuevo flamenco puis le concert du groupe 7 Sundays. Une soirée d’enfer ! Quelques représentants de la SEM Port Fréjus et du Team LSA mais aussi François Colussi et Philippe De Braeckelaer…  ont clôturé la soirée par un bœuf mémorable !

Un des parcours depuis le village
Le Trifoiler 64 du team Enata
La sardinade

Dimanche

En fin de matinée, le vent est monté et la fermeture de cette 4ème LSA a été repoussée ainsi que la remise des prix  : il faut savoir rester souple ! Et nous avons bien fait puisque certains ont baissés leur temps de parcours  de 1 à 2 secondes et que le meilleur run de cette LSA à été réalisé par MAtéo Vieujot dimanche en fin de matinée.

Mateo Vieujot meilleur run de LSA 4

Résultats

Tous les participants étaient équipés de traceurs Georacing.

Meilleurs runs sur les 4 jours, pour plus de détails rendez-vous sur la page Facebook.Classement général des 3 parcours côtier

 

Et aussi

Une visite sur la page Facebook de La Semaine Affoilante s’impose, vous trouverez de très nombreuses et superbes photos, les classements détaillés….

Le concept de La semaine affoilante permet depuis 4 ans aux passionnés de se rencontrer… Cette année le mélange des genres et des générations était une nouvelle fois de mise. Quel plaisir de rencontrer la très jeune et si douée génération Théo Lhostis, Matéo Vieujot… les moins jeunes, Loïc Durand (O PAF), Gilbert Saint Blancat (Designer chez Taaroa et I Fly), Olivier Moulin (Xtrem)… les foileux d’âge moyen, Jérémie Lagarrigue et Pablo Soldano (Enata), Bertrand Castelnerac (Seair)… Franchement je pourrais lister l’ensemble des participants car les échanges étaient nombreux et passionnants…

3 des dinosaures du foil sous le soleil

Les exposants

Aeéro Sea

AHD

AlpineFoil

France Catamaran (Whisper et F101)

Horue

Ketos Foil

OneFly

Seair

SNSM

  Storm

Taaroa

XtremFoil

L’équipe de Manta 5, victime d’un accident, n’a pas pu être présente

Remerciements

Cet évènement a été organisé par la CAPITAINERIE DE PORT-FREJUS et le TEAM LSA

MERCI A TOUS !

Au public, aux coureurs, aux partenaires : Club Nautique AMSLF, Fréjus Kite Surf, Forward Wip, SEAir, Ville de Fréjus et aux exposants.

A toute l’équipe de la capitainerie de Port-Fréjus, à  notre comité de course Jacky, Mathieu, Bernard et Jean-Guillaume. A tous les bénévoles participants du Club nautique, du Fréjus kite surf et du Chant des dauphins. A Francois, notre animateur, à Boris et Valère, nos cameraman de choc. A Ewa, notre photographe de charme. A toutes les personnes qui ont contribuées à la réussite de LA SEMAINE AFFOILANTE.

Le futur

Il ne fait aucun doute que La semaine affoilante posera ses appendices à Port Fréjus pour sa 5ème édition. Nous avons déjà à l’esprit de petits ajustements et espérons attirer de nouveaux coureurs et exposants, toujours en privilégiant la simplicité, le mélange des genres…

A très bientôt.

Une dernière vidéo avec des images que vous auriez pu prendre !

 

 

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La semaine affoilante, c’est parti !

Désolé pour ceux qui n’ont pas pu venir ou pas voulu venir. Ici, à Port Fréjus, c’est le rêve ! La SEM Port Fréjus a vraiment organisé, avec le team LSA, un 4ème rendez-vous de fou !

Hier jeudi 14 et aujourd’hui vendredi 15, les kitefoils, windfoils, engins ont pu voler et pour certains à plus de 30 noeuds…

Je ne vais pas me lancer dans la liste des points forts de cette organisation sudiste je réserve cela pour un long et vrai debrief. Le Team LSA ne regrette pas son choix et je pense que les exposants et inscrits non plus. Et il reste 2 jours !

Une petite vidéo Horue avec quelques images dela première journée est visible sur la page Facebook.

Si vous êtes dans le coin, ou pas (!), il est encore le temps de passer !

A bientôt…

 

 

 

 

La Semaine Affoilante N°4 approche !

LE RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE DES ENGINS A HYDROFOILS
DU 14 AU 17 JUIN 2018 A PORT-FREJUS

Passionnés d’engins à hydrofoils votre rendez-vous foil approche ! La 4ème édition de La Semaine Affoilante aura lieu du 14 au 17 juin 2018 à Port Fréjus.

Organisée par la SEM Port Fréjus et le Team LSA, La Semaine Affoilante est depuis 4 ans le plus important rassemblement d’engins nautiques volants en France : kitefoils, windfoils, supfoil, surfoil, tri, cata, dériveurs à foils, … mais aussi engins à moteurs.

« LSA » c’est bien plus que des régates en flotte, c’est l’occasion de rassembler sur le même site les plus aboutis spécimens d’une nouvelle génération d‘engins nautiques.

Une fête sur ou au-dessus de l’eau mais aussi à terre. Cette manifestation sera animée par des challenges sportifs (runs et parcours), conférences et soirées festives, animations, restauration….

Seront présents durant ces quatre jours de fête les meilleurs pratiquants et les plus grandes marques qui vous présenteront et feront essayer leurs produits : kite wind sup surf à foils, dériveurs, semi rigide volant… Sont, entre autres, attendus : Seair, I Fly, Horue, Alpine, Taaroa, AHD, Olivier Moulin Composite, X trem, Ketos, Storm, One Fly, Waszp, France Catamaran…

Port Fréjus est l’endroit rêvé pour foiler. Le site offre un environnement unique, plage, port, mise à l’eau de qualité, accès aisé… L’infrastructure de Port Fréjus permet de faire découvrir au grand public les supports à terre ou à quai et surtout de les admirer en vol.

De très bons moments en perspective pour admirer les machines volantes, voler et échanger autour des dernières innovations à hydrofoils.

Inscriptions

La Semaine Affoilante est ouverte aux engins volants, prototypes ou engins de série autonomes, quels que soient leurs modes de propulsion (capables de naviguer sur les deux amures pour les engins à voile). Pour vous pré-inscrire : semaine.affoilante@gmail.com

Le Lycra de LSA 4 par Forward WIP

Exposants

Vous souhaitez vous inscrire comme exposant, contactez Philippe : philippe.manon@portfrejus.fr

Le Flyer de LSA 4 qui résume tout ce qu’il faut savoir

Documents téléchargeable en pdf

Pour encore plus d’informations

Rejoignez-nous nombreux et participez à Port Fréjus à cet évènement inoubliable

 

Banque Populaire IX, quelques « vielles photos »

Lors de la mise à l’eau de Gitana, j’avais promené mon appareil photo sur le quai de Lorient La Base. Idem pour la mise à l’eau de Banque Populaire IX. Mais l’équipe protégeait précieusement la bête et les photos étaient bien moins intéressantes. Elles le sont toujours !

En fouillant dans les méandres de mes PC je suis retombé dessus. Et même si je ne suis pas un accro. de ces grosses bébêtes, qui depuis bien longtemps ressemblent toutes (!), l’animal à de la gueule.

Voici donc une petite sélection de photos prises en novembre 2017 et février 2018 (en cliquant dessus, vous obtiendrez si besoin un format un peu plus grand). Je rajoute quelques remarques :

  • les puits de foil sont masqués par des jupes,
  • il a en effet un réglage supplémentaire par rapport à Gitana 17, les deux vérins disposés devant et derrière le puits de foil permettent de régler le cant,
  • belle jupe entre la casquette, le pont, la bôme et le mat,
  • le foil de safran est un peu plus tendu, moins « elliptique », que ceux de G17…

Le reste je vous laisse en parler ci-dessous (ou pas !). Comme moi, je suppose que vous souhaitez que l’équipe soit en mesure de remettre le bateau d’attaque pour la RdR.

Au fait, vous avez vu remarqué qu’il fait toujours aussi beau à Lorient, que ce soit en novembre ou en février ?! Pour Gitana 17 c’était en septembre, on se serait cru sous les tropiques (et je ne touche rien de la part de la mairie) !

 

 

Hydrofoils, quel plan de vol pour le futur ?

Et oui, je vais faire un peu de prospective, tenter de lire dans la poussière de carbone. Oh, je ne vais pas faire des prévisions à un siècle, juste pour les années à venir (je ne me mouille pas)… C’est risqué et peut faire peur si on se penche sur le travail de ceux qui se sont essayés à prévoir l’avenir ! Même si, sur le nombre d’écrivains ou scientifiques certains étaient de vrais visionnaires.

Quelques couvertures de revues techniques, nous ne sommes pas loin de la SF…

Modern Mechanix March 1930 – Everyday Mechanics Oct 1930 – Modern Mechanix Feb 1933
Popular Science March 1933 – Modern Mechanix Jan 1934 – Popular Science Jan 1936
Popular Science April 1939 – Tekhnika Molodezhi августейший 1958 – Népszerű Technika Június 1959

Je vais maintenant « déverser » ci-dessous quelques éléments qui portent déjà en eux une part de partie pris !

1. Quelques points de repère

Où en sommes-nous de la mise en place d’hydrofoils dans le but de faire voler un engin flottant propulsé par un moteur, la force vélique ou musculaire ?

Catafoil premier voilier volant – F Monsonnec 13-11-13

Williwaw premier hydrofoil hauturier– F Monsonnec 07/2013

Même si pour les non initiés, et pas seulement, le foil peut encore paraitre une innovation, en un peu plus d’un siècle de très nombreux supports volants ont déjà vu le jour. Même un doris à foils, il reste peut-être le bateau de plage gonflable, qui « s’y colle » ?

Un Dory ou Doris à foils – Tampa Bay Times 17 sept 1968
2. La troisième période

Intéressons nous plus de plus près aux engins à propulsion vélique. L’épopée des voiliers volants peut être découpée en trois périodes : l’air des pionniers, l’heure des passionnés, l’époque des experts. Cette dernière phase est celle d’une professionnalisation du foil. Elle se poursuit et le « foil s’installe ».  Les amateurs hésitent à se lancer. Peut-être par peur du ridicule, par manque d’habilité (le bricolage est passé de mode)… Surtout, l’enthousiasme pour ce qui pouvait passer il y a encore quelques années pour extraordinaire s’essouffle ou va s’essouffler !

3.  Quelques données qui prouvent que le public est « blasé » !

Blasé ne veut pas dire non intéressé, juste que le foil est, ou va devenir, un outil logique, accepté (d’accord, il suffit d’ouvrir les yeux pour le savoir !).

3.1 N gram

N gram, cet outil linguistique permet d’observer l’évolution de la fréquence de mots à travers le temps à partir des documents scannés par Google. Mis en service en 2010 il n’a plus été mis à jour depuis 2013. Mais c’est largement suffisant pour voir que nous sommes bien dans une phase descendante !

Les piques de 1964 et 65 semblent correspondre au lancement en 1965 du AGEH [Experimental Auxiliary Hydrofoil] Plainview

3.2 Google Trends

Google Trends calcule le nombre de recherches d’un mot clé par rapport à l’ensemble des recherches sur Google. Le graphique se passe de commentaire, petite hausse en juin 2017, vive la Cup, mais quelle chute depuis 2004 !

Très amusant de voir que comme pour la vente d’arrosoirs, les recherches sont saisonnières ! En hiver on se passionne moins pour les foils.

3.3 Visites du blog Foilers

Enfin, le nombre de visites sur ce blog est en baisse. Il y a au minimum deux raisons à cela, le contenu et l’intérêt pour le sujet… J’en profite pour rappeler que ce blog est ouvert aux bonnes volontés. Si je fais confiance à la courbe polynomiale, en septembre 2020 il n’y aura plus de visite sur ce blog (gloria victis) !

4. Pourquoi le foil va s’installer et pourquoi maintenant ?

Si le foil ne date pas d’hier, il a fallu un siècle pour qu’il soit réellement accepté dans le monde de la propulsion vélique. Et pourtant, de très intéressants supports ont vu le jour. Pour ne parler que des plus connus, le Trifoiler (40 bateaux produits par Dan et Greg Ketterman, 164~ par Hobie de 1995 à 1999 + quelques bateaux français), le Windrider Rave (136 de 1998 à 2003).

Pourquoi aujourd’hui ?

Avant, c’était trop tôt, le foil ne faisait pas partie des attentes.

  • Désormais, les engins à hydrofoils sont « identifiées » grâce aux images de Moths mais surtout aux catamarans de l’America’s Cup. Maintenant, on peut les faire rentrer dans un cadre, ce sont bien de vrais bateaux !
  • Par ce que les nouveaux marins ne veulent pas avoir le même « bateaux que papa». Beaucoup de pratiquants aiment utiliser des supports différents, technologiquement innovants, la grande époque du dériveur roi est loin derrière nous, celle du catamaran de plage idem, la pratique de la planche a connu son apogée… ces supports existent toujours mais ce ne sont plus les rois.
  • Le foil apporte un « coup de boost » à certains produits. Accroissement des performances pour certains supports et certaines conditions, nouvelle plage d’utilisation, nouvelles sensations d’où la venue de pratiquants moins intéressés par les supports plus classiques.
5. Bon et pour le futur ?

Il ne reste plus beaucoup d’engins qui ne se sont pas vu attraper, sangler sur une table d’opération pour une greffe de plans porteurs. Que reste-t-il à faire ? Pour certains pas grand-chose, pour d’autres « tout » ou l’essentiel : la maitrise ! En effet, qu’est ce qui est le plus difficile : faire voler ou « bien faire voler » ?

5.1 Retour sur les différents types d’engins déjà greffés.

La situation actuelle pour les mêmes engins que ceux présentés dans la partie « Quelques points de repères ».

Avec pour les caractéristiques, « Situation » et « Vol » une notation de 1 à 5.

5.2 Quelles conclusions en tirer ?

Des évidences !

  • C’est en haute mer que le plus dur reste à faire. Pour ces engins, nous n’en sommes qu’au début, à l’air des pionniers. Combien de gros bateaux ont volés ?
  • Pour les petits engins, où ceux utiliser en « zone calme », beaucoup de développements ont déjà été réalisés.
  • La prise en main de ce type d’engins reste difficile. Pour que le foil s’installe il faut des supports adaptés à l’utilisation du plus grand nombre et ça ce n’est pas gagné… !
6. Alors, un peu de prospective ?

En premier lieu pour les engins sans moteur.

6.1 Les coups d’une fois !

La mise en place de foils sur certains supports risque de rester des « coups médiatiques » ou le fruit du travail « sans suite » de passionnés : aviron, surf, body board, Optimist à foil… ce n’est pas un jugement sur la qualité ou l’intérêt des engins réalisés !  Attention à ne pas céder à la tentation du foil gadget : on peut le faire, alors on le fait. Pour le plaisir oui, mais pour une commercialisation ? Est ce qu’il existe vraiment un marché ?

6.2 Les spécifiques

Certains supports existent et sont performants mais la demande est limitée et va sûrement le rester : engins mus par les mouvements du corps comme l’Aquaskipper, « pédalo » à foils ou le Air Chair…

6.3 Les avec et sans

Certains supports vont cohabiter, versions avec et sans foil, sans que l’arrivée des foils n’enterre les versions archimédiennes : dériveurs (Moth, Laser…), catamarans, planches, kites, mono et multi de régates et hauturiers. C’est dans cette famille, que les évolutions vont être les plus importantes. Mais attention, les limites existent toujours : ventilation, cavitation, résistance de matériaux, complexité de fabrication, résistance au stress et au bruit des pilotes, technicité, coûts, dangers… !

6.4 Cette évolution se fera de cette manière,  si…

Si pour les engins de « plage » les porteurs de projets et architectes ne proposent pas seulement des engins chers, fragiles, difficilement domptables et dangereux… Il faut des produits grand public, techniquement et économiquement.

Si les organisateurs d’évènements, les journalistes, ceux qui peuvent influencer l’image de cette catégorie d’engins, ne mettent pas seulement en avant les pro. du foil et ne véhiculent pas qu’une image de sport extrême et élitiste.

Mais le principal obstacle au développement de ces supports reste la régulation. Aussi bien pour les engins de petite taille, que « monsieur tout le monde » doit pouvoir faire voler sans avoir fait l’école du cirque que pour les engins hauturiers qui font face à des conditions changeantes et extrêmes. Je ne vais pas revenir sur les pistes de résolution de ce problème de régulation, j’ai assez écris sur le sujet :

Dans mon dernier article traitant de ce sujet (35ème…) j’écrivais en conclusion : « il ne reste plus pour voler en mer que » :

  • de voleter, un coup sur l’eau, un coup au dessus,
  • de réguler mécaniquement à condition de résoudre les problèmes d’échelle,
  • de réguler électroniquement,
  • de me donner tort en arrivant à développer un foil en L2.0 efficace même en haute mer ! »….
7. Le bateau à moteur, un cas particulier !

Comment analyser le fort développement des hydrofoils à moteur dans la première partie du siècle dernier, son apogée dans les années 70 et la presque extinction de cette famille ? Pourquoi ces engins, pour certains si aboutis et mis au point par de très grandes firmes, ont disparu des radars ?

Voici quelques raisons : faible efficacité (même des engins régulés électroniquement), coût de construction et d’entretien, fragilité, consommation, encombrement, gain de vitesse pas vraiment nécessaire et gap pas si important par rapport aux nouvelles carènes, plus grande détectabilité des navires militaires…

Voici donc un bon petit paquet de raisons, qui ne sont peut être pas toutes justifiées, mais qui interpellent quand aujourd’hui certains architectes, écoles… mettent en avant le possible développement de grands engins théoriquement plus économiques !

Bien entendu, les matériaux, la connaissance des profils, les motorisations ont évolués. Mais le gain est il suffisant pour gommer les raisons de l’abandon des hydrofoils à moteurs, par exemple ceux de l’US Navy ?

7.1 Pour les engins de petite taille (1 à 10 m ~)

C’est en effet jouable mais ce n’est pas révolutionnaire. Mêmes conclusions que pour les voiliers, il y aura des engins volants et non volants. Merci aux progrès de la conception et de la construction des foils, de la motorisation électrique… : engins moins bruyants, moins générateurs de vagues, plus économe en énergie ?

7.2 Pour les engins « lourds » (+ de 10 m ~)

Et oui car certains n’hésitent pas à faire miroiter la création de transport de charges à foils ! Et là c’est « amusant ». C’est oublier que les hydrofoils n’aiment pas le poids, oublier que la surface évolue au carré de l’échelle mais que le volume (et donc le poids) au cube. Il arrive un moment ou la surface des foils est déraisonnable pour la trainée, la résistance, l’encombrement… Et pourtant elles étaient belles les illustrations de monstres à hydrofoils à propulsion nucléaires !

Atomic Ship – Popular Science mars 1959

Et pourtant, il y a presque 70 ans, les hydrofoils semblaient installés !

The News Messenger Sat Jul 9 1960
8.  Conclusions

Eric Tabarly avait il raison en 1987 de dire : « Un jour tous les voiliers voleront » ?

Avec tout le respect que je dois à ce grand homme, et bien Non !

D’accord, mais pourquoi ?

Même si je suis un passionné de foils de longue date, je pense entrevoir leurs défauts et limites et je n’imagine pas les plans d’eau colonisés par les hydrofoils, zébrés par le sillage de fines lames. En effet, même si on résout tous les problèmes et ils sont nombreux (poids, résistance, encombrement, coût, régulation, prise en main…), tout le monde ne souhaite pas voler !

Non, nous n’allons pas assister au raz de marée annoncé. Quand de nouveaux matériaux ont vu le jour, et ont été en mesure de remplacer le bois, comme l’aluminium, l’acier et surtout les composites, certains ont imaginé que le bois allait être supplanté, mais que nenni ! Et non, il faut de tout, pour tous les budgets, tous les cahiers des charges et toutes les sensibilités… Les supports à foils ne vont pas effacer ceux sans foil, comme les deux roues motorisées n’ont pas tués le vélo ! On assiste même à de fabuleux retour en arrière (temporaires ?) dans certains domaines comme celui du support musical : disque de zinc puis de cire, vinyle, CD, formats numériques, musique dématérialisée, pour un « retour » au vinyle ! Idem pour l’horlogerie avec la réédition des montres à cristaux liquides !

En 2011, j’ai tenté de faire un petit voyage au cœur des motivations (« Le rêve d’Icare… ! »). J’essayais alors de déterminer ce qui pousse les passionnés de foils à voler et je proposais 4 pistes. Les voici et, en réponse, pourquoi tout le monde ne souhaite pas voler !

  • La soif de vitesse

Mais celui qui préfère flâner au fil de l’eau ne sera pas tenté par le foil et le bateau du flâneur sera souvent trop lourd pour voler. Voici le commentaire trouvé sur la page Facebook de Loïck Peyron suite à la mise en place d’une vue d’artiste de son projet d’hydrofoil : « Humm, très intéressant !!!! Enfin, si on veut aller vite ! »,

  • L’intérêt technologique

Idem, les accro. des vieilles coques, des technologies d’antan, n’ont rien à faire de nos plans porteurs aiguisés.

  • La volonté de faire les choses autrement

Mais si le foil se démocratise, voler ne sera plus si extraordinaire (voir plus haut la partie sur le public blasé). Dans les années 80 oui, il fallait comprendre, réaliser ses propres foils, oser…

  • Le désir de voler

Mais ce serait sans compter sur le désir d’aller sur ou dans l’eau. Peut être par ce qu’on y a tous séjourné environ 9 mois et que nous sommes constitués à 65% d’eau ! Ou seulement par peur des atterrissages/amerrissages ?

Donc, tous les voiliers ne voleront pas car ce sont au départ des bateaux et l’humain continuera à apprendre à naviguer et à aimer être au contact des éléments sans s’en détacher. Et le retour de bâton pourrait même couter cher. Le marché du foil n’est pas aussi important que certains l’imaginent et il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Sans compter que l’image du voilier volant va prendre en pleine face les accidents, casses…

Mais peut être suis-je pas assez imaginatif, pessimiste… ? Rendez-vous dans 10 ans pour en reparler ! Ou avant ci-dessous !

 

94 J avant La Semaine Affoilante – Port Fréjus

Plus que 94 jours avant La Semaine Affoilante – Port Fréjus qui aura lieu du 14 au 17 juin 2018.

Cette rencontre co-organisée par le « team » LSA et la SEM Port Fréjus se déroulera dans un environnement unique, plage, port, mise à l’eau de qualité…. C’est l’endroit rêvé pour foiler.

Seront présents kitefoils, planches à foils, tri, cata, mono à foils… mais aussi engins à moteurs. De très bons moments en perspective pour naviguer et échanger entre passionnés.

De nombreuses entreprises exposeront leurs produits. Vous souhaitez aussi vous inscrire comme exposant : philippe.manon@portfrejus.fr

Vous n’êtes pas encore inscrit comme naviguant, il est encore temps de vous préinscrire, ou poser vos questions, à l’adresse suivante : semaine.affoilante@gmail.com

Valère Caneri, de Horue Movie Production a signé le teaser de la rencontre.

Le programme détaillé

Lien de téléchargement

La notice d’information

Lien de téléchargement

Plus de détails sur ce rendez-vous ?

A bientôt, Le team LSA / la SEM Port Fréjus

 

Ptites News 42

Vous connaissez surement le principe, j’ai un « frigo » dédié aux news sur les foils. Certains sujets viennent du bac à légumes, c‘est frais, d’autres viennent du compartiment à glaçon ! La Ptites News 41 date de septembre 2017, il était temps de dégivrer ce réfrigérateur à news.

1 – Rendez-vous

Du nouveau 

Martinique Flying Regatta

La Semaine Affoilante 4 – Port Frèjus

Quoi ? Vous êtes passé à coté ? Replacement au pied levé d’un astronaute de l’ISS ? La prochaine édition de La Semaine Affoilante aura lieu du 14 au 17 juin à Port Fréjus. Merci de répandre la nouvelle ! Et merci à Bateaux.com pour ce bel article.

La Foiling Week

Ce sera en juillet toujours sur le Lac de garde, bravo à Luca Rizzotti pour son investissement.

Et surement d’autres…

2 – Mono

One Fly

Vu à l’ENVSN, il ya de nombreux mois, un One Fly attendait ses essais, un canot que nous espérons voir à LSA 4.

Onefly à l’ENVSN – F Monsonnec 06-10-2018

 

Seair

Deux nouveaux projets pour Seair. Un 40 pieds volant et leur Rib à foils déjà présenté sur Foilers. Seair qui sera présent à Port Fréjus…

Foiling Dinghy

Encore un petit nouveau, toujours en projet, un petit dériveur pour moins de 10 000€ ?

Cup

L’AC 75 vu par Jean Sans et par  Franck Cammas

Code

Tout le monde veut des foils ! Le fabriquant Black Pepper Yachts veut mettre des foils sur ses bateaux de série.

Figaro 3

Elu bateau européen de l’année au Boot de Düsseldorf 2018, article d’Actu Nautique. Et voici un article de V&V : Du bon usage des foils par Vincent Lauriot Prévost

3 – « Planche, kite, surf… » !

Handi Kite
Merci mon cher Allan pour ce lien ! Et bravo à Thierry Schmitter. Petit rappel, en France plusieurs travaille sur le Handikite avec ou sans foil dont Kiteboatspeed

 «Foil surfing»

Vol au dessus du mascaret girondin par Ludovic Dulou, champion du monde de paddle board !

NeilPryde

Essai de la RS:Flight F4 , un article de Windsurjournal

Sroka

Et dans le même registre, le test Sroka Windfoil

Julien et Camille Bouyer

 A VOIR, c’est tout ! Et à lire ici toujours dans Windsurfjournal !

4 – Multi

Ufo-foiler

Bel article dans Professional BoatBuilder Magazine, un canot qui sera normalement à LSA 4 … Un autre article en Français chez Atout Nautique.

I Fly

Belle vidéo du cata développé par Ernst et Gilbert Saint Blancat.

Flying Mantis

Un petit nouveau à découvrir (4.20 m) !

DNA

Bon, je ne suis pas un accro. de la régulation électronique mais bon, il est beau ce TF10 !

Flying Phantom

Après le Flying Phantom Essentiel voici l’Utimate. Voila un cata que l’on aimerait aussi voir à Port Fréjus !

Multi 50

Ciela village le premier Multi 50 conçu avec des foils est à l’eau (depuis un moment !)

Banque Pop

C’est histoire de ne pas passer à coté de cet « évènement ». Peut être que dans 10 ans on se rappela de Banque Pop ou Gitana comme des dinosaures mais aujourd’hui c’est une étape de plus dans l’évolution du multi de course.

Et ici un bel article sur Bateaux.com

Macif

Avec les nouveaux foils, ça ira encore plus vite… interview de Vincent Lauriot-Prévost

Paul Ricard

Ceux qui me connaissent savent que je fais très bien le grand écart des idées. Intéressé par les nouveautés volantes, j’ai toujours à la ceinture ma pochette de recherches archéologiques, pinceaux, truelle, spatule… Merci l’INA pour ces images de Paul Ricard avant la Transat en double 1979.

3 versions de Paul Ricard et Cote d’Or II – dessin F Monsonnec 06-2013

5 – Moteur

Sea Buble

Le projet suit son cours… Et Lyon accueillerait bien aussi les « bulles »

Bateaux de suivi d’évènements et de courses

Mais oui, ce sont bien des foils à l’arrière de ces coques d’Extrême 40. Pas de doute, ils sont là pour rétablir l’assiette de ces coques qui n’ont pas été prévues pour supporter le poids de ces moteurs de 200 cv. Vive le foil !

F Monsonnec 10-02-2018
F Monsonnec 10-02-2018

Lift eFoil

Très belle vidéo en plein cœur de Miami de ce « surf » motorisé.

Manta

Manta, un vélo à foils mais aussi électrique (aussi présenté ICI)

Ryno

Un scooter à hydrofoil

Airchair

Backflips !

6 – Technique

3D

Nouvelle pas très fraiche mais toujours d’actualité vu que ce type de projet s’étale sur de nombreux mois, mon ami architecte Philippe Roulin, a pour projet un bateau construit en impression 3D !

Foils en kit

J’ai déjà présenté cette technique de construction de profils en aluminium mais cette fois c’est l’excellent Duckworksmagazine qui s’y colle.

 

Voilà le « frigo » à news est vide, il n’y a plus rien à se mettre sous la dent a moins que vous ayez des « victuailles » à proposer ?