Annonce LSA 2017 & les foils au Nautic 2016

7 décembre 2016

1 – La semaine affoilante 2017

Mercredi 07 décembre au  Nautic de Paris l’ENVSN, qui organise La semaine affoilante en partenariat avec le Team LSA, a dévoilée la date de la future édition de cet évènement unique en France.

LSA 2017 se tiendra du 5 au 9 avril 2017 en baie de Quiberon.

Le programme détaillé de ces cinq journées consacrées au foil sera prochainement dévoilé. Le rendez-vous des aficionados des engins volants promet une nouvelle fois d’être riche en innovation, en navigations et en échanges. Tant pour les professionnels que pour les amateurs, la Semaine Affoilante sera l’occasion d’échanger autour d’une pratique en plein essor et de découvrir le foil sous toutes les coutures. Ainsi, comme l’année passée, Eurolarge organisera son Foil Racing Forum avec des intervenants venus d’horizons variés. Sous la forme d’un salon, les constructeurs nationaux et internationaux présenteront leurs nouveautés et proposeront au public des essais au départ de l’ENVSN. Avec un challenge sportif et des runs de vitesse, le programme en mer promet d’être riche en émotions. Tous les coureurs possédant des engins à foil (catamaran, kite, planche à voile…) sont bien évidemment conviés à venir se mesurer aux meilleurs de la discipline et à profiter de ce moment convivial où sportivité, interaction et plaisir seront les maîtres-mots.

Rendez-vous dès maintenant sur les pages Facebook La semaine affoilante et Foil Generation ENVSN pour connaître tous les temps forts de cette nouvelle édition. Rejoignez-nous nombreux et participez à un évènement incontournable à l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques !

2 – Les foils au Nautic 2016

Chaque année, ou presque, il revient le petit récap. foilesque de la grande messe de Paris. Même si je trouve que d’année en année, la messe devient une « simple célébration », moins de fidèles… (c’est tristounet) ! Mais pas mal de foils sur ce salon, déjà dés l’entrée sur le parvis le ton était donné puisque vous étiez accueilli par le « Foiler HY X » (NB : un foiler ne décolle pas, un hydrofoil oui…). Je vous propose 3 « Coups de cœur », des projets que je trouve intéressant de part leur approche ou l’accessibilité des équipes qui étaient là pour faire découvrir leurs engins, leur passion… Je suis peut être passé à coté d’un plan porteur (kitefoil, SUP, Foilboard) n’hésitez pas à compléter ce récap.

HY X

J’avais rapidement évoqué ce bateau dans la Ptites News 35, on ne pouvait pas le louper l’ensemble des visiteurs devant passer devant l’HY X.

HY X de nuit – F Monsonnec 12-2106

HY X de nuit – F Monsonnec 12-2106

Foil avant HY X – F Monsonnec 12-2106

Foil avant HY X – F Monsonnec 12-2106

IFly 15

Coup de cœur

J’avais échangé avec Mickael Miller avant La semaine affoilante 2016, l’équipe avait fait tout son possible pour être présente mais sans succès, ce n’est que partie remise pour l’édition 2017.

IFly 15 – F Monsonnec 12-2106

IFly 15 – F Monsonnec 12-2106

L’IFly15 est un beau bateau au concept proche de celui du Stunt (présenté au Nautic en 2014) mais en plus poussé en termes de conception et de réalisation. Une équipe charmante, accueillante, disponible. Je retiens de très intéressantes discussions avec Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbill (Taaroa). Gilbert Saint Blancat est ingénieur en mécanique, concepteur des foils de Kitefoil Taaroa. Dans les années 80 il a participé à la conception des foils du trimaran Royale, du mat aile à balestron d’Elf Aquitaine II, du superbe et géant mat ail de Royale II et a beaucoup d’autres projets passionnants.

Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbil (foils Taaroa) - F Monsonnec – 12-2016

Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbil (foils Taaroa) – F Monsonnec – 12-2016

Au milieu des coques en carbone, j’ai été intrigué par la platine de réglage qui permet de modifier manuellement l’incidence du foil par la simple rotation d’une vis sans fin. Ce réglage permet d’ajuster les foils pour les grosses modifications comme l’embarquement d’un second équipier ou un changement de conditions météo (petit temps…).

Platine de réglage du IFly 15 – F Monsonnec 12-2016

Platine de réglage du IFly 15 – F Monsonnec 12-2016

SUP à foils Rods

Coup de cœur

Rods exposait sur le stand « Bassin Nautique Loire Océan » ses kitefoils 100% made in France mais aussi un SUP à double foil conçu avec Phil Roulin de Perspective Yacht Design sans oublier Sisco Composites qui les a réalisés et le shaper « Dominique » de BS Composites.

Le Kitefoil Rods et le SUP à foils – F Monsonnec 16-2106

Le Kitefoil Rods et le SUP à foils – F Monsonnec 16-2106

Une nouvelle fois, un super accueil de Robert Dulong et de son équipe (ce qui n’est pas le cas sur tous les stands, un salon ne serait il pas l’endroit pour présenter ses produits ?  J’ai un doute…). Ici la page Facebook.

Phil Roulin, Dominique de BS Composites et Robert Dulong – Nautic 2016 photo DR

Phil Roulin, Dominique de BS Composites et Robert Dulong – Nautic 2016 photo DR

Bamboo boat

Coup de cœur

J’en avais parlé dans la Ptite News 38, ce beau projet est exposé au Nautic. Le moth à foil Bamboo boat a belle allure, un design intéressant, mélange de vélo en bamboo et de la structure de Mirabaud LX. A suivre

Bamboo boat – F Monsonnec 12-2016

Bamboo boat – F Monsonnec 12-2016

Flying Phantom Essentiel

Sur ce Flying Phantom Essentiel, les foils en L ont fait place à des foils présentés comme en S sur le site mais qui sont, pour moi, des C assez ouverts (le winglet qui formerait une partie du S étant plus que réduit). Cette configuration de foils se rapproche du config. en V donc plus facilement « autorégulée ».

Flying Phantom Essentiel – F Monsonnec 12-2016

Flying Phantom Essentiel – F Monsonnec 12-2016

Des ajustements du gréement, les ailes de rappel… rendent ce nouveau bateau sûrement un peu plus accessible. Les foils en T, dont l’assemblage du plan porteur était fragile, ont été remplacés par les foils en L qui sont sans aucun doute plus facile à réaliser.

Safran-foil en L FP essentiel – F Monsonnec 12-2016

Safran-foil en L FP essentiel – F Monsonnec 12-2016

Whisper

Lui aussi était déjà présent au Nautic 2014, et aussi à La semaine affoilante 2016, on pouvait admirer les belles formes du Whisper à ce Nautic.

Whisper au Nautic – F Monsonnec 12-2016

Whisper au Nautic – F Monsonnec 12-2016

Easy to fly

Easy to fly, une grosse bête volante sur ce salon puisque le gréement n’a pas pu être mis en place. Il dispose de foils en S  avec réglage de l’incidence et de la profondeur.

Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil en S de l’Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil en S de l’Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil Gitana

Le team Gitana exposait un foil du 60 pieds Imoca, un très grosse pièce de carbone. Un foil déjà exposé au départ du Vendée Globe.

Foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Tip du foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Tip du foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

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Les foils du Vendée Globe

20 novembre 2016

Le départ du 8ème Vendée Globe a été donné le 8 novembre. Pour ce tour du monde à la voile en solitaire, sans escale ni assistance qui se court tous les 4 ans, 29 marins s’affrontent sur des monocoques de 60 pieds IMOCA. Et pour la première fois, 7 bateaux sont équipés de foils:

Pour les amateurs de bateaux volants c’est assez surprenant de voir des foils ajoutés à des bateaux lestés par 3.1 tonnes de plomb et des ballasts, alors que jusqu’ici les foilers étaient ultra légers afin de soulever leur(s) coque(s) hors de l’eau.

En fait, comme l’expliquent bien la vidéo ci-dessous, le rôle principal des foils est de créer un couple de redressement du bateau :

En prime, la portance du « tip » du foil associée à celle de la quille inclinable génère une poussée verticale qui réduit notablement le déplacement du bateau. A 20 noeuds, cette poussée représente 60% du poids du bateau, et il décolle pratiquement dans les vagues

Ces foils remplissent encore un autre rôle. La quille inclinable n’est pas un plan anti-dérive très efficace. C’est pourquoi les 60 pieds IMOCA étaient jusqu’ici équipés de deux dérives-sabre, dont l’une est abaissée pour que le bateau « cape » mieux, notamment au près. Mais comme le Vendée Globe se court principalement au portant ces dérives sont avantageusement remplacées par des foils dont la partie plongeante (le « shaft ») fonctionne comme un petit plan anti-dérive*.  Selon Quentin Lucet, architecte au cabinet VPLP qui a conçu 6 des 7 foilers de la flotte, les foils de ces bateaux se distinguent justement par ce « shaft » plutôt que par le « tip » [1].

D’ailleurs on peut voir ces foils non comme une révolution, mais comme une évolution. Sur les IMOCA des éditions précédentes, les dérives-sabre étaient inclinées vers l’extérieur du bateau. Mais pour le Vendée Globe 2012-2013, le chantier VPLP a eu l’idée d’incliner les dérives de « Macif » et « Banque Populaire » plutôt vers l’intérieur pour qu’avec la gîte elles génèrent une force verticale comme des foils. Résultat : les deux bateaux ont remporté la course dans un mouchoir de poche (François Gabart arrivant 3h avant Armel Le Cléac’h après 78 jours de course!), laissant le 3ème à plus de deux jours.

Pour cette édition, « Banque Populaire » rebaptisé « Maitre Coq » a remplacé ses dérives par de vrais foils, et VPLP a conçu les 6 autres foilers tout neufs. Enfin presque, parce que la plupart ont déjà  pris le départ de la Transat Jacques-Vabre 2015. Mais un seul l’a terminée (« Banque Populaire VIII », à la 2ème place), tous les autres devant abandonner sur casse…

Car la grande inconnue est là : ces foils créent des forces énormes sur la structure, des accélérations et des chocs auxquels aucun bateau ni homme n’a été soumis pendant une si longue période. Les bateaux qui survivront à ces conditions extrêmes battront probablement le record de François Gabart en 78 jours. Dans ce cas nous verrons certainement des bateaux volants au Vendée Globe 2020.

Pour l’instant c’est bien parti : à l’heure où j’écris, les 3 bateaux en tête de la course sont des foilers (Hugo Boss, Banque Populaire VIII, Edmond de Rotschild) et les 4 autres sont 5,7,9 et 24èmes.

Reste un petit mystère que je n’ai pas éclairci : sur les sites et forums anglophones [4], les foils de ce type sont baptisés « DSS » comme « Dynamic Stability Systems » [5], le nom d’une entreprise fondée par Hugh Welbourn pour exploiter son brevet [6] qui me semble assez large. VPLP a-t-il acquis une licence de ce brevet ? Pourtant ils ne sont pas mentionnés dans les partenaires de DSS… Ou ont-ils déposé leur propre brevet, que je n’ai pas trouvé ? Ou jouent-ils sur l’antériorité du brevet de Rougier & Emig [7] aujourd’hui échu ?

Note* : outre les problèmes de construction, la jauge IMOCA limite à 5 le nombre d’appendices mobiles. Avec la quille inclinable et deux safrans, il faut chosir : dérives ou foils, car utiliser des foils ou dérives fixes serait trop handicapant dans le petit temps.

Sources:

  1. Raphaël Bonamy, « Vendée Globe. Les foils ? Ça marche comme ça…« , 04/11/2016, sur Ouest-France
  2. « Vendée Globe : des machines volantes vont s’affronter sur l’eau« , 4/11/2016, Sciences et Avenir
  3. Chloé Lottret « Un voilier du Vendée Globe 2016 expliqué« ,06-11-2016, Bateaux
  4. « DSS foils to revolutionise IMOCA 60 fleet« , 22 October 2014, The Daily Sail
  5. « Dynamic Stability Systems – Technology«
  6. Hugh Burkewood Welbourn « Hydrofoil system for mono-hull sailboats », 2007, brevet WO 2007116318 A3
  7. Francois Paul Louis Co Rougier, Marc Emig « Disposition architecturale permettant d’augmenter de la stabilite des voiliers de type monocoque par des foils », 2004, brevet FR2877311B3

(article aussi publié sur Dr.Goulu.com)


Le premier foiler autonome monté sur 2 T-foils et développé par des étudiants de l’EPFL

7 novembre 2016

Par le « Team HydroContest EPFL 2015-2016 »

Bifoiler en cours de test - photo Adrian Breitenmoser

Bifoiler en cours de test – photo Adrian Breitenmoser

Le prototype construit par les étudiants de l’EPFL a participé à l’HydroContest, un concours étudiant dédié à l’efficience énergétique dans le domaine maritime. Un moteur et une batterie sont imposés aux équipes. Les dimensions des bateaux sont également contraintes, ceux-ci devant rentrer dans une boite de 2.5×2.5x2m et transporter 20kg de lest.  La propulsion est donc identique pour toutes les équipes mais le design est libre.

1 – Un design efficient mais instable par nature

Afin de réduire la trainée, l’équipe s’inspire du Moth Foiler et fait le choix d’un bateau volant sur deux T foils avec une régulation électronique de l’altitude et du roulis (gite).

Le bateau est composé de seulement 2 appendices - photo Adrian Breitenmoser

Le bateau est composé de seulement 2 appendices – photo Adrian Breitenmoser

Cette configuration est instable, comment parvenir à contrôler l’assiette du bateau ?

1.1 – Régulation du roulis par les flaps avant

Sur un Moth Foiler, c’est le barreur qui régule l’assiette du bateau en déplaçant sa masse. Sur un bateau motorisé sans pilote, cette solution n’est pas envisageable. L’équipe se procure des foils de Moth (Mach2) et sectionne le foil avant afin de rendre indépendant les flaps bâbord et tribord. Les flaps sont actués depuis le pont par une tringle reliés à des servo-moteurs.

Séparation des flaps au centre du foil avant – photo Adrian Breitenmoser

Séparation des flaps au centre du foil avant – photo Adrian Breitenmoser

1.2 – Régulation électronique du Roulis

Les drones possèdent un régulateur intégré qui rend le vol stable malgré les perturbations extérieures. Notre bateau rencontre la même problématique : voler alors que le vent, les vagues et les forces inertielles dues au pilotage le déstabilisent.

L’équipe choisit d’utiliser un Pixhawk. Il s’agit d’un contrôleur de drone open-source comprenant des senseurs inertiels, des gyroscopes, et une interface avec le GPS.

Ainsi, le contrôleur détecte la gîte et corrige l’erreur en agissant sur les flaps à une vitesse qui dépend du degré de gite.

Le pilote explique : « Pour prendre des virages j’ordonne au bateau de prendre entre 0 et 10° de gite, alors qu’en ligne droite, il maintient automatiquement son assiette à plat ».

1.3 – Régulation électronique de l’altitude

Palpeur électronique à faible inertie - photo Adrian Breitenmoser

Palpeur électronique à faible inertie – photo Adrian Breitenmoser

Le capteur d’altitude est basé sur le même principe que celui des Moths. Un palpeur est situé à l’avant du bateau, mais ici il est électronique et non mécanique.

Le palpeur est relié à un encodeur rotatif qui détecte les variations d’angle avec une précision de 0.3°. En fonction de l’altitude de vol désirée, le contrôleur va augmenter ou diminuer l’angle d’incidence (et donc la portance) des deux flaps simultanément en plus de corriger la gite.

Une régulation électronique a l’avantage d’être bien plus réactive : la position des servomoteurs est actualisée 100 fois par seconde. De plus, l’utilisation d’un régulateur PID permet de tenir compte du « présent », du « futur » ainsi que du « passé ». C’est plus performant qu’un système mécanique qui, lui, ne prend en compte que l’erreur « présente ».

Cela nécessite évidemment de trouver les bons paramètres afin que l’erreur entre la consigne et le comportement du bateau soit la plus faible possible. Ci-dessous un GIF présentant un planté durant la phase de « tuning » (recherche) des bons paramètres (aussi visible ICI) :

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2 – Electronique et pilotage

Le bateau est propulsé par un moteur, une batterie et un variateur électronique fournis par l’organisation de la course, il développe une puissance théorique de 1.5 kW. Les vitesses maximales obtenues sont de 15 nœuds, pour un poids total de 45Kg.

A cette vitesse, le pilotage nécessite d’être fin sur les gaz. Pour mieux visualiser le comportement du bateau, l’équipe a installé une caméra sur le pont. Elle permet de piloter à distance avec une vue à la première personne.

L'écran qui permet le pilotage à la première personne - photo Adrian Breitenmoser

L’écran qui permet le pilotage à la première personne – photo Adrian Breitenmoser

3 – Fabrication

L’objectif : Fabriquer un bateau léger, rapidement, en minimisant l’impact environnemental

Différents cas de charge sont étudiés : crash en planté, crash latéral et diverses erreurs de pilotage sont simulés. Ces simulations donnent les contraintes que le bateau devra supporter. Si celles-ci sont trop importantes, l’arrangement des plis de carbone (stacking) est modifié et une nouvelle simulation est lancée.

Cas de charge : Crash latéral - simulation Abaqus par Xavier Lepercq

Cas de charge : Crash latéral – simulation Abaqus par Xavier Lepercq

Estimation de la masse de différentes combinaisons - Maxime Burgonse

Estimation de la masse de différentes combinaisons – Maxime Burgonse

L’équipe choisit la combinaison la plus légère et utilise alors du pré-imprégné fourni par NTPT, des powerRibs  (un maillage de fibre de lin tressées) fournies par Bcomp.

De plus, l’équipe étudie l’impact énergétique des matériaux choisis et montre qu’il est faible comparé à d’autres solutions pour ce cas de charge.

Impact énergétique de chaque solution - Maxime Burguonse

Impact énergétique de chaque solution – Maxime Burguonse

Coque avant cuisson avec les PowerRibs - photo Adrian Breitenmoser

Coque avant cuisson avec les PowerRibs – photo Adrian Breitenmoser

Cette vidéo présente les étapes de la construction du bateau.

4 – Le futur

L’HydroContest a lieu chaque année et une nouvelle équipe travaille déjà pour participer à la prochaine édition. Nous vous invitons à suivre l’avancement de la préparation du bateau pour la campagne2017 sur la page Facebook de l’équipe ou sur Twitter.

Note du « metteur en page » 15/11/16

Vous avez aimé l’article « Question/réponse 6 : Possible modélisation de la ventilation » de Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud, il y a un complément d’info…

 

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Ptites News 38

15 octobre 2016

Entre deux Ptites News je collecte pas mal d’informations. Lors de la mise en ligne, je fais un tri. La somme des liens reste assez importante, vous découvrirez peut être quelques choses que vous n’aviez pas trouvé. Dans cette sélection, je vous conseil les parties intitulées : « Petite bombe » et « Maquettes » dont le nouveau bateau de Julien Bultheel…

A – Voile

1 – « Petite taille »

Bamboo boat

Banboo boat est un bateau volant réalisé à partir de matériaux naturels. C’est Daniel Charles qui m’a parlé de ce projet mené par des anciens de ses élèves de Nantes. Belle idée…

Bamboo boat en vol

Bamboo boat en vol

Flo 1

Nouveau venu dans le monde des engins de série à foils, voici un beau dériveur de 4 m 25 pour 45 kg équipé de foils DSS.

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Petite bombe ?

Quelques info. ICI

Easy to Fly

Il est à l’eau, il sera peut être facile à faire voler… moins à se procurer, 150 000€. A découvrir ICI.

Lokefoil

L’aventure continue pour Loïg Peigné et Kevin Festocq qui investissent dans de nouveaux outillages pour leurs foils de windfoil.

Moth

Juste pour le plaisir de re-visionner cette vidéo qui a de très nombreux mois, Anthony Rezzoug et Benoit Marie sur le Lac de garde.

Rave V

Des nouvelles (pas très fraiches) de ce projet de renouveau du Windrider Rave

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Weta

En 2013, le team Weta à travaillé sur le développement de foils. Mais entre le coût de ce type d’appendices et les dangers liés à la pratique du foil, qui n’était pas en adéquation avec le programme du Weta, le projet a été abandonné (échanges avec Roger Kitchen du Design Team).

weta-vues-cote-f-monsonnec-v1-19-07-16

2 – « Gros »

Banque Pop IX

Il arrive le monstre, quelques articles sur le sujet, ICI et LA. Assemblage prévu à Lorient fin 2016. Avec des foils, bien sur. Les teams des nouveaux ultims ont ils découverts la solution pour réguler sans système de régulation ?

Maserati

De belles images de l’ancien MOD70 Gitana, sur le site du trimaran Maserati.

Class 50 à foils

Evolution chez les 50 pieds multi, ils pourraient être équipés de foils en 2017.

Mini

Des foils sur Arkema le nouveau 6.5 du team et d’autres innovations.

Martin Fisher / la Cup

Toujours intéressant de lire un article où Martin Fisher donne son avis sur les foils.

3 – Vendée Globe

Avec ou sans foils, neufs, anciens ?

Article paru il y a plusieurs mois, sur le Vendée Globe il y aura la bataille avec ou sans foils mais aussi celle avec foils sur bateau neuf ou foils greffés sur bateaux « anciens ».

Tour de l’Ile de Groix

De bien belles images de 60′ sur le site de V&V.

St Michel / Virbac

Nouveaux foils et jolis petits schémas de l’évolution des foils de ce bateau sur Adonnante.

Safran

Pas récente mais une belle vidéo de Safran en nav. sur cette page.

VLP

Un point foils avec VLP de MVPVLP

4 – Maquettes

Julien Butheel News

Vous aviez aimé son tripode RC dans l’article qu’il avait proposé sur foiler, vous aimerez son trimaran. J’échange avec Julien depuis quelques mois sur sont retour aux ailes sous marines. Son superbe nouveau tri navigue avec deux gréements, rigide et souple, et deux types de foils, en V et asservis ! Julien à enregistré une pointe de vitesse à 23.5 km/h avec le gréement classique et, pour le premier essai de la voile rigide, 18.3 km/h ! A suivre…

Papara

Beau tri réalisé par « Yann S » qui navigue à Papara (Polynésie Française).

Régulés

Foils régulés avec palpeurs trainés, essais d’une maquette tractée (2012)

Z

Tri de 1 m avec foils en « Z »

5 – Sécurité

Surf

Après l’accident de Franck Cammas en GC32, voici un article sur un accident de surf à foils

FP

A voir, autant pour se rendre compte des dangers que pour la qualité de la cascade en Flying Phantom…

B – Sans voile

A rames

Je connaissais le vol de yole à foils à un rameur en voici une yole à foils pour 4 rameurs !

SUP

Qui a réussi à passer à coté du matraquage sur le stand up paddle à foils de Kai Lenny ?

Un article, un second, un troisième

Sea Bubbles

Elles verront ou ne verront pas le jour ces bulles ?

Design

Régulièrement, des designers imaginent des engins à foils plus ou moins réalisables. En voici un nouveau petit frère de la pyramide du Louvre.

Jetfoiler

Quand il n’y a ni vent, ni vague le Jetfoiler

Monaco Solar Boat Challenge

Des news de cette rencontre d’engins solaires.

Foiler 41

Premiers Motor Yacht à foils ? Dérivé du HY 41 présenté dans la Ptites News 37 et mis au point par Hydros et JMK concept, le Foiler 41 doit être réalisé par Enata situé à Dubaï. Hydros appartient d’ailleurs désormais à Enata.

 

C – Construction

Profilés

Je crois que j’ai oublié d’en parler, voici pour ceux qui souhaitent se lancer, une bonne méthode pour réaliser des foils !

DIY

Une belle série de vidéos sur la réalisation d’un foil de windfoil. Les autres épisodes sur Youtube.

 

D – Autre chose

Kite

Gurval poursuit ses expérimentations, dont celle de sa Keystone

Char

Pour le plaisir, une belle nav. sur une mer de neige

Avions

Intéressant projet d’avion à « aile rotative » sur le très bon site L’Avionnaire

Encore mieux, pas d’hélice, décollage presque vertical Xplorair….

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Physalia, 9 mois après le premier essai

24 septembre 2016

logo-physalia-f-monsonnec-03-05-2016

En 2015, en 48 jours, nous sommes passés d’une idée et d’un premier schéma de voile gonflable à la réalisation d’un produit complexe. Où sommes-nous environ 270 jours plus tard ?

Pour ceux qui ne connaissent pas Physalia, une étape s’impose : la lecture du premier article sur cette bestiole « Physalia, voile aile gonflable » : la genèse, les buts, avantages/inconvénients…

Alors que le plus gros a été réalisé, la conception et la réalisation, fin 2015 Physalia méritait d’être testée dans différentes conditions mais aussi améliorée. D’où un investissement moins important de FM et encore plus de travail pour Armand Torre le pro. de la couture et de la conception de kites.

Le 20 décembre Physalia avait connu à Argeles son baptême de l’air sur un class A à gréement inclinable. Le vent n’était pas trop fort, de bonnes conditions pour un premier essai (6/8 nœuds maxi). Malgré la faiblesse du vent, Armand avait pu vérifier la réversibilité du profil. Restait à tester Physalia  dans des vents  beaucoup plus forts pour vérifier son potentiel. De nombreuses questions avaient alors été soulevées et l’aspect de la voile n’était pas très satisfaisant.

La partie de ping pong, avec des e-mails en guise de balle, a recommencée : « peut-être faut-il modifier la forme des boudins, mettre des lattes plus rigides… ? ». Mails une nouvelle fois accompagnés de schémas, photos et vidéos.

1 – Quelques défauts présents lors des premiers essais

Profil déformé entre les lattes, les peaux collent aux boudins

Peaux « pas assez tendues » - photo A torre 03-2016

Peaux « pas assez tendues » – photo A torre 03-2016

Déformations au niveau des extrémités des goussets de lattes

Déformation voile sans camber - photo A torre 03-2016

Déformation voile sans camber – photo A torre 03-2016

Plis au point d’écoute

Plis sur point d’écoute – photo A torre 03-2016

Plis sur point d’écoute – photo A torre 03-2016

2 – Les points positifs

  • Réversibilité du profil même par vent faible
  • Très bon cap du cata pourtant face à un dériveur affuté
  • Belle allure de la voile
  • Montage facile…

3 – Les modifications

Autant nous avions avancé vite entre le premier coup de crayon (de souris) et d’aiguille, autant d’un commun accord nous avons estimé qu’il fallait ralentir un peu pour « laisser le temps à nos idées de murir » !

Au final, Armand a :

  • augmenté le nombre de lattes,
  • augmenté leur rigidité,
  • allongé les lattes jusqu’au mat et les a équipées de cambers,
  • renforcé le point d’écoute pour éviter les plis,
  • supprimé la bôme,
  • rajouté un zip qui permet de hisser et d’affaler la voile sur le mat à la verticale,
  • abandonné de la possibilité d’incliner le gréement (gréement qui peut être intéressant pour voler, la haute compétition… mais autant sur le papier cela peut être performant autant pour du « loisir sportif » et l’essai d’un nouveau type de voile, cela rend les choses plus complexes…).

4 – Les principales modifications

Changement lattes et cambers

Les lattes, équipées de camber « maison »,  viennent maintenant en buté sur le mat, ce qui a pour effet de supprimer tous les plis disgracieux.

Armand a réalisé un premier jeu de cambers avec une liaison souple sur l’axe de manière à obtenir des pièces solides tout en étant flexibles. De l’autre côté de la France, le compère d’Armand (moi) découvre en photo et vidéo les cambers munis d’une partie souple. Cette liaison souple lui rappel une discussion qu’il a eu en 1992 avec le concepteur des chars à voile SeagullJean Philippe Krischer lui expliquait  son rêve de pouvoir partir d’un morceau de matériaux résistant et de le modifier sur une partie seulement pour la rendre souple…

Mais même si l’idée était bonne, le résultat n’était pas parfait. Ces cambers rendaient la voile plus rigide mais il restait encore des plis. Avec les nouveaux cambers fabriqués avec des sangles, et qui prennent appui sur le mat, la voile est parfaite.

Projet cambers V2 – dessin A Torre 03-2016

Projet cambers V2 – dessin A Torre 03-2016

Cambers V2 – photo A Torre 03-2016

Cambers V2 – photo A Torre 03-2016

Aspect voile avec cambers – photo A Torre 04-2016

Aspect voile avec cambers – photo A Torre 04-2016

Guindant avec fermeture

Le zip permet de hisser et d’affaler la voile sur le mat monté et on peut maintenant utiliser n’importe mat qui si prête.

 

L’avant du mat et la fermeture de la voile – photo A Torre 04-2016

L’avant du mat et la fermeture de la voile – photo A Torre 04-2016

Mise en place zip et essais avec vidéo – A Torre 04-2016

Mise en place zip et essais avec vidéo – A Torre 04-2016

Point d’écoute

Le renforcement à permis de supprimer des plis et d’améliorer l’utilisation sans bôme. L’absence de bôme permet de gagner en poids, de limiter les chocs, de simplifier le montage…

Le point d’écoute modifié extrait vidéo – A Torre 04-2016

Le point d’écoute modifié extrait vidéo – A Torre 04-2016

5 – Nouveaux essais en mer 1, vent faible

Ces nouveaux essais se sont déroulés le 15 avril et le résultat est très très satisfaisant (alors qu’Armand testait Physalia, Fred était à La semaine affoilante où ce foil aérien aurait eu fier allure). Voici les commentaires d’Armand une fois la combinaison rangée :

L’aile montée et à terre comme en navigation est très belle.

Les peaux sont tendues on voit nettement moins les boudins.

Le régale c’est de voir la voile qui ne faseille pas lorsque  le bateau est au bord de l’eau sur la plage, c’est flagrant, la voile du Moth de mon copain faseillait un max et la mienne rigide qui ne bougeait pas.

C’est vraiment un concept idéal pour une  voile de vent fort.

Sur l’eau je manquais un peu de puissance : voile trop petite….

Un bilan très positif.

 

6 – Nouveaux essais en mer 2, vent fort

Nouveaux essais le 23 avril, cette fois par vent fort, et nouveau compte rendu :

… je commence d’abord à faire un petit tour de reconnaissance en voiture, c’est faisable les copains naviguent en planche avec des 4.2 m il y a des rafales mais aussi beaucoup de molles, je tente le coup et vais chercher le bateau, mais au retour je ne vois plus les molles !!!

Bon je décide quand même de gréer la voile histoire de voir juste dans du vent très fort si c’est facile, oui c’est facile avec de grosses rafales même si le bateau gréé sur la plage bouge beaucoup la voile rigide ne faseille pas du tout sauf un peu en tête de mât…

Je regarde le plan d’eau, le bateau étant préparé, je me dis « tu voulais un bateau pour pouvoir naviguer dans ces conditions, tu l’as, maintenant il faut y aller ! ». Là je ne suis pas fier, du monde en plus me regarde. Et puis zut, je tente le coup, au pire je casse et me retourne mais le vent va me rabattre du bon côté. Je saute dans le bateau, après un petit coup de fouet je m’aperçois que je peux ralentir le bateau, ça me rassure.

Je commence mon premier bord, finalement je me dis c’est possible et arrive le moment du virement de bord. Aie je n’y arrive pas,  le vent est trop fort et je n’ai pas l’habitude, seul solution faire un empannage  je le lance, pas fier du tout, ça passe !!!

Un autre bord et ainsi de suite, finalement je trouve le coup pour virer de bord et là c’est ENORME le bateau accélère sans prendre de gite. Je sens une aile « no limit », j’attends les claques avec impatience tu ne peux pas t’imaginer même dans ces conditions je me sens en sécurité.

L’aile ne se déforme pas c’est fabuleux quand les claques arrivent je sens une accélération comme lorsque ce bateau était équipé en kiteboat…

Lors de mes navigations en cata, lorsque le vent montait et que j’arrivais toujours à contrôler le bateau, la gite augmentait proportionnellement ce qui demandait, soit de se mettre au rappel, soit de bien faire attention en régulant la puissance. Là c’est diffèrent la puissance est directement transmise au bateau, ce qui permet des accélérations avec une prise de gite très limité. Si dans des conditions plus faibles, c’est frustrant de ne pas voir la coque au vent se soulever, là au contraire c’est très sécurisant. On borde un peu et le bateau accélère.

Maintenant, est-ce lié à la petite surface, la petite hauteur de mat (position basse du CV) ou d’autres trucs et non au fait que c’est une voile épaisse ? En tout cas j’ai trouvé mon arme pour naviguer dans des conditions extrême et je peux te dire qu’au milieu des planchistes je n’étais pas du tout ridicule !!!

Bon, un mat légèrement tordu, une petite entorse à la main survenue lors du premier empannage en voulant accompagner la voile j’ai pris un coup avec la grosse poulie  Mais un bilan très satisfaisant.

Relevé force vent 23/04/2016 La Franqui

Relevé force vent 23/04/2016 La Franqui

7 – La suite de la suite

Les nouvelles sorties ont permis de déceler de nouveaux petits « trucs » à améliorer …

Mais la vie réservant à tous son lot de surprise…, il va falloir un certain nombre de mois avant de poursuivre les essais de Physalia. D’où ce récapitulatif des derniers essais, les prochains n’étant pas pour tout de suite. Mais ce temps de « repos » va mettre mis à profit pour faire tourner nos neurones… Nous ne sommes pas pressé, jusqu’à présent, plus des modifications sont réalisées, plus la voile s’améliore. Et  pourtant Armand et parti d’une aile de kite pour réaliser Physalia…

8 – Conclusions

La bête à du potentiel !

Rendez-vous en 2017 pour un nouveau point…

Bien sur certains regrettent sûrement l’absence de photos de détails, de vidéos de meilleure qualité… Physalia est timide et cela apporte une petite dose de suspens !

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Question/réponse 6 : Possible modélisation de la ventilation

7 septembre 2016

Par Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud

schema-ventilation-foil-en-v-f-monsonnec-02-2016

Nous sommes deux étudiants en deuxième année de prépa scientifique (option PC). Nous réalisons un TIPE autour de la problématique suivante : Comment améliorer les performances d’un bateau à foil en limitant le phénomène de ventilation grâce à des fences ?.

Notre démarche scientifique serait la suivante

1) Modéliser informatiquement deux profils de foils, un avec fences et l’autre sans et modéliser leur performances grâce à Héliciel par exemple.

2) Imprimer ces profils par imprimante 3D

3) Les tester en canal hydraulique, pour essayer de mettre en évidence l’apport des fences point de vue ventilation, notamment par rapport à la vitesse d’apparition de la bulle d’air, qui devrait être plus élevée pour le foil avec fences. Il semble difficile d’installer des capteurs de force en canal hydraulique et donc de tracer deux courbes de finesse, donc l’expérience risque d’être simplement basée sur cette vitesse d’apparition. Notre but est de valider (ou pas) la modélisation théorique informatique.

Nous nous inspirons grandement de cette vidéo :

Les problèmes que nous rencontrons sont les suivants

  • Nous n’arrivons pas à savoir si des logiciels tels que Héliciel prennent en compte le phénomène de ventilation, et s’ils peuvent comme nous l’espérons nous fournir à l’avance une vitesse d’apparition du phénomène ou au moins son impact sur la portance. Il faut bien sûr que nous en soyons sûrs avant de demander à nos profs d’acheter le logiciel en question. Qu’en pensez-vous ?
  • Nous n’avons quasiment aucune info sur la faisabilité de nos expériences en canal hydraulique. En effet, nous ne savons pas à quelle vitesse va apparaître le phénomène et donc si le canal que nous comptons utiliser (celui de l’Ecole Centrale de Lyon) pourra atteindre des vitesses suffisantes. Avant de continuer notre projet, il nous faut donc impérativement savoir si dans l’idée notre expérience est « plausible » et réalisable avec un foil « imprimé » peu résistant. Auriez-vous connaissance d’éléments théoriques simples, d’une modélisation nous permettant d’approximer cette vitesse ?
  • Nous n’arrivons pas à déterminer de manière certaine si le phénomène sera plus intéressant à observer sur un foil en V ou un en T, même si nous penchons fortement pour le foil en V, car la surface d’apparition de la bulle serait plus grande. Qu’en pensez-vous ?

D’avance merci pour vos conseils !

« Complément d’info. et nouvelles questions » 15/11/16

Il y a quelques jours nous avons effectué nos premiers tests en canal hydraulique, avec un foil en V, à peu près à 45° (angle diédral) et une vitesse d’écoulement de 1m/s. Nous avons, pour un certain angle d’incidence, observé clairement la création d’une bulle d’air le long du profil (nous pouvions presque glisser notre doigt sans être mouillé jusqu’à une profondeur importante). Pourtant nous n’arrivons pas à savoir si la bulle d’air est de la ventilation ou simplement un effet du décrochage. En effet, elle se crée à un angle d’incidence important et l’eau semble « sauter » au dessus de la paroi au lieu de s’y coller. De plus, les forces exercées par le foil semblent changer brusquement d’orientation à ce moment précis, comme lors du décrochage. Il s’avère donc que nous avons un crucial problème d’interprétation : peut-on parler de « ventilation dûe au décrochage » ? Le décrochage est-il induit et/ou aggravé par la ventilation ou est-ce l’inverse ?

Il semble en effet important de savoir si il faut distinguer ce type de ventilation d’une ventilation naturelle, apparaissant sans décrochage simplement à cause d’une dépression suffisante sur l’extrados. C’est dans tout les cas une piste intéressante pour nous d’étudier le lien entre les deux phénomènes.

Merci pour votre aide

Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud

Tests en canal hydraulique - Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud 11-2016

Tests en canal hydraulique – Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud 11-2016

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Le Trifoiler #64 est à vendre !

24 août 2016

Envie de vous envoler en sécurité ? François Lys met en vente son bolide.

Le Trifoiler 64 – photo P. Juhel ENVSN

Le Trifoiler 64 – photo P. Juhel ENVSN

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

Engin de série le plus rapide au monde à la voile, ce Trifoiler recordman de vitesse de La Semaine Affoilante 2016 (30,2 noeuds sur 500m, Vmax 34 noeuds) est en vente complet, prêt à courir sur sa remorque route et mise à l’eau.
François a réalisé de nombreuses améliorations sur son bateau : gréement rigidifié, nouvelles voiles full carbon, dérive centrale… et la bête à encore du potentiel !

Ci-dessous une navigation en double en vidéo.

Vous êtes intéressé, vous pouvez contacter François via l’annonce Le bon coin ou laisser un message ci dessous sur Foilers.

Perspect Trifoiler 64 voiles noires - F Monsonnec 02-05-2016

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