La Semaine Affoilante 2019 – vidéo

Avant mon récapitulatif de cette superbe semaine, voici la vidéo de Horue movie. Un très beau résumé de cet évènement organisé par la SEM Port Fréjus avec le concours du « Team LSA ». La Semaine Affoilante, le premier et plus grand rassemblement d’engins nautiques volants en France!

A ne pas louper non plus les très belles photos et vidéos sur la page facebook.

A bientôt pour plus d’éléments et d’autres images.

 

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Les foils en monocoques, tous des « DSS » ?

Derrière ce titre provocateur, se cache une interrogation née à St Malo devant les Imoca alignés avant le départ de la Route du Rhum. Est-ce que les  monocoques à foils d’aujourd’hui sont couverts par le brevet DSS ? Car si pour certains le brevet DSS ne concerne que l’utilisation d’un foil horizontal, le brevet est plus complet (peut être trop !).

1. Le DSS, c’est quoi ?

Le brevet DSS EP2004479B1 (pour Dynamic Stability System) a été déposé en avril 2007. Il décrit plusieurs configurations de plans porteurs pour monocoques. La plus connue est un plan porteur prévue pour être proche de l’horizontale une fois le bateau gité (fig 1 à 3). Il génère de la portance dynamique qui allège le bateau et accroit le couple de redressement.

Extraits brevet EP2004479B1 fig 3-8-17-19-23

La revendication 1 est la plus importante, voici une tentative de résumé (en cas de doutes, se référer au brevet) :

Voilier monocoque équipé d’une aile immergée pouvant être rétractée à l’intérieur de la coque ou déployée sous le vent. Cette aile est équipée d’un système permettant son déploiement. Son allongement est d’un rapport supérieur à 2/1. L’aile déployée génère : un moment de redressement qui limite le moment de gite et une force de soulèvement, sans toutefois faire entièrement décoller le bateau. L’aile déployée a un angle d’attaque compris entre 2 et 6°, elle est orientée à un angle compris entre 5 et 20° avec l’horizontale lorsque le voilier ne gite pas et sa longueur exposée est supérieure à 7% d’une hauteur du mat le plus haut…

2. Le cas des Imoca…

C’est après le Vendée Globe 2012/2013 que les cabinets VPLP & Verdier ont commencé à travailler sur la mise en place de foils pour Safran 2 et Banque Populaire VIII (le cabinet Verdier faisait partie de Team New Zealand). Il fallait, entre autre, contrecarrer la diminution du couple de redressement généré par la portance de la quille (l’angulation de l’axe génère une incidence donc de la portance). Le DSS, dans sa version la plus connue, pouvait être une piste de travail… Mais cet appendice ne développe pas de force antidérive et la jauge limite le nombre d’appendice à cinq. Il a donc fallu imaginer un design permettant de concilier portance verticale et force antidérive. En juillet 2014 le team Banque Populaire a vérifié la viabilité de cette piste en testant trois types de dérives sur un Mini 6,50, une classique et deux plans porteurs. C’est à partir de ces recherches qu’ont été mis au point les premier foils « Dali ». Mais, si vous poursuivez la lecture de cet article, vous verrez que cela faisait 20 ans que des dérives asymétriques permettaient d’alléger les 60 pieds…

Schéma F. Monsonnec 12-2018

3. Les bateaux potentiellement concernés

4. Antécédents ?

4.1 Ceux qui ont navigué

4.1.1 Foils déportés

Quelques monocoques avec foils déportés conçus avant 2007 et dont les plans porteurs participaient à l’équilibre latéral. Vous ne trouverez pas les bateaux dont l’équilibre est géré par l’équipage, ceux dont les foils ont une épaisseur suffisante pour apporter un certain volume, les Bruce foilers et les chien de mer.

Quelques monocoques à foils déportés réalisés avant 2007

4.1.1 Foils non déportés

PRB – Finot / Conq – 1996 – dérives/foils – Archimédien

Isabelle Autissier a été une des premières à tester une quille pivotante en 60 pieds sur son Ecureuil-Poitou Charente aussi équipé de deux dérives. Mais il faut attendre 1996 et PRB pour que les dérives soient asymétriques. L’année suivante Géodis, dans sa version 1997, est équipé de dérives du même type. Voici ce qu’en disait dernièrement (OF 10-12-18) Christophe Auguin  :

…Sur le mien, après le Vendée, on avait d’ailleurs testé ce qui pouvait préfigurer les foils pour faire New York – San Francisco, avec des dérives qui donnaient trois tonnes de poussée verticale à partir de 15-20 nœuds et la moitié du bateau décollait….

Ensuite, ces dérives vont de plus en plus s’écarter de l’axe, pour gagner en couple au point de presque devenir des dérives de Tjalks (Bateaux hollandais).

PRB – Professional Boatbuilder N°64 2000- doc Finot-Conq

Safran – VPLP/Verdier – 2007 – dérives/foils – Archimédien

Pour la première fois des dérives courbes sont installées sur un monocoque de course. Elles sont dirigées à l’inverse des dessins présents sur le DSS (fig 19). Les avantages mis en avant par les architectes dans Seahorse de déc. 2007 étaient les suivants (je rajoute que ces dérives sortent perpendiculairement, ou presque, du bordé) :

  • Bon compromis entre la portance et la traînée,
  • Les foils fortement incurvés se trouvent plus près de l’axe du pont,
  • Un effet d’amortissement positif en navigation…
Le même type de foils sur Paprec – photo F. Monsonnec 10-2010

4.2 Brevets et projets

Petite collection pour confirmer que la stabilisation de monocoques par des foils ne date pas d’hier. Je n’ai pas été en mesure de trouver trace d’un projet de Sylvestre Langevin (début des années 80) : un monocoque équipé d’un bras aux extrémités extensibles et terminées par des foils en T.

US1356300A – 1920 – Dès 1920, les frères McIntyre, publient un brevet avec comme introduction : « Notre invention concerne les embarcations à voile, notre but est de proposer des plans de stabilisation adaptés pour contrer la pression de retournement générés par le vent et maintenir ainsi la position sensiblement verticale de l’embarcation en fonctionnement ».

Poland Foiler – avant 1978 – Et oui, avant 1978 Richard Poland avait imaginé placer des foils en L de chaque coté de cette coque de 25 pieds. Le bateau a été construit et a navigué, mais sans les foils en L à l’incidence réglable…

AYRS #90 November 1978

US4635577 – 1987 – Voici des bras/foils qui effleurent la surface. Ce brevet démontre qu’il est possible de breveter deux fois la «même idée» car le frère jumeau existe plus tard en 97 (et ce n’est pas le seul exemple) ! Surtout, certains s’emploient à breveter ce que d’autres ont développé il y a bien longtemps. Les «Balance board boats» de Palk Bay (Inde), observés avant 1920, utilisaient déjà cet artifice !

FR 2877311 A1-1 – 2004 – L’histoire de ce brevet (cité dans le brevet DSS) mérite à lui seul un article. Comment le DSS à pu être déposé alors que 3 ans auparavant François Rougier, aidé de Marc Emig, présentait ce concept ? Voici deux extraits de ce brevet cette déclaration d’utilité publique*, cela se passe de commentaire !

* modification du 26/03/2019

Hydrofoils Applied to Canting-keel Yachts – 2006 – Les auteurs de cette étude, Richard S. Milne et Phillip J. Helmore, ont en 2006 étudié la possibilité d’installer des hydrofoils rétractables sur un maxi-yacht à quille pendulaire. Il s’agissait d’un projet de thèse de premier cycle achevé en 2006. Richard Milne a réalisé une grande part des travaux, maquettes, conception et fabrication des foils et du banc d’essai. Les co-auteurs ont présenté les résultats de cette étude lors d’une conférence internationale en 2008 à Sydney.

Extraits de « Hydrofoils Applied to Canting-keel Yachts »

Et si vous en voulez encore :  US3324815A – 1966 ; US3373710A – 1968 ; US3505968A – 1970  ; US3520267A – 1970 …

5. Analyse du brevet EP2004479B1

J’ai étudié le brevet DSS EP2004479B1 pour essayer de vérifier si les Imoca et autres mono à foils étaient couverts ou non par ce brevet. Voici un résumé des éléments que j’ai mis en avant. Il s’agit d’extraits de la partie en français du brevet, page 13 (travail aussi réalisé sur la partie en anglais).

Page 2 parties [0010] et [0011] – Ce brevet traite de l’ajout de portance pour réguler l’équilibre latérale d’un monocoque à quille : si l’appendice permet aussi de lutter contre la dérive, il pourrait ne pas être couvert par le DSS ?

Page 3 colonne gauche lignes 22 à 26 [0013] – La revendication 1 stipule que l’angle d’incidence est compris en 2 et 6° : utiliser une incidence supérieure à 6° (mais risques de  décrochage et trainée supérieure).

Page 3 colonne gauche lignes 26 à 31 [0013] – Le brevet stipule que l’angle du plan porteur fait un angle par rapport à l’horizontal compris entre 2 et 20° : concevoir un foil avec un angle entre l’horizontale et la partie portante (tip) et/ou de la partie antidérive (shaft) supérieure à 20 ?

Page 3 colonne droite lignes 7 à 11 [0015] – Les appendices couverts par le brevet  DSS sont positionnés à une distance du centre de gravité égale ou inférieure à 15% de la longueur totale : dans la mesure du possible, placer les foils à + de 15% de la LOA ? Rappel : la LOA c’est la longueur hors-tout ou longueur d’encombrement. Elle correspond à la distance entre les points extrêmes avant et arrière de la structure permanente du bateau. Ceci inclut les éventuels espars, balcons… Il est donc possible de jouer sur certains artifices ?!

Page 3 colonne droite lignes 16 à 19 [0015] – Ce brevet semble exclure les engins volants si mon analyse de la partie suivante est correcte : (f) …. et une force de soulèvement afin de soulever partiellement mais pas totalement le bateau hors de l’eau….

Trois des éléments cités sous forme de schéma.

6. Validation de mes idées, autres pistes

Pour valider mon analyse et collecter d’autres idées, j’ai envoyé mon travail à plus de 25 personnes potentiellement concernées : architectes, historiens, experts, navigants, passionnés. Le Team DSS, m’a  demandé pourquoi je m’intéressais au sujet et mon background. Malgré une réponse très détaillée, je n’ai pas reçu de réponse. Tant pis, cela n’excusera pas le fait d’avoir écrit des choses inexactes mais l’expliquera un peu ! Voici un résumé de cette consultation (France, UK, US…).

  • Le brevet DSS « ne peut prétendre inventer la stabilisation par foils d’un monocoque »…
  • Le DSS est un plan additionnel proche des ailerons de stabilité dynamique qui équipent les paquebots, ferries… « ailerons qui ne sont pas brevetés ».
  • Le fait qu’un brevet ait été accepté ne signifie aucunement qu’il soit défendable. Si un antécédent est démontré le brevet est invalidé.
  • Un brevet est « facile à déposer », mais difficile à maintenir, il faut payer une redevance tous les ans et dans tous les pays où on veut le maintenir.
  • Si le détenteur du brevet semble ne pas se manifester contre les teams Imoca c’est qu’il ne peut prétendre qu’à une récupération de royalties et les Imoca ne sont pas des entreprises lucratives.
  • Lorsque l’on règle les couts de la prestation à DSS, il semble que l’on ne paye pas les royalties. Un brevet est aussi un bon outil de communication.
  • La revendication 1 est fondamentale : si elle n’est pas validée, cela ne sert à rien de poursuivre.
  • La « vraie invention » est le système de rétraction du foil dans la coque.
  • La priorité du brevet est un foil exclusivement voué à la stabilisation d’un monocoque, les engins volants ne sont donc pas couverts par ce brevet. Le DSS, du fait de sa faible immersion, ne permet pas d’extraire intégralement la coque de l’eau.
  • Le système DSS, travaillant à la surface de l’eau, il est « particulièrement peu efficace ».
  • Un des arguments avancés pour prouver que les foils d’Imoca ne contreviennent pas le brevet, c’est qu’ils sont aussi conçus pour développer une résistance latérale.
  • Pour les IMOCA et certains 6.50, la partie de foils vouée à la stabilisation voire à la portance ne s’escamote pas dans la coque.
  • Un foil à inclinaison variable et d’angle supérieur à 20° par rapport à l’horizontale, permet de sortir de la protection du brevet DSS.
  • Les configurations autres que le « DSS standard », présentées sous forme de dessin (fig 17 par ex) auraient dû être protégées par leur propre brevet et non par un schéma.

7. Conclusions

7.1 D’une manière générale

  • Il n’a pas fallu attendre 2007 pour voir des monocoques utiliser des foils pour leur stabilité.
  • Si on ne s’attache qu’aux appendices rétractables dans la coque, dès 1997 Finot-Conq testaient des foils rectilignes.
  • En 2004, François Rougier dépose le brevet FR 2877311 A1-1 très similaire au DSS. Pour moi, il aurait dû empêcher le dépôt du brevet DSS !
  • Des projets de monocoques à foils en L existaient avant 2007 et donc avant 2015 (Imoca) : projet Poland Foiler de 1978 ; Richard S. Milne et Phillip J. Helmore en 2006.
  • Un brevet est un « objet » difficile à créer, plus que l’idée que l’on souhaite déposer ?
  • Pour les Imoca, la limitation du nombre d’appendices a obligé les teams à s’écarter du brevet DSS : salvateur !
  • D’une manière générale, des brevets très similaires existent !
  • Certains brevets couvrent ce qui semble « appartenir au quotidien » !

7.2 Pour les non volants

La question de la couverture de ce brevet peut se poser aux concepteurs de monocoques à foils. Ils peuvent :

  • Espérer passer inaperçu parmi tous les projets potentiellement concernés !
  • Espérer se défendre en évoquant les précédents supports à foils existants… ?
  • Développer un design qui sort de la « box » des revendications de ce brevet.

7.3 Pour les volants

Pour moi, mais je ne suis pas un spécialiste des brevets, la question ne se pose même pas, ce brevet ne concerne pas les engins volants ! Mais les idées ci-dessus restent valables…

8. Addendum

Je passe sur les brevets du même concept déposés après 2007… voici une partie qui pourrait s’appeler « d’autres y ont déjà pensé« …

Dans cette catégorie, je retiens une remarque que m’a faite François Rougier (brevet FR-A-2 877 311) : « est-ce que les nouveaux bateaux de la Cup ne tombent pas sous le coup du brevet FR2807006 de Martin Defline ? »

Je rajoute un dessin réalisé en  1970, ou avant, par Norman Riggs ! « On invente rien… »

Toujours dans la catégorie « je brevette la roue », messieurs Laurent et Jennett-Wilson, ont séparément breveté en 1965 le concept de prao amphidrome : les polynésiens avaient oublié de le faire… !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Semaine Affoilante, c’est reparti !

Après 3 éditions bretonnes, en 2018 la SEM Port Fréjus et le team LSA se sont associés pour poursuivre l’aventure.  L’édition 2018 a confirmé que la baie de Fréjus et les aménagements de Port Fréjus étaient parfaits pour foiler. Du 1er au 4 Mai 2019 à Port-Fréjus, La Semaine Affoilante® installe donc pour la seconde fois ses foils en Méditerranée !

La Semaine Affoilante® c’est :
  • Le premier et plus grand rassemblement d’engins nautiques volants en France,
  • La mise en valeur d’un site du littoral français propice à la pratique du foil et accessible au grand public,
  • Un outil pour mettre en valeur et promouvoir les supports nautiques de demain,
  • Une rencontre conviviale avec des échanges et des animations (tout sur l’édition 2018).

La SEM Port-Fréjus, avec le support du Team LSA, a souhaité rassembler pratiquants et constructeurs pour un évènement d’exception.

Nombre de supports à foils évolueront sous vos yeux sur le plan d’eau du golfe de Fréjus : Kitefoils, Windfoils, Moths, catamarans et trimarans à foils, hydrofoils à moteur et propulsion humaine…

Public, passionné de navigations « volantes » et amateurs de découverte, vous pourrez admirer, naviguer, approcher l’ensemble de ces supports.

Une fête sur et au-dessus de l’eau mais aussi à terre

Des engins différents, les plus grandes marques et les meilleurs pratiquants sont attendus durant ces trois jours, le spectacle s’annonce superbe.

Et la fête sera aussi à terre où tout sera prévu pour l’accueil du public au plus près des machines volantes.

Pour les exposants

Nous serions très heureux de vous accueillir pour exposer vos produits. Notre tarif forfaitaire pour les 3 jours, du 2 au 4 mai, est de 150 € quelle que soit la surface d’exposition (dans la limite des places disponibles). Possibilité de vous installer la veille en fin d’après-midi dès que le Village de tentes sera mise en place.

Ce tarif comprend la fourniture de :

  • une tente de 4 mètres par 4,
  • une alimentation électrique,
  • un accès gratuit pour votre véhicule et votre remorque,
  • une zone de stockage pour votre matériel (gardiennée la nuit),
  • un emplacement à flot si besoin (catamaran, prototype, monocoque),
  • les petits déjeuners et les déjeuners du jeudi au samedi (1 personne),
  • une invitation à l’apéritif d’inauguration du mercredi soir,
  • une invitation à la soirée barbecue remise des prix du samedi soir,
  • un pack cadeau d’inscription.

Un complément de 40 € par personne sera demandé pour les frais de repas.

Coureurs et Exposants

Voici tous les éléments nécessaires à votre information et participation :

A très bientôt !

 

Charles Heidsieck IV, toujours vivant !

Photo Christian Février

I – Jeanne…

Pour les membres des Golden Oldies Multihulls (GOM) dont je fais partie, le foiler Charles Heidsieck IV n’existe plus : sacrée Jeanne !

Flash-back, le 16 septembre 2004 la tempête tropicale Jeanne devient un cyclone de catégorie 3 (178 à 210 km/h) et atteint Saint-Domingue détruisant à jamais de nombreux géants nés dans les années 80. La république Dominicaine était devenue la maison de retraite des grands multicoques français, embarquant des grappes de touristes abreuvés de cocktails.

Jeanne fait donc du « petit bois » de Charles Heidsieck IV (…), Fleury Michon VII, Sofati Soconav Québec, Charente Maritime II…. Même si pour ce dernier rien n’est moins sûr…

Oui mais voilà, depuis plusieurs mois une info. lue dans la Newsletter GOM me poursuit (N° 42 de nov. 2017). Dans cette lettre d’information que nous concocte avec passion Philippe Echelle, Marc Fazilleau (ex propriétaire du trimaran ROYALE), nous informait de la présence de l’ex RMO et potentiellement de Charles Heidseick IV dans le rio Cumasaya. Vendredi dernier, j’ai enfin pris le temps de vérifier cette info. Elle restait coincée dans mon cerveau il fallait que je la déloge.

II – Rio Cumasaya

Google Maps ne connaissant pas « Rio Cumasaya », j’ai démarré une recherche avec seulement « Cumasaya » et je suis tombé sur un commentaire de Forum sur un hôtel du même nom. De fil en aiguille, je suis retourné sur Google Map et après quelques glissements de souris et de zooms est apparue l’image ci-dessous ! Une photo qui rappellera des souvenirs à Sylvain, Gilles, Olivier, Jean Philippe… qui ont navigués sur ce bateau à Marseille, St Martin… et qui avaient réagi sur Foilers après la mise en place du « Jeu N°9 » dédié à ce bateau.

Google map 12/01/2019

Ce type de recherches est presque un passetemps au sein des GOM ! Un de nos membres, Bruno Fehrenbach, a lancé la mode en 2007 en découvrant sur Google Earth le trimaran Gordano Goose dans une décharge de Minorque. Avec une équipe de warriors, ils ont sauvé cette merveille des griffes d’un bulldozer ! S’en ait suivi un épique retour en France et une longue remise en état, le bateau navigue aujourd’hui en méditerranée…

Tout content de ma trouvaille, mais un peu sceptique, j’ai transmis la position (18°25’14.9″N 69°05’03.4″W) à un petit noyau d’adhérent. Hervé, propriétaire du très beau plan Newick NADA, a poussé les recherches plus loin. Alors que je demandais s’il manquait un « bout », Hervé a trouvé une autre vue qui le montre complet.

Bing Maps 12/01/2019

Il a aussi vérifié que la bête était toujours dans le rio le 01/01/2019 grâce à Landsat 1 & 2. Idée judicieuse, il fallait y penser !!!

Enfin, il a trouvé une vidéo réalisée par Kimberly & John-Michael (OurLifeAquaticPuraVida) dont voici une impression d’écran (elle sautait aux yeux sur la page de recherche, je suis passé à côté).

Extrait de la vidéo Youtube de « OurLifeAquaticPuraVida »

La bête est bien là, en triste état. Ses foils en V semblent avoir été remplacés par des dérives droites. Il n’est pas mort mais n’est pas loin de l’être. Comment expliquer qu’il n’ait pas été détruit en 2004 ? Mystère. Il a peut-être subi des dégâts en 2004, puis aurait été remis en état, ce qui expliquerait les dérives droites … ?

Qui aujourd’hui pourrait mettre de l’argent dans ce bateau qui esthétiquement en a fait rêver plus d’un mais qui est mal né ? S’il est là, c’est qu’il n’est plus rentable et il a sûrement été pillé. Un jour il partira à la dérive, ou coulera… Mais j’aimerai avoir tort.

III – La bête

Le concept

Sur le papier en 1984, c’était la « bête ultime », un bateau qui devait être semi-sustenté grâce à :

  • De grands foils en V
  • Un foil en V inversé monté sur la dérive (idem Ultimes d’aujourd’hui)
  • Une poutre très large au profil d’aile devant générer un effet de sol. Mais déjà lors de la mise à l’eau pour certains la distance mer/poutre, la surface accidentée de la mer et la vitesse de l’engin… ne pouvait pas générer cet effet.
  • Un mat aile inclinable de 20°
  • Des voiles gonflables. Une double enveloppe raidie par des lattes avec une écope en tête pour gonfler naturellement la voile avec la vitesse.
  • Une coque centrale large devant permettre de partir au planning…

Mais alors qu’il fallait qu’il soit léger, il était lourd. Prévu pour peser 13.2 tonnes, il en faisait 5 de plus lors de sa mise à l’eau et devait approcher les 20 tonnes en fonctionnement. La faute à qui ? Certains ont parlé d’une mauvaise gestion de la construction, d’autres de plans insuffisamment précis…

Plus d’information sur le concept sur le site de Gilles Vaton. Et pour découvrir, ou redécouvrir, les dessins et photos parus dans la presse depuis 1984, le site Histoire des Halfs.

Charles Heidsieck IV lors de sa mise à l’eau

  • Longueur : 25,80 m
  • Architecte : Gilles Vaton
  • Longueur flotteurs : 10.50 m
  • Largeur : 25.91 m
  • Poids : 18.00 t (?)
  • Hauteur du mât : 31 m
  • Corde du mât : 1.50 m
  • Tirant d’eau : 4 m
  • Matériaux : verre polyester/sandwich Normex
  • Surface de voile au près : 346 m²
  • Surface de voile au portant : 796 m²

Petit résumé de sa vie

  • 1984 : Fin de construction dans le chantier Multiplast (alors basé à Carquefou) et mise à l’eau en juillet.
Mise à l’eau de Charles Heidsieck IV – photo Christian Février
  • 1984 : 4 août, première sortie sous voile
La double page de Voiles et voiliers novembre 1984
  • 1984 : Grand prix de la Rochelle abandon drisse cassée
  • 1984 : Multicup à la Baule
  • 1984 : La Baule/Brest
  • 1984 : Semaine de vitesse de Brest
Charles Heidseick V (mat aile) - La Trinité sur Mer - photo FM 1985
Charles Heidseick IV – La Trinité sur mer – photo FM 1984
  • 1984 : Décembre, démâte en se rendant au départ de la Route de la Découverte. Le bateau est ramené à Brest, exit le mât aile et les voiles gonflables, il est équipé d’un mat alu.
Charles Heidseick V – La Trinité sur Mer – photo D Le Lostec 1985
  • 1985 : Mois d’aout, il prend le départ du Tour de l’Europe mais est victime de nombreux soucis de gréement, safrans et structure et abandonne.
  • 1985 : Septembre, le sponsor et le skipper jettent l’éponge.
  • 1986 : En juillet, une vente aux enchères est organisée à La trinité sur mer mais le bateau n’est pas vendu.
  • 1986 : Il fait un cours séjour chez CdK : remplacement de l’arrière des carénages de bras par des toiles, suppressions du foil sous la quille… Le bateau large de 26 m est devant la cale, pour sortir 2 Formule 40, CdK les fait passer sous les bras, entre les foils et la coque !
  • 1987 : Porte le nom d’Axial et navigue à la journée à partir de Saint Tropez et passe l’hiver aux Antilles. Sylvain Jouanno a mis en ligne quelques images de la traversée Marseille/Les Saintes.
Sous le nom d’Axial, doc commercial via Romanet Sylvain
  • 1992 : Il revient à Marseille, le propriétaire à l’époque aurait eu des problèmes fiscaux…
  • ……..
  • 1998 : Il porte de nouveau le nom de Charles Heidsieck à Saint Domingue et fait des sorties à la journée.
Charles Heidsieck IV – photo Guido Gehlhaar 07-1998
  • ……..
  • 2004 : Il est, pour beaucoup, porté disparu mais est en fait toujours à Saint Domingue !
  • ……..
  • 2018 : César Carré édite un petit livre sur la traversée de l’Atlantique 1987. « Atlantique 87 » éditions IM2 arha (auteur : Caïus de Meurdrac).

Maquettes

La très belle maquette qui était souvent présentée dans des articles à du faire naitre des vocations de modéliste (de quoi ?). Ce n’est pas Phil de B qui me contredira. Voici deux exemples.

L’originale

Source inconnue

Une maquette vendue sur Ebay il y a quelques mois à 380 € !

La maquette réalisée par Erwin Dörzapf

 

Ce qu’il ne fallait pas louper au Nautic 2018

Pour certains il y avait des foils partout, pour moi, vu le nombre de produits existants ou de projets en cours c’était maigrelet ! Le salon à perdu de sa splendeur (vieux shn…). Avec les évènements en cours on pouvait craindre que les allées allaient être vides, ce n’était heureusement pas le cas. Mais certains supports manquaient à l’appel… Heureusement, étaient présents des engins que l’ont aimerait voir sur l’eau, par exemple lors de La Semaine Affoilante de Port Fréjus du 01 au 04 mai 2019 (page Facebook) !

Désolé si je suis passé à coté d’un produit, photos et commentaires bienvenues pour compléter cette présentation. En cliquant sur les photos vous obtiendrez un format un peu plus grand…

UFO

Pavillon 1 Secteur Voile Légère Stand1 G 77.

Ufo, la petite bête donne envie d’être attrapée, de marcher vers la mer, et de la foutre à l’eau avant de tirer sur les bouts ! Le team UFO a réalisé un de mes rêves, un mini canot « simple », léger, de petite taille, pour s’éclater en solo ou en flotte…

Ufo foiler foils remontés – F Monsonnec 08-12-2018
Nicolas Bavant devant un Ufo foiler – F Monsonnec 08-12-2018

Befoil

Pavillon 1 Secteur Voiliers Stand 1 K 40

Benjamin Magnard poursuit ses projets d’engins à foils après  Voilavion V1 et 2. Mes « voisins » (le team est basé à Lorient) étaient heureux de présenter le Befoil, ce beau produit destiné entre autre aux écoles de voiles. Foils en alu (extrusion de profils perso.), coques rotomoulées, foils régulés… gages de simplicité, solidité, simplicité.

Foil alu Befoil 16 – F Monsonnec 08-12-2018
Régulation par palpeurs sur le Befoil 16 – F Monsonnec 08-12-2018

Birdyfish

Pavillon 1 Secteur Voile Légère Stand 1 F 79

Du neuf ! Ce « petit canot » à des faux airs de Fireball, ce n’est pas pour me déplaire, j’en ai eu un en bois au siècle dernier.  Et comment, pour moi, ne pas repenser au projet de Kit foiler imaginé par Claude Tisserand et dont la maquette avait une coque de Fireball ! Le Birdyfish était présenté par une jeune équipe enthousiaste (article sympa sur ce bateau).

Birdyfish « comme un Fireball » – F Monsonnec 08-12-2018
Birdyfish – F Monsonnec 08-12-2018

F 101 & WHISPER

Pavillon 1 Secteur Voile Légère Stand 1 G 74

Dart présentait ses deux engins à foils, le F101 et le Whisper qui étaient présents à LSA 2018 Port Fréjus. Quelles lignes ! De beaux bateaux aux foils régulés, aux lignes tendues, agressives mais aussi sensuelles !

F101 – F Monsonnec 08-12-2018
Whisper – F Monsonnec 08-12-2018

Waszp

Pas de team Waszp à l’horizon (ou alors j’ai mal organisé ma visite) mais un beau Waszp estampillé « ENVSN » sur le stand  École française de voile.

Waszp – F Monsonnec 08-12-2018

Redwood Paddle

Pavillon 1Secteur Glisse Stand 1 D 74

Une belle surface et de beaux produits chez Redwood comme des surfoils électriques, mais pas seulement.

Rewoodpaddle Elec – F Monsonnec 08-12-2018
Rewoodpaddle – F Monsonnec 08-12-2018

Loke Composite

Pavillon 1 Secteur Glisse Stand 1 E 76

Nous aurions aimé que Loïc et Kevin de Loke Composite / Loke Foil puissent se rendre dispo. pour LSA 2018. Mais l’équipe avait du travail et c’est très bon signe pour cette très sympathique équipe qui se diversifie dans la réalisation de pièces composites autres que les plans porteurs. Article sympa sur Loke…

Kévin sur le stand Loke Composite – F Monsonnec 08-12-2018

Starboard

Pavillon 1 Secteur Glisse Stand 1 C 73

De beaux foils aussi chez Starboard avec là aussi un foil pour Paddle.

Starboard Foil – F Monsonnec 08-12-2018
Starboard Foil – F Monsonnec 08-12-2018

Tiki Factory

Pavillon 1Secteur Glisse Stand 1 F 74

Tiki Facory présentait une planche de windfoil gonflable équipée d’un foil Horue. La Tiki Airfoil 230.

Foil Horue – F Monsonnec 08-12-2018
Airfoil 230- F Monsonnec 08-12-2018

Figaro 3

Pavillon 1 Secteur Voiliers Stand 1 G 60

Le Figaro 3 était là pour représenter l’envolée des foils sur de « gros » supports. Avait lieu le samedi soir le tirage au sort des bateaux de la future Figaro.

Figaro 3 – F Monsonnec 08-12-2018

Les projets d’Yvan Bourgnon…

Pour présenter son projet de Tour du monde à l’envers sur un ancien plan Irens, Yvan Bourgnon exposait le NacraF20FCS qu’il a utilisé pour ses précédents défis (avec son fils Mathis).

Tour du monde Y Bourgnon – F Monsonnec 08-12-2018
Y Bourgnon – F Monsonnec 08-12-2018

Seair

Pavillon 2 – 2 Secteur  Pneumatique Stand 2.2 B 11

Seair présentait son nouveau modèle de Flying Rib à l’entrée du Nautic et avait aussi un stand. C’est toujours un plaisir de discuter avec Bertrand Castelnerac et le reste de l’équipe.

FlyingRib Seair sur le parvis – F Monsonnec 08-12-2018

Bird-E-marine

Stand Pays de la Loire

J’avais évoqué ce projet dans la Ptite News 43, belle surprise de découvrir ce LUPO, un scooter électrique à foils sur le stand des Pays de la Loire. Beau design pour cet engin aux foils régulés électroniquement qui venait tout juste d’être terminé. Plus d’informations sur le site qui vient juste d’être mis en ligne.

le LUPO de Bird E Marine – F Monsonnec 08-12-2018

Overboat

Pavillon 1 Secteur Solaires / électriques Stand 1 A 14

C’est au détour d’une allée en fin de salon que je suis tombé sur cette présentation d’un projet de canot électrique à foil. Il était tard, la petite maquette était seule.

La maquette de Overboat – F Monsonnec 08-12-2018

Route du Rhum, arrivée d’un foiler !

Je ne résiste pas au plaisir de partager les superbes images de l’arrivée d’Etienne Hochedé sur Pir2, troisième en Rhum Multi (second de l’asso. GOM).

 

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce valeureux bateaux construit en 1983 : Pir2, foiler à foils en Y.

Etienne avait déjà réalisé une superbe Route du Rhum en 2014.

Pir2 est arrivé second de la classe Rhum Multi et de la « petite flotte » de multicoques de l’association Golden Oldies Multihulls :

  • Pierre Antoine sur OLMIX (1er en Rhum Multi)
  • Christophe Bogrand sur STEREC AILE BLEUE (démâtage)
  • François Corre sur FRIENDS AND LOVERS (à qq miles de l’arrivée lors de la mise en ligne).
  • Etienne Hochedé sur Pir2 PORT DE FECAMP (3ème en Rhum Multi)
  • Loïck Peyron sur HAPPY – ACTION ENFANCE (4ème en Rhum Multi, un Rhum à l’ancienne)
  • Pierrick Tollemer sur RESADIA (en course)

 

Quel avenir pour les Ultims « volants » ?

Route du Rhum 2018, Francis Joyon a gagné sur un bateau vieux de 12 ans et équipé de foils d’appoints. Et ce n’est pas pour me déplaire, pour l’homme et pour ce bateau historique (qui a connu des débuts difficiles).

Idec – F Monsonnec 04-11-18

Aucun des nouveaux « bateaux volants » n’a fini en état de marche. Les non passionnés par la voile sont pour beaucoup étonnés de voir autant de casse. Ils n’imaginent pas les forces en présence, la complexité de ces engins… Ils n’ont pas à l’esprit la RdR 2002 et ses 18 Orma au départ (les plus grands bateaux de l’époque), pour 3 à l’arrivée.

C’est malgré tout un triste spectacle. Bien avant le départ les journalistes et des coureurs avaient évoqué la complexité des supports, le manque de préparation de certains…. Mais la petite chanson d’avant le 04 novembre c’était tout de même « vous allez voir ce que vous allez voir ».

Banque Populaire IX et Gitana 17 – F Monsonnec 04-11-18

 1 – Ultimes, un point sur les forces en présence

Tout dépend bien entendu de ce que l’on appelle Ultim ou Ultime ou collectif Ultim ! Je vais m’en tenir qu’aux bateaux récents, de plus de 24 m (si j’en oublie un, merci de corriger !).

Les non volants
  •  Sodebo « 2018 » : trop lourd et trop vieux pour être équipé pour voler.
  • Idec sport : idem, quoi que, mais ce ne sera pas, semble t’il, avec Idec et Francis Joyon.
  • Spindrift : idem et trop long pour la classe Ultime 32/23
Les « volants »
  • Macif : analyse cause casse safran et perte du foil à réaliser. Fabrication de nouveaux foils, idem pour les safrans, renforcement flotteurs ? Je mets foils au pluriel, peut être que la résistance de ceux en place va être remise en question ?
  • Banque Populaire : retourné après la casse de son flotteur bâbord, bateau en cours de récupération (dans quel état ?).
  • Gitana 17 : flotteur avant tribord cassé et cela ne semble pas lié à un choc, analyse à réaliser, bateau à réparer…
  • Futur Sodebo : en construction, il est encore temps de revoir certains points !
  • Nouveaux canots : le patron d’Idec, ne dirait pas non si Francis Joyon est partant…

2 – Donc ?

L’essai Route du Rhum n’a pas fait de cadeau à cette nouvelle catégorie d’engins. Ces bateaux restent, pour moi, des trimarans à foils d’appoints équipés de grandes ailes. Les oiseaux ont peut-être sauté du nid un eu top tôt. La course Brest Océans a aile aussi du plomb dans l’aile.

Je parie que certaines équipes vont mettre en avant l’interdiction de régulation pour expliquer la casse. Avec une régulation électronique, les Ultimes auraient été mieux réglés, plus volants, abrités des vagues… S’ils ne le font pas, ce sera sûrement de peur qu’il leur soit reproché d’occulter les vrais problèmes.

Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que les problèmes de ces bateaux étaient et sont toujours :

  • la résistance/la fiabilité des foils, mais pas seulement des appendices (ce qu’a démontré cette RdR),
  • la régulation des foils, plans porteurs dérivés de ceux utilisés pour l’America’s Cup et donc développés pour un plan d’eau protégé et un équipage de 11 équipiers en AC72 et 6 en AC45.

La voile fonctionne par cycles, il y a eu le gigantisme en monocoque (Club Med, Vendredi 13)…. les Formules 40, les Orma, les Mod 70…. j’en oublie. Beaucoup de supports naissent et se développent à vitesse grand V avant de disparaitre bien souvent encore plus vite pour des problèmes de coût ou de fragilité. On ne sait pas s’arrêter à temps, se remettre en question. Mais je ne souhaite pas être un oiseau de mauvais augure….

Après ce tableau bien négatif je pense que l’on ne va pas vers une remise en question du concept ! Trop de teams ont communiqués sur le fait que leurs bateaux volent. Les équipes vont donc analyser, consolider, réparer, faire réaliser de nouveaux appendices…. Par contre, je pense qu’il doit y avoir de la tension au sein des teams et des cabinets d’architecture et entre ces deux entités. J’aimerai être une petite souris…

A suivre, nous allons bientôt en apprendre un peu plus. Il y aura beaucoup d’intox mais les journalistes vont sûrement fouiller, ils ne vont pas passer à coté d’un sujet aussi passionnant. Souhaitons un avenir radieux à ces bateaux…