La semaine affoilante 2016, c’est parti

28 janvier 2016

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Du 13 au 17 avril 2016, sur le site de l’ENVSN, les engins à foils ont de nouveau rendez-vous.

Initiée fin 2014 par le « Team LSA » (M. Gahagnon, F. Lys, F. Monsonnec), et mise en forme grâce à l’investissement de l’ENVSN, la Semaine affoilante est reconduite en 2016.

Cette année, le Team LSA a décidé de « réduire la voilure » et de ne prendre en charge que les préinscriptions, une partie de la communication et le relationnel coureurs/organisation.

En 2015, l’ENVSN avait très intelligemment organisée des interviews dont le sujet principal était la sécurité. En 2016, et après l’incident survenu en novembre dernier en GC32, la sécurité sera une nouvelle fois un des sujets clés de cette rencontre….

Propriétaires de Kitefoils, Moths, Windfoils, engins, cata à foils, Trifoiler… les préinscriptions sont ouvertes sur l’adresse Gmail de l’évènement.
semaine.affoilante@gmail.com

A très bientôt pour vous transmettre plus d’informations sur LSA 2016.
N’oubliez pas la page Facebook de l’évènement pour échanger, partager et vous informer plus en détail…

Le team LSA

Team LSA médium


Physalia, voile aile gonflable

23 décembre 2015

La genèse d’un projet plein de piquant, une collaboration Armand Torre / Fred Monsonnec

En bas de page, un rajout du 28/12…

 

Non, je ne souhaite pas faire concurrence aux blogs Voiles alternatives ou Ailesetlui, Physalia est un foil aérien…

Cette histoire débute le 02 octobre 2015. Passionné d’engins à hydrofoils, mais pas seulement, j’échange régulièrement, et depuis de nombreuses années, avec Armand Torre qui tient le blog Innov Kite Boat . Armand a une grande expérience de la réalisation de voiles de kite (dont une aile pour Don Montague) et travaille sur d’autres types de projets, foils, gréements spéciaux… c’est la personne rêvée pour l’idée qui trotte dans ma petite tête !

Le projet commence par un mail envoyé à Armand et par sa réponse. C’est le début d’une belle aventure, d’une collaboration, d’échanges et d’un mélange d’idées. Un fonctionnement « dual core » ou « dual brain » ! Voici, avant de voir le résultat final en bas d’article (ne descendez pas trop vite SVP !), quelques-unes de nos idées, quelques schémas qui nous ont permis de créer Physalia, le résultat de l’agitation de nos neurones. Il ne s’agit que de quelques échangent et schémas car il y en a eu beaucoup d’autres !

Comme me le faisait remarquer Armand, par email, « on ne s’est pas appelé une seule fois ! ». Pourquoi ? Par ce qu’une grande partie des informations étaient sous forme de schémas. Et que « l’obligation » de les accompagner de textes, nous imposait de formuler nos idées, donc à réfléchir, donc d’améliorer ce que nous voulions véhiculer !

Prao Lady Godiva version 2011– F Monsonnec 06-2011

Le prao Lady Godiva et sa réserve de flottabilité – F Monsonnec 06-2011

1 – Physalia jours après jours

02/10 – L’amorce, email de FM à AT

« Armand, …j’aimerai réaliser un micro char à voile qui se range dans un espace plus que mini. Le genre de projet esquissé maintes et maintes fois en réunion et qui ne verra surement pas le jour (j’en ai déjà réalisé deux dans les années 90). Je ne sais pas pourquoi dans ma tête une vieille idée d’engin gonflable a du se mélanger avec le projet de flotteur de sécurité que j’ai dessiné, et fait réaliser, pour le prao Lady Godiva (prao remis en état par Anne et Paul Buttin des GOM). L’idée est la suivante : serait-il possible de réaliser une voile épaisse gonflable à partir de PVC type « zodiac » mais le plus fin possible pour éviter le surpoids ?… Voici un truc que je viens de faire rapidement avec le fameux logiciel de dessin Excel. »

Avant projet de voile épaisse non réversible F. Monsonnec 10/2015

Avant projet de voile épaisse non réversible F. Monsonnec 10/2015

02/10 – La multiplication des boudins (pas des pains !)

Le jour même, Armand me répond que l’idée n’est pas bête du tout et que, suite à ses travaux pour Don Montague, il a déjà imaginé un projet assez proche, constitué d’un bord d’attaque réalisé par de multiples boudins suivi d’une partie souple.

Projet de bord d’attaque gonflable par « multi-boudins » Armand Torre 2015

Projet de bord d’attaque gonflable multi-boudins – A Torre 2015

09/10 – Une structure multi-boudins pour une aile complète

A partir de l’idée d’Armand je réplique en essayant d’intégrer la structure multi boudins à une aile « complète » et de déterminer le moyen de conserver le tissu de recouvrement, la peau, au contact des boudins.

Essais de transfo. de l’idée multi-boudins en une aile réversible – F Monsonnec 10/2015

Transfo. de l’idée multi-boudins en une aile réversible – F Monsonnec 10/2015

12/10 – La solution technique proposée par Armand

Armand complète mon idée et surtout développe la technique qu’il propose d’employer. Ca y est, Armand devient accro. à cette idée. Le mal est fait ! J’ai l’impression d’être Dean Moriarty dans « Sur la route » de Kerouac. De foutre le bazar, de venir chercher les gens chez eux et les emmener vers une vie de débauche : « c’est qui cet idiot qui branche Armand sur de nouveaux délires ?! ». Armand, bienvenu dans le monde des engins gonflés, de la visite de sites Internet Russes et de leurs engins gonflables imposés par les règles du rideau de fer (avant et la chute du mur, les voiliers pneumatiques étaient les seuls bateaux autorisés en propriété privée).

Enveloppes permettant le positionnement et la fixation des boudins – A Torre 10/2015

Enveloppes permettant le positionnement des boudins – A Torre 10/2015

12/10 – Une aile trois boudins

La question du maintien en position de la peau contre les boudins sur l’intrados restant à résoudre, je propose aussi une solution d’aile à seulement trois boudins, associée à l’utilisation de lattes. Par son déplacement latéral, le boudin central serait en charge de la cambrure de l’ensemble.

Idée d’aile à trois boudins – F Monsonnec 10/2105

Idée d’aile à trois boudins – F Monsonnec 10/2105

17/10 – Idées de gestion de l’extrémité de la voile

Comme je sais qu’Armand va réaliser la plus grande partie du projet, sa fabrication, j’essaye d’apporter le maximum d’idées et je propose des solutions pour la forme de la partie haute d’un gréement gonflable.

Propositions de solutions d’affinement de la tête d’aile – F Monsonnec 10/2105

Solutions d’affinement de la tête d’aile – F Monsonnec 10/2105

19/10 – Armand passe à la vitesse supérieure !

Armand se lance, comme à son habitude, à fond. Les questions que nous ne nous sommes pas encore posées, et peut-être les réponses, arriveront lors de la mise en œuvre et des essais. Il arrive un moment où, même au risque de se planter, il faut y aller. Car ce qui est importante, c’est aussi de réaliser, de travailler la matière, de donner vie à un objet… Armand réalise donc un prototype de la solution multi boudin. Mais il se rend compte de l’impossibilité de réaliser une cambrure avec cette solution trop rigide. Armand change d’orientation en allégeant l’ensemble pour obtenir une structure tri boudins. L’idée n’est pas encore de permettre la réversibilité mais d’alléger la structure et de faire suivre ce prototype d’aile non déformable par une seconde aile plus courte. Un flap cousu derrière l’aile principale

Prototype d’aile multi-boudins – A Torre 10/2015

Prototype d’aile multi-boudins – A Torre 10/2015

Le 20/10 – L’aile multi-boudins en image

Armand représente sous forme de schéma sa vision de voile gonflable non réversible mais équipée d’un flap.

L’aile tri boudins et son flap – A Torre 10/2015

L’aile tri boudins et son flap – A Torre 10/2015

28, 29…/10 – La gestion de la flexion

Nous échangeons des idées, sur la façon de gérer la courbure de l’aile. Celle-ci n’existe pas encore mais l’idée est de compléter une « boite à outil » d’idées. Boite à outil bien pratique lorsque que celui qui va piquer le tissus, souder le PU, donc Armand, devra affronter des problèmes.

30/10 – Armand test le flap et propose une nouvelle option

Armand réalise des tests de la version aile + flap avec un jeu de lattes pour chaque ensemble (et réalise une nouvelle vidéo). Ses impressions sont mitigées. Le système fonctionne mais il semble difficile de bien tendre les différents éléments. Armand réalise un second test avec des lattes continues entre l’aile et le flap. La déformation n’est pas aisée mais la forme est plus régulière. AT propose d’utiliser des lattes beaucoup plus souples pour obtenir un ensemble réversible ou un système de lattes alternées. Si cela fonctionne, c’est formidable puisque nous sommes partis d’une aile non réversible, nous avons imaginé une version réversible, l’avons abandonnée (pour un système à flap) puis voyons de nouveau poindre à l’horizon la possibilité de la réaliser. Mais c’est vrai que tout cela se déroule sur quelques jours !

Test du proto avec flap – A Torre 10/2015

Test du proto avec flap – A Torre 10/2015

31/10 – Idées de positionnements des lattes

Je rebondis sur l’idée de lattes alternées proposées par Armand et avance d’autres solutions, toujours dans le cadre de la création de la « boite à outils » qui se doit d’être bien remplie lorsque Armand démarrera les premiers tests de Physalia. Mais step by step, maintenant que la « boite à outils est pleine », il n’y a plus qu’à attendre d’avoir besoin de l’utiliser. On espère que les outils sont de qualité. Je m’interroge aussi sur la gestion des différences de longueurs entre les lattes sur l’intra et l’extrados…

Propositions de « lattage » – F Monsonnec 10-2105

Propositions de « lattage » – F Monsonnec 10-2105

03/11 – Le nom du projet

Jusqu’à présent nous échangions en utilisant le nom de code « voile gonflable ». Je propose le nom de code Physalia. La Physalia physalis est une méduse qui navigue à l’aide d’une aile gonflable. Nom adopté à l’unanimité du design team.

Physalia physalis – photo Stephen Frink

Physalia physalis – photo Stephen Frink

03/11 – Une bête à corne pour visualiser la bête gonflable

Après beaucoup d’heures de travail, Armand m’expédie une nouvelle vidéo qui montre le projet de voile épaisse gonflable dessinée sur Rhino. Voile de petite taille destinée au Class A d’Armand qui est équipée d’un gréement basculant ! La vidéo est très complète avec structure et rendu final. Une voile à trois boudins dont le diamètre se rétrécit et qui se rejoignent en tête de voile.

Impression d’écran du projet Physalia sur Rhino – A Torre 11/2015

Impression d’écran du projet Physalia sur Rhino – A Torre 11/2015

04/11 – La gestion de la longueur intra et extrados.

Je présente à Armand une réflexion sur les possibles systèmes de gestion de la différence de longueur intrados / extrados d’une voile asymétrique réversible.

Gestion des différences de longueurs des lattes – F Monsonnec 11/2105

Gestion des différences de longueurs des lattes – F Monsonnec 11/2105

18/11 – C’est parti !

Armand a commencé la fabrication de la voile à l’échelle 1 à partir d’une de ses précédentes voiles de kite : « Cela n’a pas été évident, en partant d’un profil asymétrique, de le modifier en profil symétrique… j’ai surtout privilégié l’épaisseur de celui–ci. J’ai presque terminé de sortir à partir du dessin de la voile les panneaux. Il reste à préparer tout ça pour faire les gabarits et oups à la couture !!! »

L’aile réalisée par Armand avant sa transformation – A Torre 2015

L’aile réalisée par Armand avant sa transformation – A Torre 2015

Dessin du projet de voile lenticulaire – A Torre 11/2105

Dessin du projet de voile lenticulaire – A Torre 11/2105

02/12 – De la matière

Le projet de voile à l’échelle 1 avance le « squelette de la méduse » est réalisé…

Physalia non gonflée – A Torre 12/2105

Physalia non gonflée – A Torre 12/2105

06/12 – Gonflé

Physalia est complète, montée, gonflée mais pour le moment seulement sur la terrasse d’Armand. La forme est belle, par transparence, les boudins sont beaux ! Les peaux « tombent bien » comme un beau vêtement. Les bouts de boudins en cônes, sont parfaits (made in « AT »), belle finition. Et ce n’est qu’un proto non étarqué !

Physalia montée et gonflée – A Torre 12/2015

Physalia montée et gonflée – A Torre 12/2015

07/12 – Nouvelle vidéo

Après les photos, c’est la vidéo qui permet à Armand de me faire découvrir, presque comme si j’y étais, Physalia gonflée. Mamma mia, que c’est beau, la vue de l’intérieur est superbe et ressemble aux vues de Rhino (ou l’inverse Rhino idem la réalité !). A 700 kilomètre de distance, nous pensons avoir devant nous quelque chose d’exceptionnel !!! A vérifier. Bien loin de la Méditerranée, sur la côte Bretonne, je ne sais pas quoi dire, je sèche, un sourire béat sur le visage ! Nous espérons que le passage d’un côté à l’autre se fera facilement… Car la déformation, ou réversibilité, semble possible. C’est un des points les plus importants à vérifier lors du montage sur la plateforme et enfin lors des premiers essais en mer…

12/12 – Premier gréage

Premier montage sur le class A à gréement oscillant. Et oui en plus d’être épais, le gréement est inclinable. Et tout cela ne sort pas du design team de la Cup ! De la pure création Armand Torre et un peu de Fred M ! Mais la partie inclinaison c’est du 100% AT. La voile parait bien petite mais elle doit-être utilisée dans la tramontane. Armand affine le positionnement et la fixation des différents éléments, pour le moment, tout à l’air de très bien se « goupiller », merci au travail de conception d’Armand et à son savoir-faire. C’est très beau, la petite voile sur le « grand cata » ne fait pas ridicule mais dragster ! Elle est trapue mais nous savons pourquoi, pour naviguer par grand vent et par ce que c’est de la récup. Et Armand et moi, on aime la récup !

Physalia sur un class A – A Torre 12/2015

Physalia sur un class A – A Torre 12/2015

20/12 – Premiers essais

Physalia est montée et le class A tiré au bord de la plage d’Argeles. Eole n’est pas trop réveillé. Même si cette voile est conçu pour du vent fort (faible surface), les conditions sont idéales pour ce premier essai. Et la voile se comporte très bien, l’inclinaison se fait parfaitement (c’était déjà le cas avec une voile standard), la souplesse permet la réversion.
« Malgré le vent très faible j’ai pu voir qu’il y a bien une réversibilité du profil surtout dans le bas de l’aile pour le haut c’est moins flagrant… je pense qu’il faut qu’il y ait beaucoup plus de vent pour le voir. Les tests ont été réalisés dans 6/8 nœuds maxi… mon ami avec son Contender et sa voile de 10.4 m² avançait plus vite mais j’arrivais à le suivre (Physalia « 1 » fait 5.5 m² !). J’ai pu voir lors d’un empannage, au moment où le vent était le plus fort, une inversion du profil sur l’ensemble de la voile…. A voir maintenant dans des vents beaucoup plus forts ou là la voile donnera tout son rendement… ».

Les images ci-dessous sont extraites de la vidéo tournée par Armand. Difficile de tout faire, filmer, barrer régler la voile et si besoin l’inclinaison du mat. Il faudra patienter pour obtenir de meilleurs plans ! Un peu de suspens…

Photo extraite de la vidéo du premier essai – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai, en nav – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai, en nav – A Torre 12-2105

2 – Le concept Physalia, la suite ?

En 48 jours, nous sommes passés d’une idée à la réalisation d’un produit complexe et à de premiers essais ! Mais quels étaient, et quels sont, nos objectifs ?

  • Se faire plaisir en concevant et réalisant un produit novateur,
  • Réaliser une voile épaisse « simple »,
  • Une voile accessible économiquement,
  • Qui a plus d’avantages que d’inconvénients (voir ci-dessous) !

Il nous reste maintenant à valider la voile par gros temps, à l’améliorer…
Est-ce que nous visons la réalisation d’autres produits, une commercialisation ? Pourquoi pas, « faut voir » !

Les avantages

  • Système utilisable avec un mat classique
  • Voile légère, plus qu’un ensemble constitué de longerons
  • Souplesse permettant d’accepter certaines contraintes sans casser (lors d’un retournement par ex.)
  • Prise de place mini une fois démontée
  • Possibilité de « descendre » la voile en cours de navigation (fonction de sa mise en place sur le mat)
  • Réserve de flottabilité en cas de retournement
  • Simplicité de montage
  • Economique

Les inconvénients

  • Respect du profil dans les surventes à confirmer
  • Pour le moment, difficile de dire si le concept est transférable à une voile de très grande dimension.
  • Pas de réduction possible de la surface, pour le moment…
  • ….

3 – La méthodologie !

Certains peuvent s’interroger sur notre façon de travailler. Moi le premier ! Etonnant de se lancer, sans faire de recherche préalable sur les ailes rigides, réversibles ou non, sur ce qui a fonctionné ou pas… (je suis le premier à dire que beaucoup de concepteurs d’engins à foils ne regardent pas ce qui a déjà été testé par le passé). Non, nous n’avons pas écumé Voiles alternatives et Ailesetlui alors qu’il y a pourtant de choses si intéressantes à découvrir ou redécouvrir.

Déjà, Armand avait avant ce projet une très bonne connaissance des ailes de kite et de leur réalisation.

Pour ma part, je conserve depuis plus de 30 ans ce qui a trait aux foils mais aussi aux gréements rigide. En 1986, j’ai réalisé une très grande maquette de tripode équipée d’une aile rigide à deux volets (basiques).

Mais c’est vrai que sur ce projet, nous avons souhaité ne pas nous arrêter pour faire des recherches, juste laisser nos esprits s’échauffer, « laisser pousser nos idées » ! Et pourquoi pas ? Il en aurait été tout autrement pour un projet différent, pour Physalia, cela nous a plutôt bien réussis. Le proto existe et ne demande qu’à être amélioré….

4 – Un concept déjà testé ?

Peut-être ! N’étant pas à l’abri d’avoir une mauvaise surprise, nous n’avons pas annoncés que nous étions les premiers, de toute façon, ce n’étais pas le but !!

Voici quelques éléments glanés sur le Net :

  • En « aviation », l’idée remonterait aux années 1930. Voici un lien avec d’incroyables avions gonflables. Et, vers le milieu de la page, des engins aux boudins protubérants comme un matelas gonflable !!!
  • Et voici, avec cet autre lien, une très belle aile d’avion développée pour une arme de défense.
  • Une superbe compilation en vidéo, avec le summum, aile épaisse, gonflable, déformable, surface non lisse « pousser la vidéo à 7 mn 10 » (bon OK la déformation n’est pas terrible), cela rejoint notre idée de voile à flap.

  • Vous en voulez encore ? Sur cet article Foilers, en bas de page, quelques ailes réversibles, ou pas, inclinables.

5 – Conclusions

Physalia est vraiment le fruit d’une collaboration, l’idée de départ de FM, le concept de multi boudins d’AT, la solution 3 boudins + lattes de FM,… la gestion de la tenue des différents éléments ainsi que le dessin et la réalisation d’AT… C’est l’aboutissement d’un ping-pong de questionnements, d’idées.
Je souhaite aux lecteurs de Foilers de connaitre le même plaisir de créer à 2 ou 4 mains et surtout que ce concept puisse se développer avec le même respect que celui qui existe entre ses géniteurs !

Et vous, que pensez-vous de notre concept de méduse ?

Rajouté le 28/12/2015

Voici un petit montage d’images en provenance du logiciel Rhino et celles réalisées lors du premier essai :


Ptites News 36

12 novembre 2015

Une « Ptites News », une. N’hésitez pas à la compléter en indiquant les articles, vidéos… que vous avez trouvés.

A – Foils et à voiles

Transat Jacques Vabre

Un banc d’essai pour les foils ?

Macif à terminé premier en Ultime. Est-ce que c’est grâce à son unique foil équipé d’un grand tip ? Hmm, je ne crois pas.

  • 2/4 à l’arrivée
  • un seul foil en place, était-il toujours du bon côté (sur une bonne partie, oui)?
  • un bateau neuf par rapport à Sodébo mis à l’eau en 2001, Sodébo qui même s’il a été remanié n’arrive sûrement pas au rapport poids puissance de Macif ni à la même qualité d’écoulement. Maintenant, Macif aurait été derrière j’aurais dit qu’il n’y a pas que la théorie !
  • un super équipage car Bidegorry est un pro.

Bref, pour moi le foil n’est en « rien » dans cette victoire, avec deux « foils standards », il aurait sûrement été devant !

En Imoca 60 le foil n’a pas fait non plus ses preuves.

  • mais, les bateaux à foils n’étaient pas fiabilisés,
  • les nouvelles règles de jauge, quilles plus épaisses, mats et système hydraulique plus lourds, moins de ballasts… brident ces bateaux par rapport aux anciens.

Mais en IMOCA il ne faut pas enterrer les foils trop rapidement car, comme noté ci-dessus, il aussi de bonnes raisons. Bref, il y a encore du boulot, heureusement car ce sont aussi les essais, les évolutions qui sont intéressants. Mais bon je me dis que c’est peut-être une analyse de bistrot.

Macif

Une présentation du canot et de la philosophie foil du team (enfin, celle pour les médias).

Safran

Idem ci-dessus mais de la part de Safran en mono.

Eight cube

En voilà un qui est bien placé (en tout cas lors de la mise en place de cet article) le mini 6,5 à foils et étrave camuse de Simon Koster. Simon à l’air très sympa sur cette vidéo qu’il faut regarder jusqu’à la fin pour voir des images de la bête (merci Max pour le rappel).

Nacra F 20, sillage

Vidéo postée par Xavier sous la Ptites News 35, belle navigation d’un Nacra F20.

 

Ou voler quand on n’est pas équipé ?

A l’UCPA par exemple. J’avais déjà rencontré Clément Remy à « La semaine affoilante », je l’ai croisé au hasard d’une promenade à la base sous-marine de Lorient. Il était accompagné de son collègue Loïc Hanon. Discussion fort intéressante avec ces deux passionnés qui se bougent pour faire découvrir le foil, sur Flying Phamtom, mais « pas que » !
Voici une belle vidéo d’une formation des moniteurs UCPA. Les accro. reconnaitrons l’AFS One, et le boss Bruno André, le Flying Phantom, le S9 et son concepteur, des kites SrokaEn savoir plus.

ENVSN

Un « pole foil » en Bretagne ? C’est ce que souhaite mettre en place l’ENVSN ou s’est déroulé « La semaine affoilante » en juin dernier. Le « Team LSA », le groupe de passionnés à l’origine de cette rencontre, n’avait donc pas tort en pensant que le lieu s’y prêtait…

Mer Force One

Voici un nouveau venu, un day boat de 7 m de long par 7 de large dont je n’ai pas pour le moment visualisé le système de régulation. Ici le blog pour suivre sa construction. Un sacré projet qui n’est pas nouveau, dommage que je ne l’ai pas trouvé avant.

Projet Mer Force One via site www.archi-delion.com

Projet Mer Force One via site http://www.archi-delion.com

America’s cup

Flip

Une vidéo des Suédois qui se mettent sur le toit (aout)

Visite guidée

Vidéo sympa, visite guidée par Nathan Outtedrige de l’AC 45 Artemis avec une présentation des appendices et de leur réglage.

Bar

Belle pub Land Rover et belles images de l’AC Bar en navigation.

Sailrocket

Compte rendu de sa dernière nav. après 3 ans sans toucher l’eau.

Amer X

Il n’y a pas que les bêtes de course à se mettre aux foils, les croiseurs aussi. L’Amer X, déjà évoqué sur foilers, propose d’autres innovations.

Benoit Marie

Une présentation en vidéo de Benoit Marie, un pro du foil (vice champion du monde de Class C, vainqueur de la Mini transat, un des meilleurs Mothiste Français…). Son site ICI.

Little cup

Cup

Vous revenez de Mars, vous avez des informations à rattraper, Franck Cammas garde la cup.

Groupama C

En vol à l’entrainement avant la Little cup

 

Harken

Oui, comme cette vidéo l’annonce, Il y a 30 ans (ou presque) la firme Harken faisait déjà voler une planche. C’était avec l’aide du grand Sam Bradfield en 1986 ou 87.

Harken - Bradfield hydrofoil 1986 DR

Projet de planche à 2 foils

Voici une sorte de retour au source puisque Patrice Belbeoc’h travaille sur un projet de planche à deux foils comme au bon vieux temps de Rich Miller. Photos en bas d’article.

 

B – Avec foils et moteur

DHL

Un hydrofoil autonome capable de transporter 5 m3 de produits… C’est très beau mais pour moi c’est surtout un bon coup de comm. comme Amazon et ses drones (je dois être trop vieux).

C – Sans foil

DARED

Gurval bouge, « comme d’hab. » Il nous présente la dernière version de son bébé

dared-kiteboat-xk21

RU

Vous êtes curieux, voici un bateau Russe assez particulier. Je connaissais leurs cata et tri gonflables voici comme un mono assez proche des Coracles. Si les images vous ont plues, n’hésitez pas à poursuivre par la lecture des commentaires.

Idec

Francis va-t-il une nouvelle fois montrer tout son talent et cette fois en équipage ? Belle vidéo de la présentation du projet Idec autour du monde.

53,27

Sa dérive est elle un foil ? Un plan porteur, c’est sur. Le nouveau record d’Antoine Albeau en image.

Innov’kiteboat

N’oubliez pas de faire un tour sur le blog de mon ami Armand. Voila quelqu’un qui imagine et réalise…

D – Et aussi

Fourmis

Voila qui remet en cause ce que nous allons devoir maintenant appeler une légende urbaine (en fin rurale aussi) puisqu’il y a aussi des feignasses chez les fourmis !
Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse.

 

A vous maintenant !

PS : je me rends compte que j’ai placé pas mal de liens vers des d’articles et vidéos de Voiles & voiliers, qui a décidément un volet Internet très intéressant. Il ne faut pas oublier d’acheter de la presse papier sous peine de voir aussi disparaitre la partie Internet. Car la pub sur Internet ne paye pas mon pauv. Monsieur. Et c’est un blogueur qui dit ça !


Les foilers TISSERAND, du nouveau dans la régulation

15 octobre 2015

Par Gérard et Claude Tisserand

A – les Véliplanes

Plusieurs modèles ont été construits entre 1964 et 1978, en maquette ou en grandeur (les Véliplanes). Ils étaient basés sur le modèle « tripode » (ou avion), c’est-à-dire à foils en V perçant la surface et un troisième foil en T en bout de safran. Ils ont probablement été à l’origine de l’Hydroptère, qui en tous cas s’en est largement inspiré. Puis les problèmes de la vie étant ce qu’ils sont (tout au moins pour les amateurs que nous sommes), il y eut une longue interruption au cours de laquelle nous nous sommes consacrés à d’autres occupations. Ce n’est qu’en 1996 que nous avons repris les expérimentations, d’abord en maquettes, puis avec un petit modèle « grandeur » de 4,5 m à partir de 2006.

Avantages et inconvénients de la formule « tripode »

  • Les foils en V nécessitent pour une stabilité minimale une poutre transversale très large et très solide, donc chère et lourde.
  • Les foils perçant la surface, en V et encore plus en J (voir Coupe America, note 3), sont sujets à la ventilation, c’est-à-dire que l’air en provenance de la surface vient détruire la portance de l’extrados du foil, portance largement majoritaire (note 1).
  • La stabilité longitudinale est parfois insuffisante car la poutre est située quasiment au centre de poussée vélique, lui-même très prés du centre de gravité. Les foils sont donc très en arrière, d’où une forte tendance au capotage (on dit « sancir », mais le terme est inusité). C’est ainsi que le Véliplane III a sanci durant un run à Weymouth.
  • Ces bateaux sont essentiellement adaptés aux records de vitesse, mais peu faits pour les parcours en haute mer.

B – Le Tétrafoiler : La disposition générale

Pour ces raisons, nous nous sommes orientés vers le Tétrafoiler, qui présente les caractéristiques suivantes :

  • Comme son nom l’indique, il comporte 4 foils (2 par coque) qui, contrairement à la mode actuelle, sont maintenus en place en permanence. La masse sera répartie sur les quatre foils et non pas sur deux comme pour l’essentiel dans la formule tripode, de même que la contre-dérive est répartie sur les 4 plans supports (note 2).
  • Afin de contrer la tendance à l’enfournement propre aux catamarans, le Tétrafoiler est centré très en arrière. Il peut donc se comparer à un avion type « canard » et il suit les mêmes lois de stabilité.
  • Entre les foils avant et arrière on veillera à maintenir un V longitudinal, c’est-à-dire que les foils avant ont plus d’incidence que les foils arrière: ils sont donc plus chargés au dm2.
    Il s’en suit que les foils arrière auront une surface supérieure à celle des foils avant, comme pour les avions « canard ».
Une des maquettes du Tétrafoiler sur ces 4 foils – photo Tisserand

Une des maquettes du Tétrafoiler sur ces 4 foils – photo Tisserand

La stabilité sera donc celle d’un avion « canard », mais avec un facteur très déstabilisant: la poussée vélique, très haute et très perturbatrice, d’autant plus que le point de résistance (les foils), est placé très bas, en dessous des coques.

Pour lutter contre ce couple piqueur très variable, on n’a pas de trop de toute la longueur du bateau : nous mettons donc les 4 foils aux 4 coins du cata : ainsi utilisons-nous la totalité du polygone de sustentation. En statique la stabilité est celle d’un cata normal ; en dynamique la stabilité est largement supérieure par l’effet stabilisant des foils. Cette disposition très sécurisante sera avantageusement combinée à une fixation extérieure des foils avant (voir photos), ce qui présente le double avantage d’augmenter la stabilité latérale et de sécuriser le bateau en cas de choc violent, l’arrachement d’un foil n’entrainant pas l’ouverture de la coque. Il faut noter cependant que cette formule est très préjudiciable à la maniabilité ! En cas d’utilisation en régate il conviendra sans aucun doute de rechercher un compromis stabilité-maniabilité, ce qui est somme toute très classique.

Les foils du Tétrafoiler à l’extérieur des coques et les contrôleurs ancienne version - photo Tisserand 08-2009

Les foils du Tétrafoiler à l’extérieur des coques et les contrôleurs ancienne version – photo Tisserand 08-2009

Pour lutter contre les phénomènes de ventilation, nous utilisons des foils en T dont les plans porteurs, entièrement immergés, ont en principe un meilleur rendement que les foils inclinés perçant la surface.
Nous avons construit de nombreuses maquettes sur ce principe et un proto de 4,5 m qui a fonctionné de 2007à 2012.

Un des maquettes du Tétrafoiler - photo Tisserand 10-2015

Une des maquettes du Tétrafoiler – photo Tisserand 10-2015

Une des maquettes en navigation - photo Tisserand 05-2012

Une des maquettes en navigation – photo Tisserand 05-2012

Le Tétrafoiler - photo Tisserand 09-2007

Le Tétrafoiler – photo Tisserand 09-2007

Cependant, l’agencement général de nos modèles que, pour les raisons sus-indiquées, nous avons appelés « Tétrafoiler », n’est qu’une partie du problème; le reste, tout aussi important, est développé ci-dessous :

C – Le contrôleur Tisserand

La disposition du Tétrafoiler donne un cata STABLE, SOLIDE, et PAS TROP CHER… encore fallait-t-il le contrôler : en effet les foils en T entièrement immergés, donc à surface constante, nécessitent un système qui va déterminer leur profondeur d’immersion, autrement dit la hauteur du bateau au dessus de l’eau, ou encore l’altitude de vol ! Les dispositifs électroniques, employés depuis longtemps sur divers engins militaires, ne conviennent pas pour un usage civil raisonnable, du moins à ce jour, et le contrôle manuel est très aléatoire, même assisté comme pour la Coupe America.

Ce contrôle est donc assuré sur la plupart des foilers par des palpeurs mécaniques poussés ou tirés, qui ont pour référence la surface de l’eau, avec toutes ses irrégularités. Ce type de palpeur nous est apparu très perfectible, pour les raisons suivantes :

  • leur puissance est limitée, sauf à employer des surfaces de palpeur exorbitantes (voir K2 Kitefoiler)
  • ils n’agissent théoriquement que dans un seul sens, sauf dans le cas des palpeurs poussés type Ketterman, où ils sont associés à des foils articulés en haut et qui donc exercent un gros effort permanent sur les palpeurs largement dimensionnés.
  • ils n’ont que peu d’action sur la stabilité LATERALE du bateau, ou tout au moins leur correction en roulis nécessite un minimum de gite. Le contrôle en gîte se fait par la différence de niveau entre les foils au vent et les foils sous le vent.
  • ils suivent plus ou moins les perturbations de la surface de l’eau, ce qui en eau agitée est très perturbant dans bien des domaines.

L’idée nous est donc venue de remplacer ces palpeurs de surface par une pale verticale (une de chaque coté), plongée dans l’eau. Cette pale, est articulée en haut, hors de l’eau, sur un axe longitudinal, comme un pendule. Cet axe est muni d’un guignol qui commande simplement et directement le foil avant correspondant (voir schéma).
Dès lors il suffit de donner à ces pales un léger angle d’attaque par rapport à la trajectoire ou axe du bateau, pour qu’elles génèrent une énorme force latérale que nous utilisons pour commander (à cabrer) les foils avant.

Controleur Tisserand - F Monsonnec 13-10-15

Tels quels, ils sont déjà un bon régulateur puisque, plus le bateau s’élève, plus leur surface immergée diminue, donc leur effet sur les foils diminue, et très vite un équilibre s’établit qui règle la hauteur du bateau. Ainsi réalisés les palpeurs rendent les mêmes services que les traînards, avec un grand avantage : ils sont auto-amortis, par leur conception même, et donc quasiment insensibles aux irrégularités de la surface.
En outre, ces palpeurs qui dégagent, nous l’avons vu, une force considérable, sont surabondants pour commander des foils articulés au pied du T (encore que tout dépend du point d’articulation et du profil employé : s’il n’est pas judicieusement placé, il peut y avoir des efforts importants). Ils peuvent donc commander des foils en T articulés en haut (cf les foils de la Coupe America ou le Trifoiler), qui engendrent des efforts importants à cause de la traînée. Ces foils présentent l’avantage d’être monoblocs, donc plus fins et plus solides, mais présentent l’inconvénient d’être sensibles à la moindre rencontre avec des objets (algues par exemple) sous la surface.

Cependant nous avons pu améliorer la formule

On a pu améliorer grandement cette formule en réalisant des palpeurs en deux parties : une partie supérieure et une partie inférieure. Ces deux parties, décalées, portent chacune en sens inverse: par exemple, la partie supérieure est calée + 4°, la partie inférieure à – 4°, donc vrillage total (ou interinclinaison) = 8°.

Dès lors les palpeurs agissent dans les deux sens : suivant la hauteur du bateau, c’est soit une des surfaces qui domine, soit l’autre. Si les palpeurs sont bien placés, bien orientés, si les surfaces sont braquées dans le bon sens, le contrôle du bateau est total : s’il est trop bas il remontera, mais là où nos palpeurs sont exclusifs, c’est que s’il est trop haut, il sera dynamiquement rabaissé par le braquage négatif du foil.

Les conséquences sont énormes

L’équilibre latéral du bateau est maintenu, classiquement, par la gravité, qui tend à le maintenir à plat, et par l’équipage qui se démène. Mais dans le cas des contrôleurs Tisserand, les palpeurs réagissent aux variations de hauteur, ce qui est classique, mais aussi à la dérive, qui provoque un braquage différentiel, avec une augmentation de l’incidence sous le vent et une réduction au vent, et ceci sans aucune gite.

Ainsi, le bateau reste horizontal et la stabilité gravitaire est dépassée : la stabilité dynamique s’ajoute à la stabilité statique, ce qui permet d’accepter des vents bien supérieurs à ceux d’un foiler classique qui ne comporte pas cette disposition. Ainsi au démarrage le bateau gite puis il se redresse au fur et à mesure qu’il accélère, et ceci sans que l’équipage ait le moindre mouvement à faire (a fortiori en maquette, qui ne comporte aucune masse mobile !).

On peut résumer ainsi le comportement du Tétrafoiler: une fois installé sur ses foils, on peut allumer sa pipe ou boire une bière, les contrôleurs font tout le boulot (sous pilote automatique bien sûr !).

La stabilité du Tétrafoiler - photo Tisserand 08-2009

La stabilité du Tétrafoiler – photo Tisserand 08-2009

La configuration générale du cata permet, nous semble-t-il, d’être plus apte à envisager des parcours océaniques, parce que même avec un foil arraché, il continuera à naviguer alors qu’un tripode à poutre transversale risquera d’être en perdition.

D – Conclusions

Ces palpeurs ont été testés des centaines de fois sur nos maquettes successives, ainsi que sur le prototype de 4,5 m.
Hélas nous n’avons pas pu continuer nos essais sur le proto, faute d’un plan d’eau adapté et de moyens financiers suffisants…

La maquette du Tétrafoiler en vidéo

E- Annexes

Note 1 : un peu d’hydrodynamique
On sait qu’un plan se déplaçant dans un fluide avec un certain angle dit d’incidence provoque une portance qui est la résultante de la pression sous le plan et de la dépression au dessus du plan. Or « chacun sait » que cette dépression est très supérieure à la pression, d’où le soin particulier que l’on devra porter à la conservation de cette dépression, ce qui en cas de « ventilation » est totalement impossible ! Mais il convient de noter aussi qu’à partir d’une certaine vitesse de déplacement, la pression sous le plan devient suffisante pour assurer la sustentation…

Note 2 : la contre-dérive
La voile exerce une poussée latérale qui doit impérativement être contrée par un plan (ou hydrofoil vertical) appelé couramment « dérive ». Sur la majorité des voiliers cette dérive est placée aux environs du centre de poussée de la voile pour que le bateau soit équilibré (ou légèrement en avant pour que le bateau soit « ardent » et vire plus facilement). Il s’en suit que le safran ne sert que de gouvernail et ne contribue pas ou peu à la contre-dérive.
Sur le Tétrafoiler par contre, les dérives avant portant les foils sont très en avant de ce centre de poussée vélique; cette disposition, qui devrait rendre le bateau très ardent, voire même incontrôlable, est facilement compensée par une forte augmentation de la surface des safrans (toujours la configuration « avion canard »). Les safrans contribuent donc fortement à cette contre-dérive, qui est donc répartie sur les 4 plans, ce qui n’est jamais de trop quand on sait que la dérive est un des problèmes majeurs sur un foiler « volant » haut.

Note 3 : à propos des foils en J de la Coupe America
Les foils en V classiques, du genre Véliplane ou Hydroptère, présentent le double inconvénient d’être sujets à la ventilation puisqu’ils percent la surface, et de réduire la largeur au fur et à mesure de leur sortie de l’eau (d’où l’énorme poutre transversale). Mais par contre ils présentent le grand avantage de l’autocompensation, c’est-à-dire que la dérive induit une augmentation de l’incidence sous le vent et une réduction de l’incidence au vent, d’où une grande autostabilité.
Les foils en J présentent bien entendu les mêmes inconvénients de ventilation puisqu’ils percent deux fois la surface, et de réduction de la largeur puisqu’ils sont disposés vers l’intérieur des coques. Mais par contre ils ne présentent pas l’avantage de l’autocompensation puisqu’une moitié du J joue dans le bon sens tandis que l’autre joue en sens contraire…


Le Foiler Artélio

8 septembre 2015

Par Jean-Marie Clech

Le modélisme radiocommandé que je pratique depuis gamin ne donne pas autant d’adrénaline que les grands modèles mais présentent certains avantages comme le coût réduit ou la mise en œuvre rapide. J’admire profondément ceux qui construisent un voilier pour monter dessus ! Et encore plus si c’est un foiler. Mon ambition se borne aux modèles réduits mais le challenge de la conception et la construction de mon foiler “Artélio” m’ont passionné et beaucoup appris. Il navigue en région parisienne depuis 2012. En voici une vidéo et des commentaires, en espérant que cela puisse aider d’autres constructeurs.

Les sources d’inspiration

J’avais d’abord été séduit par la conception très élégante et moderne du trifoiler Ketterman (1983). C’était en théorie la plus performante, avec sa régulation automatique de l’incidence des foils par palpeurs. J’ai pensé que ce système génial serait trop fragile et d’un réglage difficile en réduction mais j’en gardais le principe des flotteurs rotatif.

Proto RC du Trifoiler – photo Greg Ketterman

Proto RC du Trifoiler – photo Greg Ketterman

Beaucoup de foilers grandeur tirent leur puissance de la largeur et du lest mobile (équipage et/ou ballast). Ils ne sont pas directement déclinables en modèle réduit car le lest mobile donne trop de complications. Parmi les conceptions sans lest mobile qui pouvaient constituer une base à une réduction radiocommandée, j’avais repéré le proto “IUT de la Rochelle” d’Éric Tabarly (1976) et la maquette au tiers de l’Hydroptère d’Alain Thébault (1988).

Proto hydrofoil pour E Tabarly - photo B deguy 1976

Proto hydrofoil pour E Tabarly – photo B deguy 1976

Proto de l’Hydroptère – photo DR

Proto de l’Hydroptère – photo DR

C’est finalement le “Foiler jaune du Bois de Boulogne” découvert sur Youtube en 2009, qui m’a semblé le plus convaincant et m’a incité à me lancer. Conçu dans les années 80 par F. Roussel puis repris par B. Dumas, c’est une configuration qui reste efficace, avec foils en “V” assez avancés et beaucoup de largeur.
Il restait à le copier, d’après quelques photos.

Foiler Dumas 2007 – photo F. Chevrier

Foiler Dumas 2007 – photo F. Chevrier

Les prérequis

Une expérience préalable dans la construction d’avions ou de planeurs me semble plus utile que dans la construction de voiliers. Il s’agit de construire léger mais aussi rigide. Faire voler un voilier nécessite d’aller titiller les limites de la résistance des matériaux. J’ai beaucoup utilisé de structures triangulées, comme les vieux fuselages d’avion.

L’usage de la résine époxy + fibre est incontournable et des notions de moulage sont un plus pour les foils. En dehors de l’électronique, il n’y a aucune pièce achetée. Il faut donc se préparer à tout réaliser soi-même avec astuce car l’accastillage commercialisé convient mal. Par exemple, je fixe la poutre sur la coque avec une lanière en chambre à air (gratuit, incassable, ultra-léger et couleur carbone !).

Les difficultés

Je croyais que l’incidence des fois était stratégique et n’étais pas sur des valeurs à utiliser. Craignant qu’une erreur dans ces paramètres soit rédhibitoire, j’ai choisi de pouvoir régler toutes les incidences à terre, même si cela alourdis et fait perdre de la fiabilité (j’y reviendrais). Je repense en vrac à divers autres mini-challenges rencontrés dans cette construction, comme : puis-je encore alléger cette pièce sans qu’elle ne casse ? Cette vis ou pièce métallique va-t-elle rouiller ? Faut-il accepter une complication à des fins esthétiques ? Et si la coque n’est pas étanche…
Durant la phase de réalisation, l’espoir du succès donne du piquant au projet.

La coque

La finalité de la coque centrale étant de ne plus toucher l’eau, je ne me suis pas attardé sur son hydrodynamisme. Le profil présente peu de creux, comme en Moth, pour être rapidement hors de l’eau. La structure doit être rigide en torsion à cause des efforts latéraux sur le bas du safran. Mon choix d’une construction en couples jetables et longerons bois imposait des bouchains. Une coque moulée en fibre ou en mousse sculptée serait également possible. Je ne pense pas qu’une coque en carbone serait plus légère.

Coque centrale avant / après coffrage – photo « Artelio »

Coque centrale avant / après coffrage – photo « Artelio »

Renforts du puis de mat – photo « Artelio »

Renforts du puis de mat – photo « Artelio »

Les flotteurs “surf”

C’est la principale originalité de ce foiler que je vais tenter de justifier. Les flotteurs classiques (archimédiens) sont très efficaces en charge et à base vitesse, les carènes planantes sont optimums à vitesse intermédiaires et les foils sont extra aux grandes vitesses. L’association d’un flotteur archimédien et d’un foil me semble peu efficace en phase critique de décollage car la petite portion de carène encore immergée sustente peu avec beaucoup de trainée. Avec un flotteur plantant, j’accepte une performance médiocre par vent faible mais je pense décoller plus vite.

Une fois en vol, il peut survenir des décrochages. Un flotteur archimédien qui va plonger avec une vitesse plus élevée que sa vitesse de carène va générer un frein énorme et provoquer la pirouette. Un flotteur planant qui percute l’eau à grande vitesse est bien préférable (à condition que ce soit avec une bonne assiette…). Ma pratique du funboard m’en a convaincu : lorsque l’on navigue dans le clapot et que le flotteur frappe l’eau avec vitesse, la spatule redresse si besoin la carène, l’enfoncement dans l’eau et le frein sont faibles. Pour retrouver cette liberté angulaire du flotteur qui existe en funboard, je l’ai fixé sur la poutre avec une liaison pivot juste freinée par des élastiques.
Le plus spectaculaire exemple du potentiel d’une coque planante est le ricochet d’un galet !

Le dernier avantage est la légèreté d’assemblage flotteur/poutre qui n’a pas à encaisser les efforts de torsion. Le foil est solidaire de l’extrémité de la poutre, ses efforts ne passent pas par le flotteur.

Les flotteurs “surf” - photo « Artelio »

Les flotteurs “surf” – photo « Artelio »

Le balestron intégral

N’ayant qu’une poutre transversale assez avancée, il était difficile de maintenir le mât sur l’arrière avec des haubans ou un pataras (qui limite en plus la surface de grande voile). J’ai donc opté pour le balestron intégral qui est beaucoup utilisé en compétition modèle réduit. Cela offre aussi l’avantage d’un effort réduit sur l’écoute car le foc compense la grande voile. Le treuil et la batterie se voient ainsi allégés.

Les réglages

En voile grandeur comme en réduction, les réglages peuvent aussi se dérégler et ils fragilisent. J’ai tout de même pris l’option de rendre réglable l’incidence des foils pour ne pas avoir à casser si je ne tombais pas juste du premier coup ou pour explorer d’autres réglages. L’ensemble poutre avant + foils pivote via une sorte de bras d’arthur (comme sur un mât de cata). La valeur de l’incidence que j’avais trouvée dans mes recherches était de +2 et c’est effectivement le réglage que je conserve.
Le mécanisme est un peu plus délicat pour le réglage d’incidence du foil arrière. Avec le recul, je le ferais fixe car je ne change jamais le réglage de +0,5°.
La position avant/arrière du centre de gravité, que je pensais décisive comme en avion, ne donne finalement pas lieu à ajustement.

La dérive

En avoir ou pas ? Le schéma théorique des efforts sur un foiler vu de face montre que la dérive est inutile mais après avoir navigué avec et sans, je préfère avec. La dérive améliore la manœuvrabilité. Comme elle prend en charge une partie de l’effet antidérive, cela soulage le foil sous le vent. Il me semble que cela évite certains décrochages. La capacité à voler en remontant au vent est aussi meilleure. J’ai ajouté des winglets en bout de foils qui aident à donner un coup de lof pour soulager dans la risée. Sans ça, le petit bout de foil encore dans l’eau dérapait.

En vol

Après 3 ans de construction, le moment de vérité du premier essai tracté arrive. Pour simuler correctement la poussée des voiles et estimer la vitesse de décollage, il faut attacher le fil à une hauteur réaliste dans le mât et tirer en biais. Tirer dans l’axe et au niveau du pont n’a aucun sens. L’instant où les coques s’élèvent et la tension dans le fil baisse est magique.

Le plan d’eau urbain où je navigue est petit et le vent y est instable. Le poids très réduit du modèle me permet de voler dans du vent modéré, qui est le plus fréquent.
J’ai plusieurs jeux de voile et la possibilité de lester pour les vents plus forts. Une fois en vol, la stabilité est confortable. Je ne connais pas la vitesse maximale mais elle est bien supérieure à celle de la vidéo.

Artelio en vol – photo « Artelio »

Artelio en vol – photo « Artelio »

Le bilan

Un voilier est toujours le plus rapide lorsqu’il est seul ! Je me suis donc confronté en régate avec d’autres trimarans : le bilan est sans appel vu que je suis systématiquement arrivé dernier sur des parcours avec du près et du vent arrière. Un multi foiler semble donc pour l’instant inférieur à un trimaran classique car moins polyvalent. Il faudrait peut-être développer des parcours plus propices à ce genre d’engin car la compétition reste le meilleur moyen de faire progresser le sujet.

Je termine avec un autre avantage amusant et instructif lorsque l’on pilote son jouet depuis la berge plutôt qu’au large sur son vrai.
Je profite de tous les commentaires des enfants, des mamies, des experts… Beaucoup de Béotiens sont convaincus que les voiliers sont lents par nature et ils ne peuvent croire qu’une telle vitesse soit possible sans hélice ! Des petits demandent le même pour Noël. Les prévoyants s’inquiètent des dessalages qui constituent le clou du spectacle. Mon regret est de ne pas pouvoir confier les manettes car le pilotage reste ardu et les berges jamais loin…

Le plan !

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que le sujet vous aura intéressé et peut-être même que certains souhaiteront tenter l’aventure du foil en modèle réduit. Je diffuse gratuitement le plan du foilerArtélio. C’est un fichier PDF à l’échelle 1 avec la géométrie générale.
Demandez-moi le plan ou un fichier DXF sur artelio«at»wanadoo.fr et lancez-vous (remplacer le «at» par @)!

Jean-Marie Clech

 

 

Arteliodesign_157

 


Ptites news 35

2 juillet 2015

Enfin se diront certains, après de très (trop ?) nombreux articles sur « La semaine affoilante », voici le retour de la « Ptites news ». Pas de Ptites News depuis décembre 2014 ! Donc une Ptites news qui sera assez longue puisqu’il y a de l’info. à rattraper. J’ai du faire un tri dans les nombreuses pages archivées en vu de cette « PN », mais il a tout de même un risque que les infos soient un peu anciennes…

1. Voile

1.1 Semaine – Week

Bon, il y a eu « La semaine affoilante » mais n’oublions pas la « Foiling week » qui déjà en 2014 rassemblait un grand nombre de supports à foils et qui a fait de même en 2015 du 1er au 05 juillet.

1.2 Catamarans

Gunboat 44

Ok il faut être partie en mission sur Mars pour ne pas avoir vu que le Gunboat G4 (cata de croisière à foils) vol mais s’est aussi se retourner. Article de présentation du projet, ci-dessous en vidéo lors des premiers essais une semaine après la mise à l’eau. http://www.youtube.com/watch?v=Tqv_a9rm1EM Et enfin le retournement en vidéo sur Vimeo.

Mermaid II

Il ne vole pas mais récupère de l’énergie à partir des vagues et d’ailes immergées.

Waloo

Un article qui date d’avril mais voici de bien belle image de cata de croisière (rapide) avec foils et au dessus de l’eau…

UK M20 foiler

Nouveau venu, voici un cata à foils en T rétractables avec palpeurs trainés type Moth… ICI un doc pdf qui date tout de même de septembre 2014 !

Flying Phantom

Belles images

Flying Phanton bis

Un article de Bateaux avec des images “sport” du team Oracle…

GC32 Spindrift

Vous pouvez en trouver beaucoup des images de GC32, voici juste un lien avec de belles images fixes et animées de Spindrift.

GC32 Austria Cup

Très beau récap. d’Adonante.com sur cette compétition

. GC32 Cowes Cup

Autre étape du Bullit Tour, la Cowes Cup, vidéo du J3 et ICI un article avant la compétition Le pack « comm. » avec de belles images. http://www.youtube.com/watch?v=0dnlobzHHi4

1.3 America’s cup

AC72

On ne verra plus des AC72 voler, pas plus les 62 puisque nous sommes passés aux 48 pieds. Alors, pour le plaisir, quelques images de la dernière AC en 72 (mais les 48 seront aussi très intéressants).

La little

Rappel, ce sera à Genève en 2015 au mois de septembre (ICI le lien vers le site officiel).

1.4 Trimarans

Question !

François Gabart avec son trimaran Macif (il test des foils sur son Diam !); Thomas Coville avec Sodebo, Sebastien Josse sur Gitana (voir ci-dessous), Armel Le Cleac’h… ils sont nombreux à transformer leurs trimarans à foils d’appoint en hydrofoil. La question que je me pose est la suivante : quid de la régulation ? Est-ce que les teams comptent sur une sorte d’auto régulation par diminution de la surface à partir de foils en J ou assimilés ? L’idée n’étant pas de voler très haut mais de soulager ? Autre artifice de régulation ? La question est posée…

Team Gitana

Article ou le team Gitana (aussi propriétaire d’un GC32, donc un cata) revient sur la mise en place de foils sur Gitana XV tri de haute mer.

F2 = 1/2ρ x V² SC2

La mise au point du tri de Philippe avance. Philippe n’a pas pu être à la « LSA/ENVSN », sûrement en 2016. Cela ne vous donne pas envie de sauter le pas ?

Philippe De Braeckelaer essais  - photo DR

Philippe De Braeckelaer essais – photo DR

L’Hydroptère

Le record détenu par Géronimo entre Los Angeles et Hawaii en 4 jours et 19 heures 31 minutes et 37 secondes n’a pas été battu. Pas la peine d’en rajouter (page news l’Hydroptère).

XTREM 19

La page Facebook de l’Exocet XTREM 19 le tri à foils dessiné par Phil Roulin et qui est en cours de réalisation (P. Roulin, archi. de l’AFS1 et de bien d’autres projets).

Mini tri

Voici un mini tri à foils dessiné par Marc Lombard et photographié à l’ENVSN. Damien Seguin va profiter du tour de France à la voile à la barre du Diam « Des pieds et des mains » pour faire essayer ce petit engin lors de quarte étapes du tour (Dunkerque, Pornichet, Les Sables d’Olonne et Nice). Un joli petit canot équipé de foils en C et en T pour s’amuser en eau abritée et accessible aux personnes handicapée, A suivre…

Mini tri Lombard démonté - F Monsonnec 28-06-15

Mini tri Lombard démonté – F Monsonnec 28-06-15

Mini tri Lombard foil - F Monsonnec 28-06-15

Mini tri Lombard foil – F Monsonnec 28-06-15

VPLP dans le rhum

Très beau récap (en pdf) des vainqueurs de la RdR depuis 1990, tous signés VPLP. Et en prime un récap. des futurs ultimes.

Rave

Etrange potentiel renouveau du Windrider Rave. ICI en « vidéo ».

Trifoiler

Bon, ce n’est que pour le plaisir, le site de l’auteur

Hardyhawk design

Hardyhawk design

Foiler F1

Déjà présenté dans une précédente Ptites News et surtout évoqué dans l’article « Quel futur pour la régulation ? ». Voici une présentation en vidéo de ce bateau aux foils régulés électroniquement…

Volanz

Décidément, le foil fait rêver les designer, mais bon il y a à boire et à manger…

1.5 Planche

AFS1

Déjà présentée sur Foilers et présente lors de « La semaine affoilante », voici une vidéo de la genèse de l’AFS1 que ne n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en lien.

I foil

Cela me parait bien compliqué le concept de « I foil », pourquoi « I » et pas « T » ?

Loké

Pour ne pas faire de jaloux, voici aussi un lien vers un article de Ouest France sur Loké composite.

1.6 Mono

Quant 23

Un très beau « scow à foils » ce Quant 23 ! Article ICI dans voile mag. http://www.youtube.com/watch?v=fcNT4kL5Vu8

AmerX 40

Des foils pas seulement sur les Imoca, Eric avance dans son projet de foils sur un bateau de croisière. AmerX est à l’eau depuis fin juin ! Un article sur la mise à l’eau par Actu nautique.com.

Waszp du nouveau chez les Moths

Le Waszp, un concept bien différent des modèles standards (par Andrew McDougall,), un prix la moitié inférieur à un Mach 2, des foils rétractables en alu… et une proposition d’extrémités « Eagle Wing tip design ». Une révolution (merci François)?

Zammit

Design intéressant, petit format, petit prix potentiellement, à suivre…

Canting Keel

Voila une vidéo qui pourrait se trouver dans la catégorie juste en dessous « maquette » mais qui a sa place ici. Je vous recommande de bien regarder à partir de la 40 ème seconde : instructif. Our ceux qui doute qu’une dérive est un foil….

« Leçon »

Une « leçon de foil » pour mono d’après VPLP & Verdier. A noter que 6 nouveaux plans VLPLP seront au rendez-vous et avec des foils (Safran, Banque Pop, Gitana, Hugo Boss, Virbac, X skippé par Andrea Mura).

Safran

Tout le monde veut du foil, Safran le premier…

Banque Populaire VIII

Article pas tout jeune mais présentation du projet. Toujours un peu ancien et toujours sur PB VIII. Ci-dessous quelques photos, je trouve qu’il a bien mangé BP VIII, il a les étraves en joues de hamster !

Etrave BP VIII - F Monsonnec 06-15

Etrave BP VIII – F Monsonnec 06-15

Foil babord BPVIII - F Monsonnec 06-15

Foil babord BP VIII – F Monsonnec 06-15

Foil BP VIIII vue de dessus - F Monsonnec 06-15

Foil BP VIIII vue de dessus – F Monsonnec 06-15

1.7 Kite

Don

Vu et revu mais les images sont toujours aussi belles, le tri à foils de Don Montague.

Horue – Horue Movie

Valère à réalisé le teaser de « La semaine affoilante » et le film, voici une de ses précédentes vidéo.

Sans Foil

Kitetender, peut être déjà présenté mais c’est sûrement le travail sur différents supports qui permettra d’encore améliorer le domptage des kites…

1.8 Ailes

Voiles alternatives

Laurent parle assez souvent de Foilers sur son blog, il est temps de lui rendre la pareille avec cette présentation d’un projet de voile épaisse assez « chiadée » ! Et ICI une belle plaquette en pdf avec plus de détails.

2. Maquette

Pas cher

Vous voulez voler à petit budget, voici une proposition de base pour la mise en place de foils. OK l’esthétique laisse à désirer et je n’ose pas poser la question de l’âge des petites mains qui découpe l’ABS, monte les circuits imprimés… Un petit tri pour 200 € env.

Drone !

Comme au début de l’aviation, des ailes sous et au dessus de l’eau, drone à foils.

Pas cher bis

J’aurai aussi pu classer ce lien dans la partie « Moteur », voilà une maquette de bateau à moteur à foils pour moins de 50$.

3. Musculaire

Leviathan

Leviathan, nouveau projet qui vise à battre le record détenu depuis 1991 par Decavitator.

4. Moteur

Hydros HY-X

Design « contemporain » pour cet engin aux foils rétractables

Hydrofly

Le premier modèle était à vendre il y a quelques mois, un second engin serait en préparation.

Solaire

Une nouvelle fois s’est couru à Monaco la « Solar race »

5. Divers

Dauphin

En passant, une petite vidéo de sauvetage d’un dauphin, qui osera dire que le dauphin n’est pas équipé d’hydrofoils ?

Rigide

Un essai de voile rigide sur un Hobie Bravo !

Photo

Pas de foil mais quelle photo ! Prise à distance par Harry Pidgeon en tirant sur un fil (avant 1920).

Tribologie

J’ai appris un mot. C’est la science qui étudie les phénomènes susceptibles de se produire entre deux systèmes matériels en contact, immobiles ou animés de mouvements relatifs. Ce terme recouvre, entre autres, tous les domaines du frottement, de l’usure, de l’étude des interfaces et de la lubrification. Il y a du boulot pour les « tribologues » dans le domaine du foil…

Bonnes vacances si possible au dessus de l’eau


La semaine Affoilante / ENVSN, le débrief

22 juin 2015

Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 medium

« La semaine affoilante » s’est déroulée avec succès du 12 au 16 juin à l’ENVSN à Saint Pierre Quiberon. Malgré un vent qui laissait à désirer, les différentes catégories – kitefoil, windfoil, engin – ont pu s’exprimer. Retour sur la gestation de ce projet et le déroulement de cette édition. Mais avant cela la superbe vidéo « officielle » de Valère Caneri (Horue Movie Production).

1 – La genèse

L’idée
Maintenant que cette première rencontre a vue le jour, nous pouvons revenir sur l’origine de ce projet dont la mise en place n’était pas gagnée. Lors d’une navigation sur hydrofoils, en aout 2014, Maurice Gahagnon et François Lys évoquent ensemble l’idée d’une rencontre d’engins à hydrofoil dans l’esprit des semaines de vitesse que Maurice a fréquentées dans de nombreux pays avec le team Loisirs 3000. François, propriétaire de deux hydrofoils, adhère, fonce et me contacte. Novembre 2014, je reçois un coup de fil de François, je suis sur le foiler PiR2, c’est la veille du lancement de la RdR, heureux présage. Nous échangeons par tél et mail sur le sujet et proposons des noms pour cette rencontre. Celui de François est sélectionné (et déposé), je bricole vite fait un logo, trop figuratif pour être utilisé sur tous les supports, mais qui permet d’illustrer le premier document de synthèse que nous réalisons quelques jours avant le Nautic. Les bretons montent par vagues au salon pour retrouver François, le local. Armés de notre « stick de pèlerin », nous prêchons la bonne parole foilesque auprès de coureurs, constructeurs, partenaires. Nous avions déjà repéré le plan d’eau idéal et, toujours au Nautic, nous rencontrons madame Eynaudi la directrice de l’ENVSN. Au début, elle a du mal à comprendre, nous lui présentons les contours d’un projet alors que des membres de l’ENVSN viennent juste d’évoquer l’idée de travailler sur les foils. Une co-organisation ?! Mais avec plaisir. Le projet semble bien démarrer mais va ensuite un peu patiner, une grande maison comme l’ENVSN n’a pas les mêmes contraintes et la même réactivité que 3 passionnés bouillonnants !

Le Lycra Forward Wip – F Monsonnec 06-15

Le Lycra Forward Wip – F Monsonnec 06-15

Co-organisation
L’arrivée d’Eric Flageul au sein de l’ENVSN va relancer le projet, il souhaite s’investir dans un projet novateur et me contacte après voir visité Foilers. Il va donner un coup de boost à ce projet et devenir le coordonnateur au sein de l’ENVSN. Deux petites équipes se rencontrent mi mars, Eric Flageul et Yves Neosmoen pour l’ENVSN, Maurice et Fred pour le « team LSA ». L’ENVSN va nous apporter ses capacités organisationnelles sur l’eau et à terre, l’appui de son service communication, ses infrastructures, etc. Il reste pas mal de travail à réaliser mais nous avons de notre coté déjà sondé le monde des engins, des kites, des planches et des moths, et constitué une mailing list de potentiels participants. Nous avons un nom, un logo (qui sera modifié pour inclure l’ENVSN). François a démarché un bon nombre de partenaires pour obtenir des lots. Forward se propose de réaliser des lycras, Valère Caneri un teaser et la vidéo officielle de la rencontre. Nous ne partons pas d’une feuille blanche. Les boites mails vont surchauffer (en quantité de mail et certaines fois en contenu !), pour enfin arriver à ce que tout le monde se retrouve sur le très beau site de l’ENVSN le 12 juin.

Eric Flageul – F Monsonnec 06-15

Eric Flageul – F Monsonnec 06-15

2 – Le site

Sept hectares de nature, parfaitement situés dans la baie de Quiberon. Les coureurs ont pu apprécier la plage en forme d’amphithéâtre, la cale en béton, les infrastructures de l’école, hangar, grue, hébergement, restauration… Voila pourquoi une grande partie de l’élite olympique, et pas seulement, s’entraine à l’ENVSN.

Le matos sort des véhicules – B Gahagnon 06-15

Le matos sort des véhicules – B Gahagnon 06-15

3 – Les participants

Cette semaine affoilante a vu arriver 26 « foilistes » dont certains comme Philippe Caneri et son frère Valère ainsi que Bob Fisher (Class A) depuis le grand sud. Bruno André de AHD Tridenn est arrivé en force avec entre autre Diony Guadagnido du Venezuela. Nous avions aussi sur l’eau Nicolas Parlier (Champion du Monde de kitefoil) et Kévin Festocq (Champion du Monde de Windsurf en 2006).

Philippe Caneri avec un peu de matos – F Monsonnec 06-15

Philippe Caneri avec un peu de matos – F Monsonnec 06-15

Les foils du cata de Bob Fischer – F Monsonnec 06-15

Les foils du cata de Bob Fischer – F Monsonnec 06-15

Foil Loké composites – F Monsonnec 06-15

Foil Loké composites – F Monsonnec 06-15

4 – Exposants

Le site de l’ENVSN accueillait 8 exposants :

  • Tridenn AHD et son AFS1 (Bruno André et son team), en windfoil
  • HORUE (Philippe Caneri, Valère de Horue Movie Vidéo) en kitefoil et windfoil
  • LOKÉ Composite (Kevin Festocq, Loig Peigné), en windfoil et kitefoil
  • Severin Caillez présentait l’hydrofoil à propulsion musculaire « Aquaskipper » (lien US)
  • Forwards Wip (qui a réalisé le lycra de LSA) pour ses équipements sportifs et des kitefoils
  • Magrard Innovation (Patrice, Bernard…) présentait leur cata à hydrofoil avec voile inclinées
  • Ker Foil en Kitefoil
  • Serise Foils (Arnaud Sourisse) en windfoil
Le stand AHD Tridenn – Photo B Gahagnon 06-15

Le stand AHD Tridenn – Photo B Gahagnon 06-15

Kerfoil – Photo B Gahagnon 06-15

Kerfoil – Photo B Gahagnon 06-15

5 – L’ambiance

Nous souhaitions que les participants puissent naviguer et échanger de manière conviviale autour d’une même passion, je crois que nous pouvons dire que l’objectif a été atteint. Il n’y avait aucune concurrence entre les classes. Le kitefoil est le plus rapide, c’est un fait, mais chaque classe à ses aficionados ! Que ce soit sur la plage, pendant la soirée crêpe AHD, les briefings, la table ronde… kiteux, plancheux, accro. des engins, tout ce petit monde à pu « causer foils » en toute simplicité. Courbure, rigidité des mats (jambe de force pour les engins), winglets ou pas de winglet ? Les discussions étaient passionnantes, cordiales… Patrice Magnard et son équipe, venue sans Voilavion bloqué au soleil, présentait une maquette de leur concept de voile inclinée. Ils ont profité de la rencontre pour travailler sur le futur avec l’architecte Philippe Roulin… Dommage qu’aucun mothiste n’a pu se libérer. Le public a pu observer les différents supports sur l’eau et à terre, assister à des essais d’Aquaskipper (hydrofoil à propulsion musculaire), à du kitefoil tracté…

F Lys et P Magnard au briefing – F Monsonnec 06-15

F Lys et P Magnard au briefing – F Monsonnec 06-15

Kitefoil tracté – F Monsonnec 06-15

Kitefoil tracté – F Monsonnec 06-15

6 – La semaine affoilante, jour par jour

Vendredi
Nous avions prévus plusieurs types d’épreuves, runs, triangles, raids… Les équipes de l’ENVSN se sont parfaitement adaptées aux conditions météo. Nous avons pu lancer dès le vendredi des runs sur 500m. Ils se sont révélés être les meilleurs de ce rendez-vous ! Vent d’ouest de 12-13 nœuds (encore un peu faible), une mer plate et une température ambiante de 21°C. Et enfin, après de nombreuses années sans ce mélange des genres, il y avait sur l’eau des supports très différents mais tous à foils et au dessus de l’eau.

Loisirs 3000 préparation aux runs – B Gahagnon 06-15

Loisirs 3000 préparation aux runs – B Gahagnon 06-15

Trifoiler mise à l’eau – F Monsonnec 06-15

Trifoiler 64 et ses nouvelles voiles,  mise à l’eau – F Monsonnec 06-15

Samedi
Une nouvelle fois l’organisation a dû s’adapter aux conditions météo. Le matin, une partie des participants a profité des Stand Up Paddle de l’ENVSN alors que l’autre s’est réunie pour une table ronde avec pour sujet « 1913 – 2013 Un siècle d’hydrofoil à voile »… L’après-midi, faute de vent, une navigation libre a été proposée. Severin Caillez, qui était venu avec deux Aquaskippers, a animé la plage avec des essais et une « compétition » entre Philippe Caneri et Nicolas Parlier ! Le vent s’est levé à 18h permettant aux kitefoils, windfoils et engins de s’élancer sur un parcours mis en place par l’ENVSN.

Essai d’Aquaskipper – F Monsonnec 06-15

Essai d’Aquaskipper – F Monsonnec 06-15

Kevin Festock (Loké composites) essaye une AFS1 ! – F Monsonnec 06-15

Kevin Festock (Loké) essaye une AFS1 ! – F Monsonnec 06-15

Dimanche
Une nouvelle fois le briefing météo (par Claire Denomazy) du début de journée indiquait des conditions peu favorables. Malgré un vent faible, quelques kitefoils, windfoils et Class A ont choisi d’aller tester les « runs ». En kitefoil Remy Grivard avec un vent de 6 nœuds a atteint 22 nœuds. Malheureusement, les quelques nœuds de vent présents dans la matinée ont « mollis ». La Semaine Affoilante a donc été clôturée à 14h00. A 16h00 a eu lieu la remise des prix pour remercier et féliciter tous les participants, les bénévoles, exposants, partenaires et organisateurs. Grâce à la générosité de nos partenaires, chaque coureur a reçu un ensemble de cadeaux et les 3 premiers de chaque catégorie des lots plus conséquents. Le matin, nous blaguions avec Eric Flageul sur le fait que le vent allait sûrement monter une fois les engins à terre et passés au jet, et bien c’est presque ce qui s’est passé ! Le dimanche soir le vent est monté et les exposants en windfoil on pu proposer une séance d’essai mémorable a tous ceux qui en rêvaient….

Raphaël Censier– F Monsonnec 06-15

Raphaël Censier et les safrans de son Class A – F Monsonnec 06-15

Lundi et Mardi
L’ENVSN avait mis son site à la disposition des coureurs qui souhaitaient réaliser des navigations libres. Malheureusement la météo fut tout aussi capricieuse ! Mais après un changement de monture, du Trifoiler au Mystère, une partie du Team LSA a pu « découper » la baie avec les foils en V dessinés et réalisés par Maurice Gahagnon.

Le mystère ronge son frein – F Monsonnec 06-15

Le mystère ronge son frein – F Monsonnec 06-15

7 – Résultats

Vitesses moyenne sur 500m obtenues lors des runs du 12 juin par 8 à 11 nœuds de vent et du 14 juin par 3 à 7 nœuds de vent (à 100° du vent).

LSA tableau récap résultats - F Monsonnec 06-15

8 – Images

Voici une compilation de photos prises par Michel Bazile, Philippe Juhel de l’ENVSN

Plus d’images sur la galerie photo de l’ENVSN
D’autres vidéos sur la page Facebook de l’évènement

9 – Remerciements

Avant tout aux participants
Merci d’avoir répondu présent à notre invitation à « La semaine affoilante ». C’est surtout grâce à vous, premiers participants à ce rendez-vous, que cet évènement a pu avoir lieu.

Les participants et les organisateurs – F Monsonnec 06-15

Les participants et organisateurs – F Monsonnec 06-15

A l’équipe de l’ENVSN
Eric Flageul coordonnateur de ce projet pour l’ENVSN, Mathilde Le Floch à la communication, Jeff (qui a ouvert son atelier pour réaliser la réparation de la barre de liaison du Trifoiler), Claire Denomazy pour ses briefings météo, à tous ceux qui sur l’eau comme à terre se sont démenés avec le sourire, Michel Bazile, Philippe Juhel, Claire Denomazy, Florence Lebrun…

Atelier strat réparation d’urgence – F Monsonnec 06-15

Atelier strat réparation d’urgence – F Monsonnec 06-15

Un briefing météo de Claire Denomazy– F Monsonnec 06-15

Un briefing météo de Claire Denomazy– F Monsonnec 06-15

A nos partenaires

Valère Caneri, auteur du teaser et de la « vidéo officielle » - F Monsonnec 06-15

Valère Caneri, auteur du teaser et de la « vidéo officielle » – F Monsonnec 06-15

Partenaires La semaine affoilante 2015 bis

10 –La suite

L’ENVSN pense déjà à 2016… C’est vrai que ce type d’épreuve permet au public de découvrir des supports impressionnants, aux coureurs de participer à une rencontre moins fondamentale que les compétitions de chaque classe, donc plus appropriée aux échanges…
Malgré ce tableau positif, nous avons listé plusieurs améliorations à apporter à l’organisation et au programme de ce type d’évènement ! Nous avons déjà à l’esprit ce que pourrait être « La semaine affoilante » 2016…
Encore merci à ceux qui ont cru à cet évènement !


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