Des News de Sailrocket

12 octobre 2007

Namibie… Namibie … mais bien sur ! Sailrocket est installé là bas ! Et leur page de news est abondante en ce mois d’octobre, ils sont visiblement en campagne mais n’ont pu se lancer en raison du vent, idéal pour les kites mais trop fort pour eux.

Paul Larsen est admiratif devant les records des kiteboarders. D’après lui, leur spot est pourtant « far from ideal » et il partage l’avis qu’avec un meilleur spot ils auraient dépassé les 50 noeuds. Il répond aussi à une question que je n’avais pas osé poser ouvertement en disant que les kites n’utilisent pas trop l’effet de fronde en fin de parcours…

Son post du 5 est techniquement intéressant. Il explique que les kites s’appuient sur la haute pression (dynamique) qui se crée sous la planche, un peu comme un foil supercavitant. Il doit connaitre le sujet puisque Sailrocket est jusqu’ici le seul projet de voilier a avoir explicitement prévu l’utilisation d’un tel foil, dont on voit la simulation ici.

Il poursuit en notant la ressemblance des performances entre kiteboarders et windsurfers dans les même conditions de vent, et note que Sailrocket, avec sa voile inclinée, combine les avantages des deux engins : voile rigide et faible couple de chavirage. Mais pour l’instant il faut bien le reconnaitre : les projets de « petits » voiliers asymétriques comme SailRocket ou MacQuarie stagnent alors que les « engins de plage » affirment leur supériorité dans l’eau calme, et l’Hydroptère dans la « vraie mer ».

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Les kites à un noeud du record absolu !

12 octobre 2007

La cadence à laquelle les kiteboarders ont amélioré leurs records est stupéfiante. Le record a été battu pour la 3ème fois en 1 mois par Alex Caizergues qui a atteint officiellement 47.77 noeuds lors du Luderitz Speed Challenge en Namibie!

 

Sur ce film, on voit un peu mieux le spot en question, qui ressemble un peu au canal des Saintes Maries de la Mer ou Finian Maynard a atteint 1 noeud de plus sur sa planche en 2005. Sauf que la profondeur de l’eau en Namibie n’est que de 10 cm environ…

Bravo à Tendance Bleue toujours aussi bien informé et merci à Tribord Amure pour les fleurs. Ici en Suisse on est moins rapides, mais on réfléchit beaucoup, on monte des équipes et on  travaille en profondeur. On colle tout ça avec un petit peu d’argent, et en général ça donne de bons résultats … Oracle : keep cool 😉


Hydroptère

11 octobre 2007

une belle illustration figure sur la page d’accueil de hydroptere.com ces jours-ci:

Cette « simulation de l’écoulement à 52 noeuds » autour du foil au vent de l’Hydroptère est calculée par un code CFD « diphasique » (Fluent je présume?) qui simule à la fois l’eau et l’air. On voit que la dépression sur le dos du foil creuse la surface verte de l’eau, formant la cavité en bleu, marquées par les courbes de niveau noires. C’est donc une simulation de la ventilation.

La circulation de l’air est représentée par les filets verts clair « entrant » par le coin bas droit de l’image et créant le tourbillon dans la partie supérieure de la figure. Quant à la zone rouge/jaune, s’agit-il de la zone susceptible de caviter ? « Blue is good, red is bad, that’s all I know about FEM » disait un responsable marketing de SolidWorks… Avec un bord d’attaque arrondi et un intrados convexe, il se pourrait bien que ce profil cavite aussi « en dessous »

Joli calcul donc, mais c’est plutôt le foil sous le vent qui serait intéressant, avec une vue de la partie immergée, sur laquelle j’ai toujours une idée qui me semble originale …

 



L’hydroptère.ch se précise

11 octobre 2007

hydropterech.pngL’ennui avec le site de l’Hydroptère, c’est qu’ils n’ont pas de flux RSS, donc il faut le visiter régulièrement pour obtenir des nouvelles. C’est donc avec un bon mois de retard que j’y découvre cette page qui fait état de la constitution d’un « design team » proche de l’EPFL (sans moi, hélas … 😦 )

Outre la liste des labos de recherche impliqués et des entreprises concernées par la construction de la bête, on trouve le dessin ci-contre qui indique que la configuration des foils de l’Hydroptère est conservée, ce que l’on comprend volontiers vu les bons résultats obtenus avec les plans inclinés.

Avec un peu de chance, l’hydroptère.ch disputera quelques régates avec le foiler de Syz & Co en 2008 !

Et avec encore plus de chance, il y aura du vent sur le Léman…


Vitesse des animaux marins

11 octobre 2007

Dans ce commentaire, Eric me signalait que l’espadon et son cousin le poisson voilier dépassaient 100 km/h, soit près de 60 noeuds. Les premières vérifications, notamment sur la wikipedia en français confirmant ceci, je me suis lancé dans une réponse audacieuse, mentionnant entre autre que ce animaux avaient peut-être trouvé moyen de tirer parti de la cavitation.

le poisson le plus rapide (?)

Mais en poursuivant les recherches, je suis tombé sur cette page très complète sur le sujet (attention, cette page indique les vitesses en mph, donc en miles « terrestres » par heure, pas en kts, noeuds nautiques… »), qui indique que:

  1. le « Bluefin Tuna » (thon à nageoire bleue ?) que des récits de pêcheurs (marseillais ?) propulsaient à 56.8 noeuds n’ont été mesurés « qu’à » 37.7 noeuds pendant 20 secondes, ce qui est déjà spectaculaire
  2. le « Yellowfin Tuna » et le « Wahoo » ont atteint 40.27 and 41.6 noeuds respecivement
  3. la vitesse de 60 mph (et non kts !) soit 52.13 kts mentionnée pour l’espadon serait le résultat d’un calcul théorique fait par Sir James Gray, basé sur la puissance nécessaire mais ne tenant pas compte de l’hydrodynamique. Aucune mesure n’est réellement disponible sur la vitesse de l’espadon.
  4. Un « sailfish » (poisson voilier) mécontent a effectivement déroulé 100 yards de la ligne à laquelle il avait mordu en 3 secondes, ce qui correspond à une vitesse de 59 noeuds ! Mais il l’a fait en sautant, pas vraiment en nageant, donc c’est un résultat à considérer avec prudence.

Il n’est donc pas encore vraiment certain que des animaux soient capables de franchir le « mur des 50 noeuds », du moins en nageant, car certaines crevettes y arrivent avec leur pinces, pour faire du bruit et éventuellement assommer une proie avec l’onde de choc (voir ici)