Pointe à 52 noeuds pour l’Hydroptère

Le site de l’Hydroptère vient d’annoncer qu’ à Fos sur Mer, Alain Thébault et son équipage ont atteint une pointe de vitesse à 52 noeuds dans des conditions de vent très musclées, avec des rafales à plus de 40 noeuds.

l’Hydroptère est ainsi le premier voilier à passer en pointe le mur du vent, les 50 noeuds.

Si Eole voulait bien souffler de manière plus régulière, les runs seraient plus stables et peut-être susceptibles de taquiner Cattelan et ses copains…

L’Hydroptère à pleine vitesse, et à haute résolution (2126 × 1417) si vous cliquez dessus.
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14 Responses to Pointe à 52 noeuds pour l’Hydroptère

  1. Dr. Goulu dit :

    C’est bien une hélice repliée qu’on voit sur la photo (en haute résolution) ? J’avais jamais vraiment réalisé qu’il y a un moteur dans la bête !

  2. gyls29 dit :

    La présence de l’hélice signifie qu’il peut y avoir un moteur, ce qui est normal pour un voilier hauturier, c’est pas sur qu’il l’ait conservé pour les runs de vitesse.

  3. Trebormat dit :

    Une pointe oui à 52 noeuds c’est top mais il faut tenir sur une distance de 500 mètres. C’est dingue de voir la masse d’eau que cela déplace sur la photo, c’est étonnant. J’espère que la barre des 100 km est pour cette semaine.

  4. olivier dit :

    Sans bruler les etapes ils y arrivent a pousser la marchine encore et encore !!! Ca PAIE !!!
    BRAVO !!!

  5. Thomas dit :

    Bonjour,
    Je voudrais mettre un petit bémol sur l’expression « le premier voilier à passer en pointe le mur du vent, les 50 noeuds ». N’importe quelle embarcation a voile atteignant une vitesse moyenne de l’ordre de 48-49 noeuds sur 500m a de grande chance d’avoir des pointes a plus de 50 noeuds, même si elles ne sont pas enregistrées. Peut-être pas si l’amplitude des variations est faibles me direz-vous. Alors sachez que le catamaran « Techniques Avancées » s’était posé au milieu du run avec lequel il obtint le record de vitesse en categorie D a 42.12 noeuds en 1997, alors que sa vitesse de décolage était de 20 noeuds…
    Un grand message d’encouragement à Alain Thébault et son équipe.

  6. Clech dit :

    Quelqu’un sait il comment est alimenté en électricité l’important système de mesures embarqué sur l’hydroptère (batteries ou groupe électrogène ?). Comment le WSSRC réglemente l’utilisation d’énergies autres que le vent et la force musculaire de l’équipage ?

  7. Fred dit :

    Je tiens à rappeler que le voilier australien Yellow Pages avait réussit un début de run à 54 noeuds en 1993 (dixit l’équipe du tripode) avant que le bateau ne se crashe lors de cette tentative après leur perf à 46,52 noeuds.

  8. Fred dit :

    Bonne question que celle posée par Clech.
    J’ai eu l’occasion de visiter l’Hydroptère mais comme un idiot, je n’ai pas posé la question.
    Par contre, si je ne dis pas de bêtises, il me semble qu’une page de programme servait à mesurer l’énergie des batteries.
    J’ai de forts doutes sur le faite que l’Hydrop. se promène avec un groupe. Si le moteur n’est pas démonté, peut être qu’un alternateur est monté dessus. Mais je ne serais pas étonné que le moteur soit démonté lors des records … Charge des batteries à terre ?
    Fred

  9. Dr. Goulu dit :

    @Thomas : oui, il est en effet probable que Yellow Pages (détenteur depuis 1993 des records en classe B et C à respectivement 44.65 et 46.52 noeuds) ait déjà franchi les 50 noeuds en pointe. Reste à savoir si Yellow Pages est un « voilier », du moins au sens ou l’entend Alain Thébault, puisque, je l’avoue, j’ai repris le communiqué de l’hydroptere.com très directement. Mais sur le principe, et pour l’intérêt des records futurs, je pense qu’il est juste de distinguer des classes d’embarcations. L’hydroptère est un voilier au sens propre du terme, embarquant un équipage et capable de naviguer en mer, sous les deux amures pendant des heures voire des jours, et en cela il se distingue notablement des autres embarcations en course pour le record « toutes catégories ».

    @Clech : comme tour toutes les régates à la voile, les autres sources d’énergie que le vent ne doivent pas fournir de force propulsive. Le règlement du WSSRC dit exactement ceci :

    7. ENERGIE MANUELLE
    Un engin ne doit utiliser que l’énergie humaine, excepté l’énergie provenant d’une batterie pour les instruments. Rien ne s’oppose à différentes méthodes de transmission d’énergie telle que l’hydraulique , tant qu’il n’y a pas d’emmagasinage d’énergie au-delà de ce qui est associé aux matériaux dans leur usage conventionnel pour la navigation à la voile.

    Cela dit, les systèmes de mesure ne consomment en principe pas de puissance, je pense qu’une batterie de bagnole doit suffire à alimenter les instruments quelques heures…

  10. Lolocab dit :

    Je suis entièrement d’accord avec la réflexion Dr Goulu.
    Un record de vitesse pure est impressionnant sur une embarcation faite uniquement pour cet usage et sur une seule amure, ou dans les cas du dernier record en date sur une embarcation non flottante (un kite), mais atteindre ces vitesses sur un voilier hauturier est bien plus impressionnant et prometteur en terme d’évolution de la voile.
    D’ailleurs, à propos d’amure et de symétrie (je pense au mât incliné de l’hydroptère pour les records…), une petite pensée pour l’Obock, le dernier voilier de Henri de Monfreid.
    Très loin des records de vitesse, il avait un mât pivotant sur un axe excentré lui permettant de gagner un peu de gite. Une idée à reprendre sur l’hydroptère ???

  11. Bonjour,

    Je ne suis pas un fanatique du Kite mais je crois que le record actuel est tout à fait légitime et admirable. (est-il confirmé, au fait ?)

    2 Petits commentaires au sujet du message de Lolocab :

    L’ensemble Kite + planche + pilote est « flottant » sinon les records ne seraient pas homologués. Je crois savoir, même que, si le pilote met un « gilet de poids » il doit aussi avoir une réserve de flottabilité supplémentaire (gilet de sauvetage ou équivalent) pour avoir à nouveau un ensemble « flottant ».

    Je ne connais pas exactement la forme de la planche du record mais à priori, le kitesurf fonctionne parfaitement sur les deux amures.

    Comme un certain nombre d’entre nous ici, j’aurais tendance à plus admirer la performance technique que sportive, mais je m’incline devant le record du kitesurf.


    Gérard

  12. zaf dit :

    Bonjour,

    Pratiquant régulièrement de la planche, je peux vous dire que ces record sont impresionnants.
    Cela fait plus de 20 ans que thébault travaille sur ce « bateau ». Sans sa tenacité , plus de 20 fois son projet aurait failli.
    Quand au kitesurfer, il faut tout simplement être un peu fêlé pour aller à cette vitesse; mais comme dit Audiard: ‘ Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière ‘.

    ciao

  13. Dr. Goulu dit :

    @Girault. merci, nous on est au courant, mais le WSSRC toujours pas : sur http://www.sailspeedrecords.com/world-kitesail-records.html il n’y a toujours pas trace de record au dessus de 50 noeuds.

    Je ne doute pas que les runs de nos amis kiteriders seront dument homologués, mais on dirait bien que certains autres concurrents et milieux plus « traditionnels » ont de la peine à l’admettre.

    Pour ma part, comme je l’ai dit plus haut, je pense qu’il est juste et bien de distinguer des catégories.

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