Sailrocket monte en puissance

Les australiens de Namibie ont atteint 44.29 noeuds sur 500m dans 22 noeuds de vent.

Comme le raconte Paul Larsen et comme on le voit sur la video ci-dessus, les problèmes de direction de l’engin sont de l’histoire ancienne et Vestas Sailrocket se laisse désormais manoeuvrer bien gentiment. Remarquez comme le flotteur sous le vent se lève, transformant le prao en mono(coque)

Mais où sont les essuie-glaces ?

source: Sailing Anarchy (merci à Fred pour l’info)

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14 réflexions sur « Sailrocket monte en puissance »

  1. Merci Philippe,
    On retrouve sur cette très belle photo le comportement de la maquette que Paul Larsen faisait naviguer il y a pas mal d’années. On peut aussi voir la « fumée » au milieu de la coque ce qui montre bien que la coque centrale fonctionne bien comme prévue. A ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir voler la maquette, je vous conseil de faire un tour sur le site….
    Fred

  2. Merci pour cette news,
    Je me suis fait prendre de vitesse, j’étais en train de traduire la news « officielle ».
    Suite à ce run 66, il y a eu le run 69 un peu après.
    Epic comme le dit Paul, dans 27 nœuds de vent (beaucoup trop) le bateau a amélioré sa vitesse de pointe à 46.75 noeuds pour une moyenne à 43.66.
    Ce n’est pas très rapide mais c’est un formidable test pour la solidité de la structure et pour la confiance du pilote dans sa machine.
    Je regrette que Paul ne souhaite pas convoqué le WSSRC dès maintenant car je le crois dans de bonne disposition au moins pour battre le record de la classe B
    Enfin c’est lui qui sent les choses.

  3. Bonsoir à tous,

    Une petite question au sujet de cette dernière vidéo (run 66)
    Il me semble que l’engin arrive du large (donc au près) puis il abat pour être grossièrement vent de travers. C’est là qu’il atteint sa vitesse maxi.
    Jusqu’à présent je comprends.
    A la fin du run, il semble abattre encore pour se retrouver vent arrière pour enfin lofer et s’arrêter.
    Cette manoeuvre (si tel est le cas) est contraire à ce que l’on pourrait attendre (lofer face au vent pour arrêter le bateau). Néanmoins j’ai déjà entendu dire que les bateaux à grande vitesse (surtout par rapport au vent réel) se manoeuvrent à l’inverse de la « normale » (border à fond et lofer pour ralentir)

    Qu’en pensez-vous ? (suis-je victime de mes sens abusés) 🙂

    à plus,


    Gérard

  4. A mon avis, l’engin navigue à 110 ° du vent, parallèlement à la plage, au plus proche du bord pour bénéficier d’une eau plate. Mais sa vitesse lui donne un vent apparent sur l’avant.
    – Si il lofe un peut, son ralentissement est faible car le vent apparent s’oriente vers son arrière
    – En plus, il arrive sur le sable
    Sa seule solution est donc d’abattre au vent arrière pour diminuer son vent apparent et donc sa vitesse. Pour ensuite relofer vers la plage

  5. En effet, je ne sais pas si les bateaux de vitesse se dirigent à l’envers mais s’il loffe il arrive sur la plage donc il abat en choquant l’écoute de l’aile ce qui le fait fortement ralentir et ensuite une fois assez loin il lofe pour se mettre face au vent.

    Un point supplémentaire sur la montée en puissance de Sailrocket, Un chronomèteur officiel sera sur site à partir du 23 novembre pour une série de tentatives de record du monde.

    Premier objectif : le record de la classe B : 44.65 YP en 1993
    Puis un record actuel : 46.15 Hydroptère 2008
    Puis le record « voilier » : 46.52 YP 1993
    Pour enfin tenter le record absolu : aujourd’hui encore 49.84 (où en est l’homologation des runs à plus de 50 noeuds ???)

    Par ailleurs, il y aura aussi peut être une tentative de record féminin en classe B qui n’existe pas encore

  6. Ces ailes quasi rigides sont optimisées pour un faible angle d’incidence du vent apparent et en abattant la portance est quasiment détruite. La polaire de Sailrocket au vent arrière est probablement pire que celle d’un bateau de tour du monde en ferrociment …

  7. Sailrocket est certainement un candidat redoutable pour le record absolu de vitesse à la voile. Son mode de fonctionnement est en effet révolutionnaire en ce sens où, de l’association force vélique/force de gravitation (poids du bateau), on est passé à l’association force vélique/force hydrodynamique permettant ainsi une substantielle augmentation de puissance.
    J’ai toutefois une inquiétude quant à l’équilibre général de l’engin. En effet, la composante propulsive de la force vélique étant très déportée par rapport à la coque principale, le bateau doit être singulièrement lofant obligeant certainement le barreur à « tirer sur la barre » (pour abattre) générant ainsi une trainée supplémentaire au niveau du safran. Serait-ce une limite du projet ?

  8. il me semble me souvenir que l’ors d’une rupture de la gouverne , il avait fait une auloffée qui avait entrainé un passage en négatif de l’aile entrainant se destruction la vitesse étant encroe tres élevée , en abattant et en ralentissant ainsi tres fort il évite ce probleme de casse en incidence négative .. enfin je crois 😉

  9. C’est un point qui a posé pas mal de problème au début de développement mais en fait le bateau est à géométrie variable et donc ce soucis d’alignement est compensé par un changement de la position de la voile en modifiant l’angle entre le bras de liaison et la coque.
    Aujourd’hui, les navigation se font avec aucun effort latéral dans le safran donc pas de trainée parasite.

  10. Merci pour la précision. La composante latérale de la force vélique peut ainsi être amenée devant la composante latérale de la force hydrodynamique générée par le foil. Ce décalage permet de créer un couple « abattant » venant contrecarrer le couple « loffant » produit par le binome composante propulsive de la force vélique/traînée. Bien vu !
    Maintenant, la précision dans le réglage de l’angulation permet-elle d’annihiler totalement – et,disons, en temps réel – les effets de couple ?
    Par ailleurs, pourquoi un nouvel appendice vélique a-t’il été adjoint derrière le poste de pilotage ?

  11. Il n’y a pas de régulation de la position du pod en navigation.
    Le réglage se fait avant la navigation et en fait ne varie pas vraiment…
    L’équilibrage en navigation se fait avec le safran qui dispose d’un système d’angulation non linéaire afin d’avoir une grande précision pour les petits angles.
    Le « safran aérien » était prévu à l’origine afin de conserver le contrôle a haute vitesse quand la cavitation aurait fait décrocher le safran.
    Ce système était un peu compliqué et a été mis de côté pour l’instant…

  12. Runs épiques pur Sailrocket aujourd’hui !!!
    Après un premier run, dans lequel le GPS de bord (non officiel) donne une vitesse de pointe à 48.9 nd pour une moyenne sur 500 m à 47.35 nd soit, reccord de la classe B, d’Australie, du spot de Walvis Bay et oficieusement du voilier le plus rapide

    Lors de son 2e run, sur une tentative de record sur 1 mille, Sailrocket s’est envolée, a réalisé un back flip avant de s’écraser en brisant notamment sa poutre de liaison. Paul Larsen est indemne et le bateau est réparable.

    En attente d’information sur la confirmation des données du GPS Trimble et d’image pour illustrer ce run spécialement spectaculaire.

    Plus d’info sur : http://www.sailrocket.com
    Notamment la page live de l’après midi : http://www.sailrocket.com/livefeed.php

  13. Vu les photos. Impressionnant !!!
    Serait-ce la conséquence d’une éventuelle apparition du phénomène de cavitation sur le foil de la coque principal ?
    L’orientation vers le haut de la force vélique conduirait inévitablement à une telle « figure de style » en cas de brusque perte de portance sur le foil principal.

  14. Je ne sais pas d’où cela vient exactement, j’attends de voir la vidéo pour en savoir plus.
    Si c’est de la cavitation , ca va décrocher d’un seul coup.
    A priori, Paul s’oriente plus sur un problème de géométrie, il a déjà eu un problème similaire dans une moindre mesure, qui a été réglé par un léger changement de la position de la voile. cela se traduisant par une modification de l’équilibre.
    Dans la vidéo, je pense que si c’est cette cause, on verra le bateau se soulever de façon quasi graduelle.
    En tout cas, il a prouvé que Sailrocket est dans le coup, et sans tapage médiatique, suivez mon regard vers une autre fusée…

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