O Paf et autres tripodes des frères Durand

Les tripodes développés par les frères Durand sont des engins peu connus et qui pourtant méritent largement un article sur Foilers. Comme ils sont peu connus, il n’existe pas beaucoup d’informations à leur sujet. Heureusement la revue Bateaux a en 1990 réalisé un bel article qui m’a permis de trouver un peu de matière. Loïck Durand, qui a déjà visité les pages de Foilers, pourra si besoin corriger les possibles erreurs présentes dans cet article.

Des engins particuliers à plus d’un titre.

Tripodes mais avec une structure en triangle et non en Y, gréements particuliers, appendices inédits, les tripodes des frères Durand étaient et son toujours des OFNI de la vitesse. Gilles et Loïck Durand ont développés plusieurs canots basés sur la même architecture. Mais c’est sous le nom de O PAF dans les années 90 que la formule a marqué les mémoires de ceux qui traînaient à Brest, Weymouth ou au Saintes Maries.

Les pilotes et concepteurs

Gilles et Loïck Durand ne sont pas de simples amateurs bricoleurs. Loïck ingénieur arts et métiers et Gilles physicien avaient (et ont toujours), de sérieuses compétences qui leur ont permis de développer une série d’engins innovants et performants. A commencer vers la fin des années 80 par la création de Danto Rogeat. Danto Rogeat fut suivi par O Paf (aussi nommé Diatrace Ludotel) et O Paf 2. O Paf étant l’anagramme de  « Foil Asservi en Profondeur en forme de O » !

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

O Paf - Mulicoque magazine N° 47 juillet 1993

Les moteurs

Danto Rogeat fut, sauf erreur, le premier des tripodes développés par les frères Durand (1988). Il était déjà équipé d’un cerf volant de 14 m² situé à très faible distance de la plateforme qui était déjà équipée de foils (plateforme de 60 kg).

C’est sur O Paf que les frères Durand vont passer à la vitesse supérieure dans le maniement des cerfs volants. Fixé à l’aplomb du centre antidérive, le gréement d’O Paf permettait, en plus d’économiser le poids d’un mat, de n’induire aucune force de chavirement.

Autre intérêt de ce gréement, il permettait de naviguer sans faire de rappel et de supporter des surfaces de voile importantes (jusqu’à 28 m²). La force vélique à composante verticale diminuait aussi le travail demandé aux foils.

Les cerfs volants utilisés avaient une surface comprise entre 7 et 27 m² et pesaient de 2 à 7 kg. Réalisés en toile à spi ils n’étaient pas munis d’armature et ressemblaient à ceux utilisés en vol libre (mais s’orientaient eux même en incidence).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo via Loïck Durand 12-2008

Autres intérêts de ce gréement, le fait de travailler à une altitude « élevée » (vent plus fort et plus stable) ainsi que l’utilisation d’un profil épais. Le lancement de grands cerfs volants depuis un pneumatique n’était pas simple. La distance plateforme/aile était réduite afin de diminuer les embardées de l’ailes (environ 8-10m).

Un des désavantages du système semblait être les difficultés rencontrées pour virer de bord (empannage) et pour ralentir ! Le freinage fut amélioré par l’adoption d’un système de freinage par basculement des foils.

Vers 1992, le gréement cerf volant fit place à deux voiles de planche. Solution plus maniable et facile à gérer. Les concepteurs d’O Paf furent peut être impressionnés par les performances et la maniabilité de Longshot qui était un bel exemple de ce qu’un engin gréé avec un double gréement à wishbone pouvait faire.

Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992
Multicoque magazine N°41 juin – juillet 1992

La structure

La plateforme triangulaire d’O Paf faisait 4m de côté. Chacun des angles du triangle recevait un flotteur monté sur un axe horizontal situé au niveau du centre de carène. Chaque flotteur était muni d’un foil asservi. Amélioré d’année en année la structure de la version optimisée  et  réalisée en carbone ne pesait que 75 kg !

Dans les premières versions ou étapes, le pilotage seul ou en double, se faisait depuis le trampoline tendu entre les poutres. Ce système fut remplacé par une nacelle suspendue équipée de sièges dans lesquels le ou les pilotes étaient attachés.

O Paf - Bateaux N° 385 - juin 1990
O Paf – Bateaux N° 385 – juin 1990

Les foils

En forme de « O » et réalisés en carbone, ils étaient asservis en profondeur grâce aux palpeurs fixés à l’extrémité des flotteurs. Les foils assuraient, en plus de la sustentation, le rôle de surface antidérive. Ils permettaient, en passant en incidence négative, de ne pas renouveler la figure réalisée par le légendaire « Jacob’s Ladder » (tornado tiré par 15 cerfs volants lancés depuis la terre) : un décollage à plus de 9m dans une survente !

La forme en « O » permettait, d’après ses inventeurs, une réalisation simple. La forme de base avait été obtenue sur un moule en plâtre. Les foils étaient ensuite usinés sur un tour. Leur forme très résistante rendait possible la réalisation de foils solides et fins : 9 mm. Ceux-ci étaient calés à une incidence de 15° (par rapport à l’angle d’incidence neutre).

O Paf Saintes Maries 1990 - Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
O Paf Saintes Maries 1990 – Photo via Loïck Durand 12-2008

Les performances

Meilleurs chronos, après avoir passé 19.24 nœuds à West Kirby et 23.34 à Brest, O Paf réalisa un run à 27.57 nœuds en 1990 aux Saintes Maries de la Mer. Ce record battu sous le nom de Diatrace Ludotel, fut un temps celui de la classe C (jusqu’à 27.80 m²).

O paf 2 - Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon
O paf 2 – Bateaux N° 428 janvier 94 – Photo J Vapillon

Et après ?

Après O Paf 2, Gilles Durand a travaillé sur un autre projet très ambitieux nommé « Thémistocle » (foils, bras/aile jouant le rôle de surface portante, gréement biplan incliné, poids extrêmement faible). Projet qui resta malheureusement, et sauf erreur de ma part, qu’a l’état de maquette.

Comment de pas terminer par ce superbe clin d’œil que m’a fait suivre Loïck il y a quelques mois (utilisation actuelle de ses cerfs volants !) ?

Photo transmise par Loïck Durand 12-2008
Photo transmise via Loïck Durand 12-2008

Complément d’info. J+1

Mon ami Jean François Daron, ancien « speeder », vient de m’apporter un peu de matière (pour les lecteurs réguliers, il m’avait déjà aidé à la rédaction de l’article sur Objectif 100).

J’indique dans la partie « Les moteurs« , que l’aile était lancée depuis un Zodiac. Cela générait une assistance lourde pour l’envoi de la voile, voir sa récupération (une ou deux personnes en permanence sur l’eau). Jean François se souvient en avoir discuté avec un des frères Durand. De fait, ils avaient modifié leur système d’envoi de la voile afin d’être plus autonome. Ils avaient installés sur la plateforme un mat « canne à pêche » réalisé avec des mats de planche. Le but était de soulager l’aile au départ, de pouvoir la hisser jusqu’à ce que le vent la gonfle et qu’elle se sustente elle même. C’était un « starter ».
Si les souvenirs de Jean François sont exacts (et je pense que oui !), après une phase de mise au point, à Brest 90 cela fonctionnait assez bien.

Jean François m’a fait suivre 2 photos prises pour Epsilon, son bateau. Au second plan on peut voir O-Paf en train de hisser son aile et même naviguer. Vous remarquerez sur ces photos le mat de lancement de l’aile.

Merci Jeff pour ce complément d’info. (texte et photos).

Epsilon, en second plan O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

O Paf lancement de l’aile avec mat "canne à pèche" – Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron avec en second plan O Paf début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90

Epsilon de JF Daron, au second plan à gauche, O Paf en début de nav.– Via JF Daron 02-09 Brest 90

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38 commentaires pour O Paf et autres tripodes des frères Durand

  1. Gahagnon Maurice dit :

    Bonjour à tous
    Je viens de lire avec beaucoup de plaisir cet article.
    Il me rappelle de bons souvenirs.
    J’avais mis sur un site gratuit des vidéos concernant mon bateau, on voyait également OPAF naviguant à WESTKERBY. Mr MONSONNEC devrait avoir copié ces vidéos !!
    A plus

  2. Bonjour Maurice,
    En effet, j’ai récupéré les vidéos et je t’en remercie une nouvelle fois.
    Depuis j’ai eu un soucis de PC et je n’ai pu récupérer qu’une seule vidéo (avec un logiciel de récupération de données, comme quoi même si on efface…).
    Je viens de revoir avec grand plaisir cette vidéo. Mais je n’ai pas vu O Paf sur ce film.
    Par contre, il y a les images des fabuleux canot : Loisirs 3000.
    La saga de tes engins mériterait encore plus un article. Mais là, je n’ai pas assez de matière. Et je ne me risquerais pas à affronter ton jugement !
    Alors, si le coeur t’en dit, tu peux proposer une synthèse de tes nombreuses années de vols.
    Tu peux aussi proposer des articles sur d’autres sujets.
    J’en profite pour rappeler que Philippe et moi serions heureux d’accueillir de nouveaux « auteurs ».
    A vos plumes…

  3. Bonjour Fred, bonjour à tous,

    Si les frères Durand « trainent » parfois ici, j’aimerais bien savoir (sauf information « secret défense » ) pourquoi un tripode à 2 flotteurs à l’avant et non pas 2 flotteurs à l’arrière

    à plus,

    Gérard

  4. GG,
    Peut être pour une question de stabilité latérale ?
    J’ai te proposer la piste de la config. avion plutôt que canard mais cela ne fonctionne pas puisque le foil arrière est aussi avec palpeur. Il ne suit donc pas l’incidence de la plateforme comme le ferait une structure avion avec safran « fixe ».
    Bonne question…
    Fred

  5. Gahagnon Maurice dit :

    salut,
    C’est promis je ferai dès que j’aurai un moment et surtout un peu de courage un historique de ce que j’ai fait sur les hydrofoils entre 1981 et 1993 soit un total de 26 bases de vitesse : Brest, Weymouth, Westkerby, Sainte marie et aussi en Hollande.
    Il me faut avant tout retrouver des documents et surtout des photos.
    A plus
    MAURICE

  6. Fred de Lorient dit :

    Hello Maurice,
    Formidable, j’en salive d’avance ! Mais je ne veux pas te mettre la pression… Je suppose que tu as des tas d’images, vidéos, articles. Mais si tu le souhaites, je peux te faire parvenir ce que j’ai en ma possession. On ne sait jamais, peut être que j’ai un article que tu n’aurais pas vu !
    Merci en tout cas pour tes visites sur Foiler.
    Bon vent
    Fred

  7. Bertrand dit :

    Bonjour à tous,
    pour répondre à Gérard, je pense que c’est configuration qui permet de garder le mieux une bonne stabilité en lacet. Une fois sur le bon cap, il n’y a pas trop à toucher le palonnier et le tripode continue tout droit.

  8. Gurval dit :

    Formidable, merci fred pour ton article. Si j’ai réussi a valider plusieurs principes sur le DARED, c’est grace a l’ingeniosité des frère Durant. Sur un vieux thalassa, on voyait un des deux frère au milieu d’une marre avec de l’eau jusqu’a la taille. Il tenait une grande perche au bout de laquelle il y avait un flotteur avec son syteme de foil qu’il faisait tourner comme un fou autour de lui. Ce jour la j’ai compris que les bassins de carènes n’étaient pas forcement d’énormes truc reservé au superbudget. Merci.

  9. Gurval dit :

    PS: Je commence la construction de mon canot dans quelques jours…

  10. Gurval a dit :
    17 février 2009 à 03:49

    PS: Je commence la construction de mon canot dans quelques jours…

    Et bien il serait temps mon p’tit gars 😉

    Tout le monde attend ici !

    Bon courage et bons résultats,

    Gérard

  11. Go go go , Gurval !
    J’ai envoyé un petit mail à Gilles et Loïck Durand pour les informer de la présence de cet article.
    Aï aï aï, j’espère ne pas avoir raconté trop de bêtises…
    Fred

  12. Gahagnon Maurice dit :

    salut
    J’ai appelé aujourd’hui mon ami Claude Breton qui faisait partie du team « Loisirs 3000 », c’est lui qui possède pratiquement toutes les photos de nos engins.
    Malheureusement il est très occupé (présidence du WSSRC), il ne pourra pas faire des recherches dans ces archives qu’à partir du mois de septembre lorsqu’il sera retraité. De mon coté je suis assez occupé également, je commence à construire mon nouvel engin à hydrofoils après un hiver à réfléchir et a rédiger les plans.
    Cet engin est toujours un tripode version canard : safran à l’avant sous un flotteur articulé et amorti et foils en U asservis par palpeur à l’arrière, double gréements de 10 m2 (total 20 m2). Cet engin n’est pas fait pour battre des records de vitesse mais plutôt pour s’amuser dans un petit clapot par vent de travers de 15 à 25 Nd.
    Je pense vous envoyer les plans plus tard pour en discuter.
    à plus
    Maurice

    de réflexion et n

  13. Guy Capra dit :

    Formidable, merci Fred !

    Au sujet de l’incidence « auto-réglable » des cerfs-volants de Loïck Durand : y aurait-il un site qq part pour voir et comprendre tout ceci en détail(s) ?

    (D’autre part il est très intéressant de savoir que des cerf-volants tracteurs ils sont revenu au simple gréement de windsurf. Peter Lynn lui-même ayant hélas constaté que quand le vent tombe… Le cerf-volant aussi ! 😉

  14. Guy Capra dit :

    Merci, très intéressant ce lien
    ( http://lyc21-liegeard.ac-dijon.fr/TPE1S/optimisation.htm )
    ceci étant dit est-ce bien de ce profil dont parle l’article ? Et si oui, la traction n’en est-elle pas moindre ?
    Et je suis aussi curieux (décidément !) de savoir comment obtenir ce profil avec une aile souple sans trop de complication de bridage… Peut-être est-ce impossible, ce qui expliquerait la disparition de ce type de traction ?

  15. Loïc Durand dit :

    Gérard,

    La traction d’un cerf volant a sa composante vers l’avant et beaucoup sur le coté, car avec le vent apparent, la voile est « bordée » comme au près.
    Il faut donc un bon appui devant et sous le vent pour éviter que l’engin ne sancisse.
    D’où la nécessité des deux flotteurs à l’avant et de l’unique flotteur à l’arrière.
    Pas de secret défense, juste un peu de bon sens !
    S’agissant du profil auto stable de nos cerf volants (pas de commande pour border ou choquer, la voile se débrouille toute seule) mon frère Gilles est le concepteur, il vous renseignera mieux que moi. Il est vrai que cette configuration fait perdre quelques m2 de traction, mais quel confort !
    Loïc Durand

  16. Loïc Durand dit :

    Guy,

    Nous avons fait le choix d’essayer nos engins avec des voiles de planche pour simplifier la logistique, très lourde avec les cerf volants. (Un zodiac d’assistance avec minimum 3 personnes à bord)
    Mais les coups de pied au cul les plus fantastiques, c’était avec les cerfs volants !
    Loïc

  17. Loïc Durand dit :

    Fred,
    Non, pas trop de bêtises.
    Je trouve plutôt bien sympa que tu aies pris le temps de rassembler tout cela.
    J’ai fait copie du lien à mes 4 enfants qui me questionnent parfois sur le sujet.
    L’aîné Arthur avait 1 mois lorsque le O-PAF a fait son premier run à Weymouth. Ce jour là, on avait décidé d’essayer de raccourcir les suspentes pour limiter les mouvements relatifs entre l’engin et la voile ; ça a marché immédiatement, avec notre premier run homologué à 20 noeuds.
    Possible qu’avec Basile le fils de Gilles (voileux aussi), ils remettent un jour tout ça à l’eau …
    Loïc

  18. Guy Capra dit :

    Loïc, merci de cette précision. Ça serait formidable en effet que la nouvelle génération reprenne les recherches des papas !

    Bien sûr les CV permettent du haut rendement, vous prêchez un convaincu du fait. Le problème c’est comme vous le dites si bien la logistique, à laquelle je rajouterais aussi les déventes pour une utilisation « promenade » (c-à-d sans sportivité, et donc sans beaucoup de vent apparent…)

    Je travaille de mon côté sur une solution qui consisterait d’une part en un mât de lancement qui serve aussi de mât dans le petit temps, mais aussi – voire surtout – dans un CV qui se calera tout seul à 45° du fil du vent. Le but ne sera pas la vitesse (quoique) mais plutôt l’aspect pratique. Mais là on devient hors sujet par rapport à Foilers!

  19. Gurval dit :

    Guy,
    ça peut t’aider pour ton travail et etre interressant pour les autres:
    http://www.siz.org.pl/proa/memuary/nietopiso.htm

  20. Merci pour votre réponse, Loïc.

    Souhaitons donc voir les « cousins Durand Jr » reprendre le flambeau.

    Gérard

  21. Guy Capra dit :

    Merci Gurval, assurément des choses intéressantes !

    Bien cordialement,

  22. Fred de Lorient dit :

    Puisque nous sommes « dans les merci ».

    Merci à Loïc pour ces précisions.
    J’espère que vos enfants auront, avec ce modeste article, une vision du beau travail réalisé par leurs papas.

    Merci à Gurval autre pro. du cerf volant pour ces différents liens. Et bon travail sur ton engin…

    Merci Guy pour ces intéressants sites, dommage que l’un d’entre eux ne soit pas en français ou anglais.

  23. Guy Capra dit :

    Euh Fred, c’est même pas moi !
    (mais merci quand même 😉

  24. Fred de Lorient dit :

    Ah heu, à bon…les ravages de l’alcool !!
    Mais bon, ce lien était tout de même de toi, hic :
    http://lyc21-liegeard.ac-dijon.fr/TPE1S/optimisation.htm)

  25. Guy Capra dit :

    Que nenni : c’était seulement la version courte et directe du lien très intéressant de Gurval dans le message juste au dessus. J’avais pensé que certains ne pourraient|voudraient pas accéder à la page en question si le lien était trop long… Et c’était pour voir si tu suivais ;-P

    cdlt,

  26. Fred de Lorient dit :

    Et bien il semble bien que je ne suivais pas !
    C’est quoi cet « auteur » (un autre mot à proposer ? scribouilleur?) qui ne fait pas le SAV des articles ?
    Pffff

  27. Guy Capra dit :

    Mais non mais non : sans toi Fred, nous (je) serions resté dans la plus pure ignorance Sacrebleu !

    Allez, pour ne pas renier ta reconnaissance éternelle tant méritée, un lien comme exemple des grands esprits qui se rencontrent ; et même si le mien reste beaucoup plus petit (l’esprit comme le mât-canne-à-pêche), il est néanmoins bien plus rigolo (le mât, pas l’esprit) !
    Voir avec le curseur à 2’22 » sur cette vidéo :

  28. Fred de Lorient dit :

    Guy,
    Vraiment très intéressant cette vidéo et je comprends un peu plus ton intérêt pour O Paf.
    Musique de qui sur cette vidéo ?
    Tournée à Toulon, ville de ma naissance et où je n’ai pas mis les pieds depuis au minimum 30/40 ans !
    Fred

  29. Guy Capra dit :

    Merci pour ton intérêt, et même si icelle n’était qu’un clin d’oeil il est vrai que j’ai essayé beaucoup de CV pour en comprendre la substantifique moelle et travailler sur mon projet « paravelic ». Toutes les vidéos de mes essais son sur DailyMotion si tu es intéressé et/ou curieux.
    La musique sur cette vidéo était je crois de Camille St Saens, à vérifier sur le générique de fin…
    Toulon a bien changé (et changé en bien) ces dernières années. J’y suis revenu il y a qqs années moi-même, et je dois dire que maintenant je l’apprécie un peu. Le seul problème encore à Toulon maintenant, c’est les toulonnais.
    (pas la tête, je plaisante ! Quoique… ;oP)
    Les meilleurs ont dû partir à Lorient, probablement ! 😉

  30. Durand Loïc dit :

    S’il y en a que ça intéresse, voici une vidéo de notre engin… filmée en 1988…
    Bon vent à tous !
    Loïc

  31. Durand Loïc dit :

    S’il y en a que ça intéresse, voici une vidéo de notre engin prise en 1988…

    Bon vent à tous,
    Loïc

    • Loïc,
      Et je garde précieusement le lien pour le mettre dans une de mes prochaines « Ptites news », le format des nouvelles diverses et variées…
      Je viens de l’envoyer à Maurice Gahagnon, que tu dois connaitre (Loisirs 3000). MAurice avec qui j’ai monté en juin dernier (avec aussi François Lys) le rendez-vous « La semaine affoilante ».
      Encore merci
      Fred

  32. xavierlabaume dit :

    ça avait l’air d’être fort en sensations…. je serai curieux de voir ce que la pateforme donnerait avec une aile moderne, elle existe encore?

  33. gurval dit :

    Bonjour loïc.

    je voulait juste dire ici que c’est grâce à vous 2 que j’ai eu le courage de me lancer et de faire mes premiers test sans attendre d’avoir acces à un bassin de carène. Ce sont justement ces images là qui, plusieurs années après, m’ont fais dire  » si ils ont pu le faire dans une mare, je peux le faire dans la baignoire ». Alors avec beaucoup de retard et un peu de nul part: MERCI.
    je serai curieux de savoir comment vous avez fabriquez vos foils en O, est avec ce qu’on voit à 3″20′ ? et dernière question combien aviez vous de lignes, elles ont l’air très courte.

  34. Loïc Durand dit :

    Bonsoir à tous,
    Je vais essayer de répondre à vos questions :
    – Fred : Transmets mes amitiés à Maurice ; nous nous sommes croisés à plusieurs reprises, à Weymouth, Brest et aux Saintes Maries. Préviens moi si vous organisez une nouvelle semaine « Affoilante », car je travaille actuellement à la réalisation d’un nouveau bateau : Un trimaran de 18 pieds à foils asservis, avec un programme de navigation plus étendu que celui du Flying Phantom, notamment par mer formée…
    – « Fort en sensations » Xavier en effet ! Nos cerf-volants étaient puissants et stables, mais trop galère à faire décoller. Nos deux plateformes existent encore, et sont remisées dans un atelier. Celle du film n’est plus ressortie depuis le record établi aux Saintes en mars 1990…
    Les ailes nouvelles permettraient d’élargir considérablement la plage de navigation, et simplifieraient tellement la logistique !
    – Gurval : Tant mieux si nos délires ont pu t’aider ! Les essais dans la mare, d’apparence ridicules, nous ont enseigné pas mal de trucs pour mettre au point l’asservissement des foils.
    Pour leur fabrication, nous usinions des moules en plâtre sur un vieux tour, dont la hauteur de pointe avait été relevée… Avec un cardan de bagnole ! (regarde bien la vidéo, tu comprendras).
    On enroulait ensuite du fil de carbone pré-imprégné autour du moule, en calculant le nombre de couches pour obtenir les épaisseurs souhaitées, puis on positionnait un contre moule, en plâtre lui aussi. Pour plaquer le contre moule sur le moule, on enroulait ensuite sous tension de la ficelle autour du contre moule qui avait été usiné pour la recevoir (un peu comme une jante).
    La pression était ainsi considérable.
    On mettait ensuite tout ça à cuire…Puis on cassait tout le plâtre pour sortir le foil sur lequel il ne restait qu’à effectuer une infime finition (au tour encore). C’est mon frère Gilles qui a mis tout ça au point.
    Bon WE à tous
    Loïc

  35. Bonjour Loïc,
    J’ai envoyé un mail hier soir à Maurice.

    Merci pour toutes ces info. et surtout sur celle du développement d’un 18 pieds avec régulation.
    Je pense que nous partageons le même avis sur les foils présents sur certains engins comme le FP…
    Donc c’est avec grand plaisir que je découvre cette info.
    Foilers est à ta disposition pour communiquer sur ton projet!

    Pour la semaine affoilante 2016, elle va arriver plus tôt dans l’année, début avril !
    Mais si tu es dispo. mais que ton engin ne l’est pas, tu pourras venir en visiteur.

    Amicalement
    Fred

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