Nouveau record sur mer !

Après le sable, l’eau (voir le très intéressant article de notre bon Dr. sur Greenbird) !

Macquarie Innovation aurait battu la nuit dernière le record du monde de vitesse détenu par un « bateau » avec un run à 50,43 nœuds  (et une  pointe à 54,23 nœuds) !!

Record qui demande à être validé par le WSSRC. Il pourrait être réduit à 50,08 nœuds afin de tenir compte d’un courant lié à la marée.

Ce record, si il est validé, est encore un peu en dessous du record toute catégorie détenu par Alex Caizergues avec 50,57 nœuds. Toutefois, Macquarie deviendrait le premier « voilier » à passer 50 nœuds sur 500m. Il bat par la même occasion son propre record de 48,14 nœuds réalisé, comme ce nouveau run, à Sandy Point (janvier 09).

Ci-dessous, superbe photo de Steb Fisher :

Macquarie Innovation - photo Steb Fisher

Macquarie Innovation - photo Steb Fisher

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39 Responses to Nouveau record sur mer !

  1. Fred de Toulouse dit :

    Comme je l’avais précisé dans les commentaires de l’article https://foils.wordpress.com/2008/10/04/pointe-a-52-noeuds-pour-lhydroptere/#comments

    l’équipe du tripode YPE affirme avoir atteint les 54 noeuds en pointe en février 1993 voire les 56 noeuds et plus tard 54 noeuds enregistrés :
    http://www.sail-world.com/europe/New-World-Speed-Record:-Macquarie-Innovation-breaks-50—hits-54-knots/55222

    donc tout ça bien avant les vitesses de pointe de l’Hydroptère à 52,83 puis 53,69 noeuds et leur médiatisation.

    En tout l’article est intéressant pour l’histoire du team.

  2. Merci Fred de Toulouse pour ces précisions et liens.
    Très bel article en effet, que je vais prendre le temps de lire tranquillement…
    Après Fred de Bordeaux et de Lorient (bibi), Fred de Toulouse ! Tiens tiens, c’est une piste de recherches : la passion en fonction du prénom !!

  3. Fred de Toulouse dit :

    A bibi de Lorient, lis la dernière ligne de mon premier commentaire comme Fred de Tlse, tu verras que Fred de Bdx est bipolaire.

    Je n’ai pas tout dit dans mon commentaire sur les vitesses de pointe de YPE (il était tard) mais clairement YPE est donc (sûrement) le premier voilier et engin à voile à avoir franchi les 50 noeuds en pointe et les 100 km/h également mais cette confirmation par le team remet en perspective cette barrière (la cavitation à l’approche des 50 neuds) évoquée depuis deux ans ici et ailleurs.
    YPE l’avait déjà repoussée depuis plus de trois lustres. Finalement cette barrière à 50 noeuds sonnait bien à l’oreille de tout le monde, un nombre « rond », presque plus une barrière psychologique en fait.
    Evidemment, je pense que quasiment tout le monde savait qu’elle était dépassable.
    Je confirme qu’à l’époque le team avait annoncé cette vitesse de pointe – non médiatisée. C’était dans un article de L’Equipe. A chacun ses lectures, ah, ah, ah…

  4. Fred de Toulouse,
    Que dois je comprendre de la bipolarité de Fre de Bdx, aurait il un clone à Tlse ?
    Tu as entièrement raison, cette soit disant barrière était aussi un bon filon médiatique !
    Je suis « accro. » au team australien avant qu’il ne se lance dans la vitesse. Comme je le disait dans mon article « Macquarie reprend son bien avec 48,14 noeuds ! », cet engin détient aussi le record de transformation du vent en vitesse sur l’eau…
    Fred de Lo

  5. Fred de Toulouse dit :

    Tout à fait d’accord à un record de « rendement », d’efficience » ou de transformation du vent en vitesse sur l’eau à la voile même si le rapport sera plus favorable aux voileux avec un vent faible.

    Fred de Bdx s’est téléporté définitivement sur Tlse.

    J’apprécie cette forme de pudeur de l’équipe de MI. Pas trop d’éclat médiatique à mettre en relief avec la simplicité du « marsupial » Paul Larsen.

    Quand l’équipe de MI évoque une limite du bateau à 57 ou 58 noeuds je ne sais si celle-ci signifie celle de leur concept (YPE puis MI, et donc produire tout autre chose pour aller au-delà).

  6. Fred,
    Moi aussi j’aime bien cette façon de faire des « Aussies ». D’autres pourraient s’en inspirer, en France aussi. Je me souviens que notre bon Dr Goulu avait trouvé dans l’article ci-dessous, que j’avais un jugement un peu sévère pour Wot Rocket… Défi qui n’a pas fait dans la dentelle en ce qui concerne la médiatisation de leurs potentiels résultats ….!
    https://foils.wordpress.com/2008/07/21/defi-prao-a-foils-et-avec-voile-epaisse-20-ans-avant-wot-rocket/
    Fred

  7. Bonjour les Fred,

     » Quand l’équipe de MI évoque une limite du bateau à 57 ou 58 noeuds je ne sais si celle-ci signifie celle de leur concept (YPE puis MI, et donc produire tout autre chose pour aller au-delà).  »

    J’ai retrouvé ce document au fond de mon DD. Je l’avais transmis à un ami (peut-être un certain Fred (?) ) d’où mes remarques personnelles.

    http://gerard.delerm.free.fr/divers/cavitation.doc

    Si vous ne pouvez pas lire les formules je le remplacerai par un .pdf

    Théoriquement, il semble qu’en choisissant le bon profil on peut aller jusqu’à 56 noeuds (environ) avec des foils subcavitants.

    à plus,

    GG

  8. Même pas sur que ce soit pour moi que tu as réalisé ce très intéressant document mon GG !
    Mais je l’ai maintenant !
    Fred

  9. Satya dit :

    Je voudrais rebondir sur le petit doc de GG pour vous proposer une petite digression de mécanique des fluides à débattre ensemble.

    En effet, même si ça serait beau d’avoir une limite physique aussi mythique et palpable que le mur du son, je ne pense pas que la théorie (au sens brut) puisse donner une limite de vitesse d’évolution subcavitante.
    Prenons un petit exemple: si mon foil est une plaque très très mince de surface très très grande, je n’ai pas de concentration de dépression (parce que le foil est très fin) et la pression uniformément répartie est localement faible (parce que le foil est grand, et qu’on peut donc décider de travailler à incidence faible). Donc, même à très grande vitesse, la pression ne descend pas au dessous de la pression de vapeur (dit autrement, le nombre de Thoma de l’écoulement autour est bien supérieur au plus petit coefficent de pression du foil)
    Autre argument: si on reprend la formule du doc précédent (formule très courante pour des gens qui étudient les pompes de liquides), et qu’on l’applique à des écoulements très rapides (par exemple la découpe jet d’eau industrielle, 600m/s soit 1200 nds à 2000 bars), même en tenant bien compte qu’on est à 2000 fois la pression atmo, le nombre de thoma est à 0,00001 et on ne cavite pas. Mais on ne s’envole pas de la surface avec un pistolet à eau, j’en conviens!
    Cet exemple montre juste qu’on peut se déplacer dans l’eau sans caviter à beaucoup plus que 50 nds, même à pression atm.

    Cela dit, pour, justement, se déplacer dans l’eau à grande vitesse, il faut:
    1. se propulser
    2. trainer le moins possible, et donc dans le cas de foilers, décoller.

    Et c’est là que, je suis d’accord, il y a une limite de de facto autour des 50 nds. Parce que les efforts et les tailles mises en jeu ont pour l’instant toujours impliqué des concentrations de dépressions qui créent de la cavitation.
    Le truc, à mon avis, c’est effectivement la recherche de « Cp » le plus petit possible: pour avoir des dépressions dynamiques locales les plus faibles possibles, il faudrait que les courbures des profils restent, même localement, très faibles (i.e. des profils très effilés), qui tendent vers la plaque infinie de mon exemple.

    Parenthese, une analogie entre cavitation et mur du son (« onde supersonique » si on était snob 😉 ) a déjà été faite ici, je rajoute un autre aspect d’analogie: pour ne pas déclecher d’onde de choc qui créent de la traînée, les avions supersoniques recherchent aussi de faibles courbures, d’où leur lignes très tendues.

    Le problème, qui se pose autant dans le cas du Concorde que dans celui des foilers, c’est qu’on parle d’un rayon de courbure de déviation DU FLUIDE. Or celui ci est dépendant de son incidence.
    Si on reprend la plaque infiniment fine, elle pourra aller très vite si elle est parallèle à l’écoulement, mais deviendra (hydrauliquement) très mauvaise à la moindre prise d’incidence parce que localement, à son bord d’attaque, le fluide sera violamment dévié, et paf, concentration de dépression. C’est pour ça que les Airbus ont le nez rond! (bon, ok, le raccourci est rapide, bien sûr dans leur cas c’est la recherche de laminarité qui remplace celle de la non-cavitation mais, pareil, c’est un phénomène qui est déclenché par variations locales de pression)

    D’où un compromis à trouver! Des lignes tendues pour repousser la cavitation (cf. amincissement des bord d’attaque de l’hydroptère dont on a débattu sur les photos du chavirage), mais pas trop pour rester tolérant en incidence (et aussi, autre défi d’importance, pour permettre au foils d’avoir au moins une épaisseur qui reprenne les efforts souvent monstrueux…). Donc, oui, le mur du vent (©) est une belle réalité pragmatique… Mais pas physique!

    Ah tiens, mon commentaire ferait presque un article! Oups je me suis peut-être laissé emporter… Mais si ça permet d’entraîner une discussion intéressante, ça aura valu la peine!

  10. Merci beaucoup Satya, très intéressant, et oui tu aurais pu nous pondre un article ! Comme quoi, vous lecteurs, vous pouvez rejoindre la grande équipe de la rédaction de Foilers !!!
    Je vais relire ton article à tête reposée et après avoir terminé le boulot que j’ai ramené à la maison (mais quel con je suis !).
    Fred

  11. Satya dit :

    Errata…

    En fait l’histoire de la découpe jet d’eau n’illustre pas du tout mon propos!! Si on (re)fait le calcul (sans compter un coup en bars, un coup en pascals :D) on a un sigma de 1,1.

    Ca remet pas en cause le reste de la réflexion, c’est juste que cet exemple là, du coup, ne montre rien… J’en cherche un meilleur, je vous raconte quand j’ai trouvé (si je trouve!)

  12. Bonsoir Satya,

    Comme Fred, je n’ai pas lu avec attention tout ton message qui me semble très intéressant.

    Juste un début de réponse.
    tu dis :

    « Prenons un petit exemple: si mon foil est une plaque très très mince de surface très très grande, je n’ai pas de concentration de dépression (parce que le foil est très fin) et la pression uniformément répartie est localement faible (parce que le foil est grand, et qu’on peut donc décider de travailler à incidence faible). Donc, même à très grande vitesse, la pression ne descend pas au dessous de la pression de vapeur (dit autrement, le nombre de Thoma de l’écoulement autour est bien supérieur au plus petit coefficent de pression du foil) »

    Tout à fait d’accord avec toi. Néanmoins, dans la pratique, plus l’angle d’attaque diminue, plus le rapport Cy/Cx diminue. En d’autres termes, plus la surface du foil augmente plus la traînée augmente (pour une portance donnée)

    Très rapidement, on se retrouve avec un foil dont le rapport portance/traînée est moins favorable que celui que l’on obtient avec une surface planante. Le foil perd du coup une grande partie de son avantage.

    J’essaierai de mieux argumenter avec des exemples de polaires de profils (pas avant vendredi, je suis un retraité très pris 😉 )

    à plus et merci d’avoir relancer ce thème.

    GG

  13. Fred de Toulouse dit :

    D’ailleurs si l’on en croit l’équipe de l’Hydroptère, le bateau atteint plus de 61 noeuds en pointe et donc au-delà des 56 noeuds.

    Pour Satya, ton « … coup en bars » ne serait pas plutôt la tournée des bars…

  14. Bonsoir à tous,

    Bon, voilà la justification de mon dernier message pour Satya. Ca ne justifie peut-être pas grand chose mais c’est pour faire avancer le schimili …. schilimic ….chimilic !

    http://gerard.delerm.free.fr/divers/hydrofoilquinecavitejamais.doc

    GG

  15. Super intéressant GG.
    Belle démonstration…
    Moi j’en connais un qui s’il voulait bien, pourrait faire des articles sur « Foilers! »…
    PS : GG tu as vu le Tétrafoiler ?
    https://foils.wordpress.com/2009/04/03/le-tetrafoiler-du-nouveau-dans-les-hydrofoils/
    Fred

  16. Bonjour Fred de Lorient,

    Bien sûr, j’ai vu l’article sur le Tétrafoiler. Mais ce n’était pas une surprise pour moi car une de mes relations très bien placée m’avait déjà parlé de la bête (sous le sceau du secret absolu que j’ai bien sûr respecté).
    J’en sais même peut-être un peu plus au sujet du régulateur d’angle d’attaque … mais chut ! 🙂

    à plus,

    GG

  17. QUOI !!!
    « J’en sais même peut-être un peu plus au sujet du régulateur d’angle d’attaque … mais chut ! »
    Mais tu n’as pas le droit.
    Ma vengeance sera terrible….
    Fred de Lo

  18. Satya dit :

    Bonsoir!

    Merci GG d’avoir pris le temps d’apporter de nouveaux arguments! J’aurais pas le temps hélas de faire à nouveau une réponse détaillée avant longtemps (à retraité très pris, jeune actif très actif ;))
    Je voulais juste dire que ton article complète tout à fait mon propos sans contradiction. En effet, ce que je voulais souligner la dernière fois c’était le non-fondement (physique) de la notion d’une vitesse limite au delà de laquelle toute cavitation est inévitable. En d’autres termes, je n’ai pas la prétention de prouver qu’un foil qui ne cavite jamais existe (loin s’en faut!! Si c’était le cas vous auriez entendu parler de moi avant :D) je voulais juste montrer qu’il n’y a pas de raison a priori que ça soit impossible. Ce qui est beaucoup plus faible, bien sûr.
    D’autant plus faible que je parle d’atteindre des vitesses limites, mais je suis loin de parler de les atteindre avec en plus un fonctionnement énergétiquement rentable. Il est évident que tous les profils connus cavitent à leur Czmax au delà de 50 noeuds, sinon, encore une fois, s’il en existait un tout le monde l’aurait collé sous ses carènes.
    Par contre, peut-être que ça vaut la peine de s’interroger justement sur la finesse dont on a besoin dans le cas d’un hydroptère: encore une fois, jettons un exemple dans la mare aux canards pour qu’on en débatte!
    Prenons l’hydroptère, version vitesse. On a 6,5 tonnes à soulever (65kN). Calculons la patate qu’il attrape au vent avec sa voile, considérons que celle-ci sert essentiellement à contrer la trainée des foils et on saura quelle est la finesse que l’on va exiger à nos foils pour porter tout le bazar.
    La force des voiles est donnée par le sacro-saint 1/2*rho*S(voiles)*V²*Cz(voiles), et en arrondissant largement au défavorable, on peut considérer que Cz(voiles)=1. A 50 noeuds de vent apparent (~25m/s), avec 200m² de (grands!) draps sur le mât, ça nous fait une force de 78 kN. Bien sur la force n’est pas dans l’axe, mettons qu’elle soit à 30°, ça fait 39 kN de traction. Mettons maintenant que j’ai été encore trop optimiste, et tombons encore notre résultat d’un facteur 2, là comme ça, boum, 19 kN.
    On se retrouve à devoir porter 65 kN avec 19kN de traction, soit en gros une finesse nécessaire de 3,5 (à comparer avec les 113 ou même les 20 du doc de GG)

    Bien sûr, il manque des choses, au premier rang desquelles le surcroît de charge donné par le safran, déporteur, cette charge supplémentaire permettant de contrer la tendance à enfourner due à la hauteur du point de traction vélique (et du moment piqueur des foils, mais oublions-le). Bon bin puisqu’on y est, donnons nous une idée: mât 23m donc, allez, point de traction à 7m (et on va dire que le Cg habite pile dessous). Notre petit safran, logé environ 12m derrière Cg (je dis ça en regardant une photo de l’hydroptère, encore une fois c’est du calcul grossier) doit donc pousser fort vers le bas de 7*19000/12 = 11kN (ah quand même! 2 bonnes vaches assises sur le safran! C’est rigolo ce calcul…) ce qui ramène notre finesse nécessaire à 4. Pis il y aura les traînées aérodynamiques (des voiles surtout) mais bon on sent bien que l’ordre de grandeur de la finesse nécessaire à 50 noeuds est de l’ordre de 10 maxi.

    Or beaucoup de profils existants savent faire beaucoup, beaucoup mieux. Donc voilà: peut-être en modifiant ces profils selon les contraintes de cavitation (donc en les coupant de leur cordon ombilical qui les rattache à leur gestation en aéronautique) on peut peut-être trouver un profil dont le Czmax (qui n’est plus une donnée critique) sera légèrement dégradé au profit d’un fonctionnement plus tolérant en cavitation… Mais ne me demandez pas comment!! 😉

    Bon j’ai encore écrit un roman-tartine (oups!), désolé pour le manque de structure. Mais si ça continue à entrainer des réactions aussi intéressantes que celle de GG, j’ai bien envie de continuer!
    C’était la petite digression calculatoire du soir… Bonsoir!

  19. Satya dit :

    Oups, coquille!

    Troisième paragraphe, lisez plutot « finesse max » que « Czmax ». Mais ça ne change guère le propos…

  20. Salut F. de T.

    Merci pour l’info.

    Comme disait Roger Couderc, commentateur de rugby des années 60 :

    « La cabane est tombée sur le chien, mais le chien n’est pas mort » (à dire avec l’accent 🙂 )

    à plus,

    GG

  21. Fred de Toulouse dit :

    J’ai hésité à écrire – pour les anglophones – de la casse pour MAïe. Hi, hi, hi…

    Oui GG, avé l’assent…

  22. Bonjour Satya

    En ce qui concerne la force motrice, je suis globalement d’accord avec toi. J’ai bricolé il y a longtemps une petite feuille Excel pour essayer tant bien que mal d’avoir une idée de la force vélique en fonction de la vitesse réelle du vent, de la vitesse du bateau, de l’angle du cap par rapport au vent etc … Je trouve quelque chose de l’ordre de 61 kN à comparer avec tes 39 kN (tu es donc assez largement optimiste semble-t-il comme tu le dis d’ailleurs).
    Je me permets néanmoins de préciser les paramètres qui me donnent ce résultat :

    Surface de voile : 200 m²
    Cz de la voile : 1
    Vitesse du vent réel : 40 nœuds
    Vitesse du bateau : 50 nœuds
    Rapport vitesse du bateau/vitesse du vent réel : 1,25
    Angle du cap par rapport à la direction du vent réel : 110°
    Vitesse du vent apparent : 52 nœuds
    Angle du vent apparent par rapport au cap : 44°

    Ce sont nettement des paramètres d’un engin qui privilégie la puissance à la finesse, ce qui est le cas, je pense, de l’Hydroptère.
    Lorsque Yves Parlier a fait ses tentatives de records avec son « hydraplaneur », catamaran à carènes planantes et redans, il avait atteint facilement 39 nœuds et il avait dû « lever le pied » à cause de la houle et du clapot. (il avait peur de tout casser mais surtout ça devenait réellement invivable sur le bateau malgré un casque et des harnais).
    Je pense donc que l’avantage des foils de l’hydroptère sont plus dans le fait de pouvoir passer dans une mer formée que dans leur finesse (surtout des foils traversants)
    D’autre part, les finesses des profils que j’avais relevées (113 et 20) ne s’appliquaient qu’à des foils « parfaits » et en particulier dont l’allongement est infini.
    Dans le livre « Hydrofoil Sailing » ISBN 0 903238 00 4 (chapitre 2 – Fully submerged hydrofoils -) Il y a deux formules permettant de modifier le Cy et le Cx en fonction de l’allongement réel et de la forme du foil. (je ne sais pas ce que valent ces formules plus ou moins empiriques et issues d’un bouquin qui commence à dater)
    Cl3/Cl2 = A/2+A et Cdi = k* (Cl3)²/PI*A

    Avec :
    Cl3 = coefficient de portance réel
    Cl2 = Coefficient de portance théorique (parfait)
    A = allongement du foil

    Cdi = Coefficient de traînée induite (à ajouter au coeff. théorique)
    K = coefficient variable en fonction de la forme du foil (k=1 pour un foil elliptique )

    Je n’ai pas eu le courage de faire le calcul avec les profils en question.

    Enfin, deux petites remarques pour pinailler :

    1) dans ton calcul, il me semble que tu as oublié la traînée due à la force anti-dérive (pas négligeable)
    2) en ce qui concerne les « deux bonnes vaches assises sur le safran », tu peux en enlever au moins une (peut-être plus) pour tenir compte des ballasts 🙂

    à plus,

    GG

  23. Dr. Goulu dit :

    de 50.38 à 50.07, le WSSRC a bien râpé …
    j’ai mis à jour la page des records, mais pas encore le graphique. Vais essayer d’en faire un avec Google Graphs, pour qu’il change « tout seul », un de ces jours …

  24. Fred de Lo dit :

    Oui, le WSSRC a sorti la râpe à fromage mais déjà fin mars, il était prévu qu’il tombe à 50.08 noeuds.
    Un mois pour valider ce record, ils étaient en vacances les « Glaouch » ? Ils avaient cassé leur boulier ? J’avais l’impression qu’ils allaient plus vite avant…
    Fred

  25. Fred de Toulouse dit :

    Je pense que depuis qu’ils ont fait évoluer leur site, ils peinent.
    Les 84 jours de Desj bien qu’homologués n’ont pas eu droit à une newsletter.
    De plus les Intermediate Round the World records n’ont pas évolué alors que je pense que Desj a dû améliorer quelques perfs.

  26. Fred de Toulouse dit :

    Une ancienne interview de Simon McKeon (en 2005) :
    http://www.yachtingworld.com/auto/newsdesk/20090401110723ywperformance.html

    Il est à noter qu’à l’époque il ne voyait pas de voilier océanique (hauturier) comme challenger pour le record absolu sur 500 mètres…

  27. Gahagnon Maurice dit :

    Bonjour à tous
    Je pense (cela ne regarde que moi) que vous êtes un peu méchant en disant que ce sont les « Glaouch » qui retardent la ratification des records. Au WSSRC il y a des ANGLAIS bien entendu mais aussi d’autres nations, mêmes des Français.
    Un record est ratifié avec beaucoup de sérieux, malheureusement les données d’entrée pour le calcul de la vitesse tiennent compte de paramètres souvent discutables.
    Maurice

    • Christian Février dit :

      Bonjour Maurice,

      Je lis ce soir tous les échanges sur le record de Macquarie Innovations. Il est exact que le Council a été très long à ratifier ce record. Simon McKeon et Tim Daddo, que je connais depuis 1987 (avec toutes les Little America’s Cup à MaCrae jusqu’en 1996), ne sont pas très contents de voir 0.35 nds de courant retranchés. Alors que le record s’est déroulé à l’étale de basse-mer. Bien qu’étant membre du Council, je suis moi-même un peu perplexe. J’ai tenté d’élargir le débat récemment pour comprendre l’origine de ce courant noté à l’étale de basse-mer. Malgré quelques suggestions intéressantes de certains membres, je reste sur ma faim.

      C’est la rupture. Le team a fait savoir publiquement qu’ils cessent de tenter de nouveaux records sous l’égide du WSSRC. C’est assez triste après 23 tentatives depuis le lancement du projet.

      Je publie dans Voiles & Voiliers de Septembre un article sur ce record, basé sur de longs interviews avec Tim Daddo.

      J’espère qu’il vous intéressera.

      Amitiés

      Christian Février

  28. Fred de Toulouse dit :

    La rape à fromage c’est juste le courant (favorable) de 0,35 noeuds.
    On avait évoqué préciser le vent lors des tentatives. Disparu lors de cette newsletter.
    Peut-être que MI a attendu la fin de leur période de tentatives (plus sûrement jusqu’à leur dernière casse) pour envoyer les papiers ou que le WSSRC a voulu être sûr et certain avant d’homologuer le premier bateau à plus de 50 noeuds ?

  29. Fred de Lo dit :

    Hello Maurice,
    Les « Glaouchs », c’était vraiment pour raconter des conneries !
    Pas très intelligent de ma part peut être, c’était histoire de combler un manque d’idées intéressantes !!
    Je pense qu’ils font comme il faut ou comme ils peuvent.
    Comme le dit Fred de Toulouse ils attendaient sûrement la fin de la période de tentatives.
    Quand à la râpe, de toute façon, cette baisse était déjà prévue comme je l’avais noté dans « l’article ». L’équipe savait déjà qu’ils courraient avec un courant favorable.
    A bientôt sur « Foilers ! »

  30. Bonsoir Fred,

    « Quand à la râpe, de toute façon, cette baisse était déjà prévue comme je l’avais noté dans “l’article”. L’équipe savait déjà qu’ils courraient avec un courant favorable. »

    Sont-ils sensés augmenter la mesure si le courant est défavorable ?
    J’ai l’impression que ça poserait des problèmes : dans le genre « il bat le record à l’ancre dans un courant de 52 noeuds 😉

    Mon pôv’ GG, tu as encore raté une bonne occasion de te taire .

    GG

  31. Fred de Lo dit :

    Mais je la trouve chouette ta remarque GG (NB : « chouette » est un mot qui n’est plus utilisé que par les + de 40 ans !). Si le canot est « contrôlé » à 1 noueud avec 52 noeuds de courant (belle bête comme courant) alors c’est qu’il navigue à 53 noeuds ! Tu peux en sortir des tonnes comme celle là, moi j’aime !
    Signé : un fan de GG

  32. Fred de Toulouse dit :

    Je crois que le courant le plus rapide est le courant du Mozambique : 12 km/h environ.
    Vous m’avez fait me rappeler ce record de durée de vol (2 minutes) par un avion en papier du côté de l’Hudson River à New York, en cela bien aidé par l’usine de torréfaction de café juste à côté.
    Tiens une nouvelle forme de dopage !

  33. Dr. Goulu dit :

    Enfin un article de MacQuarie sur leur propre record : http://www.macquarie.com.au/speedsailing/updates.htm

    c’est en anglais, mais je vais vous traduire ça asap.

  34. Holà ! Docteur Goulu !

    Il faut que tu penses que t’adresses aussi à des paysans de la France profonde comme moi 🙂

    ASAP ??? Il a fallu que je regarde chez gogole pour savoir ce que ça voulait dire.
    Mais maintenant tu penses bien que je l’utilise au maxi.

    – « Gérard ! va chercher le pain. »
    – « ASAP chérie ! »

    Bonne soirée et à bientôt,

    GG

  35. Fred de Lo dit :

    Oh mon dieu Gérard, tu ne savais pas ce que voulais dire ASAP ! Mais n’importe qui peut donc profiter de la mine d’or que représente « Foilers ! », pfff !
    Bon d’accord, si je ne bossais pas dans une boite dont les actionnaires sont anglais, je ne le saurais pas non plus (anglais pas glaouch !).
    Bise à mon GG !
    Fred

  36. Fred de Toulouse dit :

    Un article faisant la différence entre les records en « sailcraft », « sailboat » et « yacht » :

    http://yachtpals.com/fastest-boat-4122

    Bonnes vacances à tous.

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