« Foilers ! à l’honneur »

31 mai 2010

Multicoque Magazine parle de nous.

J’ai reçu le 18/05, un mail de Multicoque Magazine me prévenant qu’un petit article sur «Foilers !» sera présent dans le numéro qui doit sortir fin mai. En décembre 2008, nous avions déjà eu un petit encart dans Voiles & Voiliers.

Quand j’écris nous, je vous compte, vous lecteurs, dans ce nous. Car que serait «Foilers !» sans ses lecteurs ? Vous participez à la correction des articles, vous posez les bonnes questions, …vous encouragez les auteurs et certains lecteurs finissent même par « prendre le clavier » !

J’en profite d’ailleurs pour vous rappeler que vos articles sont les bienvenus. Vous pouvez commencer doucement, proposer un article seulement : je me charge de le mettre en forme. Si cela vous plait vous continuez (voir les très bons articles de Xavier : L’aile d’eau : Foil immergé ou traversant ?Les obstacles et d’autres sont en cours de préparation…).

Petit article de Multicoque mag. version US p38 juin 2010


Des papillons à Quiberon…

25 mai 2010

Dimanche 09 mai, alors que je mangeais au « Tour du Monde » (Larmor Plage), qu’est ce que je vois passer dans la rade : un Moth à foils ! Quoi, qui ose passer la charrue « sur mes terres » (ou sur « mes mères ») ? Il faut dire que vu que mon canot ne sort que 2 à 3 fois par an (une grosse tendance à la fragilité), le terrain est donc libre en plus d’être adéquat. Mon repas terminé, je m’approche de ceux qui m’ont fait « baver d’envie » pendant ma salade « Tourdum ». Ca tombe bien, les Mothistes sont sur la plage. Je reconnais « Tony », que j’ai déjà rencontré chez Océan développement, et qui travaille sur l’Hydroptère. Je dis bonjour à un Mothiste souriant qui porte le prénom de Nicolas et que je semble avoir déjà vu sur le Net. Nicolas Bessec je suppose (président de l’IMCA France) ? Yes. Nous discutons quelques minutes et Nicolas m’invite à venir voir la prochaine régate qui à lieu du 13 au 16 mai et à faire un tour de Moth ! Ca ne se refuse pas ! Le jour prévu me voilà, de bon matin, à la base Nautique de Port Haliguen. Je suis équipé à max : GPS, appareil photo terrien, appareil photo aquatique, caméra « extrême »…. Moth, me voilà. Je suis prêt pour mon baptême de papillon ! Oui mais voilà, la nature en a décidé autrement, le vent est aux abonnés absents. Il n’est que 10 h00, je garde un peu d’espoir. Mais il va falloir qu’Eole sorte rapidement de son sac de couchage car Nicolas m’a prévenu, il part tôt pour une semaine d’entraînement en Espagne. Si j’étais venu la veille, j’aurai pu voir voler les bêtes, mais je bosse dans une boite qui ne connaît pas les ponts…

La délégation Moth lors de la rencontre Breizh Skiff, discussion technique autour du bateau de Jehanne – photo F Monsonnec 05-2010

Les foils d’anciennes génération de Jehanne : volet sur le bord de fuite du safran, plan rectangulaire – photo F Monsonnec 05-2010

Le temps passe et il faut se rendre à l’évidence, Eole fait la « grasse mat »… C’est plié, les Moths ne sortiront pas aujourd’hui ou alors en fin de journée.

Six Moths étaient présents à ce rassemblement organisé par Breizh Skiff (le cricuit breizhskiff est le circuit officiel national de régate des Moth). Et si samedi les Moths sont restés sur le terre plein, vendredi c’est un Moth (Yann Andrillon) qui à fini premier en temps compensé.

Pas de sortie pour le Moth de Tony suite à une casse du calage des ailes – photo F Monsonnec 05-2010

Malgré ce temps capricieux, qui ne m’a pas permis de faire des images et de potentiellement faire un tour de Moth, je ne regrette absolument pas d’avoir fait le déplacement. La délégation « Mothienne » présente à ce rendez-vous est extrêmement accueillante. Nous discutons longuement technique. L’ambiance du groupe est excellente : échanges d’idées, de réglages…. Nicolas Bessec, Jehanne Prévost, Tony Rezzoug, Fred Poizivara, Yann Andrillon et Damien Le Houérou sont disponibles et n’hésitent pas à passer du temps avec les personnes intéressées par le vol en Moth.

En début d’après midi, alors que ceux qui descendent en Espagne démontent les ailes de leurs bolides, Fred décide de tenter une sortie, malgré un vent assez faible. Cela me permet de faire quelques photos malheureusement seulement en mode archimédien.

Fred, départ par petit temps – photos F Monsonnec 05-2010

Les différents designs présents lors de cette rencontre

Le Moth de Damien sous sa bâche camouflage – photo F Monsonnec 05-2010

Nicolas démonte son Katana (alors que le vent commence à monter !) – photo F Monsonnec 05-2010

Les foils du Katana, plus de volet de bord de fuite sur le safran, extrémités elliptiques – photo F Monsonnec 05-2010

Le rassemblement Européen

Nicolas, Yann, Damien et deux autres Français, Jean-Baptiste Robert et Eric Proust, sont donc partis pour un rassemblement en Espagne (18h de route !). Ce rassemblement européen était  organisé par un Anglais installé à Mar Menor. Ce fan de Moth a monté une école de voile où il loue des Bladeriders.  Eyaient présents à ce rassemblement, 15 anglais, 3 allemands, 3 espagnoles et 5 français. Le programme était le suivant : 3 jours d’entraînement avec Simon Payne, champion du monde de la série, 2 jours « off » et 1 jour de régate. Voici le résumé de cette semaine fait par Nicolas : « 15-20 noeuds de vent, eau à 20°C et air à 28°C tous les jours … ca devient quand même un peu monotone 😉 »

Le très beau Blade de Yann avant son départ en Espagne – photo F Monsonnec 05-2010

Vous êtes intéressés par le Moth à foils ?

Qu’on se le dise, vous trouverez des oreilles attentives et de bons conseils auprès des « Mothistes ». Comme celui, par exemple, de commencer par un bateau « ancien ». Plus accessible, il pardonnera plus. Un bateau de ce type, en bon état, est proposé sur le marché de l’occasion aux alentours de 5000/ 6000 €. Mais attention, voler en Moth se mérite. Le Moth à foils est un bateau sportif et intellectuel ! Pour voler, il faut aussi vouloir comprendre comment vol un Moth. Rendez-vous sur blog de Nicolas et sur celui de l’IMCA France. Vous trouverez les dates des différents rassemblements. Le prochain rendez-vous est celui de Sète. Nicolas, Eric Proust et Bertrand Coste feront des démonstrations les 28, 29 et 30 mai à 14h00 avant les régates d’Extrême 40.

Après ce premier très bon contact, j’attends avec impatience un prochain rassemblement, si possible en Bretagne….


« Ptites news » 8

20 mai 2010

Différents sujets

  • Maurice Gahagnon, célèbre « foiliste » français, recordman du monde de vitesse en classe C en 1989 avec Loisirs 3000, m’a envoyé de belles photos des essais de son nouveau bébé. Un seul mot : superbe. J’ai hâte de voir la suite. Maurice, il va falloir que je « monte sur Brest » !

Proto 2009 Maurice Gahagnon – photo DR mai 2010

Proto 2009 Maurice Gahagnon – photo DR mai 2010

  • Un reportage sur les « Hydroptères » est visible dans le Chasse Marée N° 223. Intéressant passage sur Claude Tisserand (d’après Claude, tiré de Foiler, puis validé par ses soins). Le reste comporte des erreurs…
  • Arnaud Canicave m’a contacté pour m’informer de son projet et de la mise en place d’un site sur lequel il explique les tenants et aboutissants de son engin.
  • Le blog de Matelot 44 traitant de nombreux sujet, dont une page avec des images d’engins à foils. J’ai encore plus apprécié la visite des autres pages que celle sur les foils, il y a de très belles photos de constructions bois…
  • Info laissée par Buster sur le Ptites News 7 : Luc du Bois (performer d’Alinghi) rejoint l’équipe du cata à fois SYZ & CO, qui a été remis à l’eau : Article d’Adonnante, plus de photos sur le site Sizfoiler.com

l’Hydroptère

  • L’Hydroptère a été remis à l’eau à Lorient le 03 mai, il est ensuite descendu à La Trinité sur Mer le 11. Il va prochainement réaliser un « tour de l’Europe avec entre autre des escales à Cowes et Kiel.
  • Belle vidéo de l’Hydroptère avec entre autre des images prisent lors du retournement !!!
  • Vidéo de l’Hydroptère visible sur le site de Var matin (tournée en juillet 2009).
  • Une vidéo de l’Hydroptère, encore une, c’est vrai. Là c’est « amusant » car c’est une vidéo amateur. L’Hydroptère a en début de vidéo des positions étranges !
  • Une vidéo de l’Hydroptère recommandée par « Chanfreau » suite à un commentaire de l’article « Ptit news 6 » et qui pourrait passer inaperçue.


Les obstacles…

12 mai 2010

Un problème va se présenter à tous les voiliers pourvus de foils naviguant à haute vitesse en pleine mer. C’est la rencontre avec un OFNI (Objet Flottant Non Identifié).

C’est un fait, la mer est parsemée de déchets, d’obstacles et autres, allant de l’algue au container perdu. Cela a déjà coûté de nombreux voiles de quille durant le Vendée Globe, la perspective de bateaux tels l’hydroptère maxi déboulant à plus de 40nds sur un OFNI est à anticiper. La récente forte médiatisation du « 6ème continent de déchets », montre que certaines zones de fortes concentrations font que statistiquement, il faut envisager une rencontre.

Les types d’obstacles

Pour essayer d’être complet et d’envisager toutes les possibilités, on peut classer les obstacles en 3 sous-catégories. J’ai élaboré ces catégories principalement en fonction des solutions à appliquer.

Les obstacles de type I sont de petites dimensions (inférieure à 30cm) et mous. Ce sont les algues, les petits poissons, des déchets humains variés (bouteille plastique, lien de pack de bière, sac plastique…) ainsi que biologiques.

Ceux de type II sont de grandes dimensions (1m < longueur + largeur + hauteur < plusieurs dizaines de mètres) et rigides. Ce sont des mammifères marins (baleines), des déchets flottant ou semi-immergés (drums de 200l, billes de bois, container tombés lors de tempêtes), des icebergs voire tout simplement d’autres embarcations (de la barque de pêche au sous-marin nucléaire).

Une dernière catégorie, type III, est nécessaire pour regrouper les obstacles peu volumineux, peu rigides mais ayant une très grande longueur. Ce sont les forêts de kelp, les filets dérivants (abandonnés ou pas), des aussières en polypropylène (qui flotte), les cordes reliant les casiers à leurs flotteurs, les fermes aquacoles à la dérive…

Les solutions

Type I

Les obstacles de type I ne sont pas dangereux structurellement, mais les plus déformables d’entre eux vont se coller aux foils (généralement en restant bloqués à cheval contre le bord d’attaque) et dégrader leurs performances.

On peut envisager des bords d’attaque avec un très faible rayon (très pointus) afin de trancher les algues et autres. Mais les profils performants aux faibles vitesses ont plutôt des bords d’attaque épais. De plus, ces obstacles sont très souples et possèdent peu d’inertie, ils ont donc vraiment tendance à épouser la forme du foil sans se casser, il est très dur de couper un objet mou non tendu (jetez une cordelette de 20cm sur un sabre…).

La deuxième solution est de faire les bords d’attaque en flèche, de manière à ce que l’obstacle glisse vers le saumon et s’évacue. Mais une fois qu’il a épousé le profil, le déchet ne subit plus que très peu d’efforts puisqu’il se trouve dans la couche limite. Toutefois, cette solution reste nécessaire, du moins on évitera tout « piège à crasse » et flèche négative sur les appendices. Les windsurfers connaissent bien les « ailerons anti-algues » (exemple gamme Select).

Ailerons « anti-weed » de la gamme Select

Pour les voiliers les plus grands destinés à croiser au large, on peut envisager un système automatique « balayant » le profil. La commande d’un tel système peut être assez simple : 2 ou 4 jauges d’effort mesurant les flexions du foil dans deux directions.

En vert, les jauges permettant de connaître la portance disposées sur l’intrados et l’extrados), en rouge celles permettant de connaître la traînée. On en déduit le rapport Cz/Cx. Ce système peut être complexifié (rajout d’une sonde de vitesse) ou simplifié (se servir de seulement 2 jauges au lieu de 4)

Cela permet de connaître le rapport Cz/Cx (coefficient de portance/coefficient de traînée). On mesure la polaire en condition normales (exemple de polaires).

Exemple de deux polaires de foils. Ici, CL=Cz et CD=Cx

Dès que le calculateur mesure, pendant plusieurs secondes, un point qui est en dessous de cette polaire (Cx trop élevé), il décide de balayer un coup ou de déclencher une alarme. Si le système mesure un point au dessus de cette polaire, cela signifie qu’il a buggé. Ou alors que le foil a une conception tellement atypique qu’un obstacle diminue son Cx… J’ai imaginé rapidement 2 systèmes de « balayage ».

Navette glissant le long du bord d’attaque. Cette solution ne fonctionne pas pour les foils à fences. Toutefois, elle serait utile pour nettoyer les moucherons collés sur les bords d’attaques des planeurs et dégradant leurs performances.

Ici, c’est (en rouge) un câble noyé dans le bord d’attaque, attaché à l’extrémité du foil, qui, lorsqu’il est tendu (son deuxième point d’attache est à l’avant du flotteur), entraîne avec lui les algues et augmente la flèche apparente, les algues glissent donc vers la pointe du foil. Ceci effectué, le point d’accroche supérieur reviendrait en position et le câble se relogerait dans le "BA"

Type II

Les obstacles de type II sont les plus impressionnants. Comme l’écrit C. Tisserand :

 » … Il ne faut pas perdre de vue non plus, même par mer calme, les accidents qui peuvent être causés aux ailes marines par les corps flottants : il n’y a en effet aucune commune mesure entre heurter un « fût de 200 litres » avec l’étrave d’un « classe III » à 10 nœuds et avec une aile marine à 25 nœuds ! Il n’y a aucun espoir d’arriver jamais à réaliser une structure résistant à un pareil choc. Il est nettement préférable de rechercher des structures « effaçables », c’est-à-dire dont les ailes marines peuvent se replier vers l’arrière en cas de choc, avec un minimum de dégâts (rupture d’un câble par exemple)…”

La solution de l’effacement (foil articulé, tel un safran de voile légère) ne me paraît pas judicieuse à haute vitesse (plus de 30nds), car l’inertie du foil (pièce massive car reprenant des efforts très élevés, foil de l’Hydroptère : 240kg, 6 m) l’empêchera de pivoter suffisamment vite. Un peu comme si vous lanciez en l’air une brique et la frappiez avec une batte de base-ball : la brique est libre de se déplacer (le foil peut pivoter) mais son inertie fait que l’impact sera élevé et causera sa destruction. De plus, l’effacement induit une perte de portance brutale qui peut être très problématique (crash d’un hydroptère ou envol d’une aile d’eau). Mais ce volume important, qui rend ces obstacles si terrifiants, est aussi leur point faible : il permet une détection très aisée. C’est là que le groupe Safran (Sagem) entre en jeu, avec son détecteur d’OFNI. Ce système fonctionne via une caméra infrarouge, a l’avantage d’exister mais est peut-être trop high-tech pour le plaisancier. Ce genre de système, reposant sur une caméra dont les images sont stabilisées (gyroscopes, accéléromètres…), et éventuellement un logiciel de reconnaissance de formes, est plus dans l’univers de la défense anti-missiles (dont il est d’ailleurs issu) que du nautisme.

On peut par contre envisager un sonar, voire un sonar 3D, immergé et dirigé vers l’avant (par exemple intégré dans le bulbe de liaison d’un foil en T). Lorsque le sonar détecte un obstacle, il émet une alerte ou commande un changement de cap au pilote automatique, et ce jusqu’à ce que l’obstacle ne soit plus détecté. Le pilote reprend le cap une fois que le GPS indique que le voilier a parcouru deux fois la distance de détection du sonar…Le système peut même être raffiné afin que le pilote abatte quand le bateau est au près, et lofe quand le cap à suivre est au largue, évitant ainsi tout virement/empannage impromptu. L’inconvénient de ce sonar est qu’en cas de mer formée, il sera peu en mesure de détecter un obstacle flottant avec peu de tirant d’eau (ex : grande planche de bois à la surface). Les obstacles à la surface peuvent par contre être vus par le barreur, qui sera éventuellement assisté d’une caméra (infrarouge pour la nuit) disposée en hauteur. Plus spécifiquement pour les cétacés, des systèmes dits « pinger » existent déjà. Ces systèmes, se basant sur des sondeurs classiques, avertissent (ou plutôt font fuir) les cétacés. A noter que le sonar précédemment évoqué sert aussi de pinger.

Type III

Non en réalité, ce sont les obstacles de type III qui posent le plus de problèmes. Ce sont quasi exclusivement des dispositifs de pêche, et ils sont très répandus, sur toutes les mers du globe. Leur faible volume interdit la détection automatique par un moyen simple et fiable. Ne reste plus donc que la solution de l’effacement, et du bord d’attaque tranchant. A quelle occasion de l’histoire aéronautique, ce problème de résister à des câbles a t-il déjà été posé? Hé bien, comme quasiment tout en aéronautique, lors de la 2nde guerre mondiale.

« Fin juin 1944, les Allemands s’aperçurent que les Britanniques commençaient à dresser des rideaux de ballons captifs le long des côtes, ainsi qu’à la périphérie de Londres et des principales agglomérations visées, pour déséquilibrer les V1 et les faire chuter prématurément. Les câbles retenant ces ballons endommageaient ou sectionnaient les ailes des missiles, provoquant leur perte de contrôle. Les Allemands installèrent donc une lame tranchante sous le revêtement du bord d’attaque des ailes, pour trancher les filins retenant les ballons, évitant ainsi l’endommagement ou l’arrachement de la voilure. La parade se révéla si efficace que les Anglais perdirent 630 ballons durant l’offensive V1 contre l’Angleterre » (voir information issues du site Association Fort de Litroz-DR). On peut citer aussi le Northrop XP-79 « Flying ram ».

Northrop XP-79 « Flying ram »

Les premiers jets étant bien plus rapide que les bombardiers à hélice qu’ils devaient abattre (+ 400km/h), et ne disposant que de canons à courte portée (600m), il était difficile pour les pilotes de ne pas percuter leurs cibles. Cet avion devait donc être équipé de bords d’attaque en magnésium de 1,9 cm d’épaisseur, non pas comme technique principale d’attaque, mais « au cas où ». Autre projet, resté lui sur la planche à dessin, le « Zeppelin rammer ».

Projet « Zeppelin rammer »

Ce petit « planeur » devait être remorqué par un chasseur, largué à bonne altitude, puis il allumait son moteur-fusée à combustible solide, effectuant une première attaque classique (roquettes),  puis une seconde en percutant sa cible avec ses ailes renforcées. Il y a au moins deux cas d’avions (Fouga Magister et EA-6B) ayant coupé des cables de remontées mécaniques avec leurs dérives et ayant continué leur vol sans problème. Bien d’autres cas impliquant des avions et des lignes électriques ou téléphoniques existent. Des couteaux en acier traité, disposés à l’intérieur de la stratification du bord d’attaque d’un foil, permettraient donc d’avoir un bord d’attaque épais, mais résistant à un obstacle de type III, le tranchant s’il oppose suffisamment de résistance. Sinon, le voilier perd juste progressivement de la vitesse, et un « balayage » peut être effectué. En cas de choc violent suivit du « tranchage » de l’obstacle, cela se fait au prix d’une légère détérioration du profil (la matière englobant localement la lame est enfoncée/arrachée). On pourra, après arrêt, réparer sur place (il existe des mastics et époxy pouvant être appliquées sous l’eau).

Un des cocktails de solutions possible

Un foil en légère flèche, équipé de lames aciers noyées dans le bord d’attaque, et d’un sonar relié au pilote automatique, me paraît être un système simple, réalisable facilement et permettant de régler le problème de la plupart des obstacles rencontrés au large.

Toutefois, des systèmes plus complexes (balayage automatique des algues, meilleure détection, tir de torpille préventive ^^) restent à mettre au point. Avec l’augmentation de la vitesse des grands voiliers océaniques, et l’hécatombe qui s’en suit au niveau des voiles de quille, dérives et safrans, il y a fort à parier que l’innovation viendra de ce domaine où les budgets sont élevés, plutôt que du monde des foilers.

Ps : j’ai lu ici (pages 2,3,4) la possible présence d’un sonar sur l’Hydroptère mais sans pouvoir vérifier l’information et définir ses capacités. En savez-vous plus

Par Xavier Labaume 05-2010


A saisir pour démarrer un engin avec ou sans foils…

4 mai 2010

Au moment ou Malric Leborgne, m’annonçait son souhait de vendre ses pièces et moules, Gérard Delerm, créateur du Foilboard, m’informait de son désir de vendre sa « Cataplanche » ! C’est ce que l’on appel le nettoyage de printemps !

L’engin pourrait servir de base à un projet d’engin tracté par un Cerf volant ou pour toute autre idée de malade (si possible !).

Les caractéristiques de la bête :

  • Longueur : environ 4 m
  • Largeur hors tout : 1,20 m
  • Poids : environ 40 Kg

Informations complémentaires :

  • Prix : gratuit !
  • A prendre chez Gérard (repas offert à celui qui l’en débarrasse 🙂  )
  • Mais il peut éventuellement livrer aux alentours d’un axe Arcachon-Bordeaux-Bergerac.
  • Transportable sur une galerie de voiture classique (mais il faut être 2 pour la monter)
  • Fabrication : stratifié polyester (donc toutes les modifs sont possibles).

Cataplanche – photo G Delerm

Pour toutes informations complémentaires, veuillez  laisser un commentaire sur le blog…

Il y a quelques années, je devais passer chez Gérard et embarquer la bête. Mais je me suis rendu compte que j’avais déjà du mal à trouver du temps pour travailler sur mon bateau. J’avais tout de même commencé à griffonner les modifications envisageables à moindre frais ! A l’époque, je ne pensais même pas mettre de foils (quel honte !), juste faire un petit canot pour le plaisir.

Griffonnage modification Cataplanche en mini canot avec gréement de PAV – F Monsonnec

J’espère que cette annonce ne va pas passer inaperçue et qu’elle va faire s’agiter les neurones des lecteurs… Qui va concevoir un engin de la mort ?

Merci de nous tenir au courant…