Vestas Sailrocket : run à 59 noeuds ?

Au risque de bêtement m’enflammer, et que l’information soit bientôt infirmée, il semble que Vestas Sailrocket soit le nouveau détenteur du record du monde de vitesse avec un run à environ 59 noeuds !

Run bien entendu réalisé à Walvis Bay en Namibie. La moyenne serait pour ce run de 59.23 noeuds d’après leur GPS Trimble, avec une pointe à 62.53 ! Ce record doit bien entendu être validé par le WSSRC mais avec un écart théorique de presque 4 noeuds par rapport au record validé, il a des chances de l’être…

Petit rappel, le record actuel, en attendant la possible valisation du record de Sailrocket 2, est détenu par Rob Douglas (USA) à Luderitz (Namibie aussi !) avec en 2010 un run à 55, 65 noeuds.

Ce résultat relance la « compétition » kite/engin…

Vestas sailrocket 2, nouveau détenteur du record du monde de vitesse (?) – photo team VS2

La vidéo d’un précédent run du mois de novembre avec déjà un pic à plus de 60 noeuds !

Plus d’informations sur le site de Vestas Sailrocket surtout sur la partie blog de Paul Larsen et enfin sur Twitter.

A suivre !

Mise à jour du 19/11/12

Le mile nautique aurait aussi été battu avec, sur le GPS Trimble du team, une vitesse de 55,5 noeuds.

A lire sur Sail Word qui reprend le texte du site de VS2

Et la nouvelle vidéo époustouflifiante (vive la Hero Go pro !), une joie qui fait plaisir à voir !

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Et maintenant, le Kit-foiler

Mars 2010, j’ai enfin l’occasion de rencontrer Claude Tisserand avec qui j’échange depuis quelques années. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’Exposition «Les voiliers volants», que nous nous rencontrons. L’inauguration terminée, nous mangeons ensemble dans un bar très bruyant mais j’écoute Claude avec attention. Nous faisons le point sur le Tetrafoiler mais surtout Claude qui me présente son projet : un kit de foils pour dériveurs ! Mais il est alors trop tôt pour en parler. Claude me demande de garder cela pour moi. Courant juillet 2012, Claude me reparle de ce projet, nous avons entre temps eu l’occasion d’échanger puisque Claude à participé au projet Voilavion. Il me fait parvenir une vidéo, ainsi qu’un document de présentation du projet, « Kit-foiler » que je vous livre ci-dessous. Claude est maintenant à la recherche de partenaires et d’une équipe prête à s’investir dans ce projet…..

 

Le projet Kit-foiler (1) ou Véliplane V

par Claude Tisserand

(1) pour ceux qui ne seraient pas clients d’IKEA : kit = objet vendu en pièces détachées, accompagné d’une notice de montage généralement incompréhensible…

1 – Concept et description du projet

L’objectif est de réaliser dans un premier temps un prototype, dans un deuxième temps une commercialisation en série, d’un engin à hydrofoils simple, peu coûteux et facile d’emploi: en résumé « le voilier à hydrofoils de Mr-tout-le-monde ». Pour cela il est prévu de s’appuyer sur l’expérience acquise par le porteur du projet et en particulier sur sa réalisation la plus simple et la plus réussie, à savoir le Véliplane III réalisé en 1973 (voir ci-après), dont le principe est : à partir d’un dériveur existant, neuf ou d’occasion mais cependant de bonne qualité et bien adapté, de l’équiper à moindre frais de trois hydrofoils également simples mais néanmoins performants, avec pour objectif de dépasser la vitesse de 20 à 25 nœuds soit nettement plus que les meilleurs catamarans du commerce de cette taille.

Alors pourquoi refaire ce qui a été fait il y a prés de 40 ans ? Parce qu’il n’y a eu depuis lors aucune réelle tentative de vulgarisation de la technique, chaque intervenant successif (il y en eut et il y en a de plus en plus) ayant pour unique objectif de battre des records de vitesse…ceci en concurrence perpétuelle avec les engins infiniment plus simples et moins coûteux que sont les planches à voiles et maintenant les kite-boards. On trouvera cependant au chapitre 3 le descriptif des quelques réalisations commerciales actuelles, avec leur critique.

Bien entendu, nous n’avons aucunement l’intention de refaire le Véliplane III à l’identique: la coque de base devrait être plus performante et plus légère que le vieux « 470 » (bien que celui-ci reste très concurrentiel et encore très répandu). La voilure devra être suffisante pour assurer le décollage avec deux personnes (les gains de poids obtenus avec des matériaux modernes (fibre de carbone) permettent d’emporter sans problème ce « passager » supplémentaire). Enfin nous ne nous interdisons pas d’améliorer notablement l’hydrodynamique du système, notamment dans le cadre d’une collaboration avec un laboratoire ou une Université.

Comme le Véliplane III et l’Hydroptère d’Alain Thébault, nous garderons le système simple de repliage des foils avant, et aurons à perfectionner le système de repliage du foil arrière de façon à rendre l’échouage aussi facile que possible. Tout ce système sera facilement montable et démontable sur la coque existante, sans l’altérer notablement, de façon à pouvoir éventuellement et en peu de temps retrouver le bateau d’origine.

A noter que les Véliplanes ont fait l’objet, en leur temps, d’un brevet n° 1456080 du 9 septembre 1965  et de trois additifs du 9 septembre 1966, 9 octobre 1967 et 21 mars 1972. Ce brevet et ses additifs sont dans le domaine public depuis longtemps. Il n’y a donc plus aucune brevetabilité d’ensemble de ce système, mais nous nous réservons la possibilité de breveter certains détails ou améliorations.

2 – Historique

Les premières recherches ont commencé en 1965, sur la base de maquettes navigantes. Ces essais ayant été très concluants, la réalisation d’un engin à échelle grandeur, c’est-à-dire susceptible d’emporter deux personnes, est immédiatement entreprise.

Véliplane I, mai 1966 (Monastir-TUNISIE)
Véliplane I, mai 1966 (Monastir-TUNISIE)

 Les essais de cet engin n’ont pas excédé quelque mois, les nécessités professionnelles en ayant décidé autrement. S’en est suivi une nouvelle période d’essais de maquettes, qui a abouti en 1971 à un engin adapté sur une coque de « 470 » ordinaire achetée d’occasion; c’est le Véliplane II, qui s’efforçait de remédier aux difficultés d’emploi du Véliplane I, non repliable. Insuffisamment stable et fragile, cet engin fut rapidement abandonné.

Véliplane II 1971 (St Florent – Corse)

 

Véliplane II 1971 (St Florent – Corse)

C’est donc en gardant cette vieille coque de « 470 » que fut réalisé le Véliplane III, par simple adjonction d’une poutre transversale en contreplaqué large de 4,5 m  portant les hydrofoils en bout. Cette formule, constamment améliorée de 1972 à 1976, fait l’objet du présent projet; on ne reviendra donc pas sur les réalisations ultérieures dont on pourra trouver la description dans le blog Foilers !

Véliplane III 1972 (Saint Florent – Corse)
Véliplane III 1972 (Saint Florent – Corse)
Véliplane III 1976 Weymouth World sailing speed record
Véliplane III 1976 (Saint Florent – Corse)

3 – Le marché visé

Nous voulons sortir le voilier à hydrofoils du ghetto élitiste et ultra-coûteux dans lequel il croupit depuis si longtemps. Il s’agit également de profiter d’un réel engouement pour ces engins, suscité notamment par les succès réels de l’Hydroptère, et plus récemment par les foilers de la Coupe América en préparation

Jusqu’à ce jour, quelques tentatives commerciales ont cependant vu le jour:

Trifoiler

Le Trifoiler est l’un des 5 prototypes de Greg Ketterman, dont Longshot qui détient depuis 1992 le record de vitesse de la classe A (43,55 nœuds). Il a été commercialisé par l’important constructeur Américain Hobie-Cat sous le nom de Trifoiler TF 22 de 1995 à 1999 et n’est donc plus fabriqué à ce jour.

Trifoiler TF 22 Hobi cat – photo DR

 

Moth à foils

Ce concept se rapproche du notre par certains cotés, notamment d’être parti initialement d’une coque existante, le Moth, série relativement répandue dans le monde, mais en y adaptant des hydrofoils ultra sophistiqués et d’un emploi réservé à une élite ultra sportive, comme on peut le voir sur les photos ci-contre. Cet engin est cependant construit en quantités non négligeables par plusieurs constructeurs différents. On peut donc estimer que c’est un succès commercial enviable.

Moth à foils – photo DR

Windrider Rave

Trimaran Américain, le Windrider a été commercialisé à partir de l’année 2003, mais peu vendu, car cher (15.000 €) et complexe, pour un résultat médiocre, ce bateau n’est plus vendu depuis 2004.

Windrider rave – photo DR

Enfin une autre application possible

… la planche à voile… une multitude d’engins disponibles

La planche à hydrofoils de John Speer en 1978

 

4 – Moyens humains, techniques et financiers nécessaires à la maturation du projet

Etudes à réaliser

Les compétences du porteur de projet lui permettent de mener à bien sans problème les études nécessaires à la réalisation du prototype, notamment les maquettes qui fonctionnent déjà. Cependant il ne serait pas sans intérêt de pousser nettement plus loin les études portant sur l’hydrodynamique des hydrofoils (choix du meilleur profil en particulier), ce qui ne peut s’envisager qu’avec la collaboration active d’une Université ou d’un Laboratoire spécialisé en hydrodynamique et pourvu d’un bassin de carène (ou y ayant accès).

Cette vidéo montre des essais réalisés sur une maquette de coque type Fireball, pourvue d’une poutre transversale de faible largeur. Cette maquette est équipée d’un moteur électrique qui permet de simuler différents réglages du gréement et donc de la force vélique. Dans des conditions normales d’utilisation d’un bateau à l’échelle « 1 » l’engin serait piloté par deux équipiers qui n’auraient aucune difficulté à maintenir la stabilité latérale sans avoir besoin d’une largeur importante ni de flotteurs d’extrémité, mais sans aller jusqu’à l’extrême instabilité du Moth. Ceci explique la relative instabilité en roulis de la maquette, en dépit des flotteurs stabilisateurs que l’on peut voir ci-dessous (heureusement, la télécommande est étanche !).

La maquette électrifiée et télécommandée (base FIREBALL)
La même en version tractée


Réalisation du prototype

Cette réalisation comporte en premier lieu l’achat d’un dériveur neuf ou d’occasion en bon état, suffisamment performant, puis la réalisation de la poutre transversale et des hydrofoils, le tout en fibre de carbone. Cette réalisation peut se faire, selon le budget disponible, soit en interne (C. Tisserand ayant toutes compétences pour cela), soit en externe en sous-traitant à une entreprise spécialisée.

Commercialisation et développement

La réalisation du prototype est l’objet du présent projet, mais n’est pas une fin en soi: il y aura ensuite, après mise au point, une phase d’industrialisation et de commercialisation, qui nécessitera une structure appropriée.

Calendrier de réalisation

La réalisation du prototype peut être très rapide: 6 mois environ (1 ans si études approfondies). La mise au point ne devrait pas dépasser une année, mais elle est fortement conditionnée par le dynamisme de l’équipe constituée.

Moyens financiers

Une enveloppe de 20.000 € parait une bonne base de départ et permettrait un aboutissement rapide au niveau du prototype.

Le présent projet ne comporte pas la création d’une entreprise, mais seulement la constitution d’une équipe en vue de la réalisation et de la mise au point du prototype. Cette équipe pourrait éventuellement et si nécessaire au plan comptable, prendre la forme d’une Association type « loi de 1901 », notamment en cas de financement du projet par voie de souscription dont la forme reste à définir.

Si vous êtes intéressé par le concept Kit-foiler et si vous souhaitez investir (ou vous investir !) dans ce projet d’engin à hydrofoils simple, peu coûteux et facile d’emploi, « Le voilier à hydrofoils de Mr-tout-le-monde », contactez Claude Tisserand :

claudetisserand@hotmail.fr