Et maintenant, le Kit-foiler

Mars 2010, j’ai enfin l’occasion de rencontrer Claude Tisserand avec qui j’échange depuis quelques années. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’Exposition «Les voiliers volants», que nous nous rencontrons. L’inauguration terminée, nous mangeons ensemble dans un bar très bruyant mais j’écoute Claude avec attention. Nous faisons le point sur le Tetrafoiler mais surtout Claude qui me présente son projet : un kit de foils pour dériveurs ! Mais il est alors trop tôt pour en parler. Claude me demande de garder cela pour moi. Courant juillet 2012, Claude me reparle de ce projet, nous avons entre temps eu l’occasion d’échanger puisque Claude à participé au projet Voilavion. Il me fait parvenir une vidéo, ainsi qu’un document de présentation du projet, « Kit-foiler » que je vous livre ci-dessous. Claude est maintenant à la recherche de partenaires et d’une équipe prête à s’investir dans ce projet…..

 

Le projet Kit-foiler (1) ou Véliplane V

par Claude Tisserand

(1) pour ceux qui ne seraient pas clients d’IKEA : kit = objet vendu en pièces détachées, accompagné d’une notice de montage généralement incompréhensible…

1 – Concept et description du projet

L’objectif est de réaliser dans un premier temps un prototype, dans un deuxième temps une commercialisation en série, d’un engin à hydrofoils simple, peu coûteux et facile d’emploi: en résumé « le voilier à hydrofoils de Mr-tout-le-monde ». Pour cela il est prévu de s’appuyer sur l’expérience acquise par le porteur du projet et en particulier sur sa réalisation la plus simple et la plus réussie, à savoir le Véliplane III réalisé en 1973 (voir ci-après), dont le principe est : à partir d’un dériveur existant, neuf ou d’occasion mais cependant de bonne qualité et bien adapté, de l’équiper à moindre frais de trois hydrofoils également simples mais néanmoins performants, avec pour objectif de dépasser la vitesse de 20 à 25 nœuds soit nettement plus que les meilleurs catamarans du commerce de cette taille.

Alors pourquoi refaire ce qui a été fait il y a prés de 40 ans ? Parce qu’il n’y a eu depuis lors aucune réelle tentative de vulgarisation de la technique, chaque intervenant successif (il y en eut et il y en a de plus en plus) ayant pour unique objectif de battre des records de vitesse…ceci en concurrence perpétuelle avec les engins infiniment plus simples et moins coûteux que sont les planches à voiles et maintenant les kite-boards. On trouvera cependant au chapitre 3 le descriptif des quelques réalisations commerciales actuelles, avec leur critique.

Bien entendu, nous n’avons aucunement l’intention de refaire le Véliplane III à l’identique: la coque de base devrait être plus performante et plus légère que le vieux « 470 » (bien que celui-ci reste très concurrentiel et encore très répandu). La voilure devra être suffisante pour assurer le décollage avec deux personnes (les gains de poids obtenus avec des matériaux modernes (fibre de carbone) permettent d’emporter sans problème ce « passager » supplémentaire). Enfin nous ne nous interdisons pas d’améliorer notablement l’hydrodynamique du système, notamment dans le cadre d’une collaboration avec un laboratoire ou une Université.

Comme le Véliplane III et l’Hydroptère d’Alain Thébault, nous garderons le système simple de repliage des foils avant, et aurons à perfectionner le système de repliage du foil arrière de façon à rendre l’échouage aussi facile que possible. Tout ce système sera facilement montable et démontable sur la coque existante, sans l’altérer notablement, de façon à pouvoir éventuellement et en peu de temps retrouver le bateau d’origine.

A noter que les Véliplanes ont fait l’objet, en leur temps, d’un brevet n° 1456080 du 9 septembre 1965  et de trois additifs du 9 septembre 1966, 9 octobre 1967 et 21 mars 1972. Ce brevet et ses additifs sont dans le domaine public depuis longtemps. Il n’y a donc plus aucune brevetabilité d’ensemble de ce système, mais nous nous réservons la possibilité de breveter certains détails ou améliorations.

2 – Historique

Les premières recherches ont commencé en 1965, sur la base de maquettes navigantes. Ces essais ayant été très concluants, la réalisation d’un engin à échelle grandeur, c’est-à-dire susceptible d’emporter deux personnes, est immédiatement entreprise.

Véliplane I, mai 1966 (Monastir-TUNISIE)

Véliplane I, mai 1966 (Monastir-TUNISIE)

 Les essais de cet engin n’ont pas excédé quelque mois, les nécessités professionnelles en ayant décidé autrement. S’en est suivi une nouvelle période d’essais de maquettes, qui a abouti en 1971 à un engin adapté sur une coque de « 470 » ordinaire achetée d’occasion; c’est le Véliplane II, qui s’efforçait de remédier aux difficultés d’emploi du Véliplane I, non repliable. Insuffisamment stable et fragile, cet engin fut rapidement abandonné.

Véliplane II 1971 (St Florent – Corse)

 

Véliplane II 1971 (St Florent – Corse)

C’est donc en gardant cette vieille coque de « 470 » que fut réalisé le Véliplane III, par simple adjonction d’une poutre transversale en contreplaqué large de 4,5 m  portant les hydrofoils en bout. Cette formule, constamment améliorée de 1972 à 1976, fait l’objet du présent projet; on ne reviendra donc pas sur les réalisations ultérieures dont on pourra trouver la description dans le blog Foilers !

Véliplane III 1972 (Saint Florent – Corse)

Véliplane III 1972 (Saint Florent – Corse)

Véliplane III 1976 Weymouth World sailing speed record

Véliplane III 1976 (Saint Florent – Corse)

3 – Le marché visé

Nous voulons sortir le voilier à hydrofoils du ghetto élitiste et ultra-coûteux dans lequel il croupit depuis si longtemps. Il s’agit également de profiter d’un réel engouement pour ces engins, suscité notamment par les succès réels de l’Hydroptère, et plus récemment par les foilers de la Coupe América en préparation

Jusqu’à ce jour, quelques tentatives commerciales ont cependant vu le jour:

Trifoiler

Le Trifoiler est l’un des 5 prototypes de Greg Ketterman, dont Longshot qui détient depuis 1992 le record de vitesse de la classe A (43,55 nœuds). Il a été commercialisé par l’important constructeur Américain Hobie-Cat sous le nom de Trifoiler TF 22 de 1995 à 1999 et n’est donc plus fabriqué à ce jour.

Trifoiler TF 22 Hobi cat – photo DR

 

Moth à foils

Ce concept se rapproche du notre par certains cotés, notamment d’être parti initialement d’une coque existante, le Moth, série relativement répandue dans le monde, mais en y adaptant des hydrofoils ultra sophistiqués et d’un emploi réservé à une élite ultra sportive, comme on peut le voir sur les photos ci-contre. Cet engin est cependant construit en quantités non négligeables par plusieurs constructeurs différents. On peut donc estimer que c’est un succès commercial enviable.

Moth à foils – photo DR

Windrider Rave

Trimaran Américain, le Windrider a été commercialisé à partir de l’année 2003, mais peu vendu, car cher (15.000 €) et complexe, pour un résultat médiocre, ce bateau n’est plus vendu depuis 2004.

Windrider rave – photo DR

Enfin une autre application possible

… la planche à voile… une multitude d’engins disponibles

La planche à hydrofoils de John Speer en 1978

 

4 – Moyens humains, techniques et financiers nécessaires à la maturation du projet

Etudes à réaliser

Les compétences du porteur de projet lui permettent de mener à bien sans problème les études nécessaires à la réalisation du prototype, notamment les maquettes qui fonctionnent déjà. Cependant il ne serait pas sans intérêt de pousser nettement plus loin les études portant sur l’hydrodynamique des hydrofoils (choix du meilleur profil en particulier), ce qui ne peut s’envisager qu’avec la collaboration active d’une Université ou d’un Laboratoire spécialisé en hydrodynamique et pourvu d’un bassin de carène (ou y ayant accès).

Cette vidéo montre des essais réalisés sur une maquette de coque type Fireball, pourvue d’une poutre transversale de faible largeur. Cette maquette est équipée d’un moteur électrique qui permet de simuler différents réglages du gréement et donc de la force vélique. Dans des conditions normales d’utilisation d’un bateau à l’échelle « 1 » l’engin serait piloté par deux équipiers qui n’auraient aucune difficulté à maintenir la stabilité latérale sans avoir besoin d’une largeur importante ni de flotteurs d’extrémité, mais sans aller jusqu’à l’extrême instabilité du Moth. Ceci explique la relative instabilité en roulis de la maquette, en dépit des flotteurs stabilisateurs que l’on peut voir ci-dessous (heureusement, la télécommande est étanche !).

La maquette électrifiée et télécommandée (base FIREBALL)

La même en version tractée


Réalisation du prototype

Cette réalisation comporte en premier lieu l’achat d’un dériveur neuf ou d’occasion en bon état, suffisamment performant, puis la réalisation de la poutre transversale et des hydrofoils, le tout en fibre de carbone. Cette réalisation peut se faire, selon le budget disponible, soit en interne (C. Tisserand ayant toutes compétences pour cela), soit en externe en sous-traitant à une entreprise spécialisée.

Commercialisation et développement

La réalisation du prototype est l’objet du présent projet, mais n’est pas une fin en soi: il y aura ensuite, après mise au point, une phase d’industrialisation et de commercialisation, qui nécessitera une structure appropriée.

Calendrier de réalisation

La réalisation du prototype peut être très rapide: 6 mois environ (1 ans si études approfondies). La mise au point ne devrait pas dépasser une année, mais elle est fortement conditionnée par le dynamisme de l’équipe constituée.

Moyens financiers

Une enveloppe de 20.000 € parait une bonne base de départ et permettrait un aboutissement rapide au niveau du prototype.

Le présent projet ne comporte pas la création d’une entreprise, mais seulement la constitution d’une équipe en vue de la réalisation et de la mise au point du prototype. Cette équipe pourrait éventuellement et si nécessaire au plan comptable, prendre la forme d’une Association type « loi de 1901 », notamment en cas de financement du projet par voie de souscription dont la forme reste à définir.

Si vous êtes intéressé par le concept Kit-foiler et si vous souhaitez investir (ou vous investir !) dans ce projet d’engin à hydrofoils simple, peu coûteux et facile d’emploi, « Le voilier à hydrofoils de Mr-tout-le-monde », contactez Claude Tisserand :

claudetisserand@hotmail.fr

 

35 commentaires pour Et maintenant, le Kit-foiler

  1. Bonjour à tous et à Claude Tisserand en particulier.

    Bien sûr, c’est un projet passionnant dont certains d’entre nous ont rêvé, je suppose.
    L’expérience de Claude est telle qu’il est difficile de faire un commentaire sur le sujet présent.
    Néanmoins je me permets une remarque et une question :

    Je n’ai pas fait d’étude de marché mais il me semble qu’au niveau commercial le projet est risqué.
    Dans mon petit coin du bassin d’Arcachon, au long des décennies, on a vu de moins en moins de dériveurs ou de catas sportifs.
    L’analyse (un peu simpliste, je l’admets) est que la planche à voile a « tué » ces petits voiliers (le kiteboard faisant actuellement de même avec la planche).
    Bien sûr, il existe encore des passionnés de 470, 505 ou autres catas olympiques mais il sont peu nombreux.

    Pour quelle(s) raison(s) Claude Tisserand prend – il comme base le principe des foils traversants alors qu’il a expérimenté (semble-t-il avec succès) le principe des foils à palpeur ? Bien sûr, le principe est un peu plus complexe et fragile mais l’efficacité bien meilleure (et il y a peut-être possibilité de simplifier le système en gardant le même principe)

    Bon courage et à bientôt,

    GG

  2. J’ai peut-être un début d’explication prenant en considération le public cible -> Les quelques passionnés qui restent sur le créneau des catas de sport ou dériveurs olympiques sont attirés autant par la technicité de la gestion du plan d’eau ou du réglage des voiles que par la vitesse pure et la sensation de glisse. Le foil à autorégulation reste dans cette démarche de gestion simultanée eau-air. Gestion de l’approche des vagues, influence du réglage des voiles sur l’angle de la surface portante etc…

    En forçant un peu le trait, je vois plus la planche à voile ou le kite surf comme un cerf-volant donnant des sensations de glisse. On perd presque la dimension de gestion de l’eau, des courants, d’approche des vagues etc… Les foils à palpeur me semblent être du même ordre: on ne s’occupe plus de l’eau!

  3. À propos de foils traversants… Triste: http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/dcns-et-l-hydroptere-d-alain-thebault-c-est-fini/
    J’ai peur que l’hydroptère n’ait pris un sérieux coup dans l’aile (si j’ose dire) suite à la sortie des AC72.

    • Michel TASTET dit :

      Très bonne analyse des diverses solutions commercialisées.
      J’ai trouvé un développement du RS600 sur foils avec une activité régates.
      http://www.facebook.com/pages/600FF/186070131389

      A mon avis le problème risque de venir des gréements de dériveurs traditionnels, pas vraiment adaptés aux hautes vitesse.
      Les agréments de planche ou cata de sport sont susceptible de donner plus de satisfactions.

    • Bonjour A de Ruff’

      Du grand n’importe quoi (l’arrêt du sponsoring de DCNS)!
      J’avais aussi reçu une annonce de la part de l’équipe de l’Hydroptère. Mais je ne souhaitais pas « polluer » cet article en plaçant une « news » comme pour le vol du premier AC72 ou le retournement d’Oracle.
      Voilà une politique de communication à 0,5 € de la part de DCNS ! Ou le choix n’était pas le bon, ou le contrat était mal ficelé, je pense que l’équipe comm. de DCNS est vraiment …!

      Fred

    • Pas plus tard qu’il y a deux semaines, DCNS était présente à l’école dans le cadre d’un forum des entreprises. J’étais allé les voir et je comprends mieux maintenant pourquoi j’avais senti un énorme malaise quand je leur parlais de l’hydroptère…

      • tigouille dit :

        Il semblerait plus interessant de partir d’un cata…
        pour dcns finalement c’est peut etre mieux pour l’image de la voile…domage pour les sous!

  4. marco dit :

    Le véliplane III fit l’objet d’un essai dans Voiles et Voiliers à l’époque. Je n’ai malheureusement plus le numéro. J’avais été très impressionné par l’engin à l’époque. A noter que les foils de V III peuvent être considérés comme des foils en échelle (type Monitor). Je reste persuadé que ce type de foil est le plus adapté. Comme je reste persuadé qu’on n’obtiendra rien d’extraordinaire avec un hydrofoil tant qu’on n’aura pas compris que la voile doit aussi servir à porter le bateau au lieu de le faire gîter. Curieusement, j’avais fait il y a une trentaine d’années, des croquis pas bien différents de ce que tentent les Burton avec Voilavion aujourd’hui.

  5. gyls29 dit :

    Je ne sais pas exactement où mettre cela car c’est plutôt une petite news mais bon !
    Vestas Sailrocket a franchi la barrière des 60 noeuds.
    61.23 nd en pointe 54,xx nd en moyenne sur 500m, Paul Larsen flirte avec le record absolu.
    Aujourd’hui cela correspond aux records officiel classe B, Australien, et au record officieux de bateau le plus rapide.
    Sous réserve bien sûr de la validation du WSSRC présent sur place.
    Jetez un œil du coté de la Namibie, il se passe des choses…

    • Bonjour Gyls,

      Merci de ta veille, cela fait plaisir de voir que cette sympathique équipe n’a pas que des soucis mais arrive aussi à avoir des résultats…
      A suivre

      Fred

    • rb1 dit :

      mais c’est génial ça (bien mieux que les nouvelles que j’avais trouvé plus tôt)
      un record tu rentres ça dans les petites nouvelles toi ?

      erwan

  6. rb1 dit :

    tient j’ai une petite devinette …
    à quelle vitesse un IMOCA vole-t’il ? (macif, banque populaire, paprec …)
    question subsidiaire :
    pourquoi leur foil est orienté du mauvais côté ? (sous la coque et pas sous le vent)

    c’est plus simple (avec la fonction anti-dérive) et plus auto-régulé mais y’a un gros gain de puissance à gagner (3-4 m de bras de levier)
    la jauge limite le déplacement latéral de la quille (il me semble) mais pour les autres appendices ?
    ça m’étonne qu’aucuns n’ai testé le foil horizontal (bien mieux que ce dont je rêve depuis que petit j’ai vu l’hydroptère : un mono avec des nageoires de baleine à bosse)

    au passage j’ai vu (sur un comparatif MOD 70 AC 72) une vidéo d’un MOD 70 presque en vole (fugace dans une sur-vente et un peu aidé par une vague)
    impressionnant

    erwan

  7. xavierlabaume dit :

    ce concept de foil en kit est bien adapté à une traction par kite, mais les purs voileux ont-ils envie de piloter un kite?

  8. gurval dit :

    A propos de sailrocket, je voulait vous faire remarquer que ce bateau est en train de prouver l’énorme potentiel de la paravane travesante ( n’est ce pas xavier? ).

  9. rb1 dit :

    un petit retour sue les AC 72
    artemis à fait son premier jour d’essai (tranquille) :
    http://www.americascupmedia.com/AC72-TESTINGS-Artemis-AC72-1st-Sail,1024,18,en,f1.html
    http://www.americascup.com/en/news/3/news/9833/artemis-racing-takes-to-the-bay

    j’avais oublié de vous reporter le 2ème jour de test de Luna Rosa :
    http://www.sail-world.com/Europe/Americas-Cup:-Luna-Rossa-trains-on-the-Hauraki-Gulf/103664
    avec un deuxième foil (en V ?) :

    avant ils l’avaient présenté avec 2 foils à angle droit :

    erwan

  10. Schaller Olivier dit :

    Bonjour ;
    Je construis et navigue sur des cata de sport atypique (hors jauge) depuis 25 ans et j’observe que la gde majorité des navigateurs cherchent a regatter , donc faire du pres et du vent AR . L’hydroptere nous l’a tres bien demontré en allant tres tres vite , mais en rattant plein de records de traversé car sortie de la petite fenetre favorable d’angle de vent la vitesse chute , parfois retour a l’archimedient !!!!! Raison aussi a mon avis pour laquellle les p’tits foilers n’ont pas eu de succé commercial ….
    Sachant qu’un flotteur de cata ou tri a moins de trainée qu’un foil au pres comme nous le demontre encore les AC72 , l’idée est de faire 1 bateau POLYVALENT a savoir qu’il doit bien remonter au vent et voler des que l’on abat de qlq degres .
    Martin Fischer a dessiner le phantom qui vole au portant et marche « normalement » au pres :http://www.catsailingnews.com/2012/10/low-flying-phantom.html
    Deux 32′ font en ce moment leur 1er bord a Doubai avec le concepteur Martin Fischer avec la meme philosophie :http://www.catsailingnews.com/2012/10/g32-flying-32-cat-explained-interview.html
    Avec tout le respect que j’ai pour Mr Claude Tisserand , reprendre ce concept qui a eu son heure de gloire , meme remis a jour avec l’avancée technologique des materiaux et des grements , cela arrivera bien loin des derniers developpements …. evidement question prix pour le phantom je vous donne mon joker … mais basiquement on peux adapter sur apres toute plate forme de cata ce type de foils en S ou meme double S selon les versions + safran en T ou moins de trainée en L
    Je viens de terminer ce genre de modif sur « ENYA3 » , je pourrai vous en dire + apres qlq sorties ….
    A +

  11. Bonsoir Olivier,

    En résumé tu nous dis que les foilers (en tout cas ceux que l’on connait actuellement) sont moins polyvalents en ce qui concerne la force et la direction du vent.
    A mon avis c’est une évidence et le succès d’un projet de foiler grand public dépendra essentiellement de l’augmentation de cette polyvalence (il y a peut-être des solutions).

    Il est à remarquer que les planches à voile à carènes planantes souffraient du même manque de polyvalence (j’en parle au passé, snif, la PAV est presque défunte)

    à plus,

    GG

  12. armand dit :

    Bonjour , je pense qu’ une des raisons principale du peu de succès commercial des petits foiler c’est le prix de lancement qui n’a pas permis de créer un stock important d’occasion pour permettre une plus grande vulgarisation de ces bateaux il y a aussi la fragilité de ces bateaux . Ensuite cata ou dériveur, il est beaucoup plus difficile de stocker un cata monté qu’un dériveur, et je ne parle même pas du déplacement sur la route. Alors si l’on arrive à pondre un engin répondant à ces critères, je pense que ça peut marcher. Quand je vois cette photo de veliplane III, une veille coque de 470 avec l’adjonction de cette poutre et ces foils, oui je crois que ça peut se faire. La planche à voile c’est simple, le kite aussi, il y a très peu de problèmes de stockage et de transport. Plus on rajoute de contraintes moins ça se vend ! !! Un dériveur très léger stable avec une poutre transversale équipée de foils simples facilement démontable le rêve !!! .
    Armand

  13. Bonjour à tous,
    un peu adepte des foils en « kit » (la plupart de nos foils sont démontables) mais surtout « addict » en matière de « kitE-foil », je tiens à vous faire part de mes impressions concernant cette nouvelle discipline très en vogue en matière de kitesurf depuis 2 ans et qui fait ses preuves en matière de performances surtout en lightwind et en régate (puisque le kite-foil a supplanté de très loin les traditionnelles énormes planches dite « de race », au point de devoir être cette année sorti de la catégorie « format régate en kitesurf » car jugé trop efficace pour continuer à faire arme égale avec les planches traditionnelles de régate qui disparaissent des podiums depuis un an !!! ). Je m’étonne de voir parler de « manque de performances au près » ou d’echec commercial en foil : en matière de kite-foil, nous avons déjà au moins quatres productions de série (Zeeko-kite, Ketos de chez 3g compsite, Spotz et sword) et les performances en terme de cap/vitesse notamment sont hallucinantes en kitefoil lorsque l’on compare avec tous les autres supports de kitesurf ou même de windsurf (twin-tip, surfkite, planches de speedcrossing, planches de kite-race…) : depuis que je navigue en kitefoil, j’arrive à « suivre » sans problème les trajectoires de mes amis en bateaux (ce que je n’aurais jamais rêvé faire auparavant) que je dépasse largement en vitesse (deux à tris fois la vitesse du vent en conditions standards 6-15 noeuds), la ou les catas habituels n’arrivent jamais à suivre au près en dessous de 12 noeuds… bref, je ne sais pas si c’est une particularité de l’adjonction de foil sous une planche de kitesurf, mais les capacités en terme de Vmax et surtout de cap sont excellentes et donnent lieu à l’émergence d’une nouvelle discipline à part entière qui ne cesse de faire des émules en France comme en témoigne le forum de kitefoil de Laurent Ness (http://kitefoil.forumactif.org/c4-francais) !! De nombreuses améliorations sont encore à trouver : les Vmax sont améliorables et mon rêve est d’adjoindre un artifice de stabilisation longitudinal, mais cela marche déjà très fort sans aucun autre artifice que la proprioception humaine (24,3 noeuds en Vmax sur 500m lors de ma dernière compète et plus de 30 noeuds pour les meilleurs pilotes comme Nicolas Caillou (encore un français)…
    => le foil a encore de très beaux jours devant lui croyez moi !

    N.B. : un grand merci pour ce fabuleux blog qui est une mine d’informations pour de petits passionnés comme moi : longue vie à « Foilers » !!!!!

    Greg alias wazagreg…

    • rb1 dit :

      sur un kite qui n’est pas le meilleur support pour faire du près (sans doute du fait d’une « dérive » peu performante)
      le foil lui fournie une meilleure dérive, le poids légé permet de continuer à voler à la « faible » vitesse du près
      et donc être meilleur qu’un kite plus classique

      sur un dériveur qui fait un bon près
      le poids risque d’empêcher de voler au près
      on ce retrouve avec plus de trainée au près (mais on peut en profiter pour augmenter la surface de voile, le foil sous le vent faisant le même travail qu’un flotteur de cata) ou élargir l’angle pour conserver de la vitesse pour voler
      à vérifier ce qui donne le meilleur VMG, mais la capacité à faire tu près serré risque d’être moindre

      mais est-ce grave ?
      la question du marché je ne saurait y répondre
      mais le principe du kit me plait et pourrait peut-être surtout favoriser les auto-constructions de foileur légé (kit foil + flotteur de cata ou autre construction maison + gréement adapté)
      ça me fait plus rêvé qu’un 470 à foil en fait

      erwan

    • Bonjour Erwan,

      Merci pour tes interventions sur Foilers, je crois pouvoir dire que tu es un passionné qui a déjà une bonne maîtrise de la partie technique de « l’architecture navale ».
      Si cela te dit, tu peux quand tu le souhaites proposer un article sur Foilers !!!

      Fred

      • rb1 dit :

        faut dire que j’ai eu de bon profs (archi navale à Nantes avec certains grands noms qui reviennent dans ton site)
        même si les aléas de la vie font que je n’ai pas prtiqué la chose, l’intérêt reste entier (avec quelques idées « révolutionnaires » qui trottent dans ma tête)
        après entre sortir de longues tirades dans une discution et faire un article y’a un pas à franchir (il faut dire que tes articles place la barre assez haut) et il s’agit plus de bien maitriser un sujet que d’avoir une culture globale de la chose
        cela dit ça me plairait bien d’apporter ma pierre à l’édifice …
        (m’en vais faire un tour des articles pour voir si un sujet à ma porté manque) …

        erwan

    • Bonjour Greg,

      Bienvenu sur Foilers, tu interviens quand tu veux, c’est intéressant d’avoir des passionnés (pro ?) de différentes disciplines.
      Donc à bientôt et merci pour ton intervention.
      Si cela te dit, tu peux quand tu le souhaites proposer un article sur le kit à foils !!!

      Fred

    • Bonjour Greg,

      Merci beaucoup pour ce message. Jusqu’à présent il me semblait que les (mono)foils que l’on voit sur les planches à voile et les Kite-surfs n’avaient pas de très bonnes performances.
      Pour les PAV, il semblerait même qu’il soit très difficile de remonter le vent.
      Ton expérience montre qu’il n’en est pas de même pour le Kite. Ceci est peut-être dû au fait que le foil fonctionne en position inclinée sur un Kite, et donc beaucoup plus efficace en ce qui concerne l’anti-dérive.

      Une phrase m’a particulièrement intéressé :

      « mon rêve est d’adjoindre un artifice de stabilisation longitudinal, mais cela marche déjà très fort sans aucun autre artifice que la proprioception humaine »

      Effectivement, je pense que les mono-foils en forme de « petits avions » ne sont pas les plus efficaces et qu’un système de stabilisation permettrait de simplifier le foil principal et le rendre plus performant. Je n’ai pas de solution miracle mais si tu veux, nous pouvons en parler (ici ou par mail privé)

      Encore merci pour cette vision du foil dont nous parlons assez peu ici jusqu’à présent.

      GG

  14. GG, Fred,
    Comme déja dit, l’association aile de kite+kitefoil est un binome qui fonctionne à merveille : les podiums du championnat de France de race (= format régate en kitesurf) ont été littéralement envahis de « foileux » et 2012 fut vraiment « l’année du kitefoil » en régates et dans les championnats : au point qu’un championnat du monde est né cette année (première étape à la Ciotat cette année), acceuillant pas moins de 53 foileurs de très haut niveau, 7 nations 17 étrangers et expats venus de dubaï ou Nouvelle Calédonie Porto rico, Espagne Italie, Autriche,…….. un vrai succès, plus de 150 foileux le soir sous le chapiteau pour les soirées, incroyable pour une première !! et ce n’est que le début du phénomène…
    qq images en vrac :

    La remontée au vent est fascinante, tout comme la vitesse moyenne au cap serré : j’ai fait beaucoup de sports de glisse, et je peux vous dire que c’est la première fois que je vois ce genre de perf’, qui ressemble plus à celles d’un petit monocoque de course qu’à un article de sport de glisse classique… il ne manque plus que de trouver un moyen de stabilisation afin de dépasser sans efforts les 30 noeuds (pour l’instant reservé à l’élite de la discipline).. et je suis en train de mettre au point un palpeur avant que je testerai cet hiver, mais vos idées sont les bienvenues sur cette véritable « quête du graal » !

    merci de votre soutient et de vos mails, ça fait chaud au coeur et ça m’encourage à passer à la phase de construction au plus vite !!

    wazagreg

    P.S. : c’est quoi les « VPH » ??

    • Bonjour Greg,

      Désolé pour le « VPH », ça fait très « je suis un pro. j’utilise des abréviations à la con » !
      Véhicules à propulsion humaine.
      https://foils.wordpress.com/2009/11/28/les-vph-ou-hpv-%E2%80%A6/
      Je pense par exemple aux travaux de Kotaro Hichiro.

      J’étais à La Ciotat pendant le championnat de France (sortie sur l’Hydroptère) c’était un très beau spectacle.

      N’hésite pas à nous faire part de tes idées, tes doutes… nous ne sommes pas des pro. (en tout cas pour la plupart) nous essayons de comprendre et d’échanger sur le sujet…

      Désolé de ne pas pouvoir faire plus pour le moment, je suis un peu débordé…

      Fred

  15. Alain Michard dit :

    Bonjour,
    Je n’ai pas de background en foil mais en voile classique. Votre projet de foiler en kit adaptable sur une coque de dériveur me parait très intéressant, car à mon sens, il ne vise pas du tout la même clientèle que les kitefoils ou que les Moth. Ce qui est en jeu c’est la possibilité de permettre les sensations de la glisse sur l’eau aux « bons pères de famille » et à leurs gosses, c’est-à-dire à des gens qui n’ont ni l’entrainement ni les capacités physiques pour contrôler un Moth foiler. L’engin (tout compris) devrait être facilement remorquable, rapide à monter et à mettre en oeuvre, et doit permettre à M. Tout-le-Monde de se faire plaisir sans bruit, sans polluer, sur des plans d’eau intérieurs (lacs) ou marins abrités.
    Vu comme ça, je crois qu’un marché existe.

    Par ailleurs, il faudrait selon moi proposer un version basique sans gréement. Personnellement, comme amateur de voile, je me paierais bien un kit comme celui que vous évoquez, pour expérimenter diverses voilures non haubanées : cat-boat, ou une voile aile semi-rigide ou une voile de jonque à cambrures. Mais bon, ça c’est peut-être un peu perso ! En tout cas, je vois bien partir d’un coque de laser pour voir…

    Bon, si vous concrétisez, tenez-nous informé sur ce très beau site consacré aux foils !
    Amicalement
    Alain

    • Schaller Olivier dit :

      Avec 1 coque de laser bien trop lourde c’est perdu d’avance !!!!! Voler tu pourra mais tu risquera de te faire doubler par 1 archimedien !!!!!!!! jouissif de prendre de l’altitude mais si tu te fais doubler par le moindre petit cata de sport quel interait ???
      Les developpements des F18 par exemple notemment au niveau des grements sont tels qu’il est bien difficil de rivaliser en amateur …
      20 ans que je bricole des catas avec du carbone et bcp d’energie pour parfois arriver a des resultats moyen, ou juste egaler ….
      EX : J’ai 1 superbe mat-aile de 3.5 m2 depuis 8 ans et c’est depuis 1 moi selement avec la 3 eme GV ( mieux dessiné) que ca commence a bien marcher …
      En cata de 16′-18′ on atteind facilement les 17-18 Nds , apres chaque nds en + est 1 gros effort , et c’est là que les foils deviennent interessant pour prendre le relais . avec la 4eme generation de foils je soulage bien , volotes qlq metres au travers sur les appendices sous le vent uniquement …. mes foils manquent d’allongement et des que le clapot atteint 40-50 cm ca decroche vite et ca devient chaud !!! (plan d’eau de Noumea assez pourri )
      Regarde le nacra selectioné pour les JO demande qu’a voler au portant , sauf que la geometrie des foils n’est pas bonne et qu’il faut rajouter des plans porteurs aux safrans !!!!

      A mon avis 1 bon point de depart est de commencer avec 1 plate-forme de cata , et d’y adapter les foils !!!
      J’ai des moules de safrans en L si vs voulez ; le tribord et babord !!!
      Qd aux foils ca risque encore de bien evoluer avec la coupe !!!!
      Amusez vous bien a la prochaine !!!! Olivier

  16. Alain Michard dit :

    Olivier, je n’ai pas la compétence pour calculer la portance d’un foil et voir si un laser est beaucoup trop lourd, je te fais confiance. Si c’est le cas, faut peut-être renoncer à faire un kit sur une coque existante, et faire un moule pour une petite coque centrale de tri. Cela dit, je me fiais aux photos du 470 équipé de foils dont il était question plus haut.
    Au niveau marché cible et du marketing associé (ce qui m’intéresse) :

    – le RAVE était une machine intéressante, mais avec quelques gros défauts : prix élevé, pas de politique pour créer une dynamique sportive monotype, pas d’importateur dynamique en Europe (je crois ?), construction de mauvaise qualité (coque en polyethylene rotomoulé, beurk…). Par contre il avait des atouts intéressant : relativement facile à mettre en oeuvre (d’après les vidéos), plutot facile d’emploi, possibilité d’embarquer à deux.

    – le trimaran archimédien WETA 4.4 se vend assez bien en dépit d’un prix relativement élevé et d’un niveau de performance tout juste honorable. La machine a bonne réputation, le gens s’amusent, il y a une association de propriétaires qui organisent des régates amicales. C’est pour moi le bon exemple.

    Si tu rapproche ces deux exemples, il me semble que si tu proposes de nos jours un espèce de RAVE démontable (facilité de transport), bien construit, avec un mat aile (ou un choix entre cat-boat et aile pour des raisons de prix), que tu arrives à vendre 10.000 euros TTC, tu organises le buzz avec quelques régates promotionnelles relayées par le presse, tu animes une assoc de propriétaires qui donne un esprit « club », je pense que tu toucheras une clientèle de quadras-quinquas qui ne peut pas envisager le Moth, ou le kite-foil et que les images de l’America font rèver!

    Faut-il partir d’une coque existante ou faire un moule ? Je ne suis pas architecte, ni même constructeur amateur !
    Amitiés à tous
    Alain

    • Schaller Olivier dit :

      Merci Alain , t’as tout compris de la dinamique commercial ,Y a plus qu’a …. Un copain a navigué sur Weta et c’est bien « karcher » !!! C’est vrai que je suis bien exigeant en performence-confort …
      Le developement va bon train en ce moment avec les foils et je pense que des beaux engins polyvalent seront disponible bientot sur le marché …. avec 1 prix en fonction des moyens mis en oeuvre des developpements assez couteux !!! A +

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