Les projets d’hydrofoils océaniques

Les bateaux volant de l’America’s Cup ont déterrés une idée déjà évoquée au cours des précédentes décennies : est ce que l’on va voir un jour des bateaux voler à travers les océans ? La victoire des ultimes dans la dernière Route du Rhum l’a réveillée, elle n’était qu’assoupie. Elle ré-ouvre un œil, non pas par ce que cela sent le café et les croissant, mais par que cette image fait rêver à un moment où il fait bon s’évader. Elle montre le bout de son nez quand VPLP fait un teasing (ou « aguichage »), volontaire ou non, en évoquant le fait que le prochain bateau de Gabart sera « plus aérien » !

Bien avant l’hydroptère, plusieurs projets de multicoques hauturiers ont vu le jour. Ils sont malheureusement pour beaucoup restés à l’état de croquis. Voici une sorte d’état des lieux des projets de voiliers volants à travers les océans. Manquent dans cette liste les F40 à hydrofoils dessinés au milieu des années 80, ces bateaux n’avaient théoriquement pas pour but de traverser l’océan…

1959 – Projet d’Arthur Piver

Voici un dessin trouvé dans un bulletin de l’AYRS. Il s’agit de l’ébauche d’un trimaran à foils en échelle dessiné par Arthur Piver en 1959 et qui n’a pas vu le jour. Arthur Piver est surtout connu pour ses nombreux plans de trimaran. Bateaux plus ou moins réussis. Nous étions alors aux balbutiements de la conception des multicoques modernes. Arthur Piver a disparu au cours d’une traversée de l’atantique à bord d’un de ses plans. Il était aussi l’architecte de Teignmouth Electron de Donald Crowhurst (pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, elle mérite de détour). Ce projet d’hydrofoil n’avait pas été prévu pour être un géant, il devait mesurer 30 pieds. Mais comme A. Piver avait traversé l’atlantique sur son trimaran Nimble, mesurant lui aussi 30 pieds, ce dessin n’aurait sûrement pas été réservé pour les balades à la journée… A noter qu’un autre concepteur d’engin à foils, David Alan Keiper (Williwaw), fut lui aussi propriétaire d’un Nimble. Faut-il y voir un signe, et si oui, lequel ? Est-ce que les Nimbles se trainaient trop au point de vouloir leur donner des ailes… ?

Cruising hydrofoil trimaran - Arthur Piver 1959

Cruising hydrofoil trimaran – Arthur Piver 1959

1967 – Williwaw

Entre 1967 et 1977 Williwaw, trimaran de 10.50 m de David Alan Keiper, a parcouru le pacifique sur ses foils. Il a effectué deux longues croisières, la première à Hawaii, la seconde avec escales aux Samoa, Tonga, la Nouvelle-Zélande et les îles Cook avant de revenir à Hawaii. Au total, plus de 20 000 milles. Williwaw s’est malheureusement disloqué en 1977 sur la cote Hawaiienne, poussé par un cyclone. Même si son esthétique n’est pas du goût de tout le monde, c’est le premier vrai hydrofoil à voile de haute mer, 27 ans avant l’Hydroptère. A part lui et l’Hydroptère, seul Scat de Sam Bradfield a volé en haute mer (voir Pen Duick IV versus Williwaw).

Williwaw – dessin F Monsonnec 07/2013

Williwaw – dessin F Monsonnec 07/2013

1972 – Jacobs Transatlantique

Projet de Donald Nigg que l’on peut trouver dans Hydrofoils Sailing, très bon livre de Donald J. Nigg, Alan John Alexander et James Lyon Grogono. Je n’ai malheureusement pas plus d’information sur ce projet lui aussi resté à l’état de plans.

Jacobs Transatlantic projet dessiné avant 1972 – via Hydrofoils Sailing

Jacobs Transatlantic projet dessiné avant 1972 – via Hydrofoils Sailing

1975 – Hydroptère projet d’Eric Tabarly

Incontournable, en France, le projet de foiler imaginé par Eric Tabarly en 1975 et devenu un temps un hydrofoil sous l’impulsion de Pierre Perrier. Eric Tabarly dans Du Tour du Monde à la Transat – Eric Tabarly, « … ils commencèrent leur étude, suivant l’idée que je leur avais donnée, mais, moins timides que moi, ils arrivèrent très vite à faire décoller le bateau. Pour eux, c’était vraiment la solution d’avenir…. » C’est pour ce projet que fut développé le « Tornado à foils » construit par Jean Garnault et que j’ai plusieurs fois présenté sur ce blog (Le petit hydroptère d’ETLe petit hydroptère d’ET suiteExpo les voiliers volants, suite). Ce prototype a démontré que l’on pouvait voler. Cela ne semblait pas à l’époque une évidence alors même qu’un français, Claude Tisserand avait déjà réalisé de nombreux trimarans volant (Les véliplanes de C Tisserand ces méconnus). Malgré les vols réussis du prototype, le projet n’a pas vu le jour. Les matériaux de l’époque ne permettaient pas de respecter le poids d’un hydrofoil à voile. Le projet est redevenu un foiler, Paul Ricard.

Hydroptère projet 1975 – dessin Eric Tabarly

Hydroptère projet 1975 – dessin Eric Tabarly

1983 – Colt Cars à foils !

Projet de mise en place de foils sur le trimaran Colt Cars (Mitsubishi en Angleterre). Colt Cars est un 60 pieds dessiné par Ron Holland en 1982. La bateau qui s’appelle maintenant Spirit of Ireland était à vendre en Malaisie en 2014. Ces foils ont été imaginés par James Grogono (Icarus) au cours d’une journée passée à bord avec Rob et Noami James. Ils n’ont malheureusement pas été construits. Ce dessin se trouve dans le livre « Icarus, the boat that Flies » de James Grogono au chapitre « Daydreams and Dinausaurs» !

Cold Cars à foils par James Grogono – via Icarus the Boat that flies

Cold Cars à foils par James Grogono – via Icarus the Boat that flies

1994 – L’Hydroptère

On ne le présente plus ! C’est en quelque sorte la suite du projet d’Eric Tabarly. Il en ce moment toujours sur la cote ouest des USA en attente de pouvoir se lancer dans la traversée Los Angeles / Hawaii. L’équipe a aussi en projet L’hydroptère 2 une version de plus grande taille mais aussi l’Hydroptère rocket dessiné pour battre le record du monde de vitesse à la voile.

L’Hydroptère - Copyright Christophe_Launay

L’Hydroptère – Copyright Christophe Launay

2000 – Volantis

Volantis, projet de trimaran de 60 pieds initié par Mark Ott entouré des experts Dave Hubbard (expert en aile rigides), Burt Rutan (ingénieur aéro qui a dessiné Voyager, premier avion à avoir fait le tour du monde sans escale), Nigel Irens (architecte navale) et Sam Bradfield (expert en foils). Ce bateau est resté à l’état de projet. Mais il a eu un petit frère présenté ci-dessous, Scat, qui à vu le jour en 2002. Ainsi qu’un autre petit frère (ou une petite sœur puisque un bateau est féminin en Anglais) Eifo pour « Easily Identified Flying Object ».

Volantis en 2000

Volantis en 2000

2002 – Scat

Petit frère de Volantis, long de 37 pieds, Scat pour « Sam’s Crazy Arsed Trimaran » est lui aussi issu de la table à dessin de Sam Bradfield et de Nigel Irens. Par un vent de 12 nœuds il a été chronométré à 31,6 nœuds. La même année, il affronté des vents de 40 nœuds pendant les 125 premiers miles de la Miami-Nassau ! Course dans lequel il est engagé sans avoir beaucoup navigué. Il termine portant second sur 22 bateaux. Seuls 8 bateaux finirent la course dont 2 multi ! L’équipage vainqueur, à bord d’un catamaran de 40 pieds, fut victime du mal de mer, ce qui ne fut pas le cas de celui de Scat ! Malheureusement il semble que le constructeur de Scat n’avait pas suivi les recommandations d’échantillonnage de Nigel Irens. Sorti trop lourd du chantier, sa vitesse de décollage était plus élevée que prévue. Scat a été vendu à un entrepreneur de la défense américain qui travaille sur la réalisation de drones de voile pour la marine américaine…

Scat – photo DR

Scat – photo DR

2004 – R33 Foiler projet

En février 2004, Randy Reynolds évoque, sur le site de sa société, la possibilité de réaliser un Trifoiler de 10 m. Un prototype basé sur l’utilisation d’une coque de catamaran R33 et les flotteurs de cata Inter 20 ! Un bateau qui aurait été réalisé en collaboration avec Greg Ketterman, et équipé de palpeurs en avant, comme ceux du Trifoiler. En septembre 2013, sur XS racing, Randy évoque cet ancien projet et explique que maintenant il opterait pour un système de palpeurs trainés.

Projet de « big » Trifoiler par Randy Reynolds 2014

Projet de « big » Trifoiler par Randy Reynolds 2014

2005 – C-Fly Offshore

La version « coastal » longue de 7.6m du team C-Fly a été lancée en 2005. Il a aussi porté le nom de Daddy long legs. L’équipe souhaite réaliser le C-FLY océan, un trimaran de 21 m basé sur une plate forme d’Orma 60. L’objectif étant de voler à travers l’Atlantique et de battre le record de sa traversée…. Le C-Fly se démarque des précédents projets (avec Jacos Atlantique), par sa configuration canard. Configuration assez peu usitée…

Projet C-Fly Offshore

Projet C-Fly Offshore

2011– Voilavion 60 pieds

Dérivé du 18 pieds Voilavion lancé en 2011 et présenté sur Foilers lors de son lancement puis à l’occasion de navigations dans le Golf du Morbihan, le team Voilavion a plusieurs objectifs dont celui de réaliser un 60 pieds. Est-ce que celui-ci verra le jour, je l’espère pour patrice Magnard et son équipe.

Projet Voilavion 60 pieds Magnard Innovation

Projet Voilavion 60 pieds Magnard Innovation

Tableau récapitulatif des projets

Tableau récap hydrof hauturier - F Monsonnec 03-2015Sur 11 projets d’engins hauturiers :

  • 3 ont volés, Williwaw, L’hydroptère, Scat,
  • 8 avaient une config avion, 2 canard, 1  en« diamant » (Williwaw),
  • 7 n’avaient pas de foils régulés, 1 avec palpeur qui à volé (Scat), 3 restés à l’état de projet,
  • 9 étaient ou sont des trimarans, 2 des catamarans.

La majeur partie de ces projets étaient donc des trimarans en configuration avion et à foils non régulés !
Peut être que le projet gagnant devra s’éloigner des cette « configuration moyenne » ? Ou faut-il espérer que le « salut » viendra de la mise en œuvre d’une autre technologie (construction, régulation…)?

Le futur

Alors, allons nous voir un jour voler des voiliers à travers l’atlantique ?
Les futurs engins feront ils mieux que les quelques projets qui ont déjà vu le jour ?
Je pense qu’un des facteurs de réussite d’un projet de ce type est la gestion de la portance pour réguler la hauteur de vol et les inégalités du milieu. Que ce soit de manière naturelle avec une configuration « miracle » ou avec un système de régulation des plans porteurs.
Peut être que la configuration canard, adoptée par le team C-Fly et si peu utilisée comparée à la config. avion, pourrait être la voie ?
De prochains articles traiteront de la manière d’envisager un engin volant hauturier et, entre autre, de la régulation…

A suivre

50 commentaires pour Les projets d’hydrofoils océaniques

  1. Dr. Goulu dit :

    Me rappelle un argument intéressant sorti si ma mémoire est bonne lors d’une conférence sur l’ « Hydroptère Maxi » à l’EPFL : pour les records océaniques ou autour de monde, les bateaux actuels avancent à la vitesse des dépressions. Pour aller nettement plus vite sur ces trajets, ils devraient rattraper la dépression précédente, et/ou traverser le « pot au noir » plus vite, donc dans des airs plus faibles…
    Evidemment, dans les alizés du Rhum ou sur L.A.-Hawaï, la situation est plus favorable

  2. claude tisserand dit :

    Salut Fred, Tu y crois, toi ? moi, il y a longtemps que je n’y crois plus et tu sais pourquoi…amicalement Claude

    Date: Sun, 8 Mar 2015 09:47:30 +0000 To: claudetisserand@hotmail.fr

    • Bonjour mon cher Claude,

      Je n’y crois pas vraiment mais je m’y intéresse !

      Franchement, je dis peut être une bêtise, mais je pense que l’on peut faire le parallèle entre les Ekranoplans et les voiliers à hydrofoils de grande taille ! « Impossible » de faire voler un Ekranoplan sur une mer agitée. Un hydrofoil océanique, c’est peut être tout simplement impossible, comme le signale Xavier un peu plus bas : problème d’échelle…

      Amicalement
      Fred

      • tisserand dit :

        Salut Fred,
        j’ai bien tort de ne pas fréquenter davantage ton blog, on y trouve des gens passionnants et passionnés…
        Concernant la navigation en haute mer des foilers, entre autres problèmes que nous avons évoqués longuement, je citerai une petite anecdote: il y a tout juste 40 ans, lorsque je suis arrivé en Corse, une compagnie italienne avait tenté une liaison Corse-Elbe (une trentaine de milles) avec des vedettes à foils, classiques en Italie sur des petits parcours. Je n’ai pas eu le temps d’y mettre les pieds car au moindre clapot (disons, 1 m maximum) la traversée était annulée, et la ligne a été rapidement abandonnée.
        Puis-je me permettre de rappeler également que toutes les marines du monde ont fait des foilers militaires…et que toutes les ont abandonnés….soyons sérieux, les foilers ne marchent bien qu’en eaux calmes, de même que les Ferrari ne marchent pas bien dans les champs labourés…
        amicalement Claude

        • Bonjour Claude,
          100% d’accord avec ta comparaison Ferrari/tracteur !
          On peut utiliser aussi le même genre de comparaison entre les AC72 et des trimarans océaniques.
          AC 72, F1 sur circuit
          Trimarans, voiture de rallye sur « route »
          Mais bon, nous sommes peut être trop vieux et pas assez rêveur ?
          Fred

          • tisserand dit :

            mais non, même moi je ne suis pas si vieux que ça… en tous cas si je ne rêve plus, je pense encore ! Claude

          • Pascal Gaudin dit :

            Claude et Fred, il ne s agit pas de faire rouler une ferrari dans un champ labouré! souvenez vous du début du « Paris Dakar », les gars partaient avec des 504 surélevée ou de DS….à comparer aux engins qui font l’actuel Dakar. En dehors des 4 roues et du volant, il n y a pas beaucoup de rapports….. comme il n’y a pas grand chose de commun entre les foils de Monitor et ceux des AC72 ormis le fait qu ils trempent dans l’eau! Dans mes lectures de jeunesse, j avais vu que la vitesse limite pour des appendices dans l eau serait de 60kts à cause de la cavitation. on sait désormais faire des profils qui ne s autodétruisent pas à cette vitesse. On a créé des hélices « de surface » qui propulsent des « engins » de 15m de long à 210 mph(https://www.youtube.com/watch?v=5ORjZ8Dpa7k) sur l eau en pleine mer. Regardez les motos tous terrains au POPB, dans les années 70, sur les whoops, il aurait fallu monter et redescendre chaque bosse, alors que maintenant ils prennent le bon rythme et passent tres vite en effleurant le haut de chaque bosse. les progres sur les motos et le pilotage ont permi cette évolution. Ca bouge de partout et ça finira par passer. Qui aurait pensé il y a 30 ans qu un voilier mettrait 45j a faire le tour de la terre par les 3 caps? et pourtant c est fait et ca va encore progresser…. heureusement!!

            • C’est pas faux !
              Fred

              • Pascal Gaudin dit :

                Et en plus, je viens de relire sur le net le papier du Télégramme daté du 28 octobre dernier au sujet de M100 d’ou j extrait ceci:
                Évidemment, depuis la dernière Coupe de l’America, une porte s’est ouverte vers les « bateaux volants ». « On aura bien entendu des foils mais pas pour faire voler le bateau, plutôt pour le stabiliser en longitudinal et soulager le flotteur sous le vent. Dans les cinq ans qui viennent, je ne pense pas qu’on réussira à faire un tour du monde en solitaire sur un bateau qui vole, mais ça arrivera. »

                © Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/voile/gabart-un-trimaran-facon-puzzle-30-11-2014-10444388.php

                Mais ça arrivera…..!

    • Pascal Gaudin dit :

      bonsoir M. Tisserand et Fred, et les autres!
      allez faire un tour sur ce site et écoutez/regardez la premiere vidéo intitulée Le Team MACIF sur paroles – épisode #5

      http://www.macifcourseaularge.com/mediatheque/videos

      ça va venir, vous allez voir! ça va venir!!! Et ce n’est pas moi qui le dit!

      Passionnent
      Pascal Gaudin

  3. Oui, mais translation english would be nice for us school frenchy’s

    • Sure, but my English level is too bad for that and I don’t want to do harm to the English language.
      And especially, my translation would be a great shame for me…!
      Cheers
      Fred

  4. Pascal Gaudin dit :

    Ne soyez pas pessimiste, Monsieur Tisserand! vous avez fait un travail fromidable, mais les moyens dont disposent VPLP, Verdier, Irens et consorts, sont biens supérieurs à ceux dont vous disposiez. Sans parler de leur expérience…. N’oublions pas qu’un bateau archimedien de 40m et 23tonnes à frolé les 50kts avec de simples foils d’appoint! Faisons-leur confiance: ils feront voler des ultimes!
    Bien cordialement
    Pascal Gaudin

  5. xavierlabaume dit :

    étonnant le peu de d’hydrofoils océaniques, pour un concept dont un atout est de passer par dessus le clapot/vagues….

    je pense que tout le problème vient justement de la houle, il faut franchir un palier et être dans de très grandes tailles (bien plus que l’hydroptère) afin que celle ci devienne comparativement négligeable.

    les petits hydrofoils ont foisonné car ils font la nique à l’effet de taille, un moth peut battre des bateaux bien plus grands…

    par contre, sortir un bateau de 50m, avec des foils de 15m, nécessaires pour aller à bloc dans la houle et battre des bateaux classiques de 30-40m, ça demande de franchir un sacré cap!

    l’autre solution pour un hydrofoil océnaique, serait une « aile d’eau », seul un fil traversant la surface, on peut à nouveau se soustraire de l’effet de taille!

    • Bonjour Xavier, bonjour à tous,

      Il me semble que nous avions déjà parlé de ce problème ici (en gros, quels sont les inconvénients rédhibitoires qui pourrait empêcher les bateaux à foils de traverser un océan ).
      Je crois que nous avions, en particuliers, cité les objets flottant, grands mammifères marins et filets de pêche géants qui risquaient de tout casser au niveau des foils.
      Quelqu’un pourrait peut-être retrouver cette discussion (je ne sais pas faire de recherche sur ce site).

      … à moins que ma mémoire me joue des tours, ce qui serait possible au regard de mon grand age.

      Bonne journée à tous,

      GG

  6. Pascal GAudin dit :

    Bonjour à tous les fans de foils !

    Quelques petites réflexions personnelles :
    Il n’y a pas d’hydrofoil océanique à voile à l’heure actuelle.
    On peut penser que, si il y en a un jour, ce seront probablement des engins de compétition, soutenus par des budgets conséquents.
    Il serait donc possible des les équiper de sonars horizontaux capables de détecter les obstacles se trouvant sur leur route, tels des containers, grumes, cétacés endormis ou autres filets dérivants. Je suis assez surpris qu’il n’y en ait pas sur les bateaux actuels. Il en existe plusieurs sur le marché et s’ils sont chers pour un particulier, ils doivent représenter peu de chose dans un budget compétition, surtout s’ils évitent des frais de réparation et/ou un abandon dans une course. Spindrift2 a endommagé sa dérive dans un choc avec un container lors d’un convoyage. Combien coûte la dérive en carbone de ce bateau ?!
    Admettons donc qu’il existe une solution aux problèmes de collision. L’autre grand problème serait la gestion de la houle et des vagues.
    Il n’est pas rare que le tri archimédien Banque PopulaireV/Spindrift2 flirte avec les 47/48 kts. J’ai même lu qu’il aurait atteint 49,18 kts en pointe, ce qui le met tout près des 51,36 kts de l’Hydroptère en 2009 (sur 500m) !
    On peut donc penser que si un hydrofoil océanique à voile voit le jour, ce sera pour qu’il ait des performances supérieures à celles de Spindrift2… sinon, pourquoi se prendre la tête ?
    Gérer la houle, au portant, dans le grand sud, avec un système performant d’asservissement des foils, ça devrait pouvoir se faire. Les Airbus s’auto pilotent, des berlines peuvent aller se garer seules au parking et des voitures sans conducteurs sont en test dans plusieurs pays. On devrait donc bien arriver à réguler l’incidence des foils sur un bateau. Et cela sans qu’ils soient très hauts au dessus de la surface.
    Là ou ça se complique, c’est au prés, car rencontrer une grosse houle qui avance à 25kts quand on est soi-même à 30kts en sens inverse, cela doit faire une fréquence de changements d’incidence mécaniquement difficile à gérer avec la viscosité de l’eau. Que dire si des trains croisés de vagues de vents viennent compliquer l’affaire…. Mais tout cela doit avoir une solution
    Regardons cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=QTFLLZh-3Y4
    BP3 le plan Lombard, au début de la vidéo, n est pas si loin du décollage, avec des plans porteurs à l arrière en plus par exemple, mais quand on voit le travail des foils d’appoint elliptiques, c est plutôt réjouissant ! non ? Sopra, un plan Lombard aussi, n est pas mal non plus, tout comme les VPLP Groupama 2 et Gitana 11…. Bon, OK, c étaient des runs dans une baie relativement protégée et des ORMA n auraient pas pu tenir ce régime sur 3000 milles avec un golfe de Gascogne fâché, des grains incessants dans les alizés ou ces conditions là https://www.youtube.com/watch?v=mN7iHMjSoMM (surtout à partir de 1’34’’ mais le Fromveur n est pas un endroit « fréquentable ») mais quand même, on sent que le décollage est proche. Et cela date de 2007 !
    Il est probable que les premiers océaniques à décoller seront moitié archimédiens moitié hydrofoils. Peut-être un avant goût avec M100 et Banque Populaire IX ?
    Moi, j’y crois !
    Je suis un doux rêveur ? Peut-être ! Mais cette idée me plaît tant !

    • Pascal,
      Et bien j’ai bien fait de te dire que tu pouvais laisser un message !
      Une de tes réflexions déborde sur un des prochains articles…
      Mais il faudra attendre un peu.
      Fred

  7. Pascal Gaudin dit :

    Désolé! je m’emporte…je m’emporte….!

  8. Ma Page dit :

    Super article🙂

  9. gurval dit :

    Salut.

    Le but d’un tel bateau est bien d’aller vite ? Un concept ne se justifie pas que par lui-même. Même si ce fameux bateau sera bel et bien un hydrofoiler océanique, ça ne veut peut -être pas dire qu’il volera tout le temps. Le concept qui sera utilisé sera peut-être celui qui permettra une parfaite polyvalence? Dans le gros temps « aller très vite » c’est souvent « aller pas loin ». Personnellement j’aime beaucoup quand les foils et les appendice anti-dérives sont séparés.
    J’ai peut-être écrit trop de peut-être, non?

    • Pascal Gaudin dit :

      Bonjour M. Gurval
      Vos nombreux « peut-être » me paraissent justifiés! Il faudra effectivement que ce soit un vrai bateau, et pas un avion qui touche l eau….il devra flotter dans toutes les circonstances qui ne lui permettront pas de sortir de l’eau: manque de vent, mer trop agitée, nécessité de ralentir quelqu’en soit la raison….et je dois en oublier….Votre idée de séparer les plans porteurs et l’anti-dérive est intérressante mais doit poser pas mal de problèmes. Au fait, l’Hydroptère de Thébault n’a pas de dérive ce me semble (?). Ses foils suffisent-ils? Sait-il remonter au vent??

  10. gurval dit :

    Pardon fred mais il y a un autre projet de bateau volant pour la haute mer, c’est le speed dream: http://speeddreamblog.blogspot.fr/2013/12/imagining-future-of-speeddream.html
    C’est vrai que ça reste très théorique…

    • Bonjour Gurval,
      Désolé pour cette réponse tardive, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas été prévenu par mail de ton message !
      En grand merci, tu as absolument raison, j’avais omis ce projet que j’ai pourtant déjà vu.
      Il mérite autant que les autres d’être ici.
      Amicalement
      Fred

  11. maurice dit :

    bonjour,
    je pense que le concept le plus abouti capable d’affronter la grande mer est le K2 KITEBOAT. (project.kiteboat.com)
    Il est le seul à être capable de suivre correctement le profil de la mer sur foils.
    Cordialement

    • Pascal Gaudin dit :

      Bonjour,
      j’ai bien regardé la vidéo du K2. Ceci m’amène plusieurs réfexions:
      – à mes yeux, le kite constitue une excellente solution de secours, mais qu’en serait-il vraiment en gréément principal au près dans le gros temps? à cette allure, le kite descend très bas et serait peut-être très vulnérable aux grosses vagues/houles. Cependant, le faible couple de retounement qu’il génère, sa facilité d’adaptation à la force du vent et le fait qu’il travaille majoritairement assez haut pour avoir un flux d’air moins perturbé peuvent-être des arguments en sa faveur. Nicole Van de Kerchove avait validé le procédé au large à une époque ou les kites n’étaient pas aussi sophistiqués et efficaces que maintenant.
      – le système de palpeurs qui commandent mécaniquement l’angle des foils a l’avantage d’être « simple » et efficace, mais je trouve (avis totalement personnel…) que le K2 navigue avec une assiette légèrement négative, un peu comme les AC72 (mais cette impression est peut-etre due à l’angle de prise de vue) et je ne trouve pas celà très « sain ». D’ailleurs, ne serait-il pas plus « judicieux » de commander le foil arrière? mais là je ne suis pas certain de ne pas être dans l’erreur….
      – il serait intéressant de voir son comportement lorsque le vent est trop faible pour le faire décoller: irait-il alors aussi vite qu’un équivalent archimédien? et, vu le faible couple de retournement généré par le kite, pourquoi les « flotteurs » sont-ils si volumineux?
      Je me pose la même question au sujet de l’Hydroptère: est-il éfficace aux faibles vitesses? avec 4 kts de vent par exemple?
      En parlant de l’Hydroptère, je me disais que le choix du type de foils en / n’était peut-être pas le plus judicieux. Mais en fait, celà a quand même des avantages non négligeables au large: avec la largeur de profil qui augmente vers le haut, ces foils doivent avoir tendance à s’auto-réguler ce qui serait important sur longue distance.
      N’hésitez pas à me détromper!
      Bien cordialement
      Pascal

  12. gurval dit :

    Bonjour pascal.
    Quand ça cause kiteboat, ça me plait !
    Je vais suivre les points que tu as soulevé:
    -Au près serré, le kite est amené volontairement plus près de la surface ou plus bas dans la fenêtre de vol selon qu’on parle avec le vocabulaire des kiteux ou pas. Ce n’est pas une conséquence de cette allure, n’oublie pas que la traction du kite à une forte composante verticale. Un voileux dira qu’il borde a plat, un kitesurfer dira qu’il fait reculer son aile dans le fenêtre (de vol), le voileux dira qu’il serre le vent, le kiteux, lui, qu’il a une forte traction lattérale. Une voile bouge autour de son mat, une aile bouge autour du kitesurfer. Donc au près serré pour être très efficace (le kitefoil est certainement l’engin qui remonte le mieux au vents) le pilote doit placer le max de traction du kite en composante horizontale, c’est pourquoi il l’amène bas dans la fenêtre. Par gros temps il la laissera un peu plus en hauteur pour soulager ses cuisses et continuer à faire un bon cap.
    -Le K2 est assez proche du trifoiler en réalité. Je me rappelle avoir construit une maquette de ce genre il y a 6 ou 7 ans pour la tester comme kiteboat. C’était l’idée de base du projet dared: un trifoiler, un kite et zou ! Mais ça n’a pas été si simple. J’avais pu remarquer que ma maquette, elle aussi, prenait vite un contre-gite. C’est à cause de plusieurs effet qui se conjuguent au niveau du foil au vent, mais je ne vais pas m’étaler sur le sujet ( je préfère laisser les autre chercher. Hoouuu, que je suis méchant). Le système de palpeur permet de soulever mais aussi d’accrocher et ça c’est plutôt pas mal pour le kite. L’idée selon laquelle laquelle le kite génère très peu de couple de chavirage est un peu biaisée, car presque toujours pensée en 2D et non en 3D.
    -Ce bateau à été construit pour voler donc je suppose qu’en mode archimédien il traine un peu d’eau. Les flotteurs sont certainement dimensionné pour avoir suffisament de stabilité en statique, il y a tout de même 4 bonhommes dessus.
    J’aimerai bien voir les polaires du K2, je pense qu’il à un peu de difficulté a bien remonter au vent.

  13. armand dit :

    Bonjour à tous
    Pascal a tout à fait raison il existe trop de contraintes à utiliser un cerf -volant pour affronter la grande mer .de façon marginale oui, il sera toujours possible de traverser un océan avec un kite mais de là à ce que ça soit banalisé là je reste perplexe !!! le cerf-volant n’aime pas les vents faibles, dans des vents très forts une fois en l’air c’est très intéressant c’est d’ailleurs dans ces conditions que j’aime le plus naviguer mais malheureusement c’est le décollage et le lancement de l’aile qui devient très aléatoire .je vois plus l’utilisation d’un cerf-volant en complément d’un autre gréement .Au sujet du bateau de Don Montague là aussi j’ai un gros doute ,non au niveau de la stabilité qui est impressionnante .Maintenant sur une longue distance dans une mer formée les palpeurs se désintègreront face à des vagues un peu grosses .d’ailleurs à ma connaissance il n’est jamais sorti dans de très grosses conditions .pour la grandeur des flotteurs j’ai peut-être une explication pour lancer son aile il a besoin d’une grosse plateforme et connaissant bien Don Montague je le vois plus avoir envie d’avoir quelque chose de gros , d’imposant « un bateau à l’américaine »

    • Pascal Gaudin dit :

      Hi M. Gurval et Armand!
      Tout d’abord, un grand merci à Fred d’avoir déclenché tout celà! C’est enrichissant pour moi qui n’ai aucune expérience ni des foils, ni des kites ni des ailes et qui ne suis que l’heureux propriétaire d’un bien modeste trimaran Allegro de 1979! J’apprends plein de choses à lire, et les articles, et les commentaires, tout ceci venant alimenter ma passion! Je vais donc continuer à mettre mon grain de sel afin que vos réponses enrichissent encore mon patrimoine.
      Peut-être par nostalgie (le privilège des vieux?) ma préférence va aux plates formes tri avec bras unique et petits flotteurs (plus foils, bien sûr!) genre Charles Heidsieck IV, Ker Cadelac II, Fildou …. Il est certain que vu les largeurs, si ce type de bateau devait se généraliser, il y aurait des soucis dans les marinas….imaginez les pleines de foilers T3!…. mais je n aime pas trop les marinas…. L’histoire semble me donner tord puisqu’à part Lada Poch II dans « La Baule-Dakar » 1987, on ne peut pas dire que les résultats aient été au rendez-vous. Mais, dans mon insondable candeur, je pense que c’est par manque de « chance » et quelques raisons annexes que ce concept ne s est pas imposé (en compétition). Une des idées et que, plus le flotteur est loin de l’axe du bateau, moins il a à être volumineux, moins il sera lourd et plus vite il sera dégagé de l’eau. Cependant, le bras de liaison devra lui être très solide donc plus lourd, peut être même que 2 bras « standards », mais masse bien centrée.
      Pour qu’un bateau décolle par vent faible, il faut un moteur vélique puissant, mais dont on peut aisément calmer les ardeurs si Eole se fâche, ne demandant pas des éfforts démesurés pour permettre aux équipages réduits de naviguer. Les voiles actuelles sont trop compliquées pour être gérées en vol sur grande période (imaginez un solitaire sous pilote auto….). Les ailes rigides sont impensables hors baie protégée et vent limité, et, à mes yeux, les kites ne pourraient effectivement pas s’adapter à toutes les situations. La solution pourrait être les ailes souples genre Omer Wing Sail, Ori Wing Sail et quelques autres testées ici ou là. Ces « moteurs véliques » comme je me plais à les appeler, n’ont semble-t-il pas encore fais leurs preuves dans toutes les circonstances, mais me semblent vraiment être une orientation intéressante.
      Au fait, je crois que je connais un moteur à vent qui remonte au près bien mieux qu’un kite puisqu’il peut remonter FACE au vent!
      jetez un coup d’oeil à cette vidéo :

      A vous de jouer pour me détromper, maintenant!

      p.s. si quelqu’un pouvait de donner quelques conseils, je voudrais équiper mon Allegro de foils d’appoint dans le but de supprimer la dérive et d’augmenter un peu la capacité à garder de la toile. Je cherche une solution simple et facile à mettre en oeuvre. Je suis ouvert à toutes les idées! Merci d’avance

      Pascal Gaudin

      • gurval dit :

        Bonjour pascal.
        Même si faire des foils n’ai pas très compliqué tu vas devoir toucher à la structure du bateau pour supporter les nouvelles contraintes. Peut être qu’une solution qui te permettrai de tenir plus de toile serai la praravane. Pour cela je te laisse voir avec armand.

        • Pascal Gaudin dit :

          Bonjour et merci!
          En fait, il existe dejà un (et 1 seul à ma connaissance) allegro doté de foils d’appoint. j’ai failli l’acheter mais j’ai renoncé vu l’état général du bateau. L’efficacité était certaine car le mat d’origine, de 10,40m avait été remplacé par un de 12m avec l’augmentation de surface de voile qui correspond. Et la dérive avait été supprimée ce qui est interessant vu qu elle est, à mon humble avis, positionnée trop en arrière ce qui ne favorise pas la remontée au près (120° d’un bord sur l’autre contre 85° pour la version foiler…dixit le propriétaire) et comme mon bateau est sur corps-mort et échoue à chaque marée, supprimer le puits de dérive serait une bonne chose à cause du sable et de la vase qui coincent la dérive. A priori, pas de problème de structure: les bras de liaison sont surdimensionnés et il y a une cloison de renfort dans les flotteurs bien positionnée pour y fixer des foils. j’ai contacté le fabriquant des allegro qui est désormais installé à Ibiza J ai des photos de l’allegro à foils. mais peut-être devrions nous traiter ce sujet hors du blog?
          bien cordialement
          Pascal

  14. maurice dit :

    bonjour,
    et si le K2 était équipé de flexifoils type Jacob Ladder (il avait le record de vitesse en classe C en 1987). ce type de voile a plusieurs avantages ; réglable de la surface de voile, hissable depuis le bateau sans assistance, par petit temps, on augmente le vent apparent en décrivant des 8 avec les flexifoils et de plus il remonte très bien au près. à méditer !!

  15. armand dit :

    Des solutions pour régler la puissance des ailes, elles existent, il n’est pas besoin de passer par des trains de cerfs-volants .il a d’ailleurs plusieurs tailles d’aile à sa disposition et il décrit aussi des 8 pour obtenir plus de puissance .Attention décrire un 8 avec un cerf-volant c’est possible quand le vent est trop faible ça permet un peu d’avancer mais dans le cas d’un foiler je doute qu’on puisse conserver le vol. Ce qu’a réussi Jacob’ ladder en 1987 c’était face à des gréements souvent souples .maintenant grâce aux ailes rigides la donne est différente. ce bateau plafonne toujours autours des 30 nœuds .il a beau fabriquer sans cesse de nouveaux foils il arrive tout juste à grappiller quelques nœuds et ça dans des conditions tip top. Avec un kite il est toujours possible de manœuvrer l’aile, d’utiliser des lignes plus longues (Don navigue avec 80m de lignes) pour obtenir plus de puissance mais il y a quelque chose qui est très pénalisant pour la vitesse c’est l’énorme trainée des lignes, des ailes (,des ailes qui sont beaucoup plus grandes pour obtenir le même rendement qu’une voile) et surtout le manque de rigidité des matériaux utilisés et ça la vitesse n’aime pas ça .Pour le bateau je pense qu’il pourrait très facilement en concevoir un beaucoup plus rapide si il en fabriquait un beaucoup plus adapter à la traction d’un CV .

  16. xavierlabaume dit :

    aucun de ces bateaux n’est hauturier…mais l’on peut en déduire !
    -que le kite peut être très efficace pour remonter au vent😉
    pour battre un kite+foil dans 5 à 25nds sur plan d’eau plat, il faut au minimum sortir un AC45 à foils, et encore….
    -qu’un bateau archimédien peut encore battre des foilers (ok, le moth manque de toile dû à sa jauge la limitant, et le nacra nécessiterait une régulation fine pour être efficace)

    pour le problème du kite dans le vent très fort, on pourrait argumenter qu’avec un engin capable de se déplacer à 40nds dès 10-15nds de vent, il est possible de choisir ses conditions de vent, et de presque toujours être alors par vent modéré et mer calme (sauf lors du départ à date imposée et arrivée à lieu imposé!).

    • Pascal Gaudin dit :

      Hello,
      Je ne conteste certes pas les qualités des kites! Mais de là à transposer en océanique, pourquoi pas? mais je suis tout de même un peu sceptique.
      Quant à choisir ses conditions de vent, ce n’est malheureusement pas toujours possible comme on l’a vu pendant le Jules Vernes de BP 5 qui s’est retrouvé à faire du près dans 40/45 kts de vent grosse houle et vagues croisées dans les 50èmes pour se dégager des glaces ou éviter une plus grosse perturbation. Ca cognait de partout et l’équipage ne savait pas comment faire pour préserver le bateau. Et quid des grains brutaux et à répétition dans le pot au noir? Passer de 4 à 40 kts de vent en 5mn avec, avec? oui, au fait, quelle surface devrait faire un kite pour un Ultim?
      De plus, avoir 80m de ligne qui se ballade autour du bateau à des altitudes variables ne doit pas être facile à gêrer dans certains cas. Un Ultim ne vire pas de bord comme un Kite surf! et en croisant un porte container, en virant Fastnet Rock ou à l’entrée d’une rade, ça peut poser des problèmes, non?
      Mais je n’ai jamais fait de kite surf alors je me fais peut-être des idées….
      Pascal

  17. armand dit :

    Non pascal tu ne te fais pas des idées tu as tout à fait raison ,et c’est justement en regardant une vidéo sur une navigation dans des conditions similaires que j’ai compris qu’il n’y aurait jamais de kiteboats qui puissent être assez sécurisants pour naviguer dans de tels conditions .tous mes tests et navigations sont fait le plus souvent dans des conditions limites (tramontane) c’est mon quotidien et je m’y suis fait ,la sécurité c’est mon principal soucis ;oui le kite pour tracter un bateau permet de belle performance quel que soit les allures maintenant c’est potentiellement très dangereux dans des vents rafaleux qui varient en très peu de temps .affaler une voile ça peut aller assez vite .ramener une aile , la mettre en sécurité dans des conditions limites ça sera toujours trop long .Ah si par l’opération du saint esprit on lançait l’aile et on la ramener en un clic !!!mais comme je l’ai déjà écrit associer à un gréement traditionnel pourquoi pas https://www.youtube.com/watch?v=rEfxHyxHpB4

    • Pascal Gaudin dit :

      Un complément efficace dans les situations stables? pourquoi pas: tout est bon à prendre. De toute manière, un voilier océanique à foils ne pourra pas voler en permanence et devra donc être étudié pour une efficacité optimale en archimedien, idem en aerien, et une grande fiabilité dans les coups durs. Il sera donc probablement hybride (mot à la mode!)
      La vidéo sur youtube est privée, je ne peux pas la visionner….tant pis!
      Pascal

  18. armand dit :

    Oups j’avais oublié de la publier https://www.youtube.com/watch?v=rEfxHyxHpB4 je pense que c’est bon maintenant

    • ¨Pascal Gaudin dit :

      yesssss! it works!

    • Pascal Gaudin dit :

      En fait, lorsque je regarde cette video, j’ai aussi tendance à me dire que c’est un complément formidable. Mais je me pose d’emblée deux questions:
      la première, c’est la position d’ancrage, le point de tire, du kite sur le bateau. Pour bien remonter au près, il me semble qu’il faut que le point d’application de la force propulsive se trouve à la verticale, voir légérement en arrière du centre de dérive. S »il est sur l’avant comme ça semble être le cas sur la vidéo, le bateau risque de ne pas faire un bon cap et d’être mou à la barre. Or il y a déjà le mat positionné sensiblement à l’endroit dont je parle et avec un gréément conventionnel même très moderne, il va y avoir autour étais, bas étais, haubans, pataras, bastaques etc etc légèrement encombré pour la ligne d’un kite, non? En l’installant sur l’avant, je crois qu’on limiterait l’emploi aux allures portantes.
      La deuxième, sur les Ultims, qui vont 2 fois plus vite que le vent dès le reaching, leur vent relatif est toujours sur l’avant du travers. D’ou l’usage de gennakers plutôt que de spis. Qu’en est-il pour un kite? subit-il un vent relatif qui refuse avec la vitesse? je ne connais vraiment rien au fonctionnement des kites….je sais simplement que lorsque mon fils joue avec son cerf volant aile sur la plage, il est fortement tiré, voir entraîné lorsque le kite est haut en face de lui et que s’il le fait descendre sur le côté jusqu’à éffleurer le sol, il reste tout à fait maîtrisable. ai-je raison?

      Pascal

  19. armand dit :

    J’ai voulu testé cette idée pour voir si c’était faisable , Germain Belz a tout préparé , il ne pouvait pas trop faire de modifications sur le bateau et le choix de l’emplacement du point de tire a plus ou moins était imposé .Maintenant en utilisant un tangon http://www.dailymotion.com/video/xz28al_tractiondu-cata_tech ou en prenant appui à partir de deux points sur un bateau afin de se décaler par rapport à tout ce qui pourrait gêné on peut régler exactement l’emplacement du point de tire .là c’est vrai c’était limité mais dans la mesure où c’est de la traction qui aide à propulser le bateau il pouvait quand même naviguer sous presque toute les allures .bien sûr il faudrait approfondir tout ça ,mais actuellement je fais un break pour m’intéresser à autre chose un gréement incliné retrouvant beaucoup de caractéristiques du kite sur un bateau équipé de paravanes ,gros chalenge !!!!!
    Pour l’utilisation du cv bien sur le placement dans la fenêtre et la finesse de celui-ci vont permettre d’aller chercher de très grande vitesse ; les records en kite dans ce domaine ont démontré ces performances

    • Pascal Gaudin dit :

      Je comprends bien la situation! Dans la video du cata, on ne se rend pas bien compte: navigue t il à plat? pour les essais de gréement incliné et des paravanes, qu’Eole soit clément! ni trop discret, ni trop présent! bonne chance!
      au fait, les paravanes sont elles solidaires de la coque ou reliées par ligne? leur but est il anti dérive ou autre?

      je suis curieux!

      pascal

  20. armand dit :

    Oh oui il m’en faudra de la chance j’ai du boulot en perspective , au niveau du gréement je n’ai pas trop de souci ,c’est au niveau des paravanes que là ça sera moins évident je veux les fixer directement au bateau .je suis en contact avec sylvain Claudel pour continuer à mettre au point son cglider et essayer de faire une aile spécifique pour cet engin .Grace au proto que j’ai actuellement je me suis rendu compte de l’énorme potentiel des paravanes . je pense que cette portance qui tend à « scotcher »tout engin à l’eau est quelque chose qu’il faut vraiment explorer .Actuellement la tendance c’est de faire voler tout ce qui flotte(même Gurval veut s’y mettre grrrrrrrr) et si au contraire l’augmentation des performances des bateaux pouvait être liée au fait que le bateau soit bien plaqué à l’eau mais avec des voilures beaucoup plus importantes sans pour autant augmenter la taille du bateau . on limite ainsi la trainée tout en conservant un bon appui synonyme de sécurité, j’ai d’ailleurs bien aimé les deux articles de Daniel Charles qui m’ont ouvert les yeux sur pas mal de choses . il existe déjà des protos avec des paravanes reliés par un filin c’est à ça que tu penses Pascal http://www.trampofoil.com/speedsailing/ , moi je voudrai faire quelque chose de plus compact .j’ai un nacra 5.5 je vais commencer par l’équiper et comparer les navigations avec dérives et avec les paravanes .ainsi très rapidement je vais pouvoir en tirer des conclusions et voir si je continue dans cette direction
    Dans la vidéo le cata navigue bien à plat !!!

    • Pascal Gaudin dit :

      Donc, en gros, si je comprends bien, l’idée avec la paravane, c est de faire comme les formules 1 qui sont extremement légères et propulsées par des moteur hyperpuissants et qui arrivent à rester au sol grâce aux ailerons. les paravanes seraient au bateau ce que les ailerons sont au voitures? Pourquoi pas! Cependant, je pense que la viscosité de l’eau va poser un problème de seuil de vitesse: plus on va vite, plus l’eau devient « dure ». Les F1 ont un problème identique avec l’air, mais avec une viscosité bien moindre et cependant, en 1970, elles avaient des ailerons à incidence variable afin de diminuer les freins aérodynamiques en ligne droite. Les ailerons mobiles ont été interdits après la mort de Jochen Rindt qui avait pourant tellement dominé la saison qu’il a été champion du monde à titre posthume. Pense-tu faire des paravanes règlables?

  21. armand dit :

    Oh je n’en suis pas là , l’idée de base c’était de me faire un bateau léger un petit 5,2 pour naviguer dans les conditions un peu extrême chez moi à Leucate , seul se régale les planchistes et les kiteux on voit rarement de bateaux , si des fois mais avec des voiles si petites qu’ils n’avancent pas vite .Donc j’ai eu envie en m’inspirant de tous mes travaux effectués sur les ailes de faire un gréement qui me permettrait de tenir plus de toile .Et puis j’ ai vu ce que pouvais m’apporter des paravanes donc je me suis dit pourquoi ne pas inclure ces foils sur mon bateau .A première vue c’est beaucoup plus simple à mettre en œuvre que de vouloir mettre des foils pour voler d’ailleurs pour un bateau navigant dans des conditions extrême ce n’est pas recommandé .Voilà ce n’est pas pour battre des records de vitesse je n’ai pas les compétences pour concevoir un tel engin et puis ça ne m’intéresse pas , juste me fricoter avec les planchistes et les kiteux .le kiteboat le permettait mais souvent je me mettais en danger au décollage de l’aile là j’espère retrouver les mêmes sensations avec plus de sécurité .Maintenant pour répondre à ton message Sailrocket est un bel exemple qu’une formule 1 des mer peut être équipé de paravanes et puis en regardant de plus près les engins qui ont atteint très rapidement de grande vitesse ce sont les planches à voile et les kites .ils ont un point commun resté plaqué à l’eau en pouvant contrôler l’engin si nécessaire en appuyant fortement sur les rails du flotteur

  22. gurval dit :

    Mon engin vas avoir des foil mais il à toujours eu et aura toujours ses paravanes…Je vais juste faire sortir les flotteur de l’eau😉

  23. armand dit :

    Là si tu y arrives tu répondras à un problème des foilers la difficulté de se surtoiler sans prendre le risque de vraiment s’envoler

  24. franck dit :

    Dans la mesure où en haute mer les bords sont longs, il me semblerait logique de pouvoir adapter la config des foils spécifiquement en fonction du bord.
    Par exemple en ayant sous le vent un foil en T incliné vers l’extérieur et sous le flotteur au vent (cas d’un cata ou d’un tri) un foil en T plus vertical avec régulation d’altitude.
    L’idée étant de venir à la contre gite pour exploiter au mieux les profils.
    Avoir des foils régulés constamment par un système mécanique avec palpeur ne me semble pas réaliste pour de longues durées d’utilisation. Cela dit sur Paris Dakar les amorto travaillent dure aussi … Une régulation électronique me semblerait tout de même plus soft et garderait le profil plus stable. Tous les téléphones ont des accéléromètres, Une Raspberry Pi cela vaut 35€… les dérailleurs sont électriques sur les vélo du TdF … A quand un flying moth électronique ou un Mirabeau LX ?

  25. gurval dit :

    Les images parlent…Le vol est encore faible mais la volonté semble solide.

  26. Pascal Gaudin dit :

    Bonsoir Gurval, je viens de regarder la vidéo avec plaisir! J’ai lu sur le site de Sodebo qu’ils ont choisi la même configuration pour l’Ultim et pas besoin d’être grand druite pour deviner que Macif M100 aura fait ce choix aussi. Un point me taraude: y a-il un système de régulation? sur les foils arrière peut-être? Il me semble que le foil avant sous le vent n’est pas toujours enfoncé de la même manière selon les plans de vue.(il dépasse plus ou moins au dessus du flotteur). De toute manière, Gitana, Sodebo Ultim et Macif M100 sont dus au crayon de Lauriot Prevost….. normal qu’il y ait similitudes….
    Bien cordialement
    Pascal Gaudin

    p.s.: tu vois Fred, faut pas être pessimiste!

  27. gurval dit :

    C’est le tout premier vol, on voit que seul le flotteur babord est équipé de foil. Il vas certainement y avoir une très intense et peut-être longue période de mise au point avant d’avoir un bateau calé.

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