Morceau choisi d’Alinghi 5

21 février 2010

En me promenant cette après-midi dans ma bonne ville de Genève, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ça :

Oui, il s’agit bien d’un des mystérieux dérives/foils courbes qu’on a vu au dévoilement d’Alinghi 5. La pièce est marquée « entrée libre » car elle est placée à l’entrée de l’exposition « D’Altaïr à Alinghi – La saga des multicoques du Léman » à voir à l’espace SIG du Pont de la Machine jusqu’au 25 mars.

Voici ce qu’on peut lire sur la plaque à côté de la chose:

Dérive d’Alinghi 5. D’une longueur de huit mètres pour un poids d’une demi-tonne, la dérive en « S » d’Alinghi 5 propose une géométrie variable en fonction des conditions météorologiques. Entièrement immergée par vent faible, elle offre ainsi un plan antidérive maximal. Puis, lorsque la brise – et la vitesse – augmentent, la dérive est partiellement relevée et la poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager les coques et d’augmenter  la vitesse. La dérive a donc la forme d’un « S » par vent faible, et d’un « C » lorsque la vitesse augmente. Une grande partie du poids du voilier – environ 15 tonnes – repose sur cet appendice construit en fibre de carbone. »

Info « grand public » donc, mais on aurait bien aimé savoir pourquoi Alinghi ne l’a pas utilisée en course… Ceci doit cependant intéresser quelqu’un car un morceau du bord d’attaque a carrément été scié de façon assez barbare d’ailleurs, ce qui ma permis de photographier ses tripes de carbone (désolé, c’était avec mon téléphone portable…) :

J’ai pris encore deux photos : celle ci, et celle là. Comme ça il restera quelque chose de ces pièces impressionnantes  qui n’auront servi que quelques heures…