Hydro-Fly : un Mini40 à foils

ph1_1.jpgToujours grâce à l’e-mail de Francis Roussel, je découvre l’existence de l’Hydro-Fly de Jean-Philippe Bellot, un voilier à foils radio-commandé qui a concouru en Classe Mini40 dans les années 2000. La page consacrée à cette réalisation regorge d’informations intéressantes.

D’après cette vidéo récente sur YouTube, le concept a évolué en direction d’un engin à moteur:

Histoire des foilers radio-commandés

Suite à son commentaire sur le MiniFoiler, j’ai reçu un e-mail de Francis Roussel sur l’historique de ses recherches sur les foilers radio-commandés, que je retranscris légèrement édité ci-dessous :

Le premier a été construit à l’époque du projet de Tabarly bien avant qu’il n’entreprenne le Paul Ricard, puis une seconde version légèrement améliorée a navigué il y a environ 25 ans:

rc21.png

Le bras de liaison était articulé pour donner 3 valeurs différentes d’incidence, le safran était entièrement réglable en incidence.

Validation du concept, et même conclusion que du côté du Paul Ricard : l’incidence variable des foils à l’avant est peu utile, de même que celle du safran, en revanche un aileron vertical est nécessaire pour éviter le dérapage lors d’une claque.

Gros problème soulevé également, lors de la période « Archimède » : le bateau est très freiné, il faut peu de vent pour qu’il « monte » mais s’il surclasse tous les autres bateaux en vitesse, globalement sur un parcours olympique il ne fait pas le poids devant un multicoque classique. L’angle de la zone de déjaugeage est restreint.

En septembre 2007, Jean Luc Perard me contacte pour m’annoncer que des coques que je lui avais fournies il y a plus de 25 ans ont enfin été montées par son ami Bernard Dumas et que le foiler navigue au Bois de Boulogne.

Des vidéos de ce bateau sont disponibles sur YouTube :

MiniFoiler

Marc-André m’en avait parlé, mais je les ai trouvés par hasard : Yves Potin et Bertrand Daval, deux ingénieurs du Centre de Recherches Michelin ont construit un modèle réduit de voilier à foils.

Leur site est très intéressant, notamment la page « l’art et la manière » sur le dimensionnement et le calcul de l’engin, qui peut s’appliquer à des embarcations plus grandes.

C’est sur la couverture du magazine spécialisé ci-contre que la structure de l’engin est à mon avis la plus visible.

D’après la légende de la photo ci-dessous, la maquette atteint la vitesse très respectable de 15 noeuds !

 

Forts de leur succès ils se sont attaqués avec une équipe élargie à la construction d’un foiler pouvant embarquer 2 équipiers : le « MiniFoiler 3X«