Basiliscus, il vole !

Certains lecteurs assidus (Ptites News 43), ou ceux qui connaissent le duo Maurice Gahagnon / François Lys, le savent, une grosse bête à foils est en gestation depuis de nombreux mois au fin fond de l’ouest de la belle Bretagne. Basiliscus (pur produit breton) baptisé en premier « Trifoilie » est né sous le crayon de Maurice Gahagnon, fruit des idées des deux compères.

Le cahier des charges simplifié était le suivant :

  • Naviguer à haute vitesse, avec seulement deux personnes à bord
  • Créer un voilier avec un niveau de sécurité humain élevé (régulation automatique, équipage protégé dans la coque centrale)
  • Obtenir un produit fini moindre coût (sur fond personnel)
  • Etre transportable sur remorque…

De nombreuses heures à rédiger le cahier des charges, à définir le produit le mieux adapté à leur besoin et  envies, à leur capacité de navigation, à leur  budget. Des centaines d’heures passées à l’étude, aux échanges d’idées, aux dessins, calculs, découpes, stratification, ponçage… pour donner la vie à un très grand « Trifoiler » avec, bien entendu, des foils régulés (extrapolation entre autres du Trifoiler). L’ensemble du bateau, hormis le gréement, a été conçu, fabriqué et autofinancé par Maurice et François.

Avant-projet Trifoilie – dessin F Monsonnec 06-2017

Les partenaires qui ont, d’une manière ou d’une autre, facilité la naissance de Basiliscus :

Pour le petit noyau d’amis qui a eu la chance de suivre pas à pas la gestation de cet hydrofoil, je peux vous assurer que ceux qui étaient dans le secret attendaient les news avec plus d’impatience que la sortie d’un épisode de Game Of Thrones !

L’animal a touché l’eau et réalisé ses premiers essais très prometteurs le 19 mai 2019. Lors de cette mise à l’eau, il avait fallu calmer l’engin qui ne demandait qu’à s’envoler !

Le montage, webcam office de tourisme, plage du Trez Hir à Plougonvelin

Voilà que dès le second essai le « monstre » de 8.5 m de long (28 pieds) par 8 m de large, équipé d’un gréement de Diam 24, vole !

Il vole ! – photo Thierry Blaise

D’après François et Maurice, le potentiel de Basiliscus semble énorme. Avec des vents de 12 à 14 nœuds, la plage de vitesses lors de ce second test était de 17 à 25 nœuds. Le tout en sécurité dans le grand cockpit central (pas encore de cafetière comme je l’ai proposé, mais cela ne saurait tarder).

Maurice et François, les aviateurs – photo Thierry Blaise

La vidéo permet de bien prendre la mesure de l’engin ! Admirez la taille des foils, le pilotage au volant…

L’équipe va essayer de participer au Trophée des multicoques à La Trinité Sur Mer fin août et d’ici là, elle va s’entraîner dans le golfe du Morbihan. Le team envisage aussi de participer aux :

  • Records libres de baies (Port Navalo-Houat, Brest….),
  • Rassemblements de foilers tels que La Semaine Affoilante,
  • Tour de Belle-Ile,
  • Grand prix Guyader de Douarnenez…
En mode archimédien il est très beau aussi – photo Thierry Blaise

Pour ceux qui ne connaissent pas Maurice et François :

Maurice GAHAGNON est l’un des pionniers de la voile sur foils depuis les années 80. Il a conçu de nombreux multicoques à hydrofoils depuis plus de 30 ans, dont la série des Loisirs 3000. Il est avec Jean Bernard Cunin un ancien recordman du monde de vitesse à la voile en Class C.

François LYS, passionné de longue date d’engins à hydrofoils, a volé sur de nombreux Dart, Tornado, Mystère, à foils. Et bien entendu sur le très beau Trifoiler N°64 (ancien bateau de Dan Ketterman) avec lequel il a réalisé la meilleure vitesse de la semaine Affoilante 2016 : 34 nœuds de vitesse max et 30,2 nœuds de vitesse moyenne.

Maurice et François sont, avec l’auteur de ce petit papier, à l’origine de La Semaine Affoilante.

Quelques images, animées ou pas, des engins de Maurice et François sont visibles sur le site F18foiler. Et de très belles vidéos du Trifoiler 64 ci-dessous et sur Voiles et voiliers et Le Télégramme :

 

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l’Hydroptère : sauvé !

9h00 samedi 29 juin, je reçois un SMS d’un numéro inconnu de mon répertoire : « … c’est officiel depuis hier, nous avons sauvé la légende ! ».

Je n’ai pas compris et puis est arrivé cette photo :

Quelques pièces du puzzle se sont alors mises en place. Car quelques semaines plus tôt je recevais l’annonce de la nouvelle vente de l’Hydroptère par l’état d’Hawaï !

La suite de l’histoire est un mystère, ou presque ! Je ne sais pas ce que va devenir l’Hydroptère sauf que ce sera une version 2.0. Et je ne peux pas, pour le moment, révéler l’origine de ce SMS ! Ah si les propriétaires sont Français et Américains…

Quel suspens !

Complément pour ceux qui n’ont pas suivi une partie de l’histoire :

Que faisait l’Hydroptère à Hawaï ?
Après une quelques travaux et sorties à Sète pour les journalistes le bateau a été démonté et convoyé par bateau à Los Angeles pour tenter de battre le record Los Angeles Hawaï détenu par Olivier de Kersauson sur Geronimo depuis 2011 (Le record de Geronimo).

Depuis combien de temps et pourquoi l’état de Hawaï ?
Depuis l’arrivée de la bête à Hawaï et cette tentative de record infructueuse en juillet 2015 (La tentative de record de l’Hydroptère).
Suite à des imbroglios dont je ne connais pas les détails (les sponsors ont jeté l’éponge…), la place au port n’étant pas réglée, le bateau a été saisi et une tentative de vente a eu lieu une première fois (La première vente)

Et pour ceux qui ne se souviennent pas du tout de la bête (!), une de ses dernières sorties avant de rejoindre le pacifique… : L’Hydroptère DCNS, « dernière sortie » avant le Pacifique.

 

 

LSA 2019, le récap

Après 3 éditions réussies à St Pierre Quiberon, en 2018 la SEM Port Fréjus et le Team LSA ont décidé de s’associer pour organiser une Semaine Affoilante  en méditerranée. Il faut dire que Port Fréjus est le site parfait : parking exposant, descente de mise à l’eau abritée, plage, digue pour les spectateurs… Un site ouvert et accessible au public.

Alors comment nous n’aurions pas pu nous donner rendez vous en 2019 ? Après avoir initié ce projet, c’est en toute confiance que le Team LSA a encore plus délégué l’organisation au duo « Fréjussiens » Glenn Fauchon & Philippe Manon, sans oublier toutes les équipes de l’AMSN, de l’école de voile de Port Fréjus du FKS, de la ville… Des équipes à terre et sur l’eau prêtent à se mette en quatre pour que la fête soit belle. Mais aussi des exposants et des coureurs en accord avec le concept, mettre en avant la pratique du foil, naviguer, présenter des produits, être accessible aux nouveaux pratiquants et au public… Au programme : challenges sportifs, parcours, runs, salon exposants, concert, repas, conférences, animations pour les enfants, essais…

La vidéo officielle Horue Movie Production 

Bien occupé à la gestion des trackers j’ai moins souvent pu être derrière mon appareil photo (mon tél !), pour de vraies photos, entre autre celles d’Ewa, une visite sur la page Facebook s’impose.

Quelques images (animées) sans drone, sans matos de pro, ce que l’on peut filmer à LSA avec son téléphone.

La digue de Port Fréjus
Mickael de I fly faisait tente commune avec Taaroa
Le Befoil
Quel plaisir de recevoir les One Fly en force
Première nav pour Phil de Brac et son très beau T2 !
Mercredi 01

Le mercredi était dédié de 14h00 à 18h00 à l’arrivée des exposants. Mais dès 10h00 certains exposants poussaient les barrières pour entrer ! Une arrivée dispersée dans une ambiance décontractée. On a plaisir à retrouver les têtes connues et à faire le bilan de l’année écoulée. C’est avec grand plaisir que je retrouve Ernst Michael et son I Fly qui a fait 1600 km depuis le Portugal pour être présent !! Le vent étant au rendez-vous (12 nœuds env.) quelques kites et windfoils ne résistent pas à sortir le matos ce qui nous permet de tester les tracker Géoracing sur un run installé par la dynamique équipe sur l’eau. Quelques runs à plus de 26 nœuds pour s’échauffer. Bravo Alberic (Dubray) avec 26,90 nœuds.

Le team Horue, fidèle au rendez-vous pour la 5ème fois !
Olivier d’X trem foil pour la seconde année
Freeride attitude, « le local »
AHD en cours de montage
Le stand Alpine foil
Jeudi 02

Un petit dèj très cool préparé par l’Alba attend les participants et organisateurs sur la zone exposants. Un petit dèj. qui se prolonge tranquillement jusqu’au briefing pour ceux qui ont roulés pour rejoindre Port Fréjus. Phil de Brac, qui est descendu d’Amiens, profite que le vent ne soit pas encore trop fort pour terminer le montage de son T2 (pour Triceratops 2). A 13h45 le vent est bel et bien là, les bouées en place et les riders sur l’eau, parés pour la première manche en windfoil…
Pour les spectateurs le spectacle est au « large » mais aussi à quelques dizaines de mètres de la digue et de la plage. Micka gratte les nuages avec ses jumps. Philippe Caneri nous gratifie de jibes ou « kono ». Mimi équipée de sa voile Storm démontre sa maîtrise en surfant les vagues ou en passant en devant les spectateurs assise sur sa planche. Une navigation strapless « à la cool », comme aime à le répéter Jeff notre commentateur (Jeff Valet anciennement Kite News). Du côté des engins à coques, le team One fly et Ernst Michael font voler leurs flotteurs. Les riders arrivent jusqu’au dernier moment comme Nicolas Goyard champion du monde de vitesse en windfoil avec 35,10 nœuds.  Apres 3 parcours pour les kites et autant pour les windfoils on pourrait penser les coureurs lessivés et bien non. Ils sont partants pour des runs ! La soirée se termine par le pot d’ouverture de LSA 2019 avec les représentants de la mairie. La  marquisette permet d’encore plus détendre l’atmosphère qui n’était déjà pas très tendue ! Comme en 2018, un noyau de doux dingues n’en n’a pas encore assez… Le team Horue accompagné des représentants du Team LSA, de Phil de Brac, Jérôme G et enfin Ulrike et Bastian de Waviator se dirigent vers le canal pour tester le surf à foil électrique Waviator. Un régale pour les yeux et les zygomatique.  Des essais au cœur de Port Fréjus sous l’emblématique pont de ville.

Au cœur de la ville
Jacky et Matthieu dans la tente sono et trackers
Vendredi 03

LSA Port Fréjus c’est du spectacle en mer mais aussi dans le port. Ce vendredi nous profitons du calme de la matinée pour admirer le vol des E surf et E surfoil : des tapis volants. A 14H30, le thermique se lève et les coureurs vont à l’eau. Pendant que les kites font le show, à terre le public peut admirer les images du film de Matthieu Girolet. De Dunkerque à Monaco en kite foil plus de 2400 milles. La projection terminée Matthieu répond aux questions des spectateurs. Le vent étant plus faiblard que la veille, l’équipe sur l’eau n’a pu lancer « que » 5 parcours pour kites. Mais à terre on profite des démo. des Onefly et du IFly au ras de la digue. Pour compléter le tableau certains testent le foil tracté.

Bastian et Ulrike de Waviator
Whimsifoil
Electro Surf présentait des produits Takuma

eFoil en vidéo…

Samedi 04

En attendant le thermique l’équipe Horue (Foils et Movies) s’organise pour de nouvelles « aventures » en slalom pumping entre les bouées du port ! A 11h00, Jacky le président du comité de course présente le programme du jour avec la mise en place de deux runs en parallèle. Run au vent pour les engins et windfoil, le second pour les kites. Par 8 nœuds de vent Gaspard Dabbadie nous gratifie de pointes à 33 nœuds et ce n’est pas fini ! Le vent monte et tous les supports sont sur l’eau. Jean Guillaume Rivaud et Philippe Caneri, font le spectacle en kite et Windfoil. En milieu de journée l’équipe sur l’eau organise un parcours vers le Lion de mer pour l’ensemble des supports. Sur la plage, ceux qui n’ont pas souhaité virer la bouée du Lion de mer se défoncent dans les vagues ou essayent la Foil Wing de Duotone. A 18h30 après la récupération des trackers et la compilation des résultats, la remise des prix peut avoir lieu. C’est le signe que la fête est malheureusement bientôt terminée. C’est l’occasion de remercier tous ceux qui ont fait en sorte que la fête soit belle et surtout d’annoncer les vainqueurs de LSA 2019, voir ci-dessous… Gaspard Dabbadie en kitefoil a claqué une V max de 35.90 noeuds et une vitesse moyenne de 35.84 sur 500 m !

Le stand d’Easyphoto.com a permis de beaux délires (selfies)
Jeff Valet, Gilbert Saint Blancat et Matin Turbil
Les résultats, meilleurs runs
Les résultats, races
LSA Port Fréjus 2019 en chiffres

Cet évènement a été organisé par la CAPITAINERIE DE PORT-FREJUS et le TEAM LSA

  •  17 exposants,
  • 35 nœuds vitesse dépassée en kitefoil
  • 2000 miles parcourus sur les parcours,
  • Des milliers de visiteurs (ok j’exagère)

LSA c’est LA fête du foil

Pas de LSA sans un bon repas entre riders exposants et organisateurs
Remerciements

Merci à tous, au public venu nombreux, aux coureurs.

Aux partenaires :

Aux exposants :

  • A toute l’équipe de la capitainerie de Port-Fréjus et du Team LSA
  • A notre comité de course Jacky, Mathieu, Bernard, Sébastien et leur super team,
  • A Jean-Guillaume, notre « kiteur fou » roi du freestyle
  • A tous les bénévoles participants du Club nautique, du Fréjus kite surf et du Chant des dauphins
  • A Matthieu Girolet, l’aventurier kiteur pour ses conférences palpitantes
  • A Jeff, notre animateur
  • A Boris et Valère, nos cameramans de choc
  • A Ewa, notre photographe
  • A Sébastien de l’Alba plage pour sa bonne humeur et son efficacité
  • A toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de LA SEMAINE AFFOILANTE

La Semaine Affoilante 2019 – vidéo

Avant mon récapitulatif de cette superbe semaine, voici la vidéo de Horue movie. Un très beau résumé de cet évènement organisé par la SEM Port Fréjus avec le concours du « Team LSA ». La Semaine Affoilante, le premier et plus grand rassemblement d’engins nautiques volants en France!

A ne pas louper non plus les très belles photos et vidéos sur la page facebook.

A bientôt pour plus d’éléments et d’autres images.

 

Les foils en monocoques, tous des « DSS » ?

Derrière ce titre provocateur, se cache une interrogation née à St Malo devant les Imoca alignés avant le départ de la Route du Rhum. Est-ce que les  monocoques à foils d’aujourd’hui sont couverts par le brevet DSS ? Car si pour certains le brevet DSS ne concerne que l’utilisation d’un foil horizontal, le brevet est plus complet (peut être trop !).

1. Le DSS, c’est quoi ?

Le brevet DSS EP2004479B1 (pour Dynamic Stability System) a été déposé en avril 2007. Il décrit plusieurs configurations de plans porteurs pour monocoques. La plus connue est un plan porteur prévue pour être proche de l’horizontale une fois le bateau gité (fig 1 à 3). Il génère de la portance dynamique qui allège le bateau et accroit le couple de redressement.

Extraits brevet EP2004479B1 fig 3-8-17-19-23

La revendication 1 est la plus importante, voici une tentative de résumé (en cas de doutes, se référer au brevet) :

Voilier monocoque équipé d’une aile immergée pouvant être rétractée à l’intérieur de la coque ou déployée sous le vent. Cette aile est équipée d’un système permettant son déploiement. Son allongement est d’un rapport supérieur à 2/1. L’aile déployée génère : un moment de redressement qui limite le moment de gite et une force de soulèvement, sans toutefois faire entièrement décoller le bateau. L’aile déployée a un angle d’attaque compris entre 2 et 6°, elle est orientée à un angle compris entre 5 et 20° avec l’horizontale lorsque le voilier ne gite pas et sa longueur exposée est supérieure à 7% d’une hauteur du mat le plus haut…

2. Le cas des Imoca…

C’est après le Vendée Globe 2012/2013 que les cabinets VPLP & Verdier ont commencé à travailler sur la mise en place de foils pour Safran 2 et Banque Populaire VIII (le cabinet Verdier faisait partie de Team New Zealand). Il fallait, entre autre, contrecarrer la diminution du couple de redressement généré par la portance de la quille (l’angulation de l’axe génère une incidence donc de la portance). Le DSS, dans sa version la plus connue, pouvait être une piste de travail… Mais cet appendice ne développe pas de force antidérive et la jauge limite le nombre d’appendice à cinq. Il a donc fallu imaginer un design permettant de concilier portance verticale et force antidérive. En juillet 2014 le team Banque Populaire a vérifié la viabilité de cette piste en testant trois types de dérives sur un Mini 6,50, une classique et deux plans porteurs. C’est à partir de ces recherches qu’ont été mis au point les premier foils « Dali ». Mais, si vous poursuivez la lecture de cet article, vous verrez que cela faisait 20 ans que des dérives asymétriques permettaient d’alléger les 60 pieds…

Schéma F. Monsonnec 12-2018

3. Les bateaux potentiellement concernés

4. Antécédents ?

4.1 Ceux qui ont navigué

4.1.1 Foils déportés

Quelques monocoques avec foils déportés conçus avant 2007 et dont les plans porteurs participaient à l’équilibre latéral. Vous ne trouverez pas les bateaux dont l’équilibre est géré par l’équipage, ceux dont les foils ont une épaisseur suffisante pour apporter un certain volume, les Bruce foilers et les chien de mer.

Quelques monocoques à foils déportés réalisés avant 2007

4.1.1 Foils non déportés

PRB – Finot / Conq – 1996 – dérives/foils – Archimédien

Isabelle Autissier a été une des premières à tester une quille pivotante en 60 pieds sur son Ecureuil-Poitou Charente aussi équipé de deux dérives. Mais il faut attendre 1996 et PRB pour que les dérives soient asymétriques. L’année suivante Géodis, dans sa version 1997, est équipé de dérives du même type. Voici ce qu’en disait dernièrement (OF 10-12-18) Christophe Auguin  :

…Sur le mien, après le Vendée, on avait d’ailleurs testé ce qui pouvait préfigurer les foils pour faire New York – San Francisco, avec des dérives qui donnaient trois tonnes de poussée verticale à partir de 15-20 nœuds et la moitié du bateau décollait….

Ensuite, ces dérives vont de plus en plus s’écarter de l’axe, pour gagner en couple au point de presque devenir des dérives de Tjalks (Bateaux hollandais).

PRB – Professional Boatbuilder N°64 2000- doc Finot-Conq

Safran – VPLP/Verdier – 2007 – dérives/foils – Archimédien

Pour la première fois des dérives courbes sont installées sur un monocoque de course. Elles sont dirigées à l’inverse des dessins présents sur le DSS (fig 19). Les avantages mis en avant par les architectes dans Seahorse de déc. 2007 étaient les suivants (je rajoute que ces dérives sortent perpendiculairement, ou presque, du bordé) :

  • Bon compromis entre la portance et la traînée,
  • Les foils fortement incurvés se trouvent plus près de l’axe du pont,
  • Un effet d’amortissement positif en navigation…
Le même type de foils sur Paprec – photo F. Monsonnec 10-2010

4.2 Brevets et projets

Petite collection pour confirmer que la stabilisation de monocoques par des foils ne date pas d’hier. Je n’ai pas été en mesure de trouver trace d’un projet de Sylvestre Langevin (début des années 80) : un monocoque équipé d’un bras aux extrémités extensibles et terminées par des foils en T.

US1356300A – 1920 – Dès 1920, les frères McIntyre, publient un brevet avec comme introduction : « Notre invention concerne les embarcations à voile, notre but est de proposer des plans de stabilisation adaptés pour contrer la pression de retournement générés par le vent et maintenir ainsi la position sensiblement verticale de l’embarcation en fonctionnement ».

Poland Foiler – avant 1978 – Et oui, avant 1978 Richard Poland avait imaginé placer des foils en L de chaque coté de cette coque de 25 pieds. Le bateau a été construit et a navigué, mais sans les foils en L à l’incidence réglable…

AYRS #90 November 1978

US4635577 – 1987 – Voici des bras/foils qui effleurent la surface. Ce brevet démontre qu’il est possible de breveter deux fois la «même idée» car le frère jumeau existe plus tard en 97 (et ce n’est pas le seul exemple) ! Surtout, certains s’emploient à breveter ce que d’autres ont développé il y a bien longtemps. Les «Balance board boats» de Palk Bay (Inde), observés avant 1920, utilisaient déjà cet artifice !

FR 2877311 A1-1 – 2004 – L’histoire de ce brevet (cité dans le brevet DSS) mérite à lui seul un article. Comment le DSS à pu être déposé alors que 3 ans auparavant François Rougier, aidé de Marc Emig, présentait ce concept ? Voici deux extraits de ce brevet cette déclaration d’utilité publique*, cela se passe de commentaire !

* modification du 26/03/2019

Hydrofoils Applied to Canting-keel Yachts – 2006 – Les auteurs de cette étude, Richard S. Milne et Phillip J. Helmore, ont en 2006 étudié la possibilité d’installer des hydrofoils rétractables sur un maxi-yacht à quille pendulaire. Il s’agissait d’un projet de thèse de premier cycle achevé en 2006. Richard Milne a réalisé une grande part des travaux, maquettes, conception et fabrication des foils et du banc d’essai. Les co-auteurs ont présenté les résultats de cette étude lors d’une conférence internationale en 2008 à Sydney.

Extraits de « Hydrofoils Applied to Canting-keel Yachts »

Et si vous en voulez encore :  US3324815A – 1966 ; US3373710A – 1968 ; US3505968A – 1970  ; US3520267A – 1970 …

5. Analyse du brevet EP2004479B1

J’ai étudié le brevet DSS EP2004479B1 pour essayer de vérifier si les Imoca et autres mono à foils étaient couverts ou non par ce brevet. Voici un résumé des éléments que j’ai mis en avant. Il s’agit d’extraits de la partie en français du brevet, page 13 (travail aussi réalisé sur la partie en anglais).

Page 2 parties [0010] et [0011] – Ce brevet traite de l’ajout de portance pour réguler l’équilibre latérale d’un monocoque à quille : si l’appendice permet aussi de lutter contre la dérive, il pourrait ne pas être couvert par le DSS ?

Page 3 colonne gauche lignes 22 à 26 [0013] – La revendication 1 stipule que l’angle d’incidence est compris en 2 et 6° : utiliser une incidence supérieure à 6° (mais risques de  décrochage et trainée supérieure).

Page 3 colonne gauche lignes 26 à 31 [0013] – Le brevet stipule que l’angle du plan porteur fait un angle par rapport à l’horizontal compris entre 2 et 20° : concevoir un foil avec un angle entre l’horizontale et la partie portante (tip) et/ou de la partie antidérive (shaft) supérieure à 20 ?

Page 3 colonne droite lignes 7 à 11 [0015] – Les appendices couverts par le brevet  DSS sont positionnés à une distance du centre de gravité égale ou inférieure à 15% de la longueur totale : dans la mesure du possible, placer les foils à + de 15% de la LOA ? Rappel : la LOA c’est la longueur hors-tout ou longueur d’encombrement. Elle correspond à la distance entre les points extrêmes avant et arrière de la structure permanente du bateau. Ceci inclut les éventuels espars, balcons… Il est donc possible de jouer sur certains artifices ?!

Page 3 colonne droite lignes 16 à 19 [0015] – Ce brevet semble exclure les engins volants si mon analyse de la partie suivante est correcte : (f) …. et une force de soulèvement afin de soulever partiellement mais pas totalement le bateau hors de l’eau….

Trois des éléments cités sous forme de schéma.

6. Validation de mes idées, autres pistes

Pour valider mon analyse et collecter d’autres idées, j’ai envoyé mon travail à plus de 25 personnes potentiellement concernées : architectes, historiens, experts, navigants, passionnés. Le Team DSS, m’a  demandé pourquoi je m’intéressais au sujet et mon background. Malgré une réponse très détaillée, je n’ai pas reçu de réponse. Tant pis, cela n’excusera pas le fait d’avoir écrit des choses inexactes mais l’expliquera un peu ! Voici un résumé de cette consultation (France, UK, US…).

  • Le brevet DSS « ne peut prétendre inventer la stabilisation par foils d’un monocoque »…
  • Le DSS est un plan additionnel proche des ailerons de stabilité dynamique qui équipent les paquebots, ferries… « ailerons qui ne sont pas brevetés ».
  • Le fait qu’un brevet ait été accepté ne signifie aucunement qu’il soit défendable. Si un antécédent est démontré le brevet est invalidé.
  • Un brevet est « facile à déposer », mais difficile à maintenir, il faut payer une redevance tous les ans et dans tous les pays où on veut le maintenir.
  • Si le détenteur du brevet semble ne pas se manifester contre les teams Imoca c’est qu’il ne peut prétendre qu’à une récupération de royalties et les Imoca ne sont pas des entreprises lucratives.
  • Lorsque l’on règle les couts de la prestation à DSS, il semble que l’on ne paye pas les royalties. Un brevet est aussi un bon outil de communication.
  • La revendication 1 est fondamentale : si elle n’est pas validée, cela ne sert à rien de poursuivre.
  • La « vraie invention » est le système de rétraction du foil dans la coque.
  • La priorité du brevet est un foil exclusivement voué à la stabilisation d’un monocoque, les engins volants ne sont donc pas couverts par ce brevet. Le DSS, du fait de sa faible immersion, ne permet pas d’extraire intégralement la coque de l’eau.
  • Le système DSS, travaillant à la surface de l’eau, il est « particulièrement peu efficace ».
  • Un des arguments avancés pour prouver que les foils d’Imoca ne contreviennent pas le brevet, c’est qu’ils sont aussi conçus pour développer une résistance latérale.
  • Pour les IMOCA et certains 6.50, la partie de foils vouée à la stabilisation voire à la portance ne s’escamote pas dans la coque.
  • Un foil à inclinaison variable et d’angle supérieur à 20° par rapport à l’horizontale, permet de sortir de la protection du brevet DSS.
  • Les configurations autres que le « DSS standard », présentées sous forme de dessin (fig 17 par ex) auraient dû être protégées par leur propre brevet et non par un schéma.

7. Conclusions

7.1 D’une manière générale

  • Il n’a pas fallu attendre 2007 pour voir des monocoques utiliser des foils pour leur stabilité.
  • Si on ne s’attache qu’aux appendices rétractables dans la coque, dès 1997 Finot-Conq testaient des foils rectilignes.
  • En 2004, François Rougier dépose le brevet FR 2877311 A1-1 très similaire au DSS. Pour moi, il aurait dû empêcher le dépôt du brevet DSS !
  • Des projets de monocoques à foils en L existaient avant 2007 et donc avant 2015 (Imoca) : projet Poland Foiler de 1978 ; Richard S. Milne et Phillip J. Helmore en 2006.
  • Un brevet est un « objet » difficile à créer, plus que l’idée que l’on souhaite déposer ?
  • Pour les Imoca, la limitation du nombre d’appendices a obligé les teams à s’écarter du brevet DSS : salvateur !
  • D’une manière générale, des brevets très similaires existent !
  • Certains brevets couvrent ce qui semble « appartenir au quotidien » !

7.2 Pour les non volants

La question de la couverture de ce brevet peut se poser aux concepteurs de monocoques à foils. Ils peuvent :

  • Espérer passer inaperçu parmi tous les projets potentiellement concernés !
  • Espérer se défendre en évoquant les précédents supports à foils existants… ?
  • Développer un design qui sort de la « box » des revendications de ce brevet.

7.3 Pour les volants

Pour moi, mais je ne suis pas un spécialiste des brevets, la question ne se pose même pas, ce brevet ne concerne pas les engins volants ! Mais les idées ci-dessus restent valables…

8. Addendum

Je passe sur les brevets du même concept déposés après 2007… voici une partie qui pourrait s’appeler « d’autres y ont déjà pensé« …

Dans cette catégorie, je retiens une remarque que m’a faite François Rougier (brevet FR-A-2 877 311) : « est-ce que les nouveaux bateaux de la Cup ne tombent pas sous le coup du brevet FR2807006 de Martin Defline ? »

Je rajoute un dessin réalisé en  1970, ou avant, par Norman Riggs ! « On invente rien… »

Toujours dans la catégorie « je brevette la roue », messieurs Laurent et Jennett-Wilson, ont séparément breveté en 1965 le concept de prao amphidrome : les polynésiens avaient oublié de le faire… !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Semaine Affoilante, c’est reparti !

Après 3 éditions bretonnes, en 2018 la SEM Port Fréjus et le team LSA se sont associés pour poursuivre l’aventure.  L’édition 2018 a confirmé que la baie de Fréjus et les aménagements de Port Fréjus étaient parfaits pour foiler. Du 1er au 4 Mai 2019 à Port-Fréjus, La Semaine Affoilante® installe donc pour la seconde fois ses foils en Méditerranée !

La Semaine Affoilante® c’est :
  • Le premier et plus grand rassemblement d’engins nautiques volants en France,
  • La mise en valeur d’un site du littoral français propice à la pratique du foil et accessible au grand public,
  • Un outil pour mettre en valeur et promouvoir les supports nautiques de demain,
  • Une rencontre conviviale avec des échanges et des animations (tout sur l’édition 2018).

La SEM Port-Fréjus, avec le support du Team LSA, a souhaité rassembler pratiquants et constructeurs pour un évènement d’exception.

Nombre de supports à foils évolueront sous vos yeux sur le plan d’eau du golfe de Fréjus : Kitefoils, Windfoils, Moths, catamarans et trimarans à foils, hydrofoils à moteur et propulsion humaine…

Public, passionné de navigations « volantes » et amateurs de découverte, vous pourrez admirer, naviguer, approcher l’ensemble de ces supports.

Une fête sur et au-dessus de l’eau mais aussi à terre

Des engins différents, les plus grandes marques et les meilleurs pratiquants sont attendus durant ces trois jours, le spectacle s’annonce superbe.

Et la fête sera aussi à terre où tout sera prévu pour l’accueil du public au plus près des machines volantes.

Pour les exposants

Nous serions très heureux de vous accueillir pour exposer vos produits. Notre tarif forfaitaire pour les 3 jours, du 2 au 4 mai, est de 150 € quelle que soit la surface d’exposition (dans la limite des places disponibles). Possibilité de vous installer la veille en fin d’après-midi dès que le Village de tentes sera mise en place.

Ce tarif comprend la fourniture de :

  • une tente de 4 mètres par 4,
  • une alimentation électrique,
  • un accès gratuit pour votre véhicule et votre remorque,
  • une zone de stockage pour votre matériel (gardiennée la nuit),
  • un emplacement à flot si besoin (catamaran, prototype, monocoque),
  • les petits déjeuners et les déjeuners du jeudi au samedi (1 personne),
  • une invitation à l’apéritif d’inauguration du mercredi soir,
  • une invitation à la soirée barbecue remise des prix du samedi soir,
  • un pack cadeau d’inscription.

Un complément de 40 € par personne sera demandé pour les frais de repas.

Coureurs et Exposants

Voici tous les éléments nécessaires à votre information et participation :

A très bientôt !

 

Charles Heidsieck IV, toujours vivant !

Photo Christian Février

I – Jeanne…

Pour les membres des Golden Oldies Multihulls (GOM) dont je fais partie, le foiler Charles Heidsieck IV n’existe plus : sacrée Jeanne !

Flash-back, le 16 septembre 2004 la tempête tropicale Jeanne devient un cyclone de catégorie 3 (178 à 210 km/h) et atteint Saint-Domingue détruisant à jamais de nombreux géants nés dans les années 80. La république Dominicaine était devenue la maison de retraite des grands multicoques français, embarquant des grappes de touristes abreuvés de cocktails.

Jeanne fait donc du « petit bois » de Charles Heidsieck IV (…), Fleury Michon VII, Sofati Soconav Québec, Charente Maritime II…. Même si pour ce dernier rien n’est moins sûr…

Oui mais voilà, depuis plusieurs mois une info. lue dans la Newsletter GOM me poursuit (N° 42 de nov. 2017). Dans cette lettre d’information que nous concocte avec passion Philippe Echelle, Marc Fazilleau (ex propriétaire du trimaran ROYALE), nous informait de la présence de l’ex RMO et potentiellement de Charles Heidseick IV dans le rio Cumasaya. Vendredi dernier, j’ai enfin pris le temps de vérifier cette info. Elle restait coincée dans mon cerveau il fallait que je la déloge.

II – Rio Cumasaya

Google Maps ne connaissant pas « Rio Cumasaya », j’ai démarré une recherche avec seulement « Cumasaya » et je suis tombé sur un commentaire de Forum sur un hôtel du même nom. De fil en aiguille, je suis retourné sur Google Map et après quelques glissements de souris et de zooms est apparue l’image ci-dessous ! Une photo qui rappellera des souvenirs à Sylvain, Gilles, Olivier, Jean Philippe… qui ont navigués sur ce bateau à Marseille, St Martin… et qui avaient réagi sur Foilers après la mise en place du « Jeu N°9 » dédié à ce bateau.

Google map 12/01/2019

Ce type de recherches est presque un passetemps au sein des GOM ! Un de nos membres, Bruno Fehrenbach, a lancé la mode en 2007 en découvrant sur Google Earth le trimaran Gordano Goose dans une décharge de Minorque. Avec une équipe de warriors, ils ont sauvé cette merveille des griffes d’un bulldozer ! S’en ait suivi un épique retour en France et une longue remise en état, le bateau navigue aujourd’hui en méditerranée…

Tout content de ma trouvaille, mais un peu sceptique, j’ai transmis la position (18°25’14.9″N 69°05’03.4″W) à un petit noyau d’adhérent. Hervé, propriétaire du très beau plan Newick NADA, a poussé les recherches plus loin. Alors que je demandais s’il manquait un « bout », Hervé a trouvé une autre vue qui le montre complet.

Bing Maps 12/01/2019

Il a aussi vérifié que la bête était toujours dans le rio le 01/01/2019 grâce à Landsat 1 & 2. Idée judicieuse, il fallait y penser !!!

Enfin, il a trouvé une vidéo réalisée par Kimberly & John-Michael (OurLifeAquaticPuraVida) dont voici une impression d’écran (elle sautait aux yeux sur la page de recherche, je suis passé à côté).

Extrait de la vidéo Youtube de « OurLifeAquaticPuraVida »

La bête est bien là, en triste état. Ses foils en V semblent avoir été remplacés par des dérives droites. Il n’est pas mort mais n’est pas loin de l’être. Comment expliquer qu’il n’ait pas été détruit en 2004 ? Mystère. Il a peut-être subi des dégâts en 2004, puis aurait été remis en état, ce qui expliquerait les dérives droites … ?

Qui aujourd’hui pourrait mettre de l’argent dans ce bateau qui esthétiquement en a fait rêver plus d’un mais qui est mal né ? S’il est là, c’est qu’il n’est plus rentable et il a sûrement été pillé. Un jour il partira à la dérive, ou coulera… Mais j’aimerai avoir tort.

III – La bête

Le concept

Sur le papier en 1984, c’était la « bête ultime », un bateau qui devait être semi-sustenté grâce à :

  • De grands foils en V
  • Un foil en V inversé monté sur la dérive (idem Ultimes d’aujourd’hui)
  • Une poutre très large au profil d’aile devant générer un effet de sol. Mais déjà lors de la mise à l’eau pour certains la distance mer/poutre, la surface accidentée de la mer et la vitesse de l’engin… ne pouvait pas générer cet effet.
  • Un mat aile inclinable de 20°
  • Des voiles gonflables. Une double enveloppe raidie par des lattes avec une écope en tête pour gonfler naturellement la voile avec la vitesse.
  • Une coque centrale large devant permettre de partir au planning…

Mais alors qu’il fallait qu’il soit léger, il était lourd. Prévu pour peser 13.2 tonnes, il en faisait 5 de plus lors de sa mise à l’eau et devait approcher les 20 tonnes en fonctionnement. La faute à qui ? Certains ont parlé d’une mauvaise gestion de la construction, d’autres de plans insuffisamment précis…

Plus d’information sur le concept sur le site de Gilles Vaton. Et pour découvrir, ou redécouvrir, les dessins et photos parus dans la presse depuis 1984, le site Histoire des Halfs.

Charles Heidsieck IV lors de sa mise à l’eau

  • Longueur : 25,80 m
  • Architecte : Gilles Vaton
  • Longueur flotteurs : 10.50 m
  • Largeur : 25.91 m
  • Poids : 18.00 t (?)
  • Hauteur du mât : 31 m
  • Corde du mât : 1.50 m
  • Tirant d’eau : 4 m
  • Matériaux : verre polyester/sandwich Normex
  • Surface de voile au près : 346 m²
  • Surface de voile au portant : 796 m²

Petit résumé de sa vie

  • 1984 : Fin de construction dans le chantier Multiplast (alors basé à Carquefou) et mise à l’eau en juillet.
Mise à l’eau de Charles Heidsieck IV – photo Christian Février
  • 1984 : 4 août, première sortie sous voile
La double page de Voiles et voiliers novembre 1984
  • 1984 : Grand prix de la Rochelle abandon drisse cassée
  • 1984 : Multicup à la Baule
  • 1984 : La Baule/Brest
  • 1984 : Semaine de vitesse de Brest
Charles Heidseick V (mat aile) - La Trinité sur Mer - photo FM 1985
Charles Heidseick IV – La Trinité sur mer – photo FM 1984
  • 1984 : Décembre, démâte en se rendant au départ de la Route de la Découverte. Le bateau est ramené à Brest, exit le mât aile et les voiles gonflables, il est équipé d’un mat alu.
Charles Heidseick V – La Trinité sur Mer – photo D Le Lostec 1985
  • 1985 : Mois d’aout, il prend le départ du Tour de l’Europe mais est victime de nombreux soucis de gréement, safrans et structure et abandonne.
  • 1985 : Septembre, le sponsor et le skipper jettent l’éponge.
  • 1986 : En juillet, une vente aux enchères est organisée à La trinité sur mer mais le bateau n’est pas vendu.
  • 1986 : Il fait un cours séjour chez CdK : remplacement de l’arrière des carénages de bras par des toiles, suppressions du foil sous la quille… Le bateau large de 26 m est devant la cale, pour sortir 2 Formule 40, CdK les fait passer sous les bras, entre les foils et la coque !
  • 1987 : Porte le nom d’Axial et navigue à la journée à partir de Saint Tropez et passe l’hiver aux Antilles. Sylvain Jouanno a mis en ligne quelques images de la traversée Marseille/Les Saintes.
Sous le nom d’Axial, doc commercial via Romanet Sylvain
  • 1992 : Il revient à Marseille, le propriétaire à l’époque aurait eu des problèmes fiscaux…
  • ……..
  • 1998 : Il porte de nouveau le nom de Charles Heidsieck à Saint Domingue et fait des sorties à la journée.
Charles Heidsieck IV – photo Guido Gehlhaar 07-1998
  • ……..
  • 2004 : Il est, pour beaucoup, porté disparu mais est en fait toujours à Saint Domingue !
  • ……..
  • 2018 : César Carré édite un petit livre sur la traversée de l’Atlantique 1987. « Atlantique 87 » éditions IM2 arha (auteur : Caïus de Meurdrac).

Maquettes

La très belle maquette qui était souvent présentée dans des articles à du faire naitre des vocations de modéliste (de quoi ?). Ce n’est pas Phil de B qui me contredira. Voici deux exemples.

L’originale

Source inconnue

Une maquette vendue sur Ebay il y a quelques mois à 380 € !

La maquette réalisée par Erwin Dörzapf