La Semaine Affoilante / ENVSN 2016

21 avril 2016

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Quand pour me remémorer cette deuxième édition de LSA je me projette mon petit film perso, dans la salle de cinéma située en haut de mon crâne dégarni (et cramé par le soleil de la presqu’île), de très nombreuses images se projettent sur mon écran personnel. Mais c’est la navigation dantesque avec François Lys, dans son Trifoiler, qui s’impose (32.86 nœuds « tenus ») ! Et pourtant, j’en ai des images en mémoire et de très belles : le vol des Moths tout en grâce, les rencontres, la voltige aérienne de C. Maunoury

LSA 2015 s’est révélé être un très bel évènement monté rapidement par le Team LSA et l’ENVSN, LSA 2016 était une encore plus belle rencontre, vive LSA 2017 !

N’ayant pas été présent sur toute la période, difficile de faire un récapitulatif complet, heure par heure. Je vais donc parler de ce que j’ai vu par thème.

Le mélange des genres

Où, à part à Saint Pierre Quiberon, peut-on voir sur le même plan d’eau des Kitefoils, Windfoils, Moths (nombreux cette année), catamarans à foils (Flying Phantom, Whisper), engins ? La semaine affoilante est, je pense aujourd’hui, LE rendez-vous DES foils en France (et la Foiling Week  en Italie).

Class C, Moth, Whisper, Windfoil, Kitefoil, Flying P… – photo F. Monsonnec

Class C, Moth, Whisper, Windfoil, Kitefoil, Flying P… – photo F. Monsonnec

Loisirs 3000 – photo B. Gahagnon

Loisirs 3000 – photo B. Gahagnon

Bob Fisher en class A – photo F. Monsonnec

Bob Fisher en class A – photo F. Monsonnec

Windfoil – photo B. Gahagnon

Windfoil – photo B. Gahagnon

Flying Froggs (K. Fauconnier and Co) – photo F. Monsonnec

Flying Froggs (K. Fauconnier and Co) – photo F. Monsonnec

Moth, le spectacle à quelques mètres de la plage– photo JF. Daron

Moth, le spectacle à quelques mètres de la plage– photo JF. Daron

Un «ptit paquet» de Moths dans le Hangar ENVSN – photo F. Monsonnec

Un «ptit paquet» de Moths dans le Hangar ENVSN – photo F. Monsonnec

Kitefoil et Windfoil – photo B. Gahagnon

Kitefoil et Windfoil – photo B. Gahagnon

Phil De Braeckelaer & F2 = 1/2ρ x V² SC2 – photo F. Monsonnec

Phil De Braeckelaer & F2 = 1/2ρ x V² SCz – photo F. Monsonnec

Le beau vol du Whisper – photo JF. Daron

Le beau vol du Whisper – photo JF. Daron

Les rencontres

C’est un des objectifs de ce rassemblement, ne pas simplement obtenir des chronos mais permettre aux différents passionnés de se rencontrer. Comme en 2015, mission réussie. Nous avions, entre autre, sur la plage de l’ENVSN, Claude Tisserand (pionnier des foils en France, Véliplane 1 en 1964), Maurice Gahagnon (géniteur des différents Loisirs 3000 depuis 1981), les teams des différents producteurs de foils pour Kite et Windfoil, Phil Roulin de Perspective Design et bien d’autres… Franck Cammas a même participé à la sortie du samedi en Class C. Mais l’ENVSN n’était pas qu’un repère de monomaniaques. Les simples curieux ont pu s’approcher des ailes, poser des questions, échanger. Je pense, entre autre, à un très jeune passionné, accompagné de ses parents (eux aussi intéressés), qui ont fait le déplacement depuis la petite mer de Gavres… La relève est assurée.

Deux pionniers C. Tisserand, M. Gahagnon – photo B. Gahagnon

Deux pionniers C. Tisserand, M. Gahagnon – photo B. Gahagnon

Franck Cammas va sortir en Moth – photo F. Monsonnec

Franck Cammas va sortir en Moth – photo F. Monsonnec

Des bêtes accessibles – photo F. Monsonnec

Des bêtes accessibles – photo F. Monsonnec

Les tables rondes

Je n’ai pas pu assister aux différentes tables rondes mais je n’ai entendu que des échos positifs. Je regrette de ne pas avoir pu écouter Martin Fisher du team Groupama (Different Foil Types for different Usage Profiles). Petite information en passant, il semble que certaines personnes du public, pourtant très pointues en navigation, pensent que la mise en place de foils sur un voilier date de la Coupe de l’America…. Ceux qui comme moi ont suivi la réunion organisée par l’ENVSN sur « La prise de décision à grande vitesse » ont apprécié la présence de Catherine Maunoury, qui nous a montré tout son talent lors de ses démonstrations de voltige. J’ai entre autre retenu de cette rencontre (C. Maunoury, K. Fauconier, B. Marie, B. Castelnérac de SeAIR) que la compétition peut nuire au plaisir ! Il faut donc que cette rencontre ne cède pas à la tentation du classement ou de la performance à tout prix. Pour revoir l’ensemble des tables rondes proposées, voici un rappel du programme.

Démo. de Voltige par C. Maunoury – photo F. Monsonnec

Démo. de Voltige par C. Maunoury – photo F. Monsonnec

Débat « La prise de décision à grande vitesse » - photo F. Monsonnec

Débat « La prise de décision à grande vitesse » – photo F. Monsonnec

Les exposants

C’est aussi le point fort de cette rencontre, la possibilité de voir, discuter et même tester les produits du marché. Etaient présent cette année, Horue, Serise Foils, Ker Foils, Rods, Tridenn, Loke Composite , Voilavion, Forward Wip, Erplast (Optimist à foils), UCPA.

Foil Horue - photo F. Monsonnec

Foil Horue – photo F. Monsonnec

Foil Serise - photo F. Monsonnec

Foil Serise – photo F. Monsonnec

Foil Rods - photo F. Monsonnec

Foil Rods – photo F. Monsonnec

Le stand Tridenn AHD - photo F. Monsonnec

Le stand Tridenn AHD – photo F. Monsonnec

Foil Ker Foils - photo F. Monsonnec

Foil Ker Foils – photo F. Monsonnec

Kevin Festock de Loke Foil – photo P. Juhel ENVSN

Kevin Festock de Loke Foil – photo P. Juhel ENVSN

Voilavion deuxième proto - photo F. Monsonnec

Voilavion deuxième proto – photo F. Monsonnec

Le stand Forward Wip - photo F. Monsonnec

Le stand Forward Wip – photo F. Monsonnec

Optimist Erplast - photo F. Monsonnec

Optimist Erplast – photo F. Monsonnec

Les résultats

La météo du mercredi et du jeudi n’a pas permis d’organiser des runs ou raids. Il a donc fallu attendre vendredi pour que les bêtes montrent leurs dessous. Mais, l’ENVSN ayant bien fait les choses, les participants en ont profité pour assister aux tables rondes, dont celles organisées par Eurolarge. Cette année les participants étaient équipés de trackers de Géo Racing qui ont permis d’obtenir les vitesses moyennes et max sur 500 m. Ci-dessous, les résultats des runs du vendredi 16.

Résultats runs 16-04-16 LSA 2016

François Lys sur son Trifoiler - photo P. Juhel ENVSN

François Lys, roi des runs, sur son Trifoiler – photo P. Juhel ENVSN

Après les runs du vendredi, un raid organisé le samedi a permis de regrouper sur l’eau Kitefoils, Windfoils, engins, Moths, Flyings Phantom, Class A et le Class C Groupama (Franck Cammas et Louis Viat). Par 10/12 nœuds, c’est Groupama qui a remporté le raid avec des pointes à 28 nœuds. Dimanche, la faiblesse du vent, la fatigue des précédentes journées, et pour certains les longues heures de route en prévision, n’ont pas incitées les hommes volants à aller sur l’eau pour de nouveaux runs. Quelques coureurs sont tout de même sortis pour des navigations libres sous le soleil breton. En début d’après-midi, Catherine Maunoury a une nouvelle fois dessinée des figures dans le ciel de Saint Pierre Quiberon. A 16h00, la réunion de clôture a réuni les coureurs, exposants, et organisateurs de La Semaine Affoilante®…

Groupama Class C - photo JF. Daron

Groupama Class C – photo JF. Daron

Remerciements

Merci à toute l’équipe de l’ENVSN pour son investissement, Eric, Yves, Mathilde, Philippe, Claire… sans oublier Jeff qui, une nouvelle fois, a ouvert son atelier pour que les bateaux puissent réparer leurs plaies et naviguer le lendemain. Merci aux participants, exposants, passionnés et simples curieux.

Le futur

On ne change pas une équipe qui gagne ! Le « Team LSA » va prochainement débriefer avec l’ENVSN. Mais logiquement nous vous donnons rendez-vous pour LSA 2017…

Avant cela, la vidéo officielle de Valère Caneri permettra à ceux qui étaient présents de revivre cette rencontre et aux autres de mieux la découvrir (la vidéo de LSA 2015)…

Le team LSA – photo B. Gahagnon

Le team LSA – photo B. Gahagnon

RdV en 2017 (Lycra Forward Wip) – photo F. Monsonnec

RdV en 2017 (Lycra Forward Wip) – photo F. Monsonnec

Team LSA médium

 


Ptites News 37

5 avril 2016

Tiens ça bouge sur Foilers, enfin du neuf diront certains, et bien oui il n’y a pas beaucoup de nouveautés depuis un moment, je suis occupé…

D’ailleurs, il ne tient qu’à vous de proposer un article qui cadre avec la ligne éditoriale (ça fait sérieux) de Foilers ! N’hésitez pas à rejoindre le cercle des auteurs de ce blog.

Ca bouge toujours autant dans le monde du foils mais aujourd’hui ce sont plus les mono que les multicoques qui remuent leurs appendices.

1 A voile

1.1 Rendez-vous

La semaine affoilante

Quoi, vous n’êtes pas au courant ? La semaine affoilante 2016 c’est du 13 au 17 avril à l’ENVSN ! Vous venez de remonter après avoir battu un record en spéléologie (?) voici le programme.

Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 mediumFoiling Week

Et bien sur, quelques mois plus tard en juillet chez nos amis Italiens, la Foiling Week sur le Lac de Garde.

1.2 Monocoques

Bastide Otio

Des foils novateurs sur le 60’ Bastide Otio. Je ne sais pas si la coque est pourvue de deux logements pour vraiment « absorber » les foils une fois remontés, si oui, quelle est la trainée de ces parties en creux une fois le foils abaissés ?

Maitre coque

Des foils sur un Imoca d’ancienne génération (c’est la question du moment)… Foils conçus par Sam Manuard et Nick Holroyd.

Come in Vendée – Jeff Pellet

Lien à classer, ou ne pas classer, dans la partie « avec foils » ? Très beau projet de déco en trompe l’œil.

Figaro 3

Le cabinet VPLP choisi pour le prochain Figaro et il aura des foils.

AHD (Windfoil)

Nouveau foil ? Après la superbe foil dessiné par Philippe Roulin, foil qui permettait un décollage « facile » (voir ICI l’AFS 1), il semble qu’AHD travaille sur un nouveau produit plus classique (info Windsurfjournal). Un foil à l’aspect plus proche des produits du marché. A suivre…

1.3 Multicoques

OPAF

Voici une pépite que les « anciens » regarderont avec double plaisir. Celui de découvrir des images du fabuleux OPAF (présenté ICI sur Foilers) et celui de retrouver des images de l’émission, culte pour certains, Ushuaïa

Mer Force One
J’en avais parlé dans la Ptites News 36 (nov 2105) le bateau (7 m x 7 m) est à l’eau depuis très peu de temps. Je m’interrogeais sur la régulation des foils, il semble que ce soit des palpeurs trainés d’après les photos présentes sur le blog de Stéphane Augis (constructeur et propriétaire de ce bateau dessiné par Pierre Delion)

Projet Mer Force One via site www.archi-delion.com

Projet Mer Force One via site http://www.archi-delion.com

Croisière

Du foil encore du foil, qui n’a pas son foil est has been ? Une fois de plus l’aile magique  est greffée sur un nouveau catamaran de croisière produit par North Wind Yards.

Diam 24 Macif

Après l’Ultim, le “mini”, les essais de foils sur le Diam du team Gabart.

Mod 70

Je vieillis, je m’intéresse de nouveau aux maquettes ! Voici un Mod 70 full carbon de 120 cm (très belle réalisation).

2 – A moteur

HY 41

J’ai des doutes sur le fait d’avoir déjà parlé, ou pas, de cet engin développé par Jean Matthieu Bourgeon de JMKoncept. Voilà, c’est fait !

HY41 - photos ID Images

HY41 – photos ID Images

A2V

Pas de foil mais une aile reliant les deux coques de ce catamaran à effet de sol. Un peu de cata aux carènes d’hydravions et pas mal d’Ekranoplan : un très bel engin que ne renierait surement pas Luigi Colani, maitre du bio design

Catamaran A2V - photo Copyright A2V

Catamaran A2V – photo Copyright A2V

Sea Bubble

Difficile de passer à coté des articles traitant de ce nouveau projet d’Alain Thébault, journaux, JT… une voiture/bulle électrique à foils (ICI aussi et encore LA sur France Inter, merci Pierre).

Flying Samurai

Une vidéo « vivifiante » mise en place par l’incontournable Ray Vellinga. Un engin propulsé par un moteur de seulement 2cv, conçu par le maitre Kotaro Horiuchi, piloté et fabriqué par Norihiko Kanai. Cela fait un petit moment (2007) qu’il vole mais je n’avais pas trouvé la vidéo.

Tetrahedron

Le yacht qui vole au dessus de l’eau et qui ressemble à un avion furtif américain le F117 Night Hawk ou au Sea Shadow

Interceptor

Projet d’embarcation électrique de plaisance, militaire ou de sauvetage.

Engin qui ressemble beaucoup à un type particulier d’engin RC présenté ci-dessous, le 24E Fast Electric Zytrion

Marlin Electric Personal Hydrofoil

Fortement inspiré d’un Moth voici un projet d’engin dont la propulsion reposerait sur les ondulations d’une aile

Model/maquette

Maquettes toujours, voici une page avec de très beaux engins.

3 – Divers

Doc

Pas mal fait le document de présentation pour les TIPE 2014 avec comme sujet les hydrofoils ! Un résumé assez intéressant qui rassemble des informations de base sur les foils.

 


La semaine affoilante 2016 & Les foils journées de l’ENVSN

10 mars 2016

Demandez le programme…Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 medium

« Les Foils journées de l’ENVSN »

L’ENVSN étend sa proposition de rencontres d’engins à foils et combine sur une même période plusieurs rassemblements d’engins volants :

  • du 24 au 28 mars : démonstration des Moths à Foils en Baie de Quiberon, au départ de l’ENVSN
  • du 4 au 8 avril : navigation des GC32 de Groupama Team France, au départ de Port Haliguen
  • du 13 au 17 avril : La semaine affoilante 2016 !
  • du 18 au 22 avril : navigation de l’AC45 de Groupama Team France, au départ de Port Haliguen
  • du 25 au 28 avril : démonstration de la filière jeune, sur Flying Phantom, au départ de l’ENVSN

La Semaine Affoilante® 2016

Tous les coureurs possédant des engins à foils (et capables d’assurer la manœuvrabilité de leurs supports), sont conviés à cette manifestation, qui sera, pour sa 2ème édition, enrichie de nouveautés. Les thèmes de ces 5 jours seront axés sur les nouvelles exigences en matière de sécurité, l’apprentissage et l’enseignement de ces engins, les échanges entre pratiquants et constructeurs…

Groupama Team France, par la voix de son meilleur interlocuteur, Franck Cammas, présentera également le projet de la Coupe de l’America et de la Coupe de l’America des jeunes. Pour répondre à toutes ces questions, de nombreux experts interviendront : l’ENVSN développera les projets qu’elle a initiés depuis la précédente édition, Forward WIP présentera ses équipements de sécurité, adaptés à cette pratique toujours plus professionnelle…

Des essais de matériels, des runs chronométrés et des longues distances seront organisés du 15 au 17 avril. Forte en sensations, cette nouvelle édition sera enrichie d’aspects techniques qui permettront aux particuliers d’en connaître un peu plus et aux professionnels d’échanger sur cette pratique qui séduit petits et grands, tant par son innovation que par la beauté de ses images et de l’adrénaline qu’elle provoque. Les amateurs de sensations trouveront leur bonheur grâce au programme « volant » organisé par les professionnels de l’ENVSN en lien avec le Team LSA.

Rendez-vous sur les pages Facebook des événements : Les Foils Journées de l’ENVSN et La Semaine Affoilante.

Pour plus d’informations sur cet évènement, voici Le programme.

Coureurs possédant des engins à foils, si vous souhaitez participer à La Semaine Affoilante, inscrivez-vous : semaine.affoilante@gmail.com.

Rejoignez-nous nombreux et participez à un évènement inoubliable à l’École Nationale de Voile et des Sport

Le Team LSA

Team LSA médium


La semaine affoilante 2016, c’est parti

28 janvier 2016

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Du 13 au 17 avril 2016, sur le site de l’ENVSN, les engins à foils ont de nouveau rendez-vous.

Initiée fin 2014 par le « Team LSA » (M. Gahagnon, F. Lys, F. Monsonnec), et mise en forme grâce à l’investissement de l’ENVSN, la Semaine affoilante est reconduite en 2016.

Cette année, le Team LSA a décidé de « réduire la voilure » et de ne prendre en charge que les préinscriptions, une partie de la communication et le relationnel coureurs/organisation.

En 2015, l’ENVSN avait très intelligemment organisée des interviews dont le sujet principal était la sécurité. En 2016, et après l’incident survenu en novembre dernier en GC32, la sécurité sera une nouvelle fois un des sujets clés de cette rencontre….

Propriétaires de Kitefoils, Moths, Windfoils, engins, cata à foils, Trifoiler… les préinscriptions sont ouvertes sur l’adresse Gmail de l’évènement.
semaine.affoilante@gmail.com

A très bientôt pour vous transmettre plus d’informations sur LSA 2016.
N’oubliez pas la page Facebook de l’évènement pour échanger, partager et vous informer plus en détail…

Le team LSA

Team LSA médium


Physalia, voile aile gonflable

23 décembre 2015

La genèse d’un projet plein de piquant, une collaboration Armand Torre / Fred Monsonnec

En bas de page, un rajout du 28/12…

 

Non, je ne souhaite pas faire concurrence aux blogs Voiles alternatives ou Ailesetlui, Physalia est un foil aérien…

Cette histoire débute le 02 octobre 2015. Passionné d’engins à hydrofoils, mais pas seulement, j’échange régulièrement, et depuis de nombreuses années, avec Armand Torre qui tient le blog Innov Kite Boat . Armand a une grande expérience de la réalisation de voiles de kite (dont une aile pour Don Montague) et travaille sur d’autres types de projets, foils, gréements spéciaux… c’est la personne rêvée pour l’idée qui trotte dans ma petite tête !

Le projet commence par un mail envoyé à Armand et par sa réponse. C’est le début d’une belle aventure, d’une collaboration, d’échanges et d’un mélange d’idées. Un fonctionnement « dual core » ou « dual brain » ! Voici, avant de voir le résultat final en bas d’article (ne descendez pas trop vite SVP !), quelques-unes de nos idées, quelques schémas qui nous ont permis de créer Physalia, le résultat de l’agitation de nos neurones. Il ne s’agit que de quelques échangent et schémas car il y en a eu beaucoup d’autres !

Comme me le faisait remarquer Armand, par email, « on ne s’est pas appelé une seule fois ! ». Pourquoi ? Par ce qu’une grande partie des informations étaient sous forme de schémas. Et que « l’obligation » de les accompagner de textes, nous imposait de formuler nos idées, donc à réfléchir, donc d’améliorer ce que nous voulions véhiculer !

Prao Lady Godiva version 2011– F Monsonnec 06-2011

Le prao Lady Godiva et sa réserve de flottabilité – F Monsonnec 06-2011

1 – Physalia jours après jours

02/10 – L’amorce, email de FM à AT

« Armand, …j’aimerai réaliser un micro char à voile qui se range dans un espace plus que mini. Le genre de projet esquissé maintes et maintes fois en réunion et qui ne verra surement pas le jour (j’en ai déjà réalisé deux dans les années 90). Je ne sais pas pourquoi dans ma tête une vieille idée d’engin gonflable a du se mélanger avec le projet de flotteur de sécurité que j’ai dessiné, et fait réaliser, pour le prao Lady Godiva (prao remis en état par Anne et Paul Buttin des GOM). L’idée est la suivante : serait-il possible de réaliser une voile épaisse gonflable à partir de PVC type « zodiac » mais le plus fin possible pour éviter le surpoids ?… Voici un truc que je viens de faire rapidement avec le fameux logiciel de dessin Excel. »

Avant projet de voile épaisse non réversible F. Monsonnec 10/2015

Avant projet de voile épaisse non réversible F. Monsonnec 10/2015

02/10 – La multiplication des boudins (pas des pains !)

Le jour même, Armand me répond que l’idée n’est pas bête du tout et que, suite à ses travaux pour Don Montague, il a déjà imaginé un projet assez proche, constitué d’un bord d’attaque réalisé par de multiples boudins suivi d’une partie souple.

Projet de bord d’attaque gonflable par « multi-boudins » Armand Torre 2015

Projet de bord d’attaque gonflable multi-boudins – A Torre 2015

09/10 – Une structure multi-boudins pour une aile complète

A partir de l’idée d’Armand je réplique en essayant d’intégrer la structure multi boudins à une aile « complète » et de déterminer le moyen de conserver le tissu de recouvrement, la peau, au contact des boudins.

Essais de transfo. de l’idée multi-boudins en une aile réversible – F Monsonnec 10/2015

Transfo. de l’idée multi-boudins en une aile réversible – F Monsonnec 10/2015

12/10 – La solution technique proposée par Armand

Armand complète mon idée et surtout développe la technique qu’il propose d’employer. Ca y est, Armand devient accro. à cette idée. Le mal est fait ! J’ai l’impression d’être Dean Moriarty dans « Sur la route » de Kerouac. De foutre le bazar, de venir chercher les gens chez eux et les emmener vers une vie de débauche : « c’est qui cet idiot qui branche Armand sur de nouveaux délires ?! ». Armand, bienvenu dans le monde des engins gonflés, de la visite de sites Internet Russes et de leurs engins gonflables imposés par les règles du rideau de fer (avant et la chute du mur, les voiliers pneumatiques étaient les seuls bateaux autorisés en propriété privée).

Enveloppes permettant le positionnement et la fixation des boudins – A Torre 10/2015

Enveloppes permettant le positionnement des boudins – A Torre 10/2015

12/10 – Une aile trois boudins

La question du maintien en position de la peau contre les boudins sur l’intrados restant à résoudre, je propose aussi une solution d’aile à seulement trois boudins, associée à l’utilisation de lattes. Par son déplacement latéral, le boudin central serait en charge de la cambrure de l’ensemble.

Idée d’aile à trois boudins – F Monsonnec 10/2105

Idée d’aile à trois boudins – F Monsonnec 10/2105

17/10 – Idées de gestion de l’extrémité de la voile

Comme je sais qu’Armand va réaliser la plus grande partie du projet, sa fabrication, j’essaye d’apporter le maximum d’idées et je propose des solutions pour la forme de la partie haute d’un gréement gonflable.

Propositions de solutions d’affinement de la tête d’aile – F Monsonnec 10/2105

Solutions d’affinement de la tête d’aile – F Monsonnec 10/2105

19/10 – Armand passe à la vitesse supérieure !

Armand se lance, comme à son habitude, à fond. Les questions que nous ne nous sommes pas encore posées, et peut-être les réponses, arriveront lors de la mise en œuvre et des essais. Il arrive un moment où, même au risque de se planter, il faut y aller. Car ce qui est importante, c’est aussi de réaliser, de travailler la matière, de donner vie à un objet… Armand réalise donc un prototype de la solution multi boudin. Mais il se rend compte de l’impossibilité de réaliser une cambrure avec cette solution trop rigide. Armand change d’orientation en allégeant l’ensemble pour obtenir une structure tri boudins. L’idée n’est pas encore de permettre la réversibilité mais d’alléger la structure et de faire suivre ce prototype d’aile non déformable par une seconde aile plus courte. Un flap cousu derrière l’aile principale

Prototype d’aile multi-boudins – A Torre 10/2015

Prototype d’aile multi-boudins – A Torre 10/2015

Le 20/10 – L’aile multi-boudins en image

Armand représente sous forme de schéma sa vision de voile gonflable non réversible mais équipée d’un flap.

L’aile tri boudins et son flap – A Torre 10/2015

L’aile tri boudins et son flap – A Torre 10/2015

28, 29…/10 – La gestion de la flexion

Nous échangeons des idées, sur la façon de gérer la courbure de l’aile. Celle-ci n’existe pas encore mais l’idée est de compléter une « boite à outil » d’idées. Boite à outil bien pratique lorsque que celui qui va piquer le tissus, souder le PU, donc Armand, devra affronter des problèmes.

30/10 – Armand test le flap et propose une nouvelle option

Armand réalise des tests de la version aile + flap avec un jeu de lattes pour chaque ensemble (et réalise une nouvelle vidéo). Ses impressions sont mitigées. Le système fonctionne mais il semble difficile de bien tendre les différents éléments. Armand réalise un second test avec des lattes continues entre l’aile et le flap. La déformation n’est pas aisée mais la forme est plus régulière. AT propose d’utiliser des lattes beaucoup plus souples pour obtenir un ensemble réversible ou un système de lattes alternées. Si cela fonctionne, c’est formidable puisque nous sommes partis d’une aile non réversible, nous avons imaginé une version réversible, l’avons abandonnée (pour un système à flap) puis voyons de nouveau poindre à l’horizon la possibilité de la réaliser. Mais c’est vrai que tout cela se déroule sur quelques jours !

Test du proto avec flap – A Torre 10/2015

Test du proto avec flap – A Torre 10/2015

31/10 – Idées de positionnements des lattes

Je rebondis sur l’idée de lattes alternées proposées par Armand et avance d’autres solutions, toujours dans le cadre de la création de la « boite à outils » qui se doit d’être bien remplie lorsque Armand démarrera les premiers tests de Physalia. Mais step by step, maintenant que la « boite à outils est pleine », il n’y a plus qu’à attendre d’avoir besoin de l’utiliser. On espère que les outils sont de qualité. Je m’interroge aussi sur la gestion des différences de longueurs entre les lattes sur l’intra et l’extrados…

Propositions de « lattage » – F Monsonnec 10-2105

Propositions de « lattage » – F Monsonnec 10-2105

03/11 – Le nom du projet

Jusqu’à présent nous échangions en utilisant le nom de code « voile gonflable ». Je propose le nom de code Physalia. La Physalia physalis est une méduse qui navigue à l’aide d’une aile gonflable. Nom adopté à l’unanimité du design team.

Physalia physalis – photo Stephen Frink

Physalia physalis – photo Stephen Frink

03/11 – Une bête à corne pour visualiser la bête gonflable

Après beaucoup d’heures de travail, Armand m’expédie une nouvelle vidéo qui montre le projet de voile épaisse gonflable dessinée sur Rhino. Voile de petite taille destinée au Class A d’Armand qui est équipée d’un gréement basculant ! La vidéo est très complète avec structure et rendu final. Une voile à trois boudins dont le diamètre se rétrécit et qui se rejoignent en tête de voile.

Impression d’écran du projet Physalia sur Rhino – A Torre 11/2015

Impression d’écran du projet Physalia sur Rhino – A Torre 11/2015

04/11 – La gestion de la longueur intra et extrados.

Je présente à Armand une réflexion sur les possibles systèmes de gestion de la différence de longueur intrados / extrados d’une voile asymétrique réversible.

Gestion des différences de longueurs des lattes – F Monsonnec 11/2105

Gestion des différences de longueurs des lattes – F Monsonnec 11/2105

18/11 – C’est parti !

Armand a commencé la fabrication de la voile à l’échelle 1 à partir d’une de ses précédentes voiles de kite : « Cela n’a pas été évident, en partant d’un profil asymétrique, de le modifier en profil symétrique… j’ai surtout privilégié l’épaisseur de celui–ci. J’ai presque terminé de sortir à partir du dessin de la voile les panneaux. Il reste à préparer tout ça pour faire les gabarits et oups à la couture !!! »

L’aile réalisée par Armand avant sa transformation – A Torre 2015

L’aile réalisée par Armand avant sa transformation – A Torre 2015

Dessin du projet de voile lenticulaire – A Torre 11/2105

Dessin du projet de voile lenticulaire – A Torre 11/2105

02/12 – De la matière

Le projet de voile à l’échelle 1 avance le « squelette de la méduse » est réalisé…

Physalia non gonflée – A Torre 12/2105

Physalia non gonflée – A Torre 12/2105

06/12 – Gonflé

Physalia est complète, montée, gonflée mais pour le moment seulement sur la terrasse d’Armand. La forme est belle, par transparence, les boudins sont beaux ! Les peaux « tombent bien » comme un beau vêtement. Les bouts de boudins en cônes, sont parfaits (made in « AT »), belle finition. Et ce n’est qu’un proto non étarqué !

Physalia montée et gonflée – A Torre 12/2015

Physalia montée et gonflée – A Torre 12/2015

07/12 – Nouvelle vidéo

Après les photos, c’est la vidéo qui permet à Armand de me faire découvrir, presque comme si j’y étais, Physalia gonflée. Mamma mia, que c’est beau, la vue de l’intérieur est superbe et ressemble aux vues de Rhino (ou l’inverse Rhino idem la réalité !). A 700 kilomètre de distance, nous pensons avoir devant nous quelque chose d’exceptionnel !!! A vérifier. Bien loin de la Méditerranée, sur la côte Bretonne, je ne sais pas quoi dire, je sèche, un sourire béat sur le visage ! Nous espérons que le passage d’un côté à l’autre se fera facilement… Car la déformation, ou réversibilité, semble possible. C’est un des points les plus importants à vérifier lors du montage sur la plateforme et enfin lors des premiers essais en mer…

12/12 – Premier gréage

Premier montage sur le class A à gréement oscillant. Et oui en plus d’être épais, le gréement est inclinable. Et tout cela ne sort pas du design team de la Cup ! De la pure création Armand Torre et un peu de Fred M ! Mais la partie inclinaison c’est du 100% AT. La voile parait bien petite mais elle doit-être utilisée dans la tramontane. Armand affine le positionnement et la fixation des différents éléments, pour le moment, tout à l’air de très bien se « goupiller », merci au travail de conception d’Armand et à son savoir-faire. C’est très beau, la petite voile sur le « grand cata » ne fait pas ridicule mais dragster ! Elle est trapue mais nous savons pourquoi, pour naviguer par grand vent et par ce que c’est de la récup. Et Armand et moi, on aime la récup !

Physalia sur un class A – A Torre 12/2015

Physalia sur un class A – A Torre 12/2015

20/12 – Premiers essais

Physalia est montée et le class A tiré au bord de la plage d’Argeles. Eole n’est pas trop réveillé. Même si cette voile est conçu pour du vent fort (faible surface), les conditions sont idéales pour ce premier essai. Et la voile se comporte très bien, l’inclinaison se fait parfaitement (c’était déjà le cas avec une voile standard), la souplesse permet la réversion.
« Malgré le vent très faible j’ai pu voir qu’il y a bien une réversibilité du profil surtout dans le bas de l’aile pour le haut c’est moins flagrant… je pense qu’il faut qu’il y ait beaucoup plus de vent pour le voir. Les tests ont été réalisés dans 6/8 nœuds maxi… mon ami avec son Contender et sa voile de 10.4 m² avançait plus vite mais j’arrivais à le suivre (Physalia « 1 » fait 5.5 m² !). J’ai pu voir lors d’un empannage, au moment où le vent était le plus fort, une inversion du profil sur l’ensemble de la voile…. A voir maintenant dans des vents beaucoup plus forts ou là la voile donnera tout son rendement… ».

Les images ci-dessous sont extraites de la vidéo tournée par Armand. Difficile de tout faire, filmer, barrer régler la voile et si besoin l’inclinaison du mat. Il faudra patienter pour obtenir de meilleurs plans ! Un peu de suspens…

Photo extraite de la vidéo du premier essai – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai, en nav – A Torre 12-2105

Photo extraite de la vidéo du premier essai, en nav – A Torre 12-2105

2 – Le concept Physalia, la suite ?

En 48 jours, nous sommes passés d’une idée à la réalisation d’un produit complexe et à de premiers essais ! Mais quels étaient, et quels sont, nos objectifs ?

  • Se faire plaisir en concevant et réalisant un produit novateur,
  • Réaliser une voile épaisse « simple »,
  • Une voile accessible économiquement,
  • Qui a plus d’avantages que d’inconvénients (voir ci-dessous) !

Il nous reste maintenant à valider la voile par gros temps, à l’améliorer…
Est-ce que nous visons la réalisation d’autres produits, une commercialisation ? Pourquoi pas, « faut voir » !

Les avantages

  • Système utilisable avec un mat classique
  • Voile légère, plus qu’un ensemble constitué de longerons
  • Souplesse permettant d’accepter certaines contraintes sans casser (lors d’un retournement par ex.)
  • Prise de place mini une fois démontée
  • Possibilité de « descendre » la voile en cours de navigation (fonction de sa mise en place sur le mat)
  • Réserve de flottabilité en cas de retournement
  • Simplicité de montage
  • Economique

Les inconvénients

  • Respect du profil dans les surventes à confirmer
  • Pour le moment, difficile de dire si le concept est transférable à une voile de très grande dimension.
  • Pas de réduction possible de la surface, pour le moment…
  • ….

3 – La méthodologie !

Certains peuvent s’interroger sur notre façon de travailler. Moi le premier ! Etonnant de se lancer, sans faire de recherche préalable sur les ailes rigides, réversibles ou non, sur ce qui a fonctionné ou pas… (je suis le premier à dire que beaucoup de concepteurs d’engins à foils ne regardent pas ce qui a déjà été testé par le passé). Non, nous n’avons pas écumé Voiles alternatives et Ailesetlui alors qu’il y a pourtant de choses si intéressantes à découvrir ou redécouvrir.

Déjà, Armand avait avant ce projet une très bonne connaissance des ailes de kite et de leur réalisation.

Pour ma part, je conserve depuis plus de 30 ans ce qui a trait aux foils mais aussi aux gréements rigide. En 1986, j’ai réalisé une très grande maquette de tripode équipée d’une aile rigide à deux volets (basiques).

Mais c’est vrai que sur ce projet, nous avons souhaité ne pas nous arrêter pour faire des recherches, juste laisser nos esprits s’échauffer, « laisser pousser nos idées » ! Et pourquoi pas ? Il en aurait été tout autrement pour un projet différent, pour Physalia, cela nous a plutôt bien réussis. Le proto existe et ne demande qu’à être amélioré….

4 – Un concept déjà testé ?

Peut-être ! N’étant pas à l’abri d’avoir une mauvaise surprise, nous n’avons pas annoncés que nous étions les premiers, de toute façon, ce n’étais pas le but !!

Voici quelques éléments glanés sur le Net :

  • En « aviation », l’idée remonterait aux années 1930. Voici un lien avec d’incroyables avions gonflables. Et, vers le milieu de la page, des engins aux boudins protubérants comme un matelas gonflable !!!
  • Et voici, avec cet autre lien, une très belle aile d’avion développée pour une arme de défense.
  • Une superbe compilation en vidéo, avec le summum, aile épaisse, gonflable, déformable, surface non lisse « pousser la vidéo à 7 mn 10 » (bon OK la déformation n’est pas terrible), cela rejoint notre idée de voile à flap.

  • Vous en voulez encore ? Sur cet article Foilers, en bas de page, quelques ailes réversibles, ou pas, inclinables.

5 – Conclusions

Physalia est vraiment le fruit d’une collaboration, l’idée de départ de FM, le concept de multi boudins d’AT, la solution 3 boudins + lattes de FM,… la gestion de la tenue des différents éléments ainsi que le dessin et la réalisation d’AT… C’est l’aboutissement d’un ping-pong de questionnements, d’idées.
Je souhaite aux lecteurs de Foilers de connaitre le même plaisir de créer à 2 ou 4 mains et surtout que ce concept puisse se développer avec le même respect que celui qui existe entre ses géniteurs !

Et vous, que pensez-vous de notre concept de méduse ?

Rajouté le 28/12/2015

Voici un petit montage d’images en provenance du logiciel Rhino et celles réalisées lors du premier essai :


Ptites News 36

12 novembre 2015

Une « Ptites News », une. N’hésitez pas à la compléter en indiquant les articles, vidéos… que vous avez trouvés.

A – Foils et à voiles

Transat Jacques Vabre

Un banc d’essai pour les foils ?

Macif à terminé premier en Ultime. Est-ce que c’est grâce à son unique foil équipé d’un grand tip ? Hmm, je ne crois pas.

  • 2/4 à l’arrivée
  • un seul foil en place, était-il toujours du bon côté (sur une bonne partie, oui)?
  • un bateau neuf par rapport à Sodébo mis à l’eau en 2001, Sodébo qui même s’il a été remanié n’arrive sûrement pas au rapport poids puissance de Macif ni à la même qualité d’écoulement. Maintenant, Macif aurait été derrière j’aurais dit qu’il n’y a pas que la théorie !
  • un super équipage car Bidegorry est un pro.

Bref, pour moi le foil n’est en « rien » dans cette victoire, avec deux « foils standards », il aurait sûrement été devant !

En Imoca 60 le foil n’a pas fait non plus ses preuves.

  • mais, les bateaux à foils n’étaient pas fiabilisés,
  • les nouvelles règles de jauge, quilles plus épaisses, mats et système hydraulique plus lourds, moins de ballasts… brident ces bateaux par rapport aux anciens.

Mais en IMOCA il ne faut pas enterrer les foils trop rapidement car, comme noté ci-dessus, il aussi de bonnes raisons. Bref, il y a encore du boulot, heureusement car ce sont aussi les essais, les évolutions qui sont intéressants. Mais bon je me dis que c’est peut-être une analyse de bistrot.

Macif

Une présentation du canot et de la philosophie foil du team (enfin, celle pour les médias).

Safran

Idem ci-dessus mais de la part de Safran en mono.

Eight cube

En voilà un qui est bien placé (en tout cas lors de la mise en place de cet article) le mini 6,5 à foils et étrave camuse de Simon Koster. Simon à l’air très sympa sur cette vidéo qu’il faut regarder jusqu’à la fin pour voir des images de la bête (merci Max pour le rappel).

Nacra F 20, sillage

Vidéo postée par Xavier sous la Ptites News 35, belle navigation d’un Nacra F20.

 

Ou voler quand on n’est pas équipé ?

A l’UCPA par exemple. J’avais déjà rencontré Clément Remy à « La semaine affoilante », je l’ai croisé au hasard d’une promenade à la base sous-marine de Lorient. Il était accompagné de son collègue Loïc Hanon. Discussion fort intéressante avec ces deux passionnés qui se bougent pour faire découvrir le foil, sur Flying Phamtom, mais « pas que » !
Voici une belle vidéo d’une formation des moniteurs UCPA. Les accro. reconnaitrons l’AFS One, et le boss Bruno André, le Flying Phantom, le S9 et son concepteur, des kites SrokaEn savoir plus.

ENVSN

Un « pole foil » en Bretagne ? C’est ce que souhaite mettre en place l’ENVSN ou s’est déroulé « La semaine affoilante » en juin dernier. Le « Team LSA », le groupe de passionnés à l’origine de cette rencontre, n’avait donc pas tort en pensant que le lieu s’y prêtait…

Mer Force One

Voici un nouveau venu, un day boat de 7 m de long par 7 de large dont je n’ai pas pour le moment visualisé le système de régulation. Ici le blog pour suivre sa construction. Un sacré projet qui n’est pas nouveau, dommage que je ne l’ai pas trouvé avant.

Projet Mer Force One via site www.archi-delion.com

Projet Mer Force One via site http://www.archi-delion.com

America’s cup

Flip

Une vidéo des Suédois qui se mettent sur le toit (aout)

Visite guidée

Vidéo sympa, visite guidée par Nathan Outtedrige de l’AC 45 Artemis avec une présentation des appendices et de leur réglage.

Bar

Belle pub Land Rover et belles images de l’AC Bar en navigation.

Sailrocket

Compte rendu de sa dernière nav. après 3 ans sans toucher l’eau.

Amer X

Il n’y a pas que les bêtes de course à se mettre aux foils, les croiseurs aussi. L’Amer X, déjà évoqué sur foilers, propose d’autres innovations.

Benoit Marie

Une présentation en vidéo de Benoit Marie, un pro du foil (vice champion du monde de Class C, vainqueur de la Mini transat, un des meilleurs Mothiste Français…). Son site ICI.

Little cup

Cup

Vous revenez de Mars, vous avez des informations à rattraper, Franck Cammas garde la cup.

Groupama C

En vol à l’entrainement avant la Little cup

 

Harken

Oui, comme cette vidéo l’annonce, Il y a 30 ans (ou presque) la firme Harken faisait déjà voler une planche. C’était avec l’aide du grand Sam Bradfield en 1986 ou 87.

Harken - Bradfield hydrofoil 1986 DR

Projet de planche à 2 foils

Voici une sorte de retour au source puisque Patrice Belbeoc’h travaille sur un projet de planche à deux foils comme au bon vieux temps de Rich Miller. Photos en bas d’article.

 

B – Avec foils et moteur

DHL

Un hydrofoil autonome capable de transporter 5 m3 de produits… C’est très beau mais pour moi c’est surtout un bon coup de comm. comme Amazon et ses drones (je dois être trop vieux).

C – Sans foil

DARED

Gurval bouge, « comme d’hab. » Il nous présente la dernière version de son bébé

dared-kiteboat-xk21

RU

Vous êtes curieux, voici un bateau Russe assez particulier. Je connaissais leurs cata et tri gonflables voici comme un mono assez proche des Coracles. Si les images vous ont plues, n’hésitez pas à poursuivre par la lecture des commentaires.

Idec

Francis va-t-il une nouvelle fois montrer tout son talent et cette fois en équipage ? Belle vidéo de la présentation du projet Idec autour du monde.

53,27

Sa dérive est elle un foil ? Un plan porteur, c’est sur. Le nouveau record d’Antoine Albeau en image.

Innov’kiteboat

N’oubliez pas de faire un tour sur le blog de mon ami Armand. Voila quelqu’un qui imagine et réalise…

D – Et aussi

Fourmis

Voila qui remet en cause ce que nous allons devoir maintenant appeler une légende urbaine (en fin rurale aussi) puisqu’il y a aussi des feignasses chez les fourmis !
Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse.

 

A vous maintenant !

PS : je me rends compte que j’ai placé pas mal de liens vers des d’articles et vidéos de Voiles & voiliers, qui a décidément un volet Internet très intéressant. Il ne faut pas oublier d’acheter de la presse papier sous peine de voir aussi disparaitre la partie Internet. Car la pub sur Internet ne paye pas mon pauv. Monsieur. Et c’est un blogueur qui dit ça !


Les foilers TISSERAND, du nouveau dans la régulation

15 octobre 2015

Par Gérard et Claude Tisserand

A – les Véliplanes

Plusieurs modèles ont été construits entre 1964 et 1978, en maquette ou en grandeur (les Véliplanes). Ils étaient basés sur le modèle « tripode » (ou avion), c’est-à-dire à foils en V perçant la surface et un troisième foil en T en bout de safran. Ils ont probablement été à l’origine de l’Hydroptère, qui en tous cas s’en est largement inspiré. Puis les problèmes de la vie étant ce qu’ils sont (tout au moins pour les amateurs que nous sommes), il y eut une longue interruption au cours de laquelle nous nous sommes consacrés à d’autres occupations. Ce n’est qu’en 1996 que nous avons repris les expérimentations, d’abord en maquettes, puis avec un petit modèle « grandeur » de 4,5 m à partir de 2006.

Avantages et inconvénients de la formule « tripode »

  • Les foils en V nécessitent pour une stabilité minimale une poutre transversale très large et très solide, donc chère et lourde.
  • Les foils perçant la surface, en V et encore plus en J (voir Coupe America, note 3), sont sujets à la ventilation, c’est-à-dire que l’air en provenance de la surface vient détruire la portance de l’extrados du foil, portance largement majoritaire (note 1).
  • La stabilité longitudinale est parfois insuffisante car la poutre est située quasiment au centre de poussée vélique, lui-même très prés du centre de gravité. Les foils sont donc très en arrière, d’où une forte tendance au capotage (on dit « sancir », mais le terme est inusité). C’est ainsi que le Véliplane III a sanci durant un run à Weymouth.
  • Ces bateaux sont essentiellement adaptés aux records de vitesse, mais peu faits pour les parcours en haute mer.

B – Le Tétrafoiler : La disposition générale

Pour ces raisons, nous nous sommes orientés vers le Tétrafoiler, qui présente les caractéristiques suivantes :

  • Comme son nom l’indique, il comporte 4 foils (2 par coque) qui, contrairement à la mode actuelle, sont maintenus en place en permanence. La masse sera répartie sur les quatre foils et non pas sur deux comme pour l’essentiel dans la formule tripode, de même que la contre-dérive est répartie sur les 4 plans supports (note 2).
  • Afin de contrer la tendance à l’enfournement propre aux catamarans, le Tétrafoiler est centré très en arrière. Il peut donc se comparer à un avion type « canard » et il suit les mêmes lois de stabilité.
  • Entre les foils avant et arrière on veillera à maintenir un V longitudinal, c’est-à-dire que les foils avant ont plus d’incidence que les foils arrière: ils sont donc plus chargés au dm2.
    Il s’en suit que les foils arrière auront une surface supérieure à celle des foils avant, comme pour les avions « canard ».
Une des maquettes du Tétrafoiler sur ces 4 foils – photo Tisserand

Une des maquettes du Tétrafoiler sur ces 4 foils – photo Tisserand

La stabilité sera donc celle d’un avion « canard », mais avec un facteur très déstabilisant: la poussée vélique, très haute et très perturbatrice, d’autant plus que le point de résistance (les foils), est placé très bas, en dessous des coques.

Pour lutter contre ce couple piqueur très variable, on n’a pas de trop de toute la longueur du bateau : nous mettons donc les 4 foils aux 4 coins du cata : ainsi utilisons-nous la totalité du polygone de sustentation. En statique la stabilité est celle d’un cata normal ; en dynamique la stabilité est largement supérieure par l’effet stabilisant des foils. Cette disposition très sécurisante sera avantageusement combinée à une fixation extérieure des foils avant (voir photos), ce qui présente le double avantage d’augmenter la stabilité latérale et de sécuriser le bateau en cas de choc violent, l’arrachement d’un foil n’entrainant pas l’ouverture de la coque. Il faut noter cependant que cette formule est très préjudiciable à la maniabilité ! En cas d’utilisation en régate il conviendra sans aucun doute de rechercher un compromis stabilité-maniabilité, ce qui est somme toute très classique.

Les foils du Tétrafoiler à l’extérieur des coques et les contrôleurs ancienne version - photo Tisserand 08-2009

Les foils du Tétrafoiler à l’extérieur des coques et les contrôleurs ancienne version – photo Tisserand 08-2009

Pour lutter contre les phénomènes de ventilation, nous utilisons des foils en T dont les plans porteurs, entièrement immergés, ont en principe un meilleur rendement que les foils inclinés perçant la surface.
Nous avons construit de nombreuses maquettes sur ce principe et un proto de 4,5 m qui a fonctionné de 2007à 2012.

Un des maquettes du Tétrafoiler - photo Tisserand 10-2015

Une des maquettes du Tétrafoiler – photo Tisserand 10-2015

Une des maquettes en navigation - photo Tisserand 05-2012

Une des maquettes en navigation – photo Tisserand 05-2012

Le Tétrafoiler - photo Tisserand 09-2007

Le Tétrafoiler – photo Tisserand 09-2007

Cependant, l’agencement général de nos modèles que, pour les raisons sus-indiquées, nous avons appelés « Tétrafoiler », n’est qu’une partie du problème; le reste, tout aussi important, est développé ci-dessous :

C – Le contrôleur Tisserand

La disposition du Tétrafoiler donne un cata STABLE, SOLIDE, et PAS TROP CHER… encore fallait-t-il le contrôler : en effet les foils en T entièrement immergés, donc à surface constante, nécessitent un système qui va déterminer leur profondeur d’immersion, autrement dit la hauteur du bateau au dessus de l’eau, ou encore l’altitude de vol ! Les dispositifs électroniques, employés depuis longtemps sur divers engins militaires, ne conviennent pas pour un usage civil raisonnable, du moins à ce jour, et le contrôle manuel est très aléatoire, même assisté comme pour la Coupe America.

Ce contrôle est donc assuré sur la plupart des foilers par des palpeurs mécaniques poussés ou tirés, qui ont pour référence la surface de l’eau, avec toutes ses irrégularités. Ce type de palpeur nous est apparu très perfectible, pour les raisons suivantes :

  • leur puissance est limitée, sauf à employer des surfaces de palpeur exorbitantes (voir K2 Kitefoiler)
  • ils n’agissent théoriquement que dans un seul sens, sauf dans le cas des palpeurs poussés type Ketterman, où ils sont associés à des foils articulés en haut et qui donc exercent un gros effort permanent sur les palpeurs largement dimensionnés.
  • ils n’ont que peu d’action sur la stabilité LATERALE du bateau, ou tout au moins leur correction en roulis nécessite un minimum de gite. Le contrôle en gîte se fait par la différence de niveau entre les foils au vent et les foils sous le vent.
  • ils suivent plus ou moins les perturbations de la surface de l’eau, ce qui en eau agitée est très perturbant dans bien des domaines.

L’idée nous est donc venue de remplacer ces palpeurs de surface par une pale verticale (une de chaque coté), plongée dans l’eau. Cette pale, est articulée en haut, hors de l’eau, sur un axe longitudinal, comme un pendule. Cet axe est muni d’un guignol qui commande simplement et directement le foil avant correspondant (voir schéma).
Dès lors il suffit de donner à ces pales un léger angle d’attaque par rapport à la trajectoire ou axe du bateau, pour qu’elles génèrent une énorme force latérale que nous utilisons pour commander (à cabrer) les foils avant.

Controleur Tisserand - F Monsonnec 13-10-15

Tels quels, ils sont déjà un bon régulateur puisque, plus le bateau s’élève, plus leur surface immergée diminue, donc leur effet sur les foils diminue, et très vite un équilibre s’établit qui règle la hauteur du bateau. Ainsi réalisés les palpeurs rendent les mêmes services que les traînards, avec un grand avantage : ils sont auto-amortis, par leur conception même, et donc quasiment insensibles aux irrégularités de la surface.
En outre, ces palpeurs qui dégagent, nous l’avons vu, une force considérable, sont surabondants pour commander des foils articulés au pied du T (encore que tout dépend du point d’articulation et du profil employé : s’il n’est pas judicieusement placé, il peut y avoir des efforts importants). Ils peuvent donc commander des foils en T articulés en haut (cf les foils de la Coupe America ou le Trifoiler), qui engendrent des efforts importants à cause de la traînée. Ces foils présentent l’avantage d’être monoblocs, donc plus fins et plus solides, mais présentent l’inconvénient d’être sensibles à la moindre rencontre avec des objets (algues par exemple) sous la surface.

Cependant nous avons pu améliorer la formule

On a pu améliorer grandement cette formule en réalisant des palpeurs en deux parties : une partie supérieure et une partie inférieure. Ces deux parties, décalées, portent chacune en sens inverse: par exemple, la partie supérieure est calée + 4°, la partie inférieure à – 4°, donc vrillage total (ou interinclinaison) = 8°.

Dès lors les palpeurs agissent dans les deux sens : suivant la hauteur du bateau, c’est soit une des surfaces qui domine, soit l’autre. Si les palpeurs sont bien placés, bien orientés, si les surfaces sont braquées dans le bon sens, le contrôle du bateau est total : s’il est trop bas il remontera, mais là où nos palpeurs sont exclusifs, c’est que s’il est trop haut, il sera dynamiquement rabaissé par le braquage négatif du foil.

Les conséquences sont énormes

L’équilibre latéral du bateau est maintenu, classiquement, par la gravité, qui tend à le maintenir à plat, et par l’équipage qui se démène. Mais dans le cas des contrôleurs Tisserand, les palpeurs réagissent aux variations de hauteur, ce qui est classique, mais aussi à la dérive, qui provoque un braquage différentiel, avec une augmentation de l’incidence sous le vent et une réduction au vent, et ceci sans aucune gite.

Ainsi, le bateau reste horizontal et la stabilité gravitaire est dépassée : la stabilité dynamique s’ajoute à la stabilité statique, ce qui permet d’accepter des vents bien supérieurs à ceux d’un foiler classique qui ne comporte pas cette disposition. Ainsi au démarrage le bateau gite puis il se redresse au fur et à mesure qu’il accélère, et ceci sans que l’équipage ait le moindre mouvement à faire (a fortiori en maquette, qui ne comporte aucune masse mobile !).

On peut résumer ainsi le comportement du Tétrafoiler: une fois installé sur ses foils, on peut allumer sa pipe ou boire une bière, les contrôleurs font tout le boulot (sous pilote automatique bien sûr !).

La stabilité du Tétrafoiler - photo Tisserand 08-2009

La stabilité du Tétrafoiler – photo Tisserand 08-2009

La configuration générale du cata permet, nous semble-t-il, d’être plus apte à envisager des parcours océaniques, parce que même avec un foil arraché, il continuera à naviguer alors qu’un tripode à poutre transversale risquera d’être en perdition.

D – Conclusions

Ces palpeurs ont été testés des centaines de fois sur nos maquettes successives, ainsi que sur le prototype de 4,5 m.
Hélas nous n’avons pas pu continuer nos essais sur le proto, faute d’un plan d’eau adapté et de moyens financiers suffisants…

La maquette du Tétrafoiler en vidéo

E- Annexes

Note 1 : un peu d’hydrodynamique
On sait qu’un plan se déplaçant dans un fluide avec un certain angle dit d’incidence provoque une portance qui est la résultante de la pression sous le plan et de la dépression au dessus du plan. Or « chacun sait » que cette dépression est très supérieure à la pression, d’où le soin particulier que l’on devra porter à la conservation de cette dépression, ce qui en cas de « ventilation » est totalement impossible ! Mais il convient de noter aussi qu’à partir d’une certaine vitesse de déplacement, la pression sous le plan devient suffisante pour assurer la sustentation…

Note 2 : la contre-dérive
La voile exerce une poussée latérale qui doit impérativement être contrée par un plan (ou hydrofoil vertical) appelé couramment « dérive ». Sur la majorité des voiliers cette dérive est placée aux environs du centre de poussée de la voile pour que le bateau soit équilibré (ou légèrement en avant pour que le bateau soit « ardent » et vire plus facilement). Il s’en suit que le safran ne sert que de gouvernail et ne contribue pas ou peu à la contre-dérive.
Sur le Tétrafoiler par contre, les dérives avant portant les foils sont très en avant de ce centre de poussée vélique; cette disposition, qui devrait rendre le bateau très ardent, voire même incontrôlable, est facilement compensée par une forte augmentation de la surface des safrans (toujours la configuration « avion canard »). Les safrans contribuent donc fortement à cette contre-dérive, qui est donc répartie sur les 4 plans, ce qui n’est jamais de trop quand on sait que la dérive est un des problèmes majeurs sur un foiler « volant » haut.

Note 3 : à propos des foils en J de la Coupe America
Les foils en V classiques, du genre Véliplane ou Hydroptère, présentent le double inconvénient d’être sujets à la ventilation puisqu’ils percent la surface, et de réduire la largeur au fur et à mesure de leur sortie de l’eau (d’où l’énorme poutre transversale). Mais par contre ils présentent le grand avantage de l’autocompensation, c’est-à-dire que la dérive induit une augmentation de l’incidence sous le vent et une réduction de l’incidence au vent, d’où une grande autostabilité.
Les foils en J présentent bien entendu les mêmes inconvénients de ventilation puisqu’ils percent deux fois la surface, et de réduction de la largeur puisqu’ils sont disposés vers l’intérieur des coques. Mais par contre ils ne présentent pas l’avantage de l’autocompensation puisqu’une moitié du J joue dans le bon sens tandis que l’autre joue en sens contraire…


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