Le Trifoiler #64 est de nouveau à vendre !

16 février 2017

François Lys « RE » met en vente son bolide, l’acheteur qui était sur le coup a eu un gros problème personnel.

Cette vente est liée à la conception-réalisation par François and Co… d’un trifoiler un peu plus grand (8,53 m hors palpeur). Pour mémoire la coque centrale du TF#64 fait 5,5m (18 pieds). La longueur hors tout avec palpeur atteint 6,70m (22 pieds). TF64 est en vente complet, prêt à courir sur sa remorque route et mise à l’eau.

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

Engin de série le plus rapide au monde à la voile, ce Trifoiler est recordman de vitesse de La Semaine Affoilante 2016 (30,2 noeuds sur 500m, Vmax 34 noeuds).

Pour les initiés, ce bateau a appartenu à Dan Ketterman (voir photo ci-dessous) et participera à La Semaine Affoilante 2017.

TF64 de Dan Ketterman Popular Mechanics juin 1996

TF64 de Dan Ketterman Popular Mechanics juin 1996

L’ensemble des préconisations du constructeur pour le fiabiliser (remplacement des embases des mats, moussage des flotteurs, ajustement des palpeurs…) ont été réalisées au cours des 2 dernières années et bien plus :

  • Un puit de dérive central a été créé et reçoit une dérive « digne de ce nom » (celle d’origine trop souple et sur le coté ne servait à rien) utile dans les petits airs juste avant que les foils ne prennent le relais dès 6-8 noeuds de vitesse, mais aussi plus de stabilité en remorque et au moteur.
  • Le gréement a été revu (ajout d’un pataras et de deux haubans en opposition en dynema) donnant plus de rigidité à l’ensemble et soulageant les bastaques aux encrages d’origine sous dimensionnés,
  • Révision des têtes de flotteurs,
  • Idem pour les platines de foils, l’axe du safran,
  • Voiles neuves (bordure plus rigide action sur la chute),
  • Des wings qui ont été rajoutés de manière à limiter à 80% les entrées d’eau,
  •  etc…etc… d’autres améliorations sont en cours.

Le bateau n’est jamais sorti par plus de 25 noeuds de vent (lors de LSA2 le vent était irrégulier et seuls les 200 derniers mètres du run de 500 m (risée à 25noeuds) ont permis au bateau d’atteindre sans difficulté 34 noeuds (cf georacing).

La réduction de la voilure (-7m²) permet d’appréhender des conditions plus musclées pour aller chercher sa limite haute

Ci-dessous une navigation en double en vidéo.

Pour les vrais intéressés François reste en contact sur facebook ou laissez un message ci-dessous, il sera transmis.

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Stress Boat à vendre !

27 janvier 2017

Voici une annonce de rêve pour un accro. du foil qui souhaite bricoler, naviguer rapidement et surtout à peu de frais.

Ce bateau, que j’ai connu sous le nom de Stress boat et sur lequel j’ai navigué avec son concepteur Christophe Chenot, est à vendre pour une somme dérisoire sur Le Bon Coin.

A noter que le nom ne faisait pas référence au stress lors des navigations mais à la technique de construction des coques !

Stressboat – Photo FM 2004

Stressboat – Photo FM 2004

Le bateau, conçu et réalisé en Bretagne il y a environ 15 ans, est maintenant visible à Draguignan !

Stress boat en 2017 – Photo DR

Stress boat en 2017 – Photo DR

Ce bateau est vendu complet :

  • GV
  • Foc
  • Mat (F18)
  • Accastillage
  • Foils à palpeurs à l’arrière et « trainard » à l’avant
Stress boat en 2017 – Photo DR

Stress boat en 2017 – Photo DR

Prévoir un travail de restauration, remorque en supplément, livraison possible!

Merci à l’acheteur de tenir au courant « Foilers » de la prise en main et des navigations sur ce canot !

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Régulation électronique, on y arrive !?

3 janvier 2017

La boucle

Certains vont se dire « il tourne en boucle ». Comme une boucle de régulation, je vais une nouvelle fois aborder le sujet de la régulation électronique. Et pourtant, je me suis très longuement étendu sur la question (voir si besoin « Quel futur pour la régulation »).

Et ceci même si à LSA 2016 des passionnés du capteur ont tenté de me faire admettre qu’il n’y aurait pas de différence entre un système de régulation mécanique et électronique. L’idée étant que :

  • dans un cas la mesure est physique et l’information et l’action mécanique,
  • dans l’autre la mesure est optique (ou de position angulaire) et l’information et l’action électrique ou hydraulique.

Au final, il n’y aurait que les méthodes de mesure et d’action qui seraient différentes…

Alors pourquoi je reviens sur le sujet ?

Par ce que le team Gitana travaille sur ce type de régulation suite aux essais réalisés sur son Mod 70 (maintenant Maserati).

Que les nouveaux types de foils en L ou J, de plus en plus présents, sont instables de nature, et pour gagner en performance, et que l’équipage ne peut pas tout gérer et tout le temps.

Que la solution de la régulation électronique est régulièrement proposée dans les commentaires des lecteurs !

Que dans le Voiles et voiliers N°549 de novembre 2016, Paul Fraisse directeur de NKE évoque à propos du pilotage automatique : «… Sous pilote, ce sera difficile d’obtenir un résultat correct sans asservir le foil, ce qui est pour l’instant est interdit par la jauge »…

Que sur le la version web de V&V le sujet est abordé dans un récent article (merci Christian) « Bientôt l’air des maxi multicoques volants ».

Démarré en mai 2016, j’ai patiemment attendu que les choses se précisent pour mettre en place cet article !

Rappel

Depuis l’Ostar 1976, et l’avènement des pilotes électriques (monocoque géant Club Méditerranée), l’électronique prend une part de plus en plus importante dans le pilotage des voiliers et pas seulement en solitaire.

Vous avez un doute sur ce point ? Visionnez ce lien de Voiles et Voilers sur les travaux du team Sodébo sur le pilote auto du trimaran Ultim. Le bateau est lors d’une traversée à 95 à 98% du temps sur pilote auto. Thomas Coville ne prend la barre que par nécessité ou pour se détendre : « je vais m’offrir de temps en temps le plaisir de barrer » !

Après la direction, c’est maintenant le pilotage de la hauteur de vol qui risque d’être sous-traité aux ordinateurs. Il reste le réglage des voiles mais pour combien de temps (Mer Agitée a développé des penons électroniques) ? Cela ne retire en rien le mérite des pilotes, mais pose (pour moi) une question d’éthique que le WSSRC (World Sailing Speed Record Council) avait déjà balayée en 2012 en ouvrant la porte à la régulation électronique quand le team l’Hydroptère a travaillé sur le sujet.

Club Méd 72 m et des pilotes électriques

Club Méd 72 m et des pilotes électriques

Amusant

Lors du tour de Belle-Ile 2015, le Team Gitana (rappel, qui travaille sur la régul. électronique) avait réclamé contre le Team Groupama qui utilisait l’énergie électrique pour régler ses foils. Et pourtant, ce n’était que des vérins électriques pour anguler les foils et non de la régulation. L’AC45 Groupama n’avait pas été classé….

 

Credit Y.Zedda-Groupama

Credit Y.Zedda-Groupama

Physalia, méduse à voile

Physalia, méduse à voile

Vive la voile !

N’oublions pas que la voile c’est l’utilisation par l’humain d’une force naturelle, le vent. Pour moi, le pilotage via l’électronique et l’informatique nous éloigne de la maitrise par l’homme. Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un pilote de planeur ou de char à voile d’être assisté ou remplacé par un pilote automatique (même si des essais sont réalisés sur des drones planeurs, mais ce sont des drones) ?

Le cerveau ou le cœur du bateau : non ce n’est plus vous

Le cerveau ou le cœur du bateau : non ce n’est plus vous

Quelques raisons d’être contre la régulation électronique

Solution de simplicité !

C’est en effet peut être « plus simple » de récupérer les données de capteurs optiques, de les traiter et d’envoyer une information à un vérin que de concevoir un système mécanique !

Il existe pourtant de nombreuses solutions qui ne demanderaient qu’à être améliorées.

En termes de simplicité, c’est aussi celle d’éviter de longues heures d’apprentissage. Il y a quelques années, un passionné de kite et d’électronique avait évoqué sur la toile sont projet de régulation électronique d’un kitefoil : « pour faciliter la prise en main ».

Je ne nie pas que techniquement, il peut-être passionnant, et pas si simple, de mettre au point un tel système de régulation.

 

Fuite en avant

Un pilotage automatique de plus.

Dans le cas qui nous intéresse, il s’agit de foils en L2.0. Foils instables mais qui en contrepartie permettent d’obtenir de bonnes performances. Instabilité qui exige une régulation rapide et fine en termes de réponse. Le choix d’un type de foil, non pilotable humainement en solitaire et sur une longue distance, nous obligerait donc à utiliser une régulation électronique. C’est exactement ce qui est mis en avant dans l’introduction de travaux d’étudiants des Arts et Métiers Paris Tech : « …dans le but d’améliorer encore les performances de ces formules 1 des mers, il nous a été demandé de travailler sur le développement d’un système qui permettrait l’utilisation de foils instables plus performants tout en gardant un vol stable ».

 

Sans contact avec l’élément

C’est un système dématérialisé, sans contact, déconnectée de l’élément.

La régulation mécanique est « basique », même si elle peut être fine, elle dépend ELLE de forces liées à la mer (palpeurs en avant ou trainées) ou au vent (force sur l’écoute comme sur Monitor).

 

Sans l’énergie du vent

La régulation électronique dépend de capteurs qui n’ont rien de naturel. Ils fonctionnent à partir d’une énergie, l’électricité, rarement obtenue à partir du vent ou de la progression du voilier.

Une nouvelle fois, le voilier devient encore plus dépendant d’une énergie extérieure (un bateau à moteur !).

Point défendu par l’ISAF qui insiste, à juste titre, sur le respect des règles 42 & 52 : voir ISAF un peu plus bas.

 

La réussite des mathématiciens

Ce type de régulation, donne les clés de la réussite aux ingénieurs électroniciens, informaticiens… plus aux architectes et coureurs.

Comme le dit Vincent Lauriot-Prévost dans CAL 68 de Mars-Avril 2016 à propos du pilotage des foils pour la Cup (même pas de la régulation électronique) : « Actuellement, la plupart des fonctions est actionnée hydrauliquement … C’est devenu un problème d’ingénieurs électronicien et hydrauliciens…. ».

Mais on peut aussi penser l’inverse. Comme l’expliquait Xavier Labaume dans son commentaire de l’article « Foils en L 2.0 – réflexions » : « … avec un foil asservi par électronique, l’architecte/l’ingénieur conçoit le tout, le constructeur fabrique/assemble, le marin peut modifier les courbes de réponse en temps réel pour par exemple modifier les curseurs risques/performances, hé bien la place des hommes et leurs rôles sont à peu près les même…».

Mais cette place de l’humain n’existerait, pour moi, que temporairement lors de la phase de mise au point de cette technologie. Un outil de ce type n’aurait pas pour vocation d’être modifié ou alors que très rarement. Rapidement, l’objectif sera de matérialiser l’état de la mer, de tenir compte d’un ensemble de paramètres, assiette bateau, vitesse, force du gréement…. de les exploiter dans un outil qui gérera la portance et la finesse à la place de l’homme. L’objectif final étant de gagner en qualité de mesure, analyse, réaction… et de libérer du temps pour d’autres actions. Celles pour lesquelles l’homme doit encore intervenir !

 

« Caractère marin »

On risque d’assister à des abandons pour des problèmes de régulation car l’engin aura perdu une grande partie de son potentiel.

Comme le souligne Yvan Bourgnon dans son livre Gladiateur des mers : « L’aberration est de voir de plus en plus de skippers abandonner une course océanique à cause de la perte d’une simple girouette en tête de mât qui ne donne plus la direction du vent… ».

Il y a quelques semaines je lisais le « coup de gueule » d’un éditorialiste sur la maitrise de la communication qui faisait perdre l’intérêt du suivi des courses. La maitrise des bateaux par l’électronique et/ou les abandons pour cause d’électronique déficiente, risquent de rendre les courses inintéressantes et de diminuer la passion du public. Car le public est majoritairement intéressé par l’aventure, la maitrise des éléments, plus que par la prouesse technologique !

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WSSRC

Le WSSRC est l’instance qui régit les records de vitesse à la voile. Début 2012, les règles de cet organisme ne permettait pas l’utilisation d’une régulation électronique mi 2012 elles ont été modifiées et l’ont été une nouvelle fois et vont, encore plus dans le sens de la possibilité d’utiliser un asservissement électronique.

21. Sailing rules

……

b. Manual operation

Unless categorized as ‘a vessel using powered sailing systems’ (21c), only human power may be used to work the vessel during the attempt, with the following exceptions:

i. Electricity may be used for instrumentation, navigation, communication, automatic steering and for domestic purposes such as lighting, heating, cooking etc. Generators including motors, solar panels, wind or water turbines can be used to provide electric power, together with the appropriate batteries and control gear. Mechanical power may be used for charging batteries, pumping bilges, loading, unloading or transferring ballast, for weighing anchor and for the powered and automatic control of in-water appendages. The operation of engines, motors, pumps or in-water appendages must not provide any element of propulsion.

international-sailing-federation-isaf-logo

ISAF

Deux points de la réglementation ISAF (International Sailing Federation) limitent l’utilisation d’une régulation électronique.

42 Propulsion – 42.1 Règle de base

Sauf quand cela est permis dans la règle 42.3 ou 45, un bateau doit concourir en utilisant seulement le vent et l’eau pour augmenter, maintenir ou diminuer sa vitesse. Son équipage peut ajuster le réglage des voiles et de la coque, et accomplir d’autres actions de navigation en bon marin, mais ne doit pas bouger son corps autrement pour faire avancer le bateau.

52 Energie manuelle

Le gréement dormant d’un bateau, son gréement courant, ses espars et appendices mobiles de coque doivent être réglés et manœuvrés uniquement par la force fournie par l’équipage.

L’ISAF aurait critiqué le WSSRC lorsqu’il a modifié les règles afin d’intégrer les travaux de régulation électronique de l’Hydroptère…

En 2010, l’ISAF à signalé à la FFV, et à l’organisateur Pen Duick, différentes infractions aux règles de l’ISAF :  vélo de Groupama (voir règle 42), système de largage automatique des voiles… En 2013, mêmes remarques de l’ISAF sans, semble t’il, de réaction du coté français.

Et la régulation mécanique par rapport à cette régle ? C’est le marin qui fait avancer le bateau qui génère alors le déplacement donc la force qu’utilise le système mécanique.

La régulation électronique ne semble pas irriter que l’ISAF puisque le collectif Ultim est aussi contre l’idée développée par le team Gitana. C’est d’ailleurs pour cela que le Team Gitana développe son projet de foils régulés hors du cadre de ce collectif.

Alors, bien sûr, on peut critiquer les règlements, dire que ce sont des freins à la créativité, que les IMOCA et ULTIM ne seraient pas là sans des classes plus ou moins ouvertes. Mais l’absence de règles c’est aussi le risque d’aller vers des extrêmes : longueur, fragilité, coût… qui ont tuées certaines classes : F40, Orma, Mod 70 (pour ne parler que des plus récentes).

Contacts

J’ai essayé d’obtenir l’avis de la FFV (5 personnes) et de l’ISAF (2 prises de contact) sur la régulation électronique mais sans succès (depuis les critiques de la FFV par l’ISAF, ces deux entités se sont rapprochées…). Je n’ai pas échangé avec le WSSRC puisqu’il semble clair que ce paramètre a été pris en compte et validé…

 

LZR Racer Speedo

LZR Racer Speedo

Peut-on arrêter le mouvement ?

Oui, cela s’est déjà fait. Restons dans un domaine aquatique, celui des combinaisons en polyuréthane. C’est un très bel exemple, de prise de conscience d’être allé trop loin !

Fin des années 90, les combinaisons en tissu arrivent progressivement.

Les premiers bons résultats sont obtenus lors des JO d’Atlanta en 1996.

En 2008, à la suite de plusieurs années de recherche (avec la Nasa), Speedo lance la LZR Racer. Une combinaison en polyuréthane assemblée par ultrason. En 2008, 105 records du monde sont battus dont 79 avec cette combinaison. Au JO de Pékin, 94% des médailles d’or ont été obtenues par des nageurs équipés de cette combinaison.

Les équipementiers ont profité d’un vide juridique pour imposer leur technologie. La Fédération internationale de natation, dépassée par les évènements, ne réagit que tardivement. En 2010, elle décide d’interdire les combinaisons en polyuréthane !

Les plus des combinaisons en Polyuréthane étaient les suivants : propriétés hydrophobes, contention des muscles, flottabilité, densité du matériau et bien entendu aspect de surface (10% la trainée en moins par rapport aux autres combinaisons).

J’ai sélectionné certaines des critiques faites à l’encontre des combinaisons polyuréthane. Ces critiques se rapprochent des celles qui pourraient être faites à l’asservissement électronique :

  • « dopage technologique » (Frédéric Barale)
  • « la natation est un sport dont l’essence est la performance physique du sportif, le principe le plus fondamental et non pas la technologie » (source non connue).
  •  » la technologie ne créé-t-elle pas des inégalités entre les sportifs ?  Et ne dénature-t-elle pas ainsi le sport ? «  (Annick de Susini)

Je rajoute un extrait d’un très intéressant article d’Adrien Cadot (Natation Magazine).

En faisant un peu de prospective on pourrait, en changeant quelques mots, imaginer un article sur le bannissement de la régulation électronique en 2025 (avant si possible !) !

« ….Les années 2008 et 2009 et leurs 255 records du monde améliorés resteront comme le paroxysme d’une marche accélérée vers la technologie. Une frénésie interrompue le 24 juillet 2009 par la FINA qui, admettant enfin les méfaits du polyuréthane, décrète un retour dix ans en arrière pour préserver l’authenticité d’une natation en souffrance. C’est la fin du tout polyuréthane, ère de science et de volupté esthétisante. C’est la fin du règne sans partage des équipementiers sur une natation en quête de modernité. C’est le retour à une natation au style dépouillé, authentique, où le nageur accapare la lumière… »

Pour plus d’informations sur le sujet un très intéressant TPE.

Vieux schnock ?

Peut-être suis-je réfractaire aux changements ?

Je travaille dans un domaine où la régulation est présente : mesures par scanner, analyse, action sur l’outillage, bouclage par nouveau scan… Je participe au développement et à la mise en place de certains de ces outils. Et c’est bien par ce que l’homme n’est pas en mesure de « faire le job ». Mais dans ce cas précis, ce n’est pas pour « dompter » les éléments, naviguer, mais pour améliorer une production industrielle.

Je crois que nous devons nous interroger sur la pratique de la voile sportive : utilisation des énergies autres que celle du vent et de la mer…

J’ai tort ? C’est possible. Peut-être que je vais contacter mon ami Christian Campi et me lancer dans la réalisation d’une pirogue Lakana (voir Rien, rien de rien) pour être plus près des éléments et « faire corps » avec eux !

Lakana de Christian Campi – photo F Monsonnec 2015

Lakana de Christian Campi – photo F Monsonnec 2015

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Annonce LSA 2017 & les foils au Nautic 2016

7 décembre 2016

1 – La semaine affoilante 2017

Mercredi 07 décembre au  Nautic de Paris l’ENVSN, qui organise La semaine affoilante en partenariat avec le Team LSA, a dévoilée la date de la future édition de cet évènement unique en France.

LSA 2017 se tiendra du 5 au 9 avril 2017 en baie de Quiberon.

Le programme détaillé de ces cinq journées consacrées au foil sera prochainement dévoilé. Le rendez-vous des aficionados des engins volants promet une nouvelle fois d’être riche en innovation, en navigations et en échanges. Tant pour les professionnels que pour les amateurs, la Semaine Affoilante sera l’occasion d’échanger autour d’une pratique en plein essor et de découvrir le foil sous toutes les coutures. Ainsi, comme l’année passée, Eurolarge organisera son Foil Racing Forum avec des intervenants venus d’horizons variés. Sous la forme d’un salon, les constructeurs nationaux et internationaux présenteront leurs nouveautés et proposeront au public des essais au départ de l’ENVSN. Avec un challenge sportif et des runs de vitesse, le programme en mer promet d’être riche en émotions. Tous les coureurs possédant des engins à foil (catamaran, kite, planche à voile…) sont bien évidemment conviés à venir se mesurer aux meilleurs de la discipline et à profiter de ce moment convivial où sportivité, interaction et plaisir seront les maîtres-mots.

Rendez-vous dès maintenant sur les pages Facebook La semaine affoilante et Foil Generation ENVSN pour connaître tous les temps forts de cette nouvelle édition. Rejoignez-nous nombreux et participez à un évènement incontournable à l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques !

2 – Les foils au Nautic 2016

Chaque année, ou presque, il revient le petit récap. foilesque de la grande messe de Paris. Même si je trouve que d’année en année, la messe devient une « simple célébration », moins de fidèles… (c’est tristounet) ! Mais pas mal de foils sur ce salon, déjà dés l’entrée sur le parvis le ton était donné puisque vous étiez accueilli par le « Foiler HY X » (NB : un foiler ne décolle pas, un hydrofoil oui…). Je vous propose 3 « Coups de cœur », des projets que je trouve intéressant de part leur approche ou l’accessibilité des équipes qui étaient là pour faire découvrir leurs engins, leur passion… Je suis peut être passé à coté d’un plan porteur (kitefoil, SUP, Foilboard) n’hésitez pas à compléter ce récap.

HY X

J’avais rapidement évoqué ce bateau dans la Ptites News 35, on ne pouvait pas le louper l’ensemble des visiteurs devant passer devant l’HY X.

HY X de nuit – F Monsonnec 12-2106

HY X de nuit – F Monsonnec 12-2106

Foil avant HY X – F Monsonnec 12-2106

Foil avant HY X – F Monsonnec 12-2106

IFly 15

Coup de cœur

J’avais échangé avec Mickael Miller avant La semaine affoilante 2016, l’équipe avait fait tout son possible pour être présente mais sans succès, ce n’est que partie remise pour l’édition 2017.

IFly 15 – F Monsonnec 12-2106

IFly 15 – F Monsonnec 12-2106

L’IFly15 est un beau bateau au concept proche de celui du Stunt (présenté au Nautic en 2014) mais en plus poussé en termes de conception et de réalisation. Une équipe charmante, accueillante, disponible. Je retiens de très intéressantes discussions avec Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbill (Taaroa). Gilbert Saint Blancat est ingénieur en mécanique, concepteur des foils de Kitefoil Taaroa. Dans les années 80 il a participé à la conception des foils du trimaran Royale, du mat aile à balestron d’Elf Aquitaine II, du superbe et géant mat ail de Royale II et a beaucoup d’autres projets passionnants.

Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbil (foils Taaroa) - F Monsonnec – 12-2016

Gilbert Saint-Blancat et Martin Turbil (foils Taaroa) – F Monsonnec – 12-2016

Au milieu des coques en carbone, j’ai été intrigué par la platine de réglage qui permet de modifier manuellement l’incidence du foil par la simple rotation d’une vis sans fin. Ce réglage permet d’ajuster les foils pour les grosses modifications comme l’embarquement d’un second équipier ou un changement de conditions météo (petit temps…).

Platine de réglage du IFly 15 – F Monsonnec 12-2016

Platine de réglage du IFly 15 – F Monsonnec 12-2016

SUP à foils Rods

Coup de cœur

Rods exposait sur le stand « Bassin Nautique Loire Océan » ses kitefoils 100% made in France mais aussi un SUP à double foil conçu avec Phil Roulin de Perspective Yacht Design sans oublier Sisco Composites qui les a réalisés et le shaper « Dominique » de BS Composites.

Le Kitefoil Rods et le SUP à foils – F Monsonnec 16-2106

Le Kitefoil Rods et le SUP à foils – F Monsonnec 16-2106

Une nouvelle fois, un super accueil de Robert Dulong et de son équipe (ce qui n’est pas le cas sur tous les stands, un salon ne serait il pas l’endroit pour présenter ses produits ?  J’ai un doute…). Ici la page Facebook.

Phil Roulin, Dominique de BS Composites et Robert Dulong – Nautic 2016 photo DR

Phil Roulin, Dominique de BS Composites et Robert Dulong – Nautic 2016 photo DR

Bamboo boat

Coup de cœur

J’en avais parlé dans la Ptite News 38, ce beau projet est exposé au Nautic. Le moth à foil Bamboo boat a belle allure, un design intéressant, mélange de vélo en bamboo et de la structure de Mirabaud LX. A suivre

Bamboo boat – F Monsonnec 12-2016

Bamboo boat – F Monsonnec 12-2016

Flying Phantom Essentiel

Sur ce Flying Phantom Essentiel, les foils en L ont fait place à des foils présentés comme en S sur le site mais qui sont, pour moi, des C assez ouverts (le winglet qui formerait une partie du S étant plus que réduit). Cette configuration de foils se rapproche du config. en V donc plus facilement « autorégulée ».

Flying Phantom Essentiel – F Monsonnec 12-2016

Flying Phantom Essentiel – F Monsonnec 12-2016

Des ajustements du gréement, les ailes de rappel… rendent ce nouveau bateau sûrement un peu plus accessible. Les foils en T, dont l’assemblage du plan porteur était fragile, ont été remplacés par les foils en L qui sont sans aucun doute plus facile à réaliser.

Safran-foil en L FP essentiel – F Monsonnec 12-2016

Safran-foil en L FP essentiel – F Monsonnec 12-2016

Whisper

Lui aussi était déjà présent au Nautic 2014, et aussi à La semaine affoilante 2016, on pouvait admirer les belles formes du Whisper à ce Nautic.

Whisper au Nautic – F Monsonnec 12-2016

Whisper au Nautic – F Monsonnec 12-2016

Easy to fly

Easy to fly, une grosse bête volante sur ce salon puisque le gréement n’a pas pu être mis en place. Il dispose de foils en S  avec réglage de l’incidence et de la profondeur.

Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil en S de l’Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil en S de l’Easy to Fly – F Monsonnec 12-2016

Foil Gitana

Le team Gitana exposait un foil du 60 pieds Imoca, un très grosse pièce de carbone. Un foil déjà exposé au départ du Vendée Globe.

Foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Tip du foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

Tip du foil du Gitana 60’ – F Monsonnec 12-2016

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Les foils du Vendée Globe

20 novembre 2016

Le départ du 8ème Vendée Globe a été donné le 8 novembre. Pour ce tour du monde à la voile en solitaire, sans escale ni assistance qui se court tous les 4 ans, 29 marins s’affrontent sur des monocoques de 60 pieds IMOCA. Et pour la première fois, 7 bateaux sont équipés de foils:

Pour les amateurs de bateaux volants c’est assez surprenant de voir des foils ajoutés à des bateaux lestés par 3.1 tonnes de plomb et des ballasts, alors que jusqu’ici les foilers étaient ultra légers afin de soulever leur(s) coque(s) hors de l’eau.

En fait, comme l’expliquent bien la vidéo ci-dessous, le rôle principal des foils est de créer un couple de redressement du bateau :

En prime, la portance du « tip » du foil associée à celle de la quille inclinable génère une poussée verticale qui réduit notablement le déplacement du bateau. A 20 noeuds, cette poussée représente 60% du poids du bateau, et il décolle pratiquement dans les vagues

Ces foils remplissent encore un autre rôle. La quille inclinable n’est pas un plan anti-dérive très efficace. C’est pourquoi les 60 pieds IMOCA étaient jusqu’ici équipés de deux dérives-sabre, dont l’une est abaissée pour que le bateau « cape » mieux, notamment au près. Mais comme le Vendée Globe se court principalement au portant ces dérives sont avantageusement remplacées par des foils dont la partie plongeante (le « shaft ») fonctionne comme un petit plan anti-dérive*.  Selon Quentin Lucet, architecte au cabinet VPLP qui a conçu 6 des 7 foilers de la flotte, les foils de ces bateaux se distinguent justement par ce « shaft » plutôt que par le « tip » [1].

D’ailleurs on peut voir ces foils non comme une révolution, mais comme une évolution. Sur les IMOCA des éditions précédentes, les dérives-sabre étaient inclinées vers l’extérieur du bateau. Mais pour le Vendée Globe 2012-2013, le chantier VPLP a eu l’idée d’incliner les dérives de « Macif » et « Banque Populaire » plutôt vers l’intérieur pour qu’avec la gîte elles génèrent une force verticale comme des foils. Résultat : les deux bateaux ont remporté la course dans un mouchoir de poche (François Gabart arrivant 3h avant Armel Le Cléac’h après 78 jours de course!), laissant le 3ème à plus de deux jours.

Pour cette édition, « Banque Populaire » rebaptisé « Maitre Coq » a remplacé ses dérives par de vrais foils, et VPLP a conçu les 6 autres foilers tout neufs. Enfin presque, parce que la plupart ont déjà  pris le départ de la Transat Jacques-Vabre 2015. Mais un seul l’a terminée (« Banque Populaire VIII », à la 2ème place), tous les autres devant abandonner sur casse…

Car la grande inconnue est là : ces foils créent des forces énormes sur la structure, des accélérations et des chocs auxquels aucun bateau ni homme n’a été soumis pendant une si longue période. Les bateaux qui survivront à ces conditions extrêmes battront probablement le record de François Gabart en 78 jours. Dans ce cas nous verrons certainement des bateaux volants au Vendée Globe 2020.

Pour l’instant c’est bien parti : à l’heure où j’écris, les 3 bateaux en tête de la course sont des foilers (Hugo Boss, Banque Populaire VIII, Edmond de Rotschild) et les 4 autres sont 5,7,9 et 24èmes.

Reste un petit mystère que je n’ai pas éclairci : sur les sites et forums anglophones [4], les foils de ce type sont baptisés « DSS » comme « Dynamic Stability Systems » [5], le nom d’une entreprise fondée par Hugh Welbourn pour exploiter son brevet [6] qui me semble assez large. VPLP a-t-il acquis une licence de ce brevet ? Pourtant ils ne sont pas mentionnés dans les partenaires de DSS… Ou ont-ils déposé leur propre brevet, que je n’ai pas trouvé ? Ou jouent-ils sur l’antériorité du brevet de Rougier & Emig [7] aujourd’hui échu ?

Note* : outre les problèmes de construction, la jauge IMOCA limite à 5 le nombre d’appendices mobiles. Avec la quille inclinable et deux safrans, il faut chosir : dérives ou foils, car utiliser des foils ou dérives fixes serait trop handicapant dans le petit temps.

Sources:

  1. Raphaël Bonamy, « Vendée Globe. Les foils ? Ça marche comme ça…« , 04/11/2016, sur Ouest-France
  2. « Vendée Globe : des machines volantes vont s’affronter sur l’eau« , 4/11/2016, Sciences et Avenir
  3. Chloé Lottret « Un voilier du Vendée Globe 2016 expliqué« ,06-11-2016, Bateaux
  4. « DSS foils to revolutionise IMOCA 60 fleet« , 22 October 2014, The Daily Sail
  5. « Dynamic Stability Systems – Technology«
  6. Hugh Burkewood Welbourn « Hydrofoil system for mono-hull sailboats », 2007, brevet WO 2007116318 A3
  7. Francois Paul Louis Co Rougier, Marc Emig « Disposition architecturale permettant d’augmenter de la stabilite des voiliers de type monocoque par des foils », 2004, brevet FR2877311B3

(article aussi publié sur Dr.Goulu.com)


Le premier foiler autonome monté sur 2 T-foils et développé par des étudiants de l’EPFL

7 novembre 2016

Par le « Team HydroContest EPFL 2015-2016 »

Bifoiler en cours de test - photo Adrian Breitenmoser

Bifoiler en cours de test – photo Adrian Breitenmoser

Le prototype construit par les étudiants de l’EPFL a participé à l’HydroContest, un concours étudiant dédié à l’efficience énergétique dans le domaine maritime. Un moteur et une batterie sont imposés aux équipes. Les dimensions des bateaux sont également contraintes, ceux-ci devant rentrer dans une boite de 2.5×2.5x2m et transporter 20kg de lest.  La propulsion est donc identique pour toutes les équipes mais le design est libre.

1 – Un design efficient mais instable par nature

Afin de réduire la trainée, l’équipe s’inspire du Moth Foiler et fait le choix d’un bateau volant sur deux T foils avec une régulation électronique de l’altitude et du roulis (gite).

Le bateau est composé de seulement 2 appendices - photo Adrian Breitenmoser

Le bateau est composé de seulement 2 appendices – photo Adrian Breitenmoser

Cette configuration est instable, comment parvenir à contrôler l’assiette du bateau ?

1.1 – Régulation du roulis par les flaps avant

Sur un Moth Foiler, c’est le barreur qui régule l’assiette du bateau en déplaçant sa masse. Sur un bateau motorisé sans pilote, cette solution n’est pas envisageable. L’équipe se procure des foils de Moth (Mach2) et sectionne le foil avant afin de rendre indépendant les flaps bâbord et tribord. Les flaps sont actués depuis le pont par une tringle reliés à des servo-moteurs.

Séparation des flaps au centre du foil avant – photo Adrian Breitenmoser

Séparation des flaps au centre du foil avant – photo Adrian Breitenmoser

1.2 – Régulation électronique du Roulis

Les drones possèdent un régulateur intégré qui rend le vol stable malgré les perturbations extérieures. Notre bateau rencontre la même problématique : voler alors que le vent, les vagues et les forces inertielles dues au pilotage le déstabilisent.

L’équipe choisit d’utiliser un Pixhawk. Il s’agit d’un contrôleur de drone open-source comprenant des senseurs inertiels, des gyroscopes, et une interface avec le GPS.

Ainsi, le contrôleur détecte la gîte et corrige l’erreur en agissant sur les flaps à une vitesse qui dépend du degré de gite.

Le pilote explique : « Pour prendre des virages j’ordonne au bateau de prendre entre 0 et 10° de gite, alors qu’en ligne droite, il maintient automatiquement son assiette à plat ».

1.3 – Régulation électronique de l’altitude

Palpeur électronique à faible inertie - photo Adrian Breitenmoser

Palpeur électronique à faible inertie – photo Adrian Breitenmoser

Le capteur d’altitude est basé sur le même principe que celui des Moths. Un palpeur est situé à l’avant du bateau, mais ici il est électronique et non mécanique.

Le palpeur est relié à un encodeur rotatif qui détecte les variations d’angle avec une précision de 0.3°. En fonction de l’altitude de vol désirée, le contrôleur va augmenter ou diminuer l’angle d’incidence (et donc la portance) des deux flaps simultanément en plus de corriger la gite.

Une régulation électronique a l’avantage d’être bien plus réactive : la position des servomoteurs est actualisée 100 fois par seconde. De plus, l’utilisation d’un régulateur PID permet de tenir compte du « présent », du « futur » ainsi que du « passé ». C’est plus performant qu’un système mécanique qui, lui, ne prend en compte que l’erreur « présente ».

Cela nécessite évidemment de trouver les bons paramètres afin que l’erreur entre la consigne et le comportement du bateau soit la plus faible possible. Ci-dessous un GIF présentant un planté durant la phase de « tuning » (recherche) des bons paramètres (aussi visible ICI) :

giphy-downsized-large

2 – Electronique et pilotage

Le bateau est propulsé par un moteur, une batterie et un variateur électronique fournis par l’organisation de la course, il développe une puissance théorique de 1.5 kW. Les vitesses maximales obtenues sont de 15 nœuds, pour un poids total de 45Kg.

A cette vitesse, le pilotage nécessite d’être fin sur les gaz. Pour mieux visualiser le comportement du bateau, l’équipe a installé une caméra sur le pont. Elle permet de piloter à distance avec une vue à la première personne.

L'écran qui permet le pilotage à la première personne - photo Adrian Breitenmoser

L’écran qui permet le pilotage à la première personne – photo Adrian Breitenmoser

3 – Fabrication

L’objectif : Fabriquer un bateau léger, rapidement, en minimisant l’impact environnemental

Différents cas de charge sont étudiés : crash en planté, crash latéral et diverses erreurs de pilotage sont simulés. Ces simulations donnent les contraintes que le bateau devra supporter. Si celles-ci sont trop importantes, l’arrangement des plis de carbone (stacking) est modifié et une nouvelle simulation est lancée.

Cas de charge : Crash latéral - simulation Abaqus par Xavier Lepercq

Cas de charge : Crash latéral – simulation Abaqus par Xavier Lepercq

Estimation de la masse de différentes combinaisons - Maxime Burgonse

Estimation de la masse de différentes combinaisons – Maxime Burgonse

L’équipe choisit la combinaison la plus légère et utilise alors du pré-imprégné fourni par NTPT, des powerRibs  (un maillage de fibre de lin tressées) fournies par Bcomp.

De plus, l’équipe étudie l’impact énergétique des matériaux choisis et montre qu’il est faible comparé à d’autres solutions pour ce cas de charge.

Impact énergétique de chaque solution - Maxime Burguonse

Impact énergétique de chaque solution – Maxime Burguonse

Coque avant cuisson avec les PowerRibs - photo Adrian Breitenmoser

Coque avant cuisson avec les PowerRibs – photo Adrian Breitenmoser

Cette vidéo présente les étapes de la construction du bateau.

4 – Le futur

L’HydroContest a lieu chaque année et une nouvelle équipe travaille déjà pour participer à la prochaine édition. Nous vous invitons à suivre l’avancement de la préparation du bateau pour la campagne2017 sur la page Facebook de l’équipe ou sur Twitter.

Note du « metteur en page » 15/11/16

Vous avez aimé l’article « Question/réponse 6 : Possible modélisation de la ventilation » de Robinson Bassy et Grégoire Archambeaud, il y a un complément d’info…

 

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Ptites News 38

15 octobre 2016

Entre deux Ptites News je collecte pas mal d’informations. Lors de la mise en ligne, je fais un tri. La somme des liens reste assez importante, vous découvrirez peut être quelques choses que vous n’aviez pas trouvé. Dans cette sélection, je vous conseil les parties intitulées : « Petite bombe » et « Maquettes » dont le nouveau bateau de Julien Bultheel…

A – Voile

1 – « Petite taille »

Bamboo boat

Banboo boat est un bateau volant réalisé à partir de matériaux naturels. C’est Daniel Charles qui m’a parlé de ce projet mené par des anciens de ses élèves de Nantes. Belle idée…

Bamboo boat en vol

Bamboo boat en vol

Flo 1

Nouveau venu dans le monde des engins de série à foils, voici un beau dériveur de 4 m 25 pour 45 kg équipé de foils DSS.

flo1_aeronamics-08-300x141

Petite bombe ?

Quelques info. ICI

Easy to Fly

Il est à l’eau, il sera peut être facile à faire voler… moins à se procurer, 150 000€. A découvrir ICI.

Lokefoil

L’aventure continue pour Loïg Peigné et Kevin Festocq qui investissent dans de nouveaux outillages pour leurs foils de windfoil.

Moth

Juste pour le plaisir de re-visionner cette vidéo qui a de très nombreux mois, Anthony Rezzoug et Benoit Marie sur le Lac de garde.

Rave V

Des nouvelles (pas très fraiches) de ce projet de renouveau du Windrider Rave

rave_v_2

Weta

En 2013, le team Weta à travaillé sur le développement de foils. Mais entre le coût de ce type d’appendices et les dangers liés à la pratique du foil, qui n’était pas en adéquation avec le programme du Weta, le projet a été abandonné (échanges avec Roger Kitchen du Design Team).

weta-vues-cote-f-monsonnec-v1-19-07-16

2 – « Gros »

Banque Pop IX

Il arrive le monstre, quelques articles sur le sujet, ICI et LA. Assemblage prévu à Lorient fin 2016. Avec des foils, bien sur. Les teams des nouveaux ultims ont ils découverts la solution pour réguler sans système de régulation ?

Maserati

De belles images de l’ancien MOD70 Gitana, sur le site du trimaran Maserati.

Class 50 à foils

Evolution chez les 50 pieds multi, ils pourraient être équipés de foils en 2017.

Mini

Des foils sur Arkema le nouveau 6.5 du team et d’autres innovations.

Martin Fisher / la Cup

Toujours intéressant de lire un article où Martin Fisher donne son avis sur les foils.

3 – Vendée Globe

Avec ou sans foils, neufs, anciens ?

Article paru il y a plusieurs mois, sur le Vendée Globe il y aura la bataille avec ou sans foils mais aussi celle avec foils sur bateau neuf ou foils greffés sur bateaux « anciens ».

Tour de l’Ile de Groix

De bien belles images de 60′ sur le site de V&V.

St Michel / Virbac

Nouveaux foils et jolis petits schémas de l’évolution des foils de ce bateau sur Adonnante.

Safran

Pas récente mais une belle vidéo de Safran en nav. sur cette page.

VLP

Un point foils avec VLP de MVPVLP

4 – Maquettes

Julien Butheel News

Vous aviez aimé son tripode RC dans l’article qu’il avait proposé sur foiler, vous aimerez son trimaran. J’échange avec Julien depuis quelques mois sur sont retour aux ailes sous marines. Son superbe nouveau tri navigue avec deux gréements, rigide et souple, et deux types de foils, en V et asservis ! Julien à enregistré une pointe de vitesse à 23.5 km/h avec le gréement classique et, pour le premier essai de la voile rigide, 18.3 km/h ! A suivre…

Papara

Beau tri réalisé par « Yann S » qui navigue à Papara (Polynésie Française).

Régulés

Foils régulés avec palpeurs trainés, essais d’une maquette tractée (2012)

Z

Tri de 1 m avec foils en « Z »

5 – Sécurité

Surf

Après l’accident de Franck Cammas en GC32, voici un article sur un accident de surf à foils

FP

A voir, autant pour se rendre compte des dangers que pour la qualité de la cascade en Flying Phantom…

B – Sans voile

A rames

Je connaissais le vol de yole à foils à un rameur en voici une yole à foils pour 4 rameurs !

SUP

Qui a réussi à passer à coté du matraquage sur le stand up paddle à foils de Kai Lenny ?

Un article, un second, un troisième

Sea Bubbles

Elles verront ou ne verront pas le jour ces bulles ?

Design

Régulièrement, des designers imaginent des engins à foils plus ou moins réalisables. En voici un nouveau petit frère de la pyramide du Louvre.

Jetfoiler

Quand il n’y a ni vent, ni vague le Jetfoiler

Monaco Solar Boat Challenge

Des news de cette rencontre d’engins solaires.

Foiler 41

Premiers Motor Yacht à foils ? Dérivé du HY 41 présenté dans la Ptites News 37 et mis au point par Hydros et JMK concept, le Foiler 41 doit être réalisé par Enata situé à Dubaï. Hydros appartient d’ailleurs désormais à Enata.

 

C – Construction

Profilés

Je crois que j’ai oublié d’en parler, voici pour ceux qui souhaitent se lancer, une bonne méthode pour réaliser des foils !

DIY

Une belle série de vidéos sur la réalisation d’un foil de windfoil. Les autres épisodes sur Youtube.

 

D – Autre chose

Kite

Gurval poursuit ses expérimentations, dont celle de sa Keystone

Char

Pour le plaisir, une belle nav. sur une mer de neige

Avions

Intéressant projet d’avion à « aile rotative » sur le très bon site L’Avionnaire

Encore mieux, pas d’hélice, décollage presque vertical Xplorair….

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