Le Trifoiler #64 est à vendre !

24 août 2016

Envie de vous envoler en sécurité ? François Lys met en vente son bolide.

Le Trifoiler 64 – photo P. Juhel ENVSN

Le Trifoiler 64 – photo P. Juhel ENVSN

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

François roi des runs à LSA 2016 – photo P. Juhel ENVSN

Engin de série le plus rapide au monde à la voile, ce Trifoiler recordman de vitesse de La Semaine Affoilante 2016 (30,2 noeuds sur 500m, Vmax 34 noeuds) est en vente complet, prêt à courir sur sa remorque route et mise à l’eau.
François a réalisé de nombreuses améliorations sur son bateau : gréement rigidifié, nouvelles voiles full carbon, dérive centrale… et la bête à encore du potentiel !

Ci-dessous une navigation en double en vidéo.

Vous êtes intéressé, vous pouvez contacter François via l’annonce Le bon coin ou laisser un message ci dessous sur Foilers.

Perspect Trifoiler 64 voiles noires - F Monsonnec 02-05-2016

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Foils en L 2.0 – réflexions

19 juillet 2016

1. Avant 2013

Avant 2013, lorsque la folle idée de réaliser un voilier à hydrofoil vous prenait, vous deviez rapidement faire un choix. A quelle obédience allez-vous adhérer au sein de la religion du foil ? Foil en V ou foil avec régulation automatique ? D’ailleurs avant 2013 le choix était si « simple » qu’en 2008, je « pondais » un article « Foil en T ou foil en V ? ».

C’était avant que le design team d’ETNZ n’invente le foil en L2.0, un artifice pour détourner la jauge des AC72. Avant 2013, le facteur jauge rentrait alors rarement en compte dans le choix du type de foils. Rares étaient ceux qui avaient l’idée de mettre des foils sur un bateau appartement à une jauge. Je sais, il y avait bien eu en Moth Brett Burvill et Mark Pavic en 2000 et même avant Frank Raisin en 1972.

En tant que concepteur votre choix était, et est toujours, fonction de l’analyse des avantages et inconvénients de chaque système.

  • capacité à stabiliser en vol
  • résistance
  • complexité
  • prix
  • autres paramètres comme l’encombrement…

Une fois votre choix fait entre le foil régulé ou non régulé – donc celui de votre système de stabilisation de la hauteur de vol – vous aviez déjà éliminé un certain nombre de formes.

Puisqu’il s’agit d’un choix fondamental, attardons nous sur les solutions qui s’offraient aux concepteurs de foils avant 2013 (du bricoleur au responsable de design team).

 

1. 1 Foils en V ou traversant

Broomstick l’engin de Doug Halsey en 2007 – photo DR

Broomstick l’engin de Doug Halsey en 2007 – photo DR

Dans le premier cas, appelé souvent « foils de première génération », c’est l’élévation du bateau qui est sensée réguler la portance par la modulation de la surface du foil, l’incidence est elle le plus souvent fixe.

Foil V - F Monsonnec 03-2011

1.2 Foils en « T » ou régulés

Osprey, dernière création de Sam Bradfield – photo DR

Osprey, dernière création de Sam Bradfield – photo DR

Pour ces foils et aussi ceux en L, U, O… la surface portante n’évolue pas, c’est l’incidence qui est modifiée. Incidence pilotée par un système le plus souvent mécanique. Sa mission est de mesurer la hauteur de vol et de produire l’action nécessaire au mouvement de tout ou partie du plan porteur. J’ai listés les principaux systèmes existants dans « Historique des systèmes mécaniques de régulation » (en 3 parties). Et comparé deux systèmes : celui développé par Greg Ketterman et celui de Sam Bradfield, dans l’article « Palper en avant ou en arrière ? ».

Foil T - F Monsonnec 03-2011

Il existe une variante de foil en T non régulée, les foils de kitefoils et windfoils. La régulation est alors manuelle ou humaine, le pilote régule l’incidence par la position de son corps.

2. Depuis 2013, le cadeau du team ETNZ

Groupama Class C et ses foils en S à LSA 2016 - photo JF Daron

Groupama Class C et ses foils en S à LSA 2016 – photo JF Daron

Depuis la dernière Cup, grâce au cabinet Melvin et Morelli, vous avez le choix de suivre une nouvelle voie, une nouvelle vision du foil, celle des foils en L 2.0…  (je préfère utiliser le nom de « L 2.0 » car les foils en L existaient avant la 34ème Cup puisque développés par G. Ketterman en 1983).

Pour ceux qui découvriraient l’existence de ces lettres, une petite révision de « l’Alphabet du foil » s’impose.

Glossaire réalisé pour l’Alphabet du foil – F Monsonnec 2014

Glossaire réalisé pour l’Alphabet du foil – F Monsonnec 2014

Cette nouvelle voie repose sur des foils pas vraiment en V (mais un petit peu tout de même !) et surtout sans régulation automatique.

Cette nouvelle approche repose sur un mix :

  • diminution de la surface de foil par le décollage de l’engin (idem foil en V),
  • régulation par l’humain qui peut jouer sur l’assiette du bateau, et potentiellement sur la portance du foil par son incidence (rake) et la direction de la résultante de la portance (inclinaison/cant).
  • augmentation de la dérive par diminution de la surface immergée de la partie antidérive (shaft) et donc baisse de l’angle d’incidence (la direction n’étant pas celle de l’axe du bateau).

 

Foil L 2.0 - F Monsonnec 05-2016

3. Avantages / Inconvénients

Puisque les choses évolues, voici en bon « blue » dans le schéma « HBDI circle » (classement théorique de votre « caractère ») un nouveau récapitulatif des principaux avantages et inconvénients de chaque solution.

3.1 Foils en V (non régulés)

L'alphabet du foil - foils en V Hydrofoil - F Monsonnec 08-2014Avantages

  • Système « éprouvé »
  • Autorégulation théorique

Inconvénients

  • La résultante se déplace sur le foil en fonction de l’enfoncement
  • Risques de ventilation
  • Importants efforts (jambes de force le plus souvent)
  • Mécanisme de rétraction compliqué
  • Le centre de poussé doit passer par le centre de voilure, nécessité de grands bras et déséquilibre lors de la réduction de la voilure

 

3.2 Foils en T/L… (régulés)

L'alphabet du foil - foils en T Hydrofoil - F Monsonnec 08-2014Avantages

  • Régulation de la portance « automatique » (dans une certaine mesure)
  • Suivant le type, la résultante peut passer par la jambe de force (T)
  • Plan porteur immergé, moins soumis à la ventilation
  • Moins d’interférences avec les mouvements des particules
  • Voler avec ces foils oblige à la conception d’un système « savant »

Inconvénients

  • Régulation obligatoire
  • Fragilité des systèmes de régulation
  • Rétraction complète difficile
  • Trainée du nœud si liaison jambe de force / plan porteur

 

3.3 Foils en J, S, L 2.0… (non régulés automatiquement)

L'alphabet du foil - foils en L 2.0 Hydrofoil - F Monsonnec 08-2014Avantages

  • Permettent une sorte d’autorégulation
  • Permettent de contourner certaines jauges
  • La nécessité de réguler « artificiellement » oblige un haut niveau de compétence qui peu satisfaire les compétiteurs acharnés

Inconvénients

  • Foils complexes à réaliser
  • Instables en pilonnement
  • Fragilité des foils et des puits
  • Régulation tributaire de l’humain (moins simple que les « T ou V »)
  • Régulation moins souple et limitée
  • Système dangereux car instable
  • Equipage au rappel donc risque de chutes et de chocs
  • Nécessite un long apprentissage
  • Elitiste…

4. Bien et alors ?

Très intéressé par les foils régulés, sans être allergiques aux foils en V et aux derniers nés, je suis intrigué par le développement des foils en L 2.0 sur des engins non limités par une jauge.

Cette dernière solution semble attirer beaucoup de fidèles. Effet de mode ? Pourtant il faut se rappeler l’origine de sa création : une jauge, l’interdiction de réguler et une largeur limitée.

J’ai l’impression que certains ont découvert les foils avec la Cup et partent du principe que la solution des AC72 est LA solution.

Ce concept est une très belle innovation pour les classes limitées par leur jauge mais il reste, pour moi, inférieur au système de foils régulés (désolé Phil !).

De plus, il demande une régulation humaine exigeante qui ne peut être à la portée de monsieur tout le monde, d’autant plus sur une longue période ou au large.

Surtout, alors que l’on met de plus en plus en avant la sécurité, il est étonnant que l’on puisse aller vers une solution moins sécurisante.

Mes échanges foilesques à LSA 2016, m’ont renforcés dans l’idée que quelque chose cloche ! Je retiens la « sortie » de mon ami François Lys à propos du danger de la navigation sur certains engins au foils non régulés : « On n’a rien à faire au trapèze à 30 nœuds et ce sont des bateaux de série ! »

Et celle de Maurice Gahagnon : « Multiplier la vitesse par 2 multiplie l’énergie par 4, sans que la sécurité ne suive. »

Peut-être qu’il faut avoir navigué à plus de 30 nœuds en Trifoiler – à plat, au milieu de la coque centrale, sans avoir à faire de réglage et de rappel – pour comprendre ? Une telle expérience ferait sûrement changer d’avis un accro. du foil en L2.0 et autre foils détourneurs de jauge.

5. Conclusion

Est-ce que l’avenir des foils en haute mer, et pour le plus grand nombre, passe par l’amélioration et de le développement des foils en J, L2.0… ? Je ne le pense pas, ce serait même pour moi faire fausse route !

Je suis donc heureux du développement des Ifly 15, Stunt, Whisper et j’espère que d’autres projets de ce type vont voir le jour…

Alors peut être que ce point de vu est celle d’une personne qui ne croit qu’en des systèmes éprouvés et non en la capacité de l’homme à améliorer les foils en L2.0 ?! L’avenir nous le dira…

De toute façon, si le futur montre que j’ai tort, c’est que les concepteurs auront réussi à rendre le foil L2.0 (et ses petits frères) accessibles et sûrs et ce sera tant mieux ! Après, reste aussi à savoir comment…

6. Annexe, quels foils sur quels engins ?

Quelques bateaux plutôt récents et non spécialisés pour la vitesse

Foils en V (non régulés)

F2 = 1/2ρ x V² SC2 – 2014 – V (jusqu’à mi 2016 !)

L’Hydroptère – 1994 – V

Foils en T/L… (régulés)

Osprey – 2012 – T régulés par palpeurs trainés

Trifoiler – 1992 – L régulé palpeurs en avant

Windrider Rave – 1995 – T régulé palpeurs trainés

Whisper – 2014 – T régulés par palpeurs trainées

Stunt – 2014 – T régulés palpeurs trainés

UK M20 foiler – 2014 – T régulé palpeurs trainés

Kite foil Don Montague – 2008 – L

Moths – 2002 – T

Ifly 15 – 2016 – T

Foiler F1 – T régulé électroniquement

Foils en J, S, L 2.0… (non régulés automatiquement)

Easy to fly – 2016 – S

AC 45 – 2011 – L

AC 72 – 2013

Flying Phantom – 2014 – L

Nacra F20 – 2014 – S / L 2.0

Gunboat G4 – 2015 – L

Gitana, ex Mod 70 – 2016 – L

Autre ?

Quant 23 – 2015 – DSS (V ?)

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La semaine affoilante 2016 – Vidéos

30 mai 2016

Voici pour ceux qui n’ont pas pu venir à l’ENVSN, et ceux qui y étaient, pour tout le monde donc, quelques vidéos de LSA 2016.

En commençant par le Teaser 2016, réalisé par Valère Caneri de Horue Movie Production.

La vidéo 2016, toujours par Valère.

La très belle vidéo réalisée par l’ENVSN

Une vidéo de Bretagne Télé qui s’ouvre sur le Trifoiler de François Lys. Sans musique mais n’oublions pas que le foil, sauf quand il rentre en vibration, c’est aussi le « silence ».

Une seconde, toujours de Bretagne Télé.

Une petite vidéo perso. réalisée avec les moyens du bord lors d’une nav. à bord du Trifoiler #64.

Une version pro. d’une nav. à bord du Trifoiler après que François ne m’ait débarqué pour prendre Valère (et il a bien eu raison !).

Il faut cliquer sur l’image ci-dessous, intégration impossible.

Vidéo Trifoiler 64 Horue Movie Production

Et pour ceux qui ont loupé aussi l’édition 2015 et sa vidéo.

Et en bonus, un run du Trifoiler en 2015 avec le son de base et le zod. de l’ENVSN à fond pour le suivre (images ENVSN).


La Semaine Affoilante / ENVSN 2016

21 avril 2016

Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 medium

Quand pour me remémorer cette deuxième édition de LSA je me projette mon petit film perso, dans la salle de cinéma située en haut de mon crâne dégarni (et cramé par le soleil de la presqu’île), de très nombreuses images se projettent sur mon écran personnel. Mais c’est la navigation dantesque avec François Lys, dans son Trifoiler, qui s’impose (32.86 nœuds « tenus ») ! Et pourtant, j’en ai des images en mémoire et de très belles : le vol des Moths tout en grâce, les rencontres, la voltige aérienne de C. Maunoury

LSA 2015 s’est révélé être un très bel évènement monté rapidement par le Team LSA et l’ENVSN, LSA 2016 était une encore plus belle rencontre, vive LSA 2017 !

N’ayant pas été présent sur toute la période, difficile de faire un récapitulatif complet, heure par heure. Je vais donc parler de ce que j’ai vu par thème.

Le mélange des genres

Où, à part à Saint Pierre Quiberon, peut-on voir sur le même plan d’eau des Kitefoils, Windfoils, Moths (nombreux cette année), catamarans à foils (Flying Phantom, Whisper), engins ? La semaine affoilante est, je pense aujourd’hui, LE rendez-vous DES foils en France (et la Foiling Week  en Italie).

Class C, Moth, Whisper, Windfoil, Kitefoil, Flying P… – photo F. Monsonnec

Class C, Moth, Whisper, Windfoil, Kitefoil, Flying P… – photo F. Monsonnec

Loisirs 3000 – photo B. Gahagnon

Loisirs 3000 – photo B. Gahagnon

Bob Fisher en class A – photo F. Monsonnec

Bob Fisher en class A – photo F. Monsonnec

Windfoil – photo B. Gahagnon

Windfoil – photo B. Gahagnon

Flying Froggs (K. Fauconnier and Co) – photo F. Monsonnec

Flying Froggs (K. Fauconnier and Co) – photo F. Monsonnec

Moth, le spectacle à quelques mètres de la plage– photo JF. Daron

Moth, le spectacle à quelques mètres de la plage– photo JF. Daron

Un «ptit paquet» de Moths dans le Hangar ENVSN – photo F. Monsonnec

Un «ptit paquet» de Moths dans le Hangar ENVSN – photo F. Monsonnec

Kitefoil et Windfoil – photo B. Gahagnon

Kitefoil et Windfoil – photo B. Gahagnon

Phil De Braeckelaer & F2 = 1/2ρ x V² SC2 – photo F. Monsonnec

Phil De Braeckelaer & F2 = 1/2ρ x V² SCz – photo F. Monsonnec

Le beau vol du Whisper – photo JF. Daron

Le beau vol du Whisper – photo JF. Daron

Les rencontres

C’est un des objectifs de ce rassemblement, ne pas simplement obtenir des chronos mais permettre aux différents passionnés de se rencontrer. Comme en 2015, mission réussie. Nous avions, entre autre, sur la plage de l’ENVSN, Claude Tisserand (pionnier des foils en France, Véliplane 1 en 1964), Maurice Gahagnon (géniteur des différents Loisirs 3000 depuis 1981), les teams des différents producteurs de foils pour Kite et Windfoil, Phil Roulin de Perspective Design et bien d’autres… Franck Cammas a même participé à la sortie du samedi en Class C. Mais l’ENVSN n’était pas qu’un repère de monomaniaques. Les simples curieux ont pu s’approcher des ailes, poser des questions, échanger. Je pense, entre autre, à un très jeune passionné, accompagné de ses parents (eux aussi intéressés), qui ont fait le déplacement depuis la petite mer de Gavres… La relève est assurée.

Deux pionniers C. Tisserand, M. Gahagnon – photo B. Gahagnon

Deux pionniers C. Tisserand, M. Gahagnon – photo B. Gahagnon

Franck Cammas va sortir en Moth – photo F. Monsonnec

Franck Cammas va sortir en Moth – photo F. Monsonnec

Des bêtes accessibles – photo F. Monsonnec

Des bêtes accessibles – photo F. Monsonnec

Les tables rondes

Je n’ai pas pu assister aux différentes tables rondes mais je n’ai entendu que des échos positifs. Je regrette de ne pas avoir pu écouter Martin Fisher du team Groupama (Different Foil Types for different Usage Profiles). Petite information en passant, il semble que certaines personnes du public, pourtant très pointues en navigation, pensent que la mise en place de foils sur un voilier date de la Coupe de l’America…. Ceux qui comme moi ont suivi la réunion organisée par l’ENVSN sur « La prise de décision à grande vitesse » ont apprécié la présence de Catherine Maunoury, qui nous a montré tout son talent lors de ses démonstrations de voltige. J’ai entre autre retenu de cette rencontre (C. Maunoury, K. Fauconier, B. Marie, B. Castelnérac de SeAIR) que la compétition peut nuire au plaisir ! Il faut donc que cette rencontre ne cède pas à la tentation du classement ou de la performance à tout prix. Pour revoir l’ensemble des tables rondes proposées, voici un rappel du programme.

Démo. de Voltige par C. Maunoury – photo F. Monsonnec

Démo. de Voltige par C. Maunoury – photo F. Monsonnec

Débat « La prise de décision à grande vitesse » - photo F. Monsonnec

Débat « La prise de décision à grande vitesse » – photo F. Monsonnec

Les exposants

C’est aussi le point fort de cette rencontre, la possibilité de voir, discuter et même tester les produits du marché. Etaient présent cette année, Horue, Serise Foils, Ker Foils, Rods, Tridenn, Loke Composite , Voilavion, Forward Wip, Erplast (Optimist à foils), UCPA.

Foil Horue - photo F. Monsonnec

Foil Horue – photo F. Monsonnec

Foil Serise - photo F. Monsonnec

Foil Serise – photo F. Monsonnec

Foil Rods - photo F. Monsonnec

Foil Rods – photo F. Monsonnec

Le stand Tridenn AHD - photo F. Monsonnec

Le stand Tridenn AHD – photo F. Monsonnec

Foil Ker Foils - photo F. Monsonnec

Foil Ker Foils – photo F. Monsonnec

Kevin Festock de Loke Foil – photo P. Juhel ENVSN

Kevin Festock de Loke Foil – photo P. Juhel ENVSN

Voilavion deuxième proto - photo F. Monsonnec

Voilavion deuxième proto – photo F. Monsonnec

Le stand Forward Wip - photo F. Monsonnec

Le stand Forward Wip – photo F. Monsonnec

Optimist Erplast - photo F. Monsonnec

Optimist Erplast – photo F. Monsonnec

Les résultats

La météo du mercredi et du jeudi n’a pas permis d’organiser des runs ou raids. Il a donc fallu attendre vendredi pour que les bêtes montrent leurs dessous. Mais, l’ENVSN ayant bien fait les choses, les participants en ont profité pour assister aux tables rondes, dont celles organisées par Eurolarge. Cette année les participants étaient équipés de trackers de Géo Racing qui ont permis d’obtenir les vitesses moyennes et max sur 500 m. Ci-dessous, les résultats des runs du vendredi 16.

Résultats runs 16-04-16 LSA 2016

François Lys sur son Trifoiler - photo P. Juhel ENVSN

François Lys, roi des runs, sur son Trifoiler – photo P. Juhel ENVSN

Après les runs du vendredi, un raid organisé le samedi a permis de regrouper sur l’eau Kitefoils, Windfoils, engins, Moths, Flyings Phantom, Class A et le Class C Groupama (Franck Cammas et Louis Viat). Par 10/12 nœuds, c’est Groupama qui a remporté le raid avec des pointes à 28 nœuds. Dimanche, la faiblesse du vent, la fatigue des précédentes journées, et pour certains les longues heures de route en prévision, n’ont pas incitées les hommes volants à aller sur l’eau pour de nouveaux runs. Quelques coureurs sont tout de même sortis pour des navigations libres sous le soleil breton. En début d’après-midi, Catherine Maunoury a une nouvelle fois dessinée des figures dans le ciel de Saint Pierre Quiberon. A 16h00, la réunion de clôture a réuni les coureurs, exposants, et organisateurs de La Semaine Affoilante®…

Groupama Class C - photo JF. Daron

Groupama Class C – photo JF. Daron

Remerciements

Merci à toute l’équipe de l’ENVSN pour son investissement, Eric, Yves, Mathilde, Philippe, Claire… sans oublier Jeff qui, une nouvelle fois, a ouvert son atelier pour que les bateaux puissent réparer leurs plaies et naviguer le lendemain. Merci aux participants, exposants, passionnés et simples curieux.

Le futur

On ne change pas une équipe qui gagne ! Le « Team LSA » va prochainement débriefer avec l’ENVSN. Mais logiquement nous vous donnons rendez-vous pour LSA 2017…

Avant cela, la vidéo officielle de Valère Caneri permettra à ceux qui étaient présents de revivre cette rencontre et aux autres de mieux la découvrir (la vidéo de LSA 2015)…

Le team LSA – photo B. Gahagnon

Le team LSA – photo B. Gahagnon

RdV en 2017 (Lycra Forward Wip) – photo F. Monsonnec

RdV en 2017 (Lycra Forward Wip) – photo F. Monsonnec

Team LSA médium

 


La semaine affoilante 2016 & Les foils journées de l’ENVSN

10 mars 2016

Demandez le programme…Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 medium

« Les Foils journées de l’ENVSN »

L’ENVSN étend sa proposition de rencontres d’engins à foils et combine sur une même période plusieurs rassemblements d’engins volants :

  • du 24 au 28 mars : démonstration des Moths à Foils en Baie de Quiberon, au départ de l’ENVSN
  • du 4 au 8 avril : navigation des GC32 de Groupama Team France, au départ de Port Haliguen
  • du 13 au 17 avril : La semaine affoilante 2016 !
  • du 18 au 22 avril : navigation de l’AC45 de Groupama Team France, au départ de Port Haliguen
  • du 25 au 28 avril : démonstration de la filière jeune, sur Flying Phantom, au départ de l’ENVSN

La Semaine Affoilante® 2016

Tous les coureurs possédant des engins à foils (et capables d’assurer la manœuvrabilité de leurs supports), sont conviés à cette manifestation, qui sera, pour sa 2ème édition, enrichie de nouveautés. Les thèmes de ces 5 jours seront axés sur les nouvelles exigences en matière de sécurité, l’apprentissage et l’enseignement de ces engins, les échanges entre pratiquants et constructeurs…

Groupama Team France, par la voix de son meilleur interlocuteur, Franck Cammas, présentera également le projet de la Coupe de l’America et de la Coupe de l’America des jeunes. Pour répondre à toutes ces questions, de nombreux experts interviendront : l’ENVSN développera les projets qu’elle a initiés depuis la précédente édition, Forward WIP présentera ses équipements de sécurité, adaptés à cette pratique toujours plus professionnelle…

Des essais de matériels, des runs chronométrés et des longues distances seront organisés du 15 au 17 avril. Forte en sensations, cette nouvelle édition sera enrichie d’aspects techniques qui permettront aux particuliers d’en connaître un peu plus et aux professionnels d’échanger sur cette pratique qui séduit petits et grands, tant par son innovation que par la beauté de ses images et de l’adrénaline qu’elle provoque. Les amateurs de sensations trouveront leur bonheur grâce au programme « volant » organisé par les professionnels de l’ENVSN en lien avec le Team LSA.

Rendez-vous sur les pages Facebook des événements : Les Foils Journées de l’ENVSN et La Semaine Affoilante.

Pour plus d’informations sur cet évènement, voici Le programme.

Coureurs possédant des engins à foils, si vous souhaitez participer à La Semaine Affoilante, inscrivez-vous : semaine.affoilante@gmail.com.

Rejoignez-nous nombreux et participez à un évènement inoubliable à l’École Nationale de Voile et des Sport

Le Team LSA

Team LSA médium


La semaine affoilante 2016, c’est parti

28 janvier 2016

Logo La semaine affoilante-ENVSN - F Monsonnec 31-03-15 medium

Du 13 au 17 avril 2016, sur le site de l’ENVSN, les engins à foils ont de nouveau rendez-vous.

Initiée fin 2014 par le « Team LSA » (M. Gahagnon, F. Lys, F. Monsonnec), et mise en forme grâce à l’investissement de l’ENVSN, la Semaine affoilante est reconduite en 2016.

Cette année, le Team LSA a décidé de « réduire la voilure » et de ne prendre en charge que les préinscriptions, une partie de la communication et le relationnel coureurs/organisation.

En 2015, l’ENVSN avait très intelligemment organisée des interviews dont le sujet principal était la sécurité. En 2016, et après l’incident survenu en novembre dernier en GC32, la sécurité sera une nouvelle fois un des sujets clés de cette rencontre….

Propriétaires de Kitefoils, Moths, Windfoils, engins, cata à foils, Trifoiler… les préinscriptions sont ouvertes sur l’adresse Gmail de l’évènement.
semaine.affoilante@gmail.com

A très bientôt pour vous transmettre plus d’informations sur LSA 2016.
N’oubliez pas la page Facebook de l’évènement pour échanger, partager et vous informer plus en détail…

Le team LSA

Team LSA médium


Le Foiler Artélio

8 septembre 2015

Par Jean-Marie Clech

Le modélisme radiocommandé que je pratique depuis gamin ne donne pas autant d’adrénaline que les grands modèles mais présentent certains avantages comme le coût réduit ou la mise en œuvre rapide. J’admire profondément ceux qui construisent un voilier pour monter dessus ! Et encore plus si c’est un foiler. Mon ambition se borne aux modèles réduits mais le challenge de la conception et la construction de mon foiler “Artélio” m’ont passionné et beaucoup appris. Il navigue en région parisienne depuis 2012. En voici une vidéo et des commentaires, en espérant que cela puisse aider d’autres constructeurs.

Les sources d’inspiration

J’avais d’abord été séduit par la conception très élégante et moderne du trifoiler Ketterman (1983). C’était en théorie la plus performante, avec sa régulation automatique de l’incidence des foils par palpeurs. J’ai pensé que ce système génial serait trop fragile et d’un réglage difficile en réduction mais j’en gardais le principe des flotteurs rotatif.

Proto RC du Trifoiler – photo Greg Ketterman

Proto RC du Trifoiler – photo Greg Ketterman

Beaucoup de foilers grandeur tirent leur puissance de la largeur et du lest mobile (équipage et/ou ballast). Ils ne sont pas directement déclinables en modèle réduit car le lest mobile donne trop de complications. Parmi les conceptions sans lest mobile qui pouvaient constituer une base à une réduction radiocommandée, j’avais repéré le proto “IUT de la Rochelle” d’Éric Tabarly (1976) et la maquette au tiers de l’Hydroptère d’Alain Thébault (1988).

Proto hydrofoil pour E Tabarly - photo B deguy 1976

Proto hydrofoil pour E Tabarly – photo B deguy 1976

Proto de l’Hydroptère – photo DR

Proto de l’Hydroptère – photo DR

C’est finalement le “Foiler jaune du Bois de Boulogne” découvert sur Youtube en 2009, qui m’a semblé le plus convaincant et m’a incité à me lancer. Conçu dans les années 80 par F. Roussel puis repris par B. Dumas, c’est une configuration qui reste efficace, avec foils en “V” assez avancés et beaucoup de largeur.
Il restait à le copier, d’après quelques photos.

Foiler Dumas 2007 – photo F. Chevrier

Foiler Dumas 2007 – photo F. Chevrier

Les prérequis

Une expérience préalable dans la construction d’avions ou de planeurs me semble plus utile que dans la construction de voiliers. Il s’agit de construire léger mais aussi rigide. Faire voler un voilier nécessite d’aller titiller les limites de la résistance des matériaux. J’ai beaucoup utilisé de structures triangulées, comme les vieux fuselages d’avion.

L’usage de la résine époxy + fibre est incontournable et des notions de moulage sont un plus pour les foils. En dehors de l’électronique, il n’y a aucune pièce achetée. Il faut donc se préparer à tout réaliser soi-même avec astuce car l’accastillage commercialisé convient mal. Par exemple, je fixe la poutre sur la coque avec une lanière en chambre à air (gratuit, incassable, ultra-léger et couleur carbone !).

Les difficultés

Je croyais que l’incidence des fois était stratégique et n’étais pas sur des valeurs à utiliser. Craignant qu’une erreur dans ces paramètres soit rédhibitoire, j’ai choisi de pouvoir régler toutes les incidences à terre, même si cela alourdis et fait perdre de la fiabilité (j’y reviendrais). Je repense en vrac à divers autres mini-challenges rencontrés dans cette construction, comme : puis-je encore alléger cette pièce sans qu’elle ne casse ? Cette vis ou pièce métallique va-t-elle rouiller ? Faut-il accepter une complication à des fins esthétiques ? Et si la coque n’est pas étanche…
Durant la phase de réalisation, l’espoir du succès donne du piquant au projet.

La coque

La finalité de la coque centrale étant de ne plus toucher l’eau, je ne me suis pas attardé sur son hydrodynamisme. Le profil présente peu de creux, comme en Moth, pour être rapidement hors de l’eau. La structure doit être rigide en torsion à cause des efforts latéraux sur le bas du safran. Mon choix d’une construction en couples jetables et longerons bois imposait des bouchains. Une coque moulée en fibre ou en mousse sculptée serait également possible. Je ne pense pas qu’une coque en carbone serait plus légère.

Coque centrale avant / après coffrage – photo « Artelio »

Coque centrale avant / après coffrage – photo « Artelio »

Renforts du puis de mat – photo « Artelio »

Renforts du puis de mat – photo « Artelio »

Les flotteurs “surf”

C’est la principale originalité de ce foiler que je vais tenter de justifier. Les flotteurs classiques (archimédiens) sont très efficaces en charge et à base vitesse, les carènes planantes sont optimums à vitesse intermédiaires et les foils sont extra aux grandes vitesses. L’association d’un flotteur archimédien et d’un foil me semble peu efficace en phase critique de décollage car la petite portion de carène encore immergée sustente peu avec beaucoup de trainée. Avec un flotteur plantant, j’accepte une performance médiocre par vent faible mais je pense décoller plus vite.

Une fois en vol, il peut survenir des décrochages. Un flotteur archimédien qui va plonger avec une vitesse plus élevée que sa vitesse de carène va générer un frein énorme et provoquer la pirouette. Un flotteur planant qui percute l’eau à grande vitesse est bien préférable (à condition que ce soit avec une bonne assiette…). Ma pratique du funboard m’en a convaincu : lorsque l’on navigue dans le clapot et que le flotteur frappe l’eau avec vitesse, la spatule redresse si besoin la carène, l’enfoncement dans l’eau et le frein sont faibles. Pour retrouver cette liberté angulaire du flotteur qui existe en funboard, je l’ai fixé sur la poutre avec une liaison pivot juste freinée par des élastiques.
Le plus spectaculaire exemple du potentiel d’une coque planante est le ricochet d’un galet !

Le dernier avantage est la légèreté d’assemblage flotteur/poutre qui n’a pas à encaisser les efforts de torsion. Le foil est solidaire de l’extrémité de la poutre, ses efforts ne passent pas par le flotteur.

Les flotteurs “surf” - photo « Artelio »

Les flotteurs “surf” – photo « Artelio »

Le balestron intégral

N’ayant qu’une poutre transversale assez avancée, il était difficile de maintenir le mât sur l’arrière avec des haubans ou un pataras (qui limite en plus la surface de grande voile). J’ai donc opté pour le balestron intégral qui est beaucoup utilisé en compétition modèle réduit. Cela offre aussi l’avantage d’un effort réduit sur l’écoute car le foc compense la grande voile. Le treuil et la batterie se voient ainsi allégés.

Les réglages

En voile grandeur comme en réduction, les réglages peuvent aussi se dérégler et ils fragilisent. J’ai tout de même pris l’option de rendre réglable l’incidence des foils pour ne pas avoir à casser si je ne tombais pas juste du premier coup ou pour explorer d’autres réglages. L’ensemble poutre avant + foils pivote via une sorte de bras d’arthur (comme sur un mât de cata). La valeur de l’incidence que j’avais trouvée dans mes recherches était de +2 et c’est effectivement le réglage que je conserve.
Le mécanisme est un peu plus délicat pour le réglage d’incidence du foil arrière. Avec le recul, je le ferais fixe car je ne change jamais le réglage de +0,5°.
La position avant/arrière du centre de gravité, que je pensais décisive comme en avion, ne donne finalement pas lieu à ajustement.

La dérive

En avoir ou pas ? Le schéma théorique des efforts sur un foiler vu de face montre que la dérive est inutile mais après avoir navigué avec et sans, je préfère avec. La dérive améliore la manœuvrabilité. Comme elle prend en charge une partie de l’effet antidérive, cela soulage le foil sous le vent. Il me semble que cela évite certains décrochages. La capacité à voler en remontant au vent est aussi meilleure. J’ai ajouté des winglets en bout de foils qui aident à donner un coup de lof pour soulager dans la risée. Sans ça, le petit bout de foil encore dans l’eau dérapait.

En vol

Après 3 ans de construction, le moment de vérité du premier essai tracté arrive. Pour simuler correctement la poussée des voiles et estimer la vitesse de décollage, il faut attacher le fil à une hauteur réaliste dans le mât et tirer en biais. Tirer dans l’axe et au niveau du pont n’a aucun sens. L’instant où les coques s’élèvent et la tension dans le fil baisse est magique.

Le plan d’eau urbain où je navigue est petit et le vent y est instable. Le poids très réduit du modèle me permet de voler dans du vent modéré, qui est le plus fréquent.
J’ai plusieurs jeux de voile et la possibilité de lester pour les vents plus forts. Une fois en vol, la stabilité est confortable. Je ne connais pas la vitesse maximale mais elle est bien supérieure à celle de la vidéo.

Artelio en vol – photo « Artelio »

Artelio en vol – photo « Artelio »

Le bilan

Un voilier est toujours le plus rapide lorsqu’il est seul ! Je me suis donc confronté en régate avec d’autres trimarans : le bilan est sans appel vu que je suis systématiquement arrivé dernier sur des parcours avec du près et du vent arrière. Un multi foiler semble donc pour l’instant inférieur à un trimaran classique car moins polyvalent. Il faudrait peut-être développer des parcours plus propices à ce genre d’engin car la compétition reste le meilleur moyen de faire progresser le sujet.

Je termine avec un autre avantage amusant et instructif lorsque l’on pilote son jouet depuis la berge plutôt qu’au large sur son vrai.
Je profite de tous les commentaires des enfants, des mamies, des experts… Beaucoup de Béotiens sont convaincus que les voiliers sont lents par nature et ils ne peuvent croire qu’une telle vitesse soit possible sans hélice ! Des petits demandent le même pour Noël. Les prévoyants s’inquiètent des dessalages qui constituent le clou du spectacle. Mon regret est de ne pas pouvoir confier les manettes car le pilotage reste ardu et les berges jamais loin…

Le plan !

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que le sujet vous aura intéressé et peut-être même que certains souhaiteront tenter l’aventure du foil en modèle réduit. Je diffuse gratuitement le plan du foilerArtélio. C’est un fichier PDF à l’échelle 1 avec la géométrie générale.
Demandez-moi le plan ou un fichier DXF sur artelio«at»wanadoo.fr et lancez-vous (remplacer le «at» par @)!

Jean-Marie Clech

 

 

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