Swedish Speed-Sailing

Fred me rappelle que le projet Swedish Speed-Sailing Challenge utilise un « paravane », terme marin désignant le « cerf-plongeant » proposé dans l’aile d’eau.

Le résultat est spectaculaire, n’est-il pas ? Sur cette vidéo (dont j’aime bien le son…) on voit bien le spray non négligeable créé par le câble du paravane qui perce l’eau à quelques dizaines de mètres de l’engin :

Les dernières nouvelles de ce projet datent de mars 2007, ou l’engin a survécu à des surventes imprévues de 30 noeuds, atteignant des vitesses hélas non précisées. En attendant plus d’informations que je viens de leur demander, voici une vidéo du Trampofoil, un engin très différent visiblement développé par la même équipe :

Foilkayak

Dans ce commentaire, Stéphane mentionne un kayak à foils, le FoilKayak ou Flyak.

Voici l’engin en action:

Cet article montre une photo du foil principal:

Cette page donne quelques indications sur les perfomances :

  • Le kayak déjauge vers 2.8 m/s (~5.6 noeuds)
  • En dessous de 3.8 m/s (~7.6 noeuds), la trainée du Flyak est plus élevée que celle d’un kayak classique
  • Au dessus de cette vitesse, atteinte pour une puissance de 222 Watt, la vitesse du Flyak continuerait à augmenter proportionnellement à la puissance du pagayeur (là je me permets d’émettre un léger doute…)
  • En principe, le record de vitesse du Decavitator (18.5 noeuds) serait atteignable si le kayakiste parvient à fournir environ 575 W…

Hydrofoils à propulsion humaine

Petite digression en dehors de la voile pour illustrer la réduction de la trainée par des foils:

En 1991, le « Decavitator » du MIT propulsé par les cuisses de Mark Drela a atteint 18.5 noeuds (~34 km/h), soit environ le double du skiff propulsé par les bras et les jambes de Marcel Haeker, recordman en aviron.

Le Cetan II de l’Uni d’Illinois à Urbana-Champaign vise 20 noeuds en superposant un grand foil « basse vitesse » destiné à aider au décollage, relayé par un foil « haute vitesse » plus profond.