« Ptites news » 4

7 février 2010

Faut il le rappeler, à partir du 8 à Valence, Oracle BMW et Alingui se rencontrent pour un match en 3 manches (deuxième régate prévue le 10, troisième le 12). Espérons que nous aurons le droit à du grand spectacle sur l’eau. Il n’effacera malheureusement pas la pitoyable bataille juridique à terre… Notre bon Dr Goulu (que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer chez lui, en Suisse) va sans aucun doute suivre avec beaucoup d’attention l’équipe Helvétique. Je recommande le blog Tribord Amure qui est très très bien documenté et dont les lecteurs n’hésitent pas à prendre position, argumenter…

Un hydroptère pour la vision des fonds marins

Une énième vidéo à bord de l’Hydroptère

La technologie du “foil” pour réguler la hauteur d’une plate forme sous marine créatrice d’énergie

Vidéo de Kite à foil avec caméra embarquée (je viens d’en acquérir une…)

Pour les passionnés, qui ne veulent plus seulement admirer les engins volants, des foilers sont régulièrement en vente. La preuve, cette nouvelle annonce de Windrider Rave qui vient d’expirer (mais l’engin à t’il trouvé un acquéreur ?).

Information qui date un peu, après Idec, c’est Sodébo qui s’équipe de foils. Site agréable à parcourir pour ceux qui s’ennuieraient !

07/02/10


Jeu « 11″

1 février 2010

Et de 11.

Onzième jeu sur « Foilers ! » mais premier jeu de l’année 2010.

C’est aussi le bon moment pour faire un récapitulatif des précédents jeux et des gagnants :

« Pti » récap des jeux

  • Jeu 1 Williwaw – GG de Bordeaux
  • Jeu 2 Macquarie Innovation – GG de Bordeaux
  • Jeu 3 Foilers T3 – Satya
  • Jeu 4 Exoplane – GG de Bordeaux
  • Jeu 5 Foiler 21 – GG de Bordeaux
  • Jeu 6 Hydrofolie – Stéphane
  • Jeu 7 Jo’S Toy – aucun gagnant !
  • Jeu 8 Broomstick – Satya
  • Jeu 9 Charles Heidsieck IV – Gary Baigent
  • Jeu 10 Catri 24 – Satya

Bravo à GG & Satya, ils gagnent une poignée de poudre de fibre de verre (pour un peeling des bras et du dos, mmmmh)…

Et le onzième

Ci-dessous une photo de détail d’un engin à hydrofoils.

Quel est son nom ?

Qui est son géniteur ?

?

Réponse :

Slatts 22

John Slattebo

Le Slatts semble, pour moi, le prédécesseur du Raptor

Liens :

Signaldesign

Hydrovisions


Nij Atao genèse et objectifs

15 janvier 2010

Je ne dirais pas que mon article sur les VPH, n’avait pour but que de glisser une belle photo de Nij Atao, mais ce n’est pas très loin de la vérité ! J’ai toujours apprécié cet engin et les autres réalisations de la même équipe (DEFI, tripode à foils…).

Suite à l’article sur les VPH, Loïc Dussud, qui avait déjà réagit sur le blog suite à mon article sur DEFI, m’a transmis de très belles photos de Nij Atao. Mais placer quelques photos sans expliquer la genèse de ce projet ce n’était pas suffisant ! J’ai donc demandé à Loïc s’il ne pouvait pas faire quelques lignes sur cet engin. Avec l’aide de Bernard Sterviniou, ils ont fait mieux, merci à eux.

Nij Atao genèse et objectifs

Par Loïc Dussud et Bernard Sterviniou

L’origine

Cette aventure a commencé suite à la participation de Bernard Stervinou (professeur en Matériaux Composites à l’IUT de Brest) à une compétition d’engins nautiques à propulsion humaine (XIIIth International Waterbike Regatta à Flensburg en 92) qui regroupe les écoles et instituts européens travaillant dans le domaine de l’architecture navale et de l’hydrodynamique. L’idée de réaliser un engin à foils capable de participer à cette compétition était née. Bernard (très intelligemment comme à son habitude)  n’a pas souhaité se lancer seul dans cette aventure, l’architecte naval Paul Lucas et moi-même avons été associés. L’Ifremer (qui est mon employeur) à l’époque travaillait beaucoup dans le domaine des navires rapides et souhaitait investiguer la plage de fonctionnement des foils « basses vitesses »’. Très vite, un concept général a été élaboré et des objectifs ont été définis. L’engin se devait être ludique, marin et apte à faire partager le plaisir de naviguer sur foils. Ces objectifs nous amenèrent à privilégier la manœuvrabilité et la navigabilité à la vitesse pure.

Principes de fonctionnement

Le pilote à l’avant et l’équipier à l’arrière pédalent en tandem. Le pilote dispose des 3 axes de commande; la barre à la main gauche, le roulis et l’assiette pour la main droite. La variation d’assiette permet, outre le décollage, la variation d’altitude jusqu’à immersion nulle des foils. Cette variation d’assiette est obtenue par le contrôle de l’incidence d’une gouverne de profondeur fixée sur le foil arrière. Le contrôle du roulis est assuré par les ailerons du foil principal. L’équipier dispose d’une recopie des commandes d’assiette et de roulis indispensable pour l’apprentissage et la prise en main de l’engin. La jambe du foil arrière sert de gouvernail. L’engin a été dessiné autours de sa jambe centrale qui supporte plus de 90% des efforts verticaux en vol. Cette jambe intègre l’arbre de transmission et la commande des ailerons. La puissance mécanique est transmisse à l’hélice de traction fixée en bas de la jambe centrale.

Nij Atao, pilote L Dussud – photo Pauline Sterviniou

Vag o Nijal (le bateau qui vole)

La première année a été consacrée aux études d’équilibre (en flottaison et en vol), aux essais et à la fabrication des premières pièces. Les premiers essais nous ont permis de résoudre les problèmes mécaniques inhérents à ce type d’engin. La première vraie mise à l’eau eu lieu pendant la semaine de vitesse de Brest en mars 93. La manœuvrabilité de Vag o Nijal était bonne ce qui pouvait enfin nous conforter dans un certain nombre de choix mais l’énergie à transmettre à la mécanique demeurait au delà d’une utilisation ludique. Une vitesse maximale de 10 noeuds et des runs de l’ordre de 20 à 30 secondes étaient obtenus. Cette phase de développement est un moment privilégié où beaucoup de réponses à des questions que l’on se pose nous sautent aux yeux; l’humilité est alors la règle absolue.

Un constat allait vite s’imposer; Vag o Nijal fonctionne mais avait une marge de progression importante. Vag o Nijal nous a permit de valider des principes de fonctionnement et des choix mécaniques, il devait laisser la place à un vrai prototype.

Nij Atao, pilote L Dussud – photo Pauline Sterviniou

Nij Atao (vole toujours)

Les deux années suivantes, la fabrication d’une nouvelle coque intégrant une poutre longitudinale reprenant tous les efforts a été lancée. Un nouveau foil doté d’une meilleure portance et d’une finesse améliorée a également été réalisé. Et surtout, une hélice carbone à pales orientables (calculée et réalisée en interne) afin d’adapter l’engin à son programme de navigation. L’ensemble de l’expérience acquise les années précédentes nous a permis d’être prêt en 95 avec un engin de moins de 50 kg. Une première place en slalom au championnat d’Europe (XVIth International Waterbike Regatta à Trieste en 95) et une troisième place au général. Une vitesse moyenne de 13,2 noeuds sur une centaine de mètres (départ arrêté) avec un équipage qui n’a rien d’un binôme d’étudiants Norvégiens (ou de cyclistes de chez nous dopés à l’EPO).

Nij Atao, pilote L Dussud – photo Pauline Sterviniou

Nij Atao pilote L Dussud – photo Pauline Sterviniou

Et depuis

Depuis cette compétition, Nij Atao a été invité à bon nombre de manifestations diverses :

  • Semaine de vitesse de Weymouth,
  • 24 heures de Hyères,
  • Brest 96 et les suivantes,
  • Canal+ à Cannes 98 avec un plateau télé,
  • Paris-Rouen à l’énergie propre,
  • Semaine du Golfe 2008 et beaucoup de manifestations locales…

A chaque fois, c’est le même étonnement ‘Mais comment ça marche ?’. L’objectif initial de partager le plaisir de naviguer a été pleinement atteint. A chaque sortie nous avons invité des spectateurs à venir nous aider à pédaler; une superbe expérience. Nous estimons à plus de 250 le nombre de personnes qui se sont assises dans Nij Atao pour dépenser quelques (centaines de) calories; de 12 ans à 60 ans, de 46 kg à 89 kg à l’arrière et Nij Atao décolle. Comme tout système, Nij Atao vieillit mais vieillit bien. Après plusieurs années de fonctionnement, nous avons eu très peu de casse; un pignon cassé en deux, la goupille de l’arbre de transmission et l’âme du foil principal endommagé.

Et maintenant

Des améliorations seraient forcément possibles sur Nij Atao avec du temps et un peu d’argent. Le rendement mécanique global pourrait être largement amélioré en remplaçant les 2 renvois d’angle se trouvant de part et d’autre de la jambe principale. Une mécanique dédiée permettrait également un gain de masse de quelques kilos.

Il y a 5 ans nous avons choisi de donner à Nij Atao un petit frère… électrique. Engin (actuellement sans nom) monoplace de type canard et propulsé à l’énergie solaire. La plateforme aujourd’hui existe et est en attente de cellules photovoltaïques.

Remerciements

Je dois également remercier toutes les différentes promotions d’étudiants (formation complémentaire en matériaux composites de l’IUT de Brest) qui au cours de leurs cursus nous ont aidé à réaliser et à assembler toutes ces pièces. Sans eux l’aventure aurait été impossible.

Loïc Dussud – Bernard Sterviniou

Quelques liens où Nij atao est aussi visible


« Ptites news » 3

4 janvier 2010
  • Je n’aime pas trop cette sorte de passage obligé, mais j’espère que vous ne rencontrerez aucune perturbation, poche de cavitation ou de ventilation durant l’année 2010…
  • De passage à Valence, j’ai été faire un tour vers les bases de l’América’s Cup. Aucun des deux nouveaux monstres n’étaient là  (à quelques jours près), mais les deux hangars d’Alingui ou d’Oracle BMW racing étaient allumés (les seuls). Cette base n’est pas aussi impressionnante que je le pensais ! Des coques de monocoques sont visibles, emballées sous film rétractable, en attente… Après de multiples rebondissements, la rencontre entre le tri Américain et le cata Suisse devrait théoriquement avoir lieu à Valence le 08 février. Toutefois, il faut encore que la dernière attaque des américains, concernant l’origine « non Suisse » des voiles d’Alingui, soit tranchée…

Base AC Valencia – photo FM 12-2009

  • Hydrofolie, trimaran « historique », est toujours à vendre, avis aux amateurs. C’est plus qu’un bateau, c’est un mythe !!
  • Après « enquète », le trifoiler à vendre sur Leboncoin.fr (voir Ptites news 2 du 15-12-09) a bien des éléments en carbone réalisés par Malric Leborgne (Constellation Composite) : foil arrière et poutre transversale. Les mâts ailes, en carbone aussi, ont été réalisés par l’actuel propriétaire pour des voiles à doubles surfaces. Celui qui casse sa tirelire avertira, je l’espère, « Foilers! » !!!

02/01/10

News moins fraîches

Chargement de l’Hydroptère sur le Kochnev- photo FM 18-04-09

22/12/09


Triste fin …

27 décembre 2009

J’ai toujours aimé me balader sur les ports, c’est une invitation aux voyages : les cargos aux noms souvent étonnants et aux ports d’attache divers, les odeurs, l’atmosphère…(sortez les mouchoirs).  Un beau jour d’août 2006, qu’elle n’a pas été ma surprise lors d’une de ses balades sur le slipway du port de Lorient, de tomber nez à nez avec un hydrofoil à moteur. Bien entendu, je suis moins « moteur » que « voile », mais je reconnais la bête, un engin d’origine soviétique. Le lendemain je reviens avec mon appareil photo et je m’interroge sur sa présence dans un port de l’atlantique ou la mer n’est pas vraiment adaptée à ce type d’engin qui dispose de foils de première génération (foils en V). La lecture d’un grand quotidien régionale, spécialisé grand ouest, va m’en apprendre un peu plus sur l’animal.

Delfin en vol – photo site IHS annonce de vente 2003

L’escale Lorientaise

Le Dolfin est arrivé en 2006 dans le port Breton pour être réparer avant d’être théoriquement exploité par une société Corse : l’Union Méditerranéenne de Navigation. Lors de l’achat du Dolfin, l’UMN a dans l’idée d’ouvrir une liaison rapide entre Madhia et Hammamet. Projet qu’elle a peut être abandonné suite aux différentes mésaventures arrivées au bateau durant son transfert. En mer du Nord, en raison d’une vitesse excessive par rapport à l’état de la mer, il perd ses survies. A Dunkerque, dans le sas du port, il abîme ses foils. Il s’arrête ensuite à St Nazaire pour une avarie de la pompe de refroidissement du groupe électrogène. En repartant, il démarre avec de l’eau dans un cylindre…  C’est donc pour une complète remise en état qu’il est rapatrié à Lorient pour y subir des travaux de chaudronnerie, de peinture et bien évidement de mécanique. Malheureusement UMN fait faillite et laisse une belle ardoise de 152 000 € aux entreprises Bretonnes. Intéressé par cet hydrofoil prêt à naviguer, une société Russe essaye de racheter le bateau pour qu’il soit exploité sur le Delta du Gange. Mais le prix proposé est sans rapport avec la valeur du bateau et aux sommes dues aux entreprises du bassin Lorientais, la vente n’a donc pas été conclue.

Delfin à Lorient –photo FM août 2006

Le bateau

Hydrofoil de type Kolkhida, conçu pour le transport de passagers et accessoirement de soldats de l’Armé rouge dans les eaux intérieures de l’ex URSS ou sur les lacs et fleuves.

Quelques chiffres

  • Date de construction : 1987
  • Lieu de construction : Poti, Géorgie
  • Matériaux, coque et superstructures : aluminium
  • Matériaux foils : inox
  • Longueur : 34.5 m
  • Largeur : 10.3 m
  • Tirant d’air en vol : 10.8 m
  • Tirant d’air au repos : 8.9 m
  • Tirant d’eau en vol : 1.9 m
  • Tirant d’eau au repos : 3.5 m
  • Vitesse max. : 35 nœuds
  • Capacité : 124 personnes
  • Equipage : 6 personnes
  • Motorisation : 2 moteurs de 1500 cv à 12 cylindres en V
  • Zone de navigation : 50 miles d’un refuge, capacité 200 miles.
  • Conditions maximale de navigation : mer équivalente à F3, vagues de 2 m pour navire décollé et 3 m navire au repos. Vent F5
  • Déplacement : 72 tonnes

Les enchères

Pour récupérer un peu d’argent afin de payer les entreprises flouées (STLIM, Ateliers Normand…),  dés 2007, le tribunal de grande instance de Lorient organise des enchères publiques avec une mise en vente du bateau à 100 000 €, mais sans succès ! Le 28 mai 2009, une nouvelle vente est organisée. Le Dolfin est mis à prix pour la modique somme de 20 000 € .  Et c’est à ce prix que Lionel Audouys remporte l’affaire. Monsieur Audouys est le seul acheteur présent ou presque ! Presque, car un avocat missionné par un acheteur Russe était aussi sur les lieux mais il ne peux pas se porter acquéreur du navire, le moyen de paiement de cet acheteur étant du « cash ». Bizarrement, le chèque de banque est préféré à la mallette de billets ! Déçus de ne pas avoir réussi à acheter le Dolfin, plusieurs acquéreurs d’origine Russe contactent Lionel Audouys plusieurs fois par jour. Ils vont jusqu’à proposer 100 000 € et le même type de bateau (sûrement en moins bon état) ! C’est vrai que le bateau réparé et modifié à Keroman en 2006 vaut au minimum 400 000 €, puisque sur un site Internet, un bateau de ce type est mis en vente pour ce prix (et il est peut être en moins bon état) !

Foil avant - photo FM août 2006

Le projet de Lionel Audouys

Déjà propriétaire d’un bateau de promenade, le Jaman IV capable d’embarquer 58 personnes et mouillé en bas des remparts de Dinan, Lionel Audouys, a eu coup de foudre pour le Dolfin. Il souhaite alors transformer ce bateau, en restaurant – salle de cinéma avec bar terrasse sur le toit. Le Dolfin devant être amarré au côté du Jaman à Dinan pour ne plus jamais naviguer, le démontage des moteurs et des hélices ainsi que le découpage des foils est prévus dans un chantier de Saint Malo …

Profil foil avant - photo FM août 2006

Le blocage

Le projet de Lionel Audouys n’est malheureusement pas du goût de tout le monde et surtout pas du conseillé général de Dinan Est, Michel Vaspart, qui n’imagine pas que l’esthétique du Delfin puisse se marier avec celle des façades des maisons à colombages de Dinan… Le maire de Dinan, monsieur René Benoît émet lui aussi des doutes sur le bien fondé de ce projet. Dépité, Lionel Audouys ne souhaite pas se battre contre ses détracteurs et abandonne son projet. J’ai contacté la Mairie de Dinan ainsi que le conseil général, mais je n’ai eu aucune réponse à mes interrogations…

Epilogue

Sûrement persuadé que le Delfin était « invendable », ou alors sous peine de devoir accepter de l’argent d’origines douteuses (avec en prime de possibles complications), Lionel Audouys décide de détruire le Delfin. Destruction réalisée après avoir récupéré du matériel, l’électronique et les moteurs. L’aluminium provenant de la coque et des superstructures devait, à lui seul, être revendu environ 9000 €. Ces différents éléments doivent théoriquement permettre de récupérer la somme investie (environ 30 000 €). Les superstructures sont détruire à la pelleteuse et la coque aux chalumeaux… Après cet épilogue malheureux, Lionel Audouys souhaite acquérir une péniche, qui sera sûrement plus proche des canons de beauté appréciés par les autorités locales. Cette péniche doitt ensuite être modifiée afin de réaliser le même projet que celui prévu au départ à partir du Delfin : un bateau restaurant.

Lionel Audouys et son fils Jonathan lors de la destruction du Dolfin – Ouest France 23/07/09 DR

Historique

  • 1987 construction à Poti en Géorgie
  • 1998 achat par une société Russe
  • 2001 modification des silencieux pour naviguer dans le port de Nexo (Danemark)
  • 2003 révision des moteurs et mise en vente en Pologne
  • 2004 rachat par l’UMN
  • 2006 arrivée à Lorient pour une remise en état (juin)
  • 2006 faillite de l’UMN
  • 2007 première vente aux enchères
  • 2009 vente à Lionel Audouys (mai) puis destruction (juillet)

Pour en savoir plus sur ce type d’engins

Sources


Jeu « 10″

23 décembre 2009

Allez, hop, un nouveau petit jeu, le 10ème. Normalement, cette fois aussi, les réponses vont fuser….

Ci-dessous une photo de détail d’un engin à hydrofoils.

Quel est son nom / son type ?

Qui est son géniteur ?

?

Réponse :

Nom : type Catri 24

Concepteur : Aldis EGLAJS

Liens :

Catri group

Pour en savoir plus sur le concepteur

Un pdf sur le sujet sur l’IHS


« Ptites news » 2

15 décembre 2009
  • Vous avez 6000€ qui traînent sur la table du salon ?  Il y a un prototype de TF22 à vendre sur le bon coin.fr. Il est noté que l’engin est en carbone ! Je vais « enquêter », auprès de Malric Leborgne qui est ou était propriétaire de moules et constructeur (en carbone)… Il y a quelques semaines, c’était un Windrider, mais il n’est plus en vente.
  • Au salon Nautique de Paris, qui vient de s’achever dimanche 13 décembre, il y avait de très nombreux plans porteurs : des gréements, des safrans, des dérives… et un Moth à foils. Armé de l’appareil photo numérique de mon fils (plus petit que le mien), j’ai mitraillé. Oui mais, ma carte SD était HS ! Bref, si vous voulez jeter un coup d’œil sur ce Moth français, vous trouverez des infos sur la page de Sabrosa. Ainsi que des images de l’assemblage de ce Moth. Petite remarque :  le Moth présent à Paris n’était pas équipé d’un réglage de l’incidence du safran…
  • Il a fait l’objet de deux articles (Ca a de grand foils mais ça ne vol pas ! et Ca a de grand foils mais ça ne vol pas, suite ! ) Banque Populaire V est en stand by à Brest avant un possible départ pour le Trophée Jules Verne.

15/12/09


Question/réponse 3 : Vitesse maximale théorique … par Jérôme

10 décembre 2009

Jérôme, en 2ème année de classe prépa. aux grandes écoles, souhaite proposer comme projet de fin d’année une étude des bateaux à foils. Il y a construit un engin à foils très sympa que voici.

Engin à foil de Jérôme Thauvin - photo J. Thauvin

Jérôme souhaite avoir notre avis sur la possibilité de calculer la vitesse maximale théorique que son engin peut atteindre. Ci-dessous ses interrogations et explications :

J’ai construit un bateau à foils RC, comme vous pouvez le voir sur la photo. Il est doté de foils en V auto-stables à l’avant qui portent le bateau tout entier et d’un petit stabilisateur à l’arrière. La propulsion est assurée par un petit moteur électrique d’avion monté sur un pylône en bois. Pour cette construction et ces calculs je me suis inspiré du travail réalisé par les concepteurs de MINIFOILER. Les résultats que j’obtiens avec mon bateau sont très satisfaisants, et n’ayant pas de moyen précis de mesurer sa vitesse maximale, je dirais que celle-ci a été multipliée par 1,5 voir 2 par rapport à la vitesse maximale du bateau sans foils. Ayant de bons résultats expérimentaux j’aurais aimé présenter à mon oral un calcul de vitesse maximale théorique. Après avoir passé plusieurs heures sur de longs calculs qui n’aboutissaient pas, je me suis rendu compte de cela :

  1. La masse de mon bateau étant de 600g, la portance doit être de 6 Newton.
  2. La poussé de mon moteur est de 300g donc à la vitesse maximale la Traînée totale est de 3 Newton.
  3. Nous avons donc : 6=0.5*rho*S*(Vlim)^2*Cz  et  3=0.5*rho*S*(Vlim)^2*Cx + F(traînée stabilisateur et safran)
  4. Où S est la surface immergée projetée sur un plan horizontale à la surface de l’eau.
  5. On considérant que le stabilisateur et le gouvernail exerce une force de traînée de 1 N (ce qui est exagéré bien sur), nous obtenons que pour les foils portants,  Cz=3*Cx lorsque la vitesse limite est atteinte.
  6. Or avec le logiciel javafoil que j’utilise les Cz sont de l’ordre de 0,3…0,8 et les Cx de 0,01..0,04 !!!

Mes questions :

  • Je me demande donc si les coefficients de traînées données par Javafoil sont corrects et surtout s’il n’y a pas d’autres forces de résistances à l’avancement à ajouter comme la résistance de vague…etc.
  • Y a-t-il une formule ou un moyen pour calculer le coefficient exact des hydrofoils ? Quelles sont toutes les forces de résistances à l’avancement qui s’appliquent ?

Alors lecteurs de « Foilers », pouvez-vous conseiller Jérôme ?


Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Javafoil :

Précédents articles du même type :




« Ptites news » 1

7 décembre 2009

Quelques brèves qui ne méritent pas toujours un article :

  • Francis Joyon souhaite équipé sont trimaran IDEC de foils. A voir dans Voiles & Voiliers (merci Guy C).
  • Alain Thébault confirme que le projet Hydroptère.ch avance et que l’équipe naviguera en mai (source Ouest France 06-12-09).
  • Alain Thébault, toujours, viserait maintenant le tour du monde en 40 jours ! Tour du monde envisagé sur l’Hydroptère maxi dérivé des essais réalisés sur l’Hydroptère.ch. A lire sur Sport.fr ou 24 heures. Bonne nouvelle pour moi (!), l’Hydroptère reviendrait à sa base de Lorient…

07/12/09


Jeu « 9″

6 décembre 2009

J’ai fouillé dans mes tiroirs et retrouvé des photos papiers d’un engin à hydrofoil, souvenirs de l’époque de l’argentique ! Et vu l’engin, normalement, c’est une question de rapidité ou de chance. Qui va avoir cliqué le premier sur « Foilers ! » pour savoir si le Dr Goulu ou Fred de Lo ont trouvé le temps de mettre en ligne un nouveau papier. OK, il faut peut être avoir plus de 30 ans….

Ci-dessous une photo d’un engin à hydrofoils.

Quel est son nom ?

Qui est sont géniteur ?

Qui était son skipper ?

?

?

Réponse :

  • Charles Heidsieck/Champagne Charlie
  • Gilles Vaton
  • Alain Gabbay

Pour plus d’informations : site de l’architecte Gilles Vaton

Charles Heidseick V (mat aile) - La Trinité sur Mer - photo FM 1985

Charles Heidseick IV (mât aile) - La Trinité sur mer - photo FM 1985

Charles Heidseick IV (mât conventionnel) - La Trinité sur Mer - photo D Le Lostec 1985