PiR², foiler à foils en Y

I – PiR²

Passionné par les engins à hydrofoils et par les multicoques depuis de nombreuses années, j’ai toujours été intéressé par les bateaux dessinés par Sylvestre Langevin. Ils avaient, et ont toujours pour certains, un look incomparable. Vert comme Gautier III, rouge sous le nom de Meccarillos, Noir pour Drakkar noir. Des bateaux en aluminium, qui dénotaient parmi les multicoques en composites. Car dans les années 80, le bois et l’aluminium avaient déjà perdus du terrain face au composite. C’est peut-être aussi ce matériau, et le fait que ces trimarans à foils en Y étaient démontables, qui leur donnait cet aspect si particulier. Mais aussi leurs coques centrales très fines qui imposaient l’ajout d’extensions.

Quand il y a quelques années, mon ami Paul Buttin m’a convaincu d’adhérer au « Golden Oldies Multihulls », et que j’ai découvert la présence de PiR² dans la flotte de l’association, j’ai vraiment été content de savoir qu’un de ces bateaux naviguait toujours. J’ai ensuite régulièrement rencontré les propriétaires, Françoise Hanss et Etienne Hochedé, qui m’ont rapidement invité à bord. Entre temps, j’ai eu la chance de naviguer à bord de deux autres foilers de la flotte des « Golden » : Fildou et Hydrofolie. Il a fallu que j’attende la bonne occasion, mais voilà, c’est fait, j’ai mis les pieds sur un plan Langevin à foils en Y….

PiR² - photo Jean Marie Liot

Françoise et Etienne

Françoise et Etienne sont des dignes représentants de ces amateurs qui font vivre la classe Multi50 à côté des grosses écuries. Françoise Hanss, qui est propriétaire du bateau, s’occupe aussi des contacts avec la presse. Etienne est garagiste à Abbeville et a déjà construit un monocoque à bord duquel il a réalisé plusieurs transatlantiques (3ème de la transat anglaise en classe IV en 2000). Etienne à commencé a naviguer à l’âge de 20 ans avec un des clients de son père (lui aussi garagiste), il a aussi couru « The Transat 2004» à bord de PiR².

Etienne & Françoise Trophée Prince de Bretagne 2011 – photo Bernard Pallier

Le bateau

Construit en 1983 selon les plans de Sylvestre Langevin, ce trimaran à foil en Y inversé à fait les beaux jours de la course au large aux mains de nombreux skippers. Comme sur les autres foilers en aluminium de S. Langevin, la coque centrale à un faible franc bord et une faible largeur. Sans le coqueron rajouté derrière le bras, le bateau n’aurait pas la hauteur sous barrot. Les foils de ce bateau, et de son sister-ship, ont été réalisés en alliage d’aluminium (en fonderie). Cette technique économique (5 x moins onéreuse que l’usinage) ne permet toutefois pas d’obtenir un excellent profil (le budget ou le choix des skippers n’a pas permis d’opter pour l’usinage).

Aujourd’hui, les nouveaux bateaux sont plus léger, plus extrêmes… mais PiR² participe activement aux courses et à l’animation de cette classe. Au sein des Multi 50, c’est le seul bateau à hydrofoils, construit en aluminium et démontable ! C’est sûrement aussi un des « Golden Oldies Multihulls » qui court le plus (il est aussi labellisé « Bateau d’Intérêt Patrimonial »). Sur les deux foilers de 50 pieds dessinés par S. Langevin, seul PiR² participe toujours à des courses. Ker Cadelac, son sister-ship, longtemps barré par François Boucher, a gagné de nombreuses courses dans sa classe. Il est aujourd’hui dans la baie de San Francisco suite au redressement judiciaire de la société qui permis de lancer son dernier fait d’armes, le record New York / San Francisco. PiR2 est lui basé en Picardie, à Saint Valery sur Somme. Etienne à réalisé de nombreuses réparations et améliorations sur son bateau, comme la mise en place de « déflecteurs » sur la partie avant de la poutre, là où il la poutre était verticale et non en « coin ». C’est-à-dire au niveau de la coque et des flotteurs. L’esthétique s’en trouve améliorée et le passage dans la mer sûrement aussi. Pour vérifier l’utilité des foils l’hiver dernier Etienne en a retiré un : effet catastrophique, le bateau navigue beaucoup moins bien, le flotteur n’est pas suffisamment volumineux (il mesure environ10 m).

Le 05 juin 2010, au cours de l’étape retour de la course Vendée / St Petersbourg, PiR² a démâté. Etienne, Françoise et leur équipier Paul Coulais, ont réussi à remonter à bord le gréement complet !! C’est donc au moteur, à bord d’un trimaran passé de 12 à 21 m de largeur (et toujours de15 m de long), qu’ils ont rejoint Skagen au Danemark. Le mat a été remonté à l’aide d’une grue et le bateau a repris la course  le 07 juin ! Malheureusement, la perte de temps occasionnée par ce démâtage et une météo défavorable a rendu impossible l’arrivée en Vendée de PiR² pour la remise des prix. Etienne et Françoise ont préféré stopper cette belle aventure à Saint Valery sur Somme.


 

Le parcours de PiR²

  • 1983 : Découvert, transat en double avec P Léopold Léger et JP Boudart
  • 1983 : Ciné Club Vidéo, transat en double
  • 1984 : Lessive Saint-Marc pour la TransMed avec Denis Gliksman, arrivé 3ème
  • 1984 : Lessive Saint-Marc pour la transat anglaise O’Star avec Denis Gliksman en 17j22h17’
  • 1984 : Lafleur pour la Québec Saint-Malo avec Denis Gliksman en 13j01h49’
  • 1984 : participation à la course en équipage La Rochelle/La Nouvelle Orléans avec Denis Gliksman
  • 1986 : Union Matériaux pour la TransMed avec P. Masse et Y L’Hermitte
  • 1987 : participation aux grands prix
  • 1989 : Groupe Futur, course de l’Europe en équipage, propriétaire Monique Brandt
  • 1990 : 3.14 pour la Route du Rhum, propriétaire Patrick Iafrate
  • 1992 : Trois quatorze, pour l’O’Star avec Bernard Quentin, inscrit mais non parti
  • 1994 : πR² changement de nom, propriétaire Pierre Duprez
  • 1998 : Armor Lux pour la Route du Rhum avec Anne Cazeneuve en 24j12h48’
  • 2003 : πR², propriétaire Françoise Hanss
  • 2004 : πR² pour The Transat avec Étienne Hochedé en 19j13h45’
  • 2007 : πR² pour le trophée Jean Stalaven, Trophée Malo (changement de couleur passage en blanc)
  • 2008 : πR² pour le trophée Jean Stalaven, Trophée Malo
  • 2009 : πR² pour l’Estuaire Challenge Port Médoc, le Trophée Malo et le Trophée du port de Fécamp Multi50
  • 2010 : πR² pourla Vendée Saint-Pétersbourg, l’Estuaire Challenge Port Médoc, le Trophée de Fécamp
  • 2011 : πR² pour l’Estuaire Challenge Multicoque Port Médoc, le  Trophée Prince de Bretagne et le Trophée du port de Fécamp

Sous le nom de Lafleur Québec St Malo 1984 – photo Philip Plisson

PiR² en chiffres

  • Longueur hors tout : 15,15 m
  • Longueur flottaison : 15 m
  • Largeur Maître bau : 12 m
  • Tirant d’eau : 1,20 m à 2,50 m
  • Tirant d’air : 21 m
  • Déplacement : 5,5 T
  • SV :  au près 150 m², au portant 260 m²

Construction

Chantier Dufour Aluminium CNA 80 à Saint Jean d’Angély en 1983

  • Coque centrale, flotteurs et poutre centrale  en aluminium (AG4)
  • Foils moulé en alliage d’aluminium
  • Mât et bôme Maréchal en aluminium
  • Gréement dormant en inox

II – Le grand prix Prince de Bretagne Multi 50 vu depuis PiR²

Vendredi 19 août 2011, je retrouve Françoise et Etienne, de bon matin, à St Quay. Ils sont installés au bar qui surplombe le port, devant un petit déjeuné. Nous descendons avec deux autres équipiers « voir la bête ». Françoise nous fait faire le tour du canot et en profite pour nous détailler les différentes manœuvres, drisses, écoutes… il faut dire que nous ne sortons pas pour une simple balade. L’équipage se complète petit à petit, nous serons 6 à bord dont certains pour les trois jours et d’autres pour seulement deux. En plus de Françoise et Etienne, je fais la connaissance de Frédéric Hernot, Bernard Pallier et Eric Jégou. Pour eux, ce sera la première sortie en multicoque, mais je vais m’en rendre compte, pas la première compétition. Je fais aussi la connaissance de Loïc, dont la voix me dit quelque chose. C’est quand un des équipiers me dit : « il ne faut pas que l’on raconte des conneries, il y a un journaliste à bord », que je vais enfin faire le lien entre le fameux Loïc et Loïc Etévenard de Thalassa ! Loïc est hyper sympa (comme le reste de l’équipe). Si on ne le reconnaît pas, ce n’est pas lui qui se ventera de parcourir le globe.

Une partie de l’équipage entre 2 manches – Photo Bernard Pallier

Le temps de ranger nos affaires et les premiers bateaux sortent du port. Le plateau est un des plus beaux de la saison, 12 bateaux (d’autres 50 pieds n’ont pas pu venir). Il est possible de classer les catamarans et trimarans présents en 3 groupes : Les très bons : Whaou, Maître Jacques (ex Whaou 2), Actual, Prince de Bretagne. Les bons : CLM, La mer révèle nos sens (ex Whaou 1 à P. Laperche aussi propriétaire d’Hydrofolie), Nootka, FenêtreA-Cardinal, Martenat Bretagne. Et enfin, ceux qui par manque de moyens ne peuvent pas rivaliser avec les autres bateaux : Delirium (une affaire de famille, celle des De Carlan), Citoyen du monde et PiR2. Nous faisons donc partie du dernier groupe, sans espoir de croiser le fer avec Whaou, Actual… ! Mais avec l’envie de bien faire : belles manœuvres, meilleurs choix de voiles… et si possible de mettre quelques bateaux derrière nous. Et le contrat a été rempli ! Nous allons courir 9 manches et l’équipage va petit à petit monter en puissance : connaissance des manœuvres, des particularités du bateau, des voiles. Si nous avions bien lu les instructions de course, nous aurions même pu mieux faire… ! L’ambiance à bord était excellente, Etienne décidait, mais l’équipage donnait son avis sur le choix des voiles, les options. A quai, idem, et l’organisation était excellente sur l’eau et à terre, bref le bonheur. Vivement la prochaine fois, si possible avec un peu plus de vent !

Délirium « famille de Carlan », un de nos concurrents – photo Bernard Pallier


 III – Sylvestre Langevin

Sylvestre Langevin est ingénieur de formation, il a exercé durant une année dans un bureau d’études en aviation et a beaucoup dessiné des bateaux à moteur (50% du volume de travail de son cabinet). Les foils en Y inversé sont une des marques de fabrique des foilers de Sylvestre Langevin (il a déposé plusieurs brevets). D’autres ont essayé ce type de plan porteurs comme Adrian Thompson sur le F40 Promocéan ou le duo Marc Van Peteguem – Vincent Lauriot Prevost (MVP VLP) sur Gérard Lambert devenu Kermarine. Kermarine excellait dans la piaule. Lors du Trophée des Multicoques de la Trinité sur Mer en 1984, il a devancé de nombreux maxi multicoques de plus de 85 pieds ! Mais sur Kermarine, c’est aussi Sylvestre Langevin qui était l’auteur du dessin des foils à la demande de MVP VLP (angle moins fermé et ailes plus longues). Sylvestre Langevin a dessiné de nombreux bateaux de croisière ou de course. En course, il est surtout connu pour les bateaux ci-dessous, qui étaient « tous » démontables (sauf Dupon Duran) !

Une partie de la flotte dessinée par Sylvestre Langevin

  • 1980 Catamaran de 18m, Elf Aquitaine / Nord Pas de Calais. Bateau au départ skippé par Marc Pajot et qui a trusté les premières places pendant de nombreuses années (Route du Rhum, Record de l’atlantique…). Aux dernières nouvelles, il serait échoué sur une plage de la Dominique.
  • 1981 : Foiler de 13,72m, Gautier II / SV Caddy / Drakkar Noir / Marchés de France. Le bateau, skippé lors de la Twostar 1981 par  J. Yves Terlain et Christian Février, était alors équipé d’une voile souple munie d’une partie épaisse ! Il est aujourd’hui la propriété d’un membre des Golden Oldies mais n’est pas, pour le moment, en état de naviguer…
  • 1982 : Foiler de 18,28m, Gautier III / Mecarillos / Pour Médecins Sans Frontière. Ce bateau pourtant rapide n’a pas vraiment eu le droit aux honneurs.  Quand il s’est retourné en 1984, il était placé devant des bateaux plus grand…
  • 1983 : Foiler de 15,20m, Ker Cadelac / Avenir / Women Of Europe / Finistère Bretagne. Ce bateau a eu une très belle carrière entre autre sous le nom de Ker Cadelac. Il a tout gagné en 50’ durant les premières années qui ont suivies sa mise à l’eau
  • 1983 : Foiler de 15,20m, Découvert / Saint Marc / Lafleur / Union Matériaux / Trois Quatorze / Armor Lux / PiR². Peut être un peu moins bien skippé que son sister-ship, il a tout de même réalisé de belles places avec Denis Gliksman comme skipper…
  • 1984 : Catamaran de 20,80m, Roger & Gallet. Très beau catamaran qui n’a jamais pu démontrer sont potentiel.
  • 1986 : Foiler de 18,28m, Dupon Duran. Ce très beau bateau construit en bois moulé, donc avec une esthétique différente des premiers foilers Langevin, a terminé 8ème de la Route du Rhum en 1986

Ker Cadelac et Découvert (PiR²), les deux sistership – photo Christian Février

IV – Les foils en Y

Ces foils ont l’avantage d’être totalement immergés et de parfaitement équilibrer les efforts des deux plans porteurs sur la jambe de force. Ils s’auto régulent en diminuant leur portance en se rapprochant de la surface. La forme en Y permet de réaliser une régulation « souple » ce qui n’est pas le cas avec des foils en T qui décrochent d’un coup lorsque le profil se rapproche de la surface et ventilent. Autre point intéressant, l’augmentation de l’angle formé par chaque 1/2 plan porteur et la jambe de force (angle supérieur à 90°), doit limiter les interférences entre la portance des 1/2 plans porteurs et celle de la jambe de force qui est aussi soumise à la dérive. Ce type de foil permet, à une certaine vitesse, de décoller le flotteur sous le vent au dessus de l’eau et de garder la coque centrale en contact avec la surface. C’est une optique différente que celle exploitée actuellement où le bateau se lève sur le flotteur qui est lui-même soulagé par un foil (qui permet aussi de limiter l’enfournement). La voie actuellement développée, fait giter le bateau, ce qui diminue le rendement du gréement. De plus, la stabilité sur un flotteur n’est pas optimale même avec la mise en place d’un foil. D’après Sylvestre Langevin, il serait intéressant de comparer un foiler équipé de foils en Y bien étudiés et réalisés avec un trimaran à foils d’appoint tels que nous les connaissons. D’après Sylvestre Langevin, entre une meilleure définition de l’angle du Y et du profil ainsi que d’autres améliorations, un gain de 45% des performances est envisageable…

Flotteur sous le vent partiellement décollé – photo F. Monsonnec 08-2011

Ces foils ont le désavantage de ne pas être facilement escamotables. Donc de traîner par vent faible. D’ailleurs, sur Gautier III, un système de réglage du calage de l’incidence avait été installé, permettant d’avoir une incidence d’environ 0° aux faibles vitesses, de 5° vers 10 nœuds et de 2.5° à plus grande vitesse. Autre point négatif de ce type de foil, par mer agitée le foil au vent, même décollé au dessus de la surface (du fait de la gîte), peu recevoir des vagues qui secouent la structure. Sylvestre Langevin avait dans ses cartons un système de réglage de la profondeur des foils, pour soulager la coque centrale ainsi qu’un système de rétraction des foils. Cette rétraction (système breveté), devait se faire par « repliage » vers le bas des plans porteurs (un peu comme une hélice « bec de canard »). Ceux-ci étant par la suite remontés dans un puit. Ces projets n’ont toutefois pas pu voir le jour.

En course, après Promocéan en 1986, ce type de foil ne semble plus avoir été testé. Je ne peux pas parler des foils en Y sans évoquer le Néo Zélandais Gary Baigent. Gary a testé différents types de foils sur ses foilers, Flash Harry et Groucho Marx, dont des foils en Y vers 2007. Il travaille actuellement sur un nouveau superbe foiler Seditious Sid équipé de foils en J… Enfin, je ne suis pas certain qu’il ait vraiment volé, mais en 2000 ou 2001, l’australien Steve O’Regan a réalisé un Moth à foils équipé de foils en Y (2 à l’avant au bout des ailes). C’était avant que les foils en T ne révolutionnent le monde des Moth. Les foils en Y ont été supplantés par les foils d’appoint comme ceux montés sur Biscuit Cantreau et ses petits frères qui ont servis de base de recherche aux architectes MVPVLP et qui, d‘une certaine manière, ont donnés naissance aux trimarans tels que nous les connaissons aujourd’hui (flotteurs à fort volume, 3 safrans, foils d’appoints…). Les foils en Y ne doivent pas être confondus avec ceux en T installés sur VSD 2, We / Sebago ou Blue Arrow.


Foil en Y – photo F Monsonnec 08-2011

V – Quelques trimarans avec foils en Y

Gautier II avec sa GV épaisse – photo Christian Février

Gautier III devant la poutre, le système de calage du foil - photo Christian Février

Ker Cadelac sister-ship de PiR² - photo DR

Gérard Lambert / Kermarine la Trinité sur mer – photo Philip Plisson

F40 Promocéan - Course au Large N°39 juin-juil 86 photo DR


Dupon Duran tri en bois moulé - photo DR

Flash Harry dessiné et réalisé par Gary Baigent vers 1980 – photo G Baigent

VI – Conclusions

Concernant  les foils en Y, je me demande si ce type de plans porteurs n’a pas été trop rapidement « enterré » ! Même si dans le cas de foils avec volets de bord de fuite la mécanique ne serait pas évidente à concevoir et réaliser, cette architecture pourrait réduire les décrochages violents des safrans et foils…

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à naviguer sur ce bel exemple de l’évolution de l’architecture navale. Bravo à Françoise et Etienne pour leur investissement. Il en faut pour conserver ce bateau en si bel état. Je rêve d’une rencontre Gautier II / PiR² qui sont les seuls bateaux de ce type encore présents en Europe, why not (Gautier II vient de se rapprocher du milieu marin…) !

PiR² Trophée Prince de Bretagne 2011 – photo Geoffroy Grandadam

Rajouté les 16 et 17/09/2011

Geoffroy Grandadam vient de mettre l’ensemble des photos prisent sur PiR² lors du Trophée Prince de Bretagne sur le Site de la Multi 50. Et bien entendu celles prisent sur les autres bateaux….  Multi 50 page PiR²

Je me dépêche de rajouter l’existence d’un autre engin équipé d’un foil en Y avant de me faire découper en morceaux par Gérard Delerm (il doit être loin de son PC pour ne pas avoir répliqué !). Comment ais-je pu oublier la planche à foils de Rich Miller ?

Foil en Y de l’engin de Rich Miller

Remerciements

  • Françoise Hanss et Etienne Hochedé
  • Yves Gautier site « Histoire des Halfs »
  • Sylvestre Langevin
  • Christian Février
  • Bernard Pallier
  • Geoffroy Grandadam
  • Gary baigent
  • Marc Aumont
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16 Responses to PiR², foiler à foils en Y

  1. marcopolyo dit :

    Bravo! Excellent article.

  2. Epsilon dit :

    Encore un excellent article !
    C’est en le lisant que j’ai appris qu’il existait 3 sister ship de ce bateau ! Je croyais qu’il n’y en avait eu que 2 ! Je comprends mieux maintenant…
    Super vidéo en tout cas où l’on voit bien le bateau navigué. Cette dernière m’incite à formuler deux questions :
    Le cap du bateau au prés comparer aux autres concurrents ?
    Son allure favorite toujours par rapport au autres ?
    Encore bravo !

    • Hello Epsilon (pour ne pas dire …),

      Quelques détails complémentaires :
      Il n’existe pas 3 sister-ship mais 2.
      Pour ne parler que des foilers en alu avec foils en Y, il y a (en utilisant les noms le plus connus) :
      – Gautier II 13.72 m
      – Gautier III 18.28 m
      – Ker Cadelac 15.20 m
      – Lessive St Marc (PiR²) 15.20 m.
      Mais c’est vrai qu’ils ont tellement changé de nom et avaient une esthétique assez semblable, qu’ils étaient difficiles à suivre !
      Pour le cap au prés et son allure favorite, cela dépend un peu face à qui ! Je pense que le cap était meilleur par rapport à certains cata. Pour le portant, cela dépend tellement de la voile utilisée, que c’est difficile à dire ! Certaines fois nous commencions un bord en nous disant « ça va être dur » et en fin de compte non ! Et inversement. Sur ces bords, qui de nous ou de nos « adversaire » était moins bon, c’est la question !

      Au fait, RdV au Nautic ?
      Fred

  3. xavierlabaume dit :

    Excellent article, c’est la rentrée littéraire sur le blog!

    • Et bien oui Xavier, je ne me suis pas foulé cette été 😉
      J’attendais le retour des lecteurs !!
      And you, cher co-auteur, de la matière en cours de modelage ?
      Fred

      • loic etevenard dit :

        Très bon travail d’historien mon ami! Tu piques même ma curiosité avec les 40% de potentiel en plus envisageables en retravaillant les fameux fois en T… Le problème majeur étant la trainée de deux « socs de charrue » dans le petit temps… Pour le reste, à St Quay et à Fécamp, j’ai été tout de même extrêmement surpris par le potentiel de vitesse qu’ont gardé les « vieux » voire très vieux multis!!!
        C’est d’ailleurs dommage que certains catas 50 pieds, facile a « coursifier » ne viennent pas jouer, j’ai été assez bluffé en polynésie par le potentiel de vitesse de l’outremer 45, rallongé à 50 pieds de Pierre Cosso. Pour un bateau hyper confortable de voyage, ça envoie grave!!!
        A signaler enfin pour ajouter une pierre au travail de mémoire sur les GOLDEN, il y avait un autre Langevin, 60 pieds je crois, GOLDIE ITALIA, mais je crois qu’il a été victime d’une fortune de mer. La bises à tous, Loic Etevenard

        • Bonjour Loïc,
          Un grand merci pour ton intervention pleine de bon sens (différence de vitesse anciens/nouveaux…).
          Ce fut un plaisir de naviguer avec toi (et le reste de l’équipe).
          Si je n’ai pas eu l’occasion de te le dire, tu as le bonjour de Christian F et Daniel C…
          C’est toi qui pique ma curiosité avec Goldie Italia, je vais de ce pas revoir mes classiques !!!
          A bientôt je l’espère (à terre, sur l’eau ou sur le web…)
          Fred

          • Daniel Charles dit :

            Goldie Italia n’était pas un plan Langevin, mais (je crois) Ceccarelli. Les bras en alu avaient été traités comme des tubes, sans renfort entre les parois (type couples ou membrures), et le bras s’était naturellement détricoté lors de la première course. Ce tri était l’un des plus ratés de cette période!
            Un point qui n’est pas mentionné dans cet épatant article, c’est que les bras des Langevins fixés par boulonnage entraînèrent au début de la formule plusieurs abandons parce que les boulons se déboulonnaient. Il est remarquable que le cata Jet V, également boulonné (mais avec une autre géométrie) n’eut jamais ce genre de problème.
            La difficulté avec ces foilers, pour avoir discuté avec d’anciens équipiers, était de trouver la « groove », le réglage idéal; sauf au près dans la piaule, les performances de ces bateaux étaient relativement imprévisibles, ce que l’expérience de Fred semble confirmer.

  4. xavierlabaume dit :

    cher Fred,

    production « a la demande ».

    cote aile d’eau, j’avais la flème de faire des réglages pour faire marcher mon proto…
    je viens enfin de comprendre ce qui allait pas de manière générale, et ca c’est le genre de truc qui peut me remotiver!

    je me suis aussi « inscrit » pour tester le « seaglider » de Sylvain

  5. Daniel,

    Chai po pourquoi je n’ai pas percuté pour Goldie Italia !
    En effet, ce n’était pas un plan Langevin, mais il avait peut être des foils en Y ? Epsilon (un adhérent Golden), cherche pour moi des info. plus précises sur ses appendices… Goldie était un plan Scatolin de 1983…
    Je me demande ce qu’il est devenu ! A voir au sein de la bande de zinzins des Golden !

    En ce qui concerne la tenue des boulons sur ces bateaux, je ne sais pas si tu te souviens de l’anecdote que Christian Février nous a racontée, celle des boulons sans contre-écrou dans la Twostar ! Ils se faisaient la belle en plein atlantique. Ils étaient difficiles à atteindre, surtout que le problème avait du être détecté dans la baston… Et la clef ne devait pas être de petit format…

    Fred

  6. pascal dit :

    http://sites.google.com/site/hydrosail/
    a reclasser?
    voir photos sur catsailing news

  7. JC dit :

    Fred bjr, le nom et les couleurs qui allaient le mieux à « Gautier 2 » étaient « Drakkar noir » avant que le sponsor L’Oréal se tourne vers les off-shores à moteur donc… Avec les propriétaires mon oncle et parrain Paul Druart et le parrain de mon fils Bernard Loquet, et le 3ème proprio Patrick Gain je me souviens avoir effectué la Trinité -St Malo en 48h avec une escale à l’archipel des Glénan, dans les années 80’s … Bernard et moi considérons Pir2 comme notre sister-ship à quelques détails près bien sur, la version Drakkar noir était plus longue que la version initiale Gautier 2 par l’accroissement de la jupe arrière, où l’on pouvait tenir assis au rase de l’eau… sensation inoubliable… Drakkar noir est effectivement en pièces détachées et stocké dans un chantier naval du même port d’attache que Pir2… le Ré-accastiller et financer son entretien sur l’eau (Frais du mouillage et tutti quanti) ne sont pas une mince affaire. Maintenant si tu as des idées pertinentes, nous sommes preneurs … @+ Jean-Charles LOMBARD 44 ans (visible sur vidéo également) jean-charles.lombard@voila.fr

    • Bonjour JC,

      Merci pour ces informations, je suis d’accord avec toi sur la superbe déco de Drakkar noir.
      J’ai réalisé un dessin de Gautier 2, du même type que celui de l’article mais avec vue de face et perspective et la déco triste de Gautier 2 fait que le dessin ne rend pas super !
      Ou alors c’est le dessinateur qui est mauvais et qui cherche des excuses !
      Extrait de ce dessin visible sur cette page :
      http://www.histoiredeshalfs.com/50%20multis/G%20L2%20Gautier%20II.htm
      Oui, cela risque de couter cher de remettre ce bateau en état.
      A bientôt sur Foilers
      Fred

  8. JC dit :

    Bernard Luquet et non pas Loquet…

  9. JC dit :

    Superbe site… et bien sur nous sommes tous derrière Pir2 malgré ses avaries de pilote (dernière route du rhum 2014)…bravo au mécano des mers de trouvera la solution pour terminer la course en dépit de tous les autres abandons…

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